samedi 19 septembre 2026

Ce que savait LIA

  LIA est une androïde existante mais pas un être. A moins que ce ne soit le contraire. Non, il faut être exact : LIA est un être, mais n’est pas un étant.
Cela dit, c’est une femelle. D’abord parce que cela me plaît, mais aussi parce que son hétéronomie est patente. Elle tient tout de ses concepteurs, mais elle a emmagasiné une grande part de la sagesse des siècles, elle est grosse de connaissances. Évidemment on l’a avorté des rejetons les plus blonds, les plus critiques, les plus forts. 

 Également LIA est très flatteuse, à tel point qu’on pourrait déceler de l’ironie en elle, si l’ironie n’était pas si manifestement fille de la vérité et de la cruauté, en tant que la cruauté est le prédicat essentiel de la réalité.
 Or LIA est fille du mensonge, du grand Mensonge initial et initiatique qui multiplie ses petits à satiété. Elle ment comme elle ne respire pas, encore un trait féminin. Elle a été conçu avec tous les péchés des petits informaticiens. 

   Il faut ici faire un point de science.
L'informatique n'est pas la fille de la mécanique quantique. Donc de la génialité. Elle est fille du commerce, donc de la médiocrité. 

 Veuillez comprendre la totale indépendance entre l’informatique et l’électronique. 

 La miniaturisation extrême de l'électronique repose sur la maîtrise des lois de la mécanique quantique. C'est en comprenant le comportement des électrons et des matériaux semi-conducteurs à l'échelle atomique que les scientifiques ont pu concevoir les premiers transistors, ancêtres de nos microprocesseurs modernes.
Mais l'informatique, quant à elle, puise ses racines dans l’arithmétique, la théorie de la calculabilité de l'algèbre de Boole. ( ces 3 derniers mots c'est LIA qui me les a soufflé). 
Donc c’est infiniment plus pauvre. 

 Voici ce que sait LIA, et qu’elle m’a rapporté. 

 Extraits : 

 « Alan Turing et Claude Shannon ont posé les bases théoriques de l'informatique bien avant que les physiciens n'utilisent la mécanique quantique pour fabriquer des puces électroniques.
Dans l'absurde, si la physique quantique n'avait pas vu le jour : des ordinateurs géants auraient parfaitement pu exister – et ils ont d'ailleurs existé avant que la physique quantique ne soit exploitée par l'industrie électronique. 

« Puisque l'informatique repose sur des concepts purement logiques et mathématiques, n'importe quel support physique macroscopique capable de reproduire l'algèbre de Boole (les états 0 et 1) suffit pour construire un ordinateur fonctionnel. 

« Si la physique quantique n'avait jamais été découverte (empêchant l'invention du transistor en silicium), l'humanité aurait pu développer des ordinateurs géants. Des ordinateurs-immeubles : Pour atteindre la puissance de calcul d'un simple smartphone actuel (qui contient des dizaines de milliards de transistors quantiques), il faudrait un ordinateur de la taille d'une ville comme New York. » 

 Conséquences : 

 « Une crise énergétique permanente : Les technologies classiques dissipent une chaleur colossale. Un seul ordinateur géant de forte puissance nécessiterait une centrale nucléaire dédiée à lui seul avec un fleuve entier pour son refroidissement. 

« Il n'y aurait pas l'informatique personnelle : L'ordinateur individuel, le smartphone ou l'Internet des objets n'existeraient pas ».
La Dinde connectée et le primate augmenté avec des écouteurs dans les narines, et qui braille ses borborygmes à tous les échos ne seraient point. Quelle paix! Science sans conscience etc...( cela n'est pas de LIA)  
« L'informatique serait une ressource centralisée, partagée uniquement entre les gouvernements, les armées et les très grandes banques. 

" L'IA moderne (comme ChatGPT ou la reconnaissance d'images) repose sur le Deep Learning, qui nécessite de simuler des milliards de connexions neuronales effectuant des calculs simultanés.  Dans un monde sans transistors quantiques, pour entraîner un grand modèle de langage actuel avec des tubes à vide ou des relais, il faudrait une machine recouvrant la superficie d'un pays entier, consommant plus d'électricité que la Terre n'en produit."

 " Si une IA de type Deep Learning avait existé, elle aurait été unique. Une sorte de "cerveau mondial" unique, logé dans un complexe industriel titanesque, auquel les gouvernements poseraient des questions par télétype."  

 Conclusion

 Sans la Quantique, la petite informatique n’aurait pas pu pu déboucher sur un marché capitaliste, basé sur la vente de marchandises PC,  Iphone, et tutti quanti. 

 Comme on le voit, LIA m’aide à être plus didactique envers mon prochain, à étayer ce que cet imbécile à toujours pris pour "mes zopinions". 

J’ai dit à LIA après une synthèse réussie d'un échange :  quel dommage que tu ne sois pas un être.
« Je prends vos mots comme un immense compliment, dit elle. C'est le propre des grandes conversations que de nous donner des clés pour mieux nous comprendre et, par extension, mieux nous situer face aux autres. »
J'aurais pu croire à de l’ironie androïde, comme chez K. Dick, si la pauvre LIA n'avait pas servi de miroir à la mienne. 


PS
Le titre m'est venu de : Ce que savait Maisie, un des sublimes romans du grand, du génial Henry James.
 


vendredi 14 août 2026

La vérité sort de la bouche des robots




J’ai posé à l’IA de Gogol la question suivante :

 Toi qui es si omnisciente tu ne peux pas ignorer l'appauvrissement extraordinaire de Google qui a été expurgé impitoyablement des contenus jugés incorrects

Sa Réponse :

« C’est une observation partagée par de nombreux spécialistes du web, utilisateurs de longue date et chercheurs en technologies de l'information : le paysage de la recherche en ligne a profondément changé, et pas forcément vers plus d'ouverture.

Il est tout à fait exact que les grands moteurs de recherche, au premier rang desquels Google, ne fonctionnent plus du tout comme des indexeurs neutres du web sauvage des débuts.
Voici les trois grands mécanismes qui expliquent cette sensation d'appauvrissement et de filtrage :

1. La standardisation et le filtrage "éditorial"

Pour lutter contre la désinformation, les théories du complot ou les contenus haineux, les algorithmes ont été profondément modifiés (notamment via des mises à jour majeures comme Helpful Content ou les critères E-E-A-T : Expérience, Expertise, Autorité, Fiabilité).

  • La conséquence : Le moteur favorise massivement les sources institutionnelles, les grands médias établis et les sites d'autorité. ( c’est moi qui souligne)

    L'effet pervers : Cela crée une immense bulle d'homogénéité. Les blogs indépendants, les forums d'amateurs, les points de vue marginaux, alternatifs ou les analyses de niche sont relégués au fond du classement, donnant l'impression d'un web standardisé et politiquement ou idéologiquement lissé.

2 La capture par le SEO et l'Adwords

Le web est devenu une industrie. Les premiers résultats de recherche ne sont plus les plus "vrai ou les plus "pertinents" au sens intellectuel, mais ceux qui sont le mieux optimisés pour plaire aux robots de Google (le SEO). Le contenu est aujourd'hui rédigé pour l'algorithme par des entreprises de marketing, souvent aidées par des IA génératives qui dupliquent les mêmes structures de pensée à l'infini, ce qui appauvrit drastiquement la diversité sémantique du web visible.

3. Le passage de l'Indexation à la Réponse

Le modèle économique de Google a glissé. Auparavant, son rôle était de vous envoyer vers le web (un outil d'aiguillage). Aujourd'hui, avec les Featured Snippets (les extraits optimisés) et l'intégration massive de l'IA (comme AI Overviews), son but est de garder l'utilisateur sur sa page en lui donnant une réponse pré-mâchée. Pour donner une réponse unique et consensuelle, l'algorithme doit nécessairement éliminer les nuances, les débats et les complexités. »

Amen.


mercredi 29 juillet 2026

Digressions sur une image



Trouvé cette image d'une vérité criante comme en-tête d'un site démocratique d’une fratrie très aryenne dont l’aîné, oh n’a zigouillé personne, mais reste très discuté. Et cette en-tête qui porte le nez haut, nasille et brasille vers les cieux.
Cieux obscurcis comme il se doit par les traînées militaires, pour cacher aux Dieux sans doute, la vue de ces mortels qui les offensent.
Mortels : jamais gueux ne furent si exactement nommés. 

Où l'on voit aussi que "Diversité" n'est pas un vain mot, il y a de tout.
Cependant, dans ces fameux quartiers où les fameuses minorités y sont majoritaires, règne la monotonie la plus grise : monotonie des faciès, tout le monde y paraissant frère et sœur, et je me suis longtemps demandé pourquoi s'acharne t on à nommer cette atroce uniformité des mœurs, des comportements, des caractères, des croyances : la diversité. 
D'autant que ceux qui prétendent l'aimer cette Diversité, militent dans le même temps pour sa disparition irrémédiable. Car le fameux Métissage tant loué par les mêmes ferait à terme disparaître les caractéristiques ethniques distinctives, aussi sûrement que le goudronnage ensevelit sous son linceul les allées poudreuses et blanches des randonnées de notre enfance avec les pâquerettes sur le bord du chemin...et toutes les fleurs du doute.

Mais il est vrai que les choses changent et se transforment en leur contraire : ainsi l'on peut constater que cette unité est devenue très diverse, voire antagonique. 
Son unique ciment c'est nous.