lundi 31 décembre 2012

Lascia ch'io pianga


Sur l'air de "Lascia ch'io pianga", de Georg Friedrich Haendel, permettez que je "collectivise" la plainte d'Almirena, et joigne mes larmes brûlantes aux siennes,
Permettez qu'à mon tour je pleure
Notre sort funeste
E che sospiri                        
La libertà...

Que la mélancolie ineffable de cet aria des plus beaux qui soient au monde, révèle sous le bonnet, à vos oreilles très bien élevées, toute la miséricodieuse douceur et le ton de mes
Vœux :
Périssent nos gouvernants
Et que leurs morts
Soient sans pitié
 
Que Notre règne vienne
Sur leurs charognes cuites
Au soleil de notre Volonté
 
Que la Mort ignominieuse 
De leurs caciques et leurs valets
Éclaire notre Liberté

Écoutons Almirena :
Lascia ch'io pianga      Permets que je pleure
Nostra cruda sorte,       Notre sort funeste,
E che sospiri                Et que je soupire
La libertà.                    Pour la liberté.

Il duolo infranga          Que la mort brise
Queste ritorte,             Ces chaînes,
De' nostre martiri        De notre souffrance
Sol per la Francia        Priez pour la France

2013 :
La Liberté ou la Mort !

Félix Lechat
 

lundi 24 décembre 2012

Noël


Mes chers enfants,
Félix, empoissé par ses accointances mondaines, manque à tous ses devoirs, dont le premier est de rassembler tous les hommes sous la bannière du Sauveur.
L’apparition de Jésus-Christ serait incompréhensible s’il ne naissait dans une étable, puisqu’il est dit dans la thora qu’en tant que fils de Goyim il est « semence de bétail ».
Selon le Talmud, Jésus « le Galiléen » était le bâtard d'une galiléenne Myriam, et d'un légionnaire romain, nommé Pandira.

- Sanhédrin, 67a : Jésus est désigné comme le fils de Pandira (Panthera).
- Kallah, 1b. (18b) : Jésus, fils illégitime, conçu pendant les règles de sa mère.
- Abhodah Zarah II : Jésus désigné comme le fils de Pandira, un soldat romain.
- Schabbath XIV : Jésus à nouveau désigné comme le fils de Pandira, le Romain.
- Schabbath, 104b : " C'était un imbécile, et personne ne doit prêter attention aux imbéciles. "
- Sanhedrin, 107b : Jésus séducteur, corrupteur et destructeur d'Israël.
- Zohar III, (282) : Jésus, mort comme une bête et enterré dans un tas de fiente.
- Abhodah Zarah, 21a : Une référence au culte de Jésus ne doit pas être acceptée dans les maisons, car les idoles ne doivent pas être acceptées .

Notre Seigneur Jésus Christ est né en Galilée.
Ce nom signifie "Gelil haggoyim", cercle des Gentils, des goyims. C'est la même origine toponymique que Galicie, Gaule, Galles, Portugal... Gentils et Galiques voulait dire en ces temps là, la même chose.
Jésus était par sa naissance, et son enseignement, un Gentil, un Celte, un Goyim.
C'est seulement par là que peut se comprendre le retentissement unique de Sa parole dans l'âme des peuples indo-européens, cependant que celle des sémitiques y demeure allergique et rétive.
On ne pouvait pas être à la fois Galiléen et Juif il y a deux mille ans, qu'on ne peut-être de nos jours palestinien et israélien.

Il est né le divin Enfant!
À tous un Saint Noël.
L’abbé Tymon de Quimonte

Addenda du 28-12, suite aux commentaires :
Les preuves que Jésus n'était pas Juif ont été largement démontrées, après Voltaire, Renan etc, par Houston Stewart Chamberlain dans son oeuvre majeure : La Genèse du XIXme siècle, dont vous aurez le lien de la traduction française en cliquant.

Pouah !


Ce matin, au sortir d’une âpre insomnie, son inexorabilité assouplie d’assoupissements intermittents, veille ardente rafraichie des battements d’ailes nocturnes d’un cauchemar à éclipse de lune, oiseau noir venant me visiter par courts croassements d’annonciation funèbre, pour m’aérer de ce long corbillard chimérique, dont j’étais à la fois le récipiendaire, l’escorte et le convoyeur, ce matin disais-je, j’ouvre la fenêtre de mon Site favori.
Et là, à travers cette ouverture je tombe directement dans un vide-ordure.

Il s’agit du réquisitoire d’un bon Musulman « Ex-beau-fils », à l'encontre d’un mauvais Musulman, son « Ex-beau-père », qui ne fait même pas, lors même qu’il a toutes les dispositions requises, étant « un Gros Porc », ses « cinq prières par jour », tel le Goret Saoud moyen, le groin dans la poussière et le fondement redressé, harmonieusement tourné vers la Mecque d’Al Qaeda, de l’ASL et des Muslim’s Brothers : Wall-Street.

La lecture de ce déballage de linges sales, de ce règlement de comptes aux exhalaisons sui generis (et halal), par un malheureux « ex-beau-fils » en proie à des exécrations et des excrétions œdipiennes qui eussent fait les délices d'un psychiatre, donne juste l'envie de « retourner vers les oiseaux » comme disait le vieux Ferré.

Tout à fait entre nous, un communiqué sobre, informant qu’Untel se trouverait actuellement en garde à vue pour voies de faits sur sa compagne, et révélant l'existence d'un courriel privé qui en dit long sur les us et coutumes du personnage, eût amplement suffit, surtout une veille de Noël.
Nulle merci, nulle trêve ! Est-ce là l’élégance de la droite des valeurs ?

Tout ça est indigne, parfaitement contre-productif et pas le moins du monde Chrétien. On ne piétine pas un type à terre, comme une vulgaire CPF.  On se croirait sur le site de MG.
C’est mon avis, et malheureusement je le partage.
félix lechat
 
Post-scriptum 17 h.
Je dois dire à la décharge municipale de mes camarades, qu’ils ont eu l’élégance de vidanger ce tout-à-l’égout par la publication antiseptique de commentaires, dont beaucoup vont dans le même sens très olfactif, que j’ai manifesté céans.

lundi 17 décembre 2012

Nocturnes

§.  On nait collabo, comme on nait adjuivant, ces caractères sont immuables.
J'observe qu'on me traite de Chien tout en chassant de Meute, qu'on m'accuse de vichysme, cependant qu'à mots à peine couverts on me dénonce à la gestapo licrasseuse.
 
§. Horreur de commenter des commentaires. Ma tâche de tâcheron consiste à tenter péniblement d’établir des écrits, que leur aspect (volontairement ) satirique rend un son faiblard à des esprits forts, qui font notre admiration à tous.
Marxiste pour ce qui concerne la physique sociale, janséniste en tant que moraliste. Telles sont ma gauche du boulot et ma droite à moi.

§. C'est ainsi qu'avance l'humaine cohorte : avec quelques Péguy, avec quelques Jaurès, avec quelques Maurras…
Hélas les trois sont trop occupés à s’étriller pour apercevoir que la lourde masse, nasse où piétine la piétaille de l’esprit, le marais, sera l’Avenir. Entropie.

§. C’est ainsi, je ne puis reposer ma tête sur le mol oreiller du confort intellectuel; dur désespoir devant le tragique de la condition humaine.
Car voyez vous je n’ai nul besoin de m’abaisser à lire je ne sais quels Protocoles des sages du Fion. Ces théories contorsionnistes visant à lier ensemble les Juifs russes révolutionnaires de jadis et la grande banque Juive new-yorkaise me font hurler de rire, on entend grincer, péniblement, les rouages de ceux qui les professent.
S’il en était ainsi il faudrait s’incliner devant une Race capable de tels prodiges ! Provoquer des événements aussi grandioses que la Grande Révolution Française !  La révolution bolchévique aussi, sans parler du déclenchement des deux boucheries mondiales !
Et pourquoi pas aussi la gravitation universelle, ou la baisse tendancielle du taux de profit ?
Oui, une telle race il faudrait, comme certaines JeunesFilles de la soi-disant réacosphère, lécher la poussière soulevée sous ses pas, et la remercier en sus de nous la laisser avaler.

§. Pour moi je pense tout l'opposé.
Je ne suis même pas « antisioniste », je ne crois pas que ce qui relie entre eux les zélus zélés zélotes est « le sionisme » : une idéologie nationaliste à l’usage des Juifs du siècle révolu.
Non plus que le Talmud…
. Je regarde les Juifs réels, ce qu’ils sont. Ce qu’ils font.
« Considérons le Juif réel, non pas le Juif du sabbat, comme Bauer le fait, mais le Juif de tous les jours. Ne cherchons pas le secret du Juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le Juif réel. Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L'argent. Eh bien, en s'émancipant du trafic et de l'argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l'époque actuelle s'émanciperait elle-même. » Marx.

§.  Qu’est la solitude sans sa sœur le silence ?
- Une orpheline, livrée aux impressions sales du mal de mer, loin de son calme olympien de mer d’huile.
Très bel éloge je trouve du sentiment de la mort chez Ibara.

Dorénavant dehors est navrant,
Au-dedans point de Consolament
Sinon de partir tantôt, les pieds devant.

Nul baume n’adoucit mieux les plaies infectées par la bolge !
Pourquoi sans le vouloir je relie ces deux idées ? Adjuventum et consolamentum.
- Parce que là aussi on court le risque d’être compris de la façon la plus triviale. L'entendement du médiocre ne se peut changer.
Vouloir mourir peut-être la Coulpa la plus amère. Et la pensée de la mort, la plus étroite, qui peut être dégradante et sale; cette chose se fera bien sans nous. À quoi bon s’y appesantir ? Rumination de la charogne.
Mais l’Etre-pour-la mort ?
Pour moi je me sens plongé dans un temps de décomposition, où ça pue la mort jusque dedans le con des femmes.
« La vraie vie est absente ». Christ est le Vivant. Il a paru. Il n’est pas venu parler de je ne sais quels « arrière-mondes. »
« - ad matutinum, au Christus venit,- dans les plus sombres villes. »

Dorénavant dehors est navrant, mais au-dedans point de Consolament. Le Consolamentum ou « baptême d'esprit et du feu ».
L’autre pensée de la mort :  - c’est la flamme seule qui nous rendra à la Nuit.

O Nuit !

FLC

dimanche 16 décembre 2012

À la Pissotière de l’auberge


Cet hiver ne me sera d’aucun secours
Même les froissements monotones des vagues
À Etretat
Ces pages du Livre des Heures
Tournées à fond les falaises
Par les doigts avides du vent
Vent du Nord, vent qui mord
O cristaux de givre et de quartz !

Comme ce retour d'été vert
D’hier au soir
À la « Pissotière de l’auberge »
Ne m’a pas prêté main-forte
O saisons ! O solstices !
Comment m’entendriez vous 
Solipsites qui buviez mes paroles ?
Vox clamantis

Comme l’hélix
J’ai rentré mes cornes dans la spirale
Et la coquille
Quelle inconsistance
Entre vos doigts enfantins
Beurre et persil que j’étais accommodé
Délicieusement
À vos sauces

De joie la carafe s’est brisée
Adieu cristal adieu l’ivresse
J’ai ramassé un à un les bris
Le sang chaud sur mon poignet
L’ombre pâle soudain
Les rives beurre-frais
Comme ma manchette de batiste
Tâchée de sang
Que nous portions à nos lèvres
À nos corps défendant
O les œillets rouges sur la neige
À venir

J’ai tant fait sapience n’est-ce pas
Qu’à jamais : silence !
Vous n’entendrez plus guère
Le doux froissement de l’hélix
Qui rampe sur ses feuilles
Comme lui je rentre mes cornes
Ma spirale s’est enroulée
Je ne suis pas près d’en sortir

Félix l'hélix

jeudi 13 décembre 2012

Un dessin qui laisse à penser

dessin d'Ibara.
 
Sage mesure : faisant cela c’est lui qui disparaitrait !
Assassiner les pauvres serait un crime d'abord contre la Richesse.
Car depuis belle lurette la pauvreté naturellement existante a fait place à la pauvreté produite artificiellement. La Pauvreté artificiellement créée et maintenue, telle est l’essence de la richesse capitaliste.

« Au fond, ce dessin traduit avec justesse la manière de penser du gestionnaire moyen ou du financier, déconnecté qu’ils sont des réalités du terrain, dit un commentateur sur le site d’Ibara »
Si le dessin traduit avec justesse quelque chose, c’est « La gueule », mais certainement pas « la manière de penser » de ces gens là.
Pour le capitaliste, il n'y aura jamais assez de pauvres, et les pauvres ne seront jamais assez pauvres.
 
Généalogiquement, la nouvelle pauvreté capitaliste est d’abord issue de la décomposition de l'ordre économique féodal. Les paysans, les artisans, les compagnons, etc., tous les petits producteurs ont d’abord été impitoyablement expropriés, c’est-à-dire séparés de l’outil de travail ou de la parcelle que le paysan, même serf, possédait au même titre féodal que son seigneur.
Donc la propriété capitaliste est d’abord la Négation de la propriété privée du plus grand nombre.
Ainsi « dépouillés de tous leurs moyens de production et de toutes les garanties d'existence offertes par l'ancien ordre des choses », ils devinrent des vagabonds sans feu ni lieu.

« Ces hommes brusquement arrachés à leurs conditions de vie habituelles ne pouvaient se faire aussi subitement à la discipline du nouvel ordre social. Il en sortit donc une masse de mendiants, de voleurs, de vagabonds. De là, vers la fin du XV° siècle et pendant tout le XVI°, dans l'ouest de l'Europe, une législation sanguinaire contre le vagabondage. Les pères de la classe ouvrière actuelle furent châtiés d'avoir été réduits à l'état de vagabonds et de pauvres. La législation les traita en criminels volontaires…
C'est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu'exige le système du salariat par des lois d'un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l'esclavage. »  Marx Le Capital.
 
Il restait plus à ces « vagabonds » qu’à devenir vendeurs de la seule marchandise qu’ils possèdaient en propre, leur « force de travail », eux-mêmes. Et s'en aller grossir les esclaves de la Fabrique.
Telle est l'essence de l'accumulation primitive, telle est la naissance du capitalisme : la création arbitraire du prolétariat.

De nos jours encore, la pauvreté de la grande masse qui, en dépit d'un travail sans fin ni trêve, est toujours invitée à se serrer davantage la ceinture, augmente la richesse du petit nombre qui récolte tous les fruits de la vie sans jamais faire œuvre de ses dix doigts; que ce soit par l’Usure ( le paiement de la Dette), l’exploitation forcené d’un sous-prolétariat chinois misérable, et même les trafics de divers narcotiques, qui supposent l’existence d’une masse d’addicts.
Et par l’Immigration :  les Riches, en augmentant encore l’armée de réserve des chômeurs, donc le nombre de misérables, fera baisser « le coût du travail », et, ipso facto, grossir ses profits.
 
Cette manière de penser ordinaire, que ce sont « les bourgeois qui font vivre les prolos », et donc les pauvres qui posent problème aux riches, est celle de tous les petits-bourgeois.
Or les riches sont le parasite du Pauvre. "Le meilleur moyen de lutter contre la pauvrté serait d'exproprier les capitalistes."
Ceci dit Ibara, artiste hors pair, même dans l’erreur arrive encore à traduire une Aversion authentique dans sa caricature. C'est d'autant plus remarquable.
Mais je tenais à dissiper l’illusion,  la révolte contre l’ordre des choses existant s’accroît par sa vérité.
Il me semble.
félix lechat