dimanche 25 mai 2008

à ma Mère


Je vis dans Ton vieux Coeur meurtri
Souillé de sanies
Ta Capitale éclatante d'Histoire
Et par les rues où tant de ceux de notre Mémoire
De la race que Tu m'as donné
Ô ma Mère bien aimée
Me priant d'en être digne
Ont péri les armes à la main
Afin que naissent nos lendemains
Avec Toi
Périssant avec eux
Et toujours après Renaissante
Ma Mère!

Cet esprit que Tu m'as donné
Toi qui m'a tout donné
La Race incomparable de Saint-André-Des-Champs
Une Langue un Honneur et un Chant
La langue acérée
L'Honneur en flamme
La fleur des langues pour le défendre
Ma Mère!

Ma Mère d'Automne et de Champs de blés
Salie avilie piétinée
Ton grand Corps déshonnoré
Ô infamie
Chaque jour dans Tes Artères noires
Où coulait le Sang de notre Histoire
De gros caillots de Sanie
De gros bonshommes
Au grand cul lourd
Dans des pantalons trop courts
de garçonnets
Et des crânes allongés
Comme des olives
Verdâtres comme la torve gueule
Qu'ils tordent
Quand je passe
Ma Mère!

Ils le voient bien que je te porte
Comme tu m'as porté
Dans Ton terrible Sein de terre et de pierre
Ils sentent
Le céfran
Avec leurs nez courbes
Et safrans
Aimant les miasmes fourbes
Des huiles du levant
Alors ils crachent par terre
Quand je passe
Sur ton Sol sacré ils crachent
Et ce gluau longtemps
Je le reçois en pleine face
Ma Mère!

Tous les jours
Avec leurs crânes allongés comme des olives
Collés aux murs commes des solives
Tondus souvente fois de leur laine
Ils crachent
L'haleine de leur fétide haine
Ma Mère!

Il en est d’autres encore
Oh pire !
Jouant aux martyres
Ne crachant pas dans le décor
Mais qui tendent de faux cieux
Des baldaquins précieux
Tout cousus de fils d’or
Faux-idéal du métissage
Tissé en droit de cuissage
Au ciel de lit de nos sœurs sages
Nos nièces jadis souveraines
Frappées à Ton Effigie
Filles du peuple au port de reines
Ma Mère!

Blanches et roses
Roses blondes ou brunes ou rousses
Cuisses de nymphes nues
Offertes aux malvenus
On les voit par les villes
S'accointer au bistre méchant
Ouvertes à ces peu aguichants
Cuistres gras et vils
Amateurs de blanches herminettes
Gros loukoums avec des gourmettes
Prognathes avec des colliers
Sapajous
Aimant les bijoux
Mâles venus les souiller
Les étreindre
Eteindre
A jamais
Ces multiples reflets
De Ton Image
Ma Mère!

Revienne la Flamme de Lorraine
Revienne notre Jehanne en flamme
Notre Pucelle d'Orléans
Armée jusques aux dents
Notre dure doulce Jehanne
Ma Mère!

Aux armes!
Qu'un sang impur
Abreuve l'asphalte de Tes rues asphyxiées
Des remugles mugissants
Les Sillons tracés par Tes Larmes de sang
Ma Mère!

Qui souffle dans mon âme qui souffre
Le soufre de Ton souffle puissant
Vienne la Sainte Tourmente
Afin que nul coeur vaillant ne mente
Toi qui m'as tout donné
L'amour et la Liberté
Ma FRANCE!

Félix Niesche

2 commentaires:

Gaëlle Mann a dit…

C'EST MAGNIFIQUE!

J'ai lu ce Chant avec une émotion intense!

C'est la nouvelle "Marseillaise" que tu as écrite. C'est le cri de la France face à la haine!

A diffuser, à faire connaître autour de nous!

SPLENDIDE!

MERCI!

Anonyme a dit…

Comme le dit Gaëlle; magnifique nouvelle marseillaise à faire connaître d'urgence aux vrais Français! Merci l'abbé.

abad