samedi 22 juin 2013

in memoriam Jandre Botha


L’origine du Mariage d’un homme avec une femme se perd dans la Nuit des temps. C’est dire si cette institution provient des heures les plus sombres.
Le Pouvoir Antifa, lourdement chaussé de ses deux assemblées-godillots, Sénat et Parlement, vient de piétiner à main levé la face immonde de ce Monolithe nauséabond. En ouvrant largement cet appariement légal aux va-et-vient du libre marché des libidos polymorphes, il a desserré la contracture sphinctérienne de ce contrat léonin.
Déjà de solides bougres velus revêtent la robe d’hyménée, cependant que les petits enfants des écoles balbutient le B.A BA du Bi : Papa porte une robe.

Non seulement on efface " les empreintes successives imprimées dans la pierre par la main et l’âme de nos aïeux " [1], mais on raye d’un trait de plume rageur leurs noms. Les appellations non contrôlées comme père, mère, grand-père, grand-mère, disparaissent des états civils et bientôt du vocabulaire [2], cela afin d’éviter des incidents regrettables.
Les journaux :
Afrique du Sud. Johannesburg
_ « Après que les parents du petit Jandre Botha (Photographie) ont divorcé, sa mère obtint sa garde auprès d’un tribunal. Puis, elle se mit en "couple avec une femme"…Au bout d’un moment, celle-ci ne supporta pas que le petit garçon de 4 ans refuse de l’appeler « papa », malgré ses injonctions. Elle finit par battre et torturer le petit, pendant des semaines sans que sa mère ne réagisse ni ne proteste, jusqu’à ce que mort s’en suive.
_ « Les deux lesbiennes tentèrent sans succès de faire croire que le garçonnet avait glissé dans sa baignoire. Mais les médecins comprirent vite que cette version n’était pas crédible, au vu des terribles blessures subies par l’enfant : jambes, clavicules, mains cassés, bassin fracturé, testicules broyés, et [fort heureusement. NDLR] lésions cérébrales qui mirent un terme à cet atroce calvaire. »
Parmi tous les maternels traitements que les lesbo-féministes prescrivent pour l'édification des petits mâles avec un soin jaloux, les Jandre en herbe, enfants du gender, à qui Belkacem aura au préalable appris à pisser à croupetons comme les filles, et comme au Maroc, heu pardon en Suède, seront dispensés de dire papa, non plus que maman.
Que diront-ils ? Au secours ?

Si le fameux « On ne naît pas femme on le devient » reste le dogme féministe, son pendant masculin sera « on ne devient pas homme, on le nie ».
Bien évidemment ces catégories désuètes et sujettes à caution de masculin et de féminin seront remisées dans le musée des vieilleries patriarcales où elles voisineront avec les autres antiquités, le buste d’Aristote et les reliques de tous the oldest Dead White European Males.

Contre ces choses-là, les arguments se pressent en foule, et comme dans toute foule pressée les débatteurs risquent de s’étouffer. Pourquoi réfuter ces lois que les lois de la raison réfutent d’elles mêmes : on ne réfute pas une époque. Le couperet de la critique ne saurait remplacer celui des guillotines absentes.
D’ailleurs la sénile insanité de tels décrets sénatus-consulte votés gaillardement par les Augustes Gérontes en phase terminale de la Cinquième République décomposée, à l’instar des solennelles stupidités  proférées par de grands vieillards libidineux et décorés que personne ne relève plus en désespoir de cause, éteint d’elle-m^me toute velléité de dispute.
Car ce sont avant tout des atteintes mortelles à l’intelligence.

Félix Lechat
 
Notes
[1] " c’est un crime que d’effacer les empreintes successives imprimées dans la pierre par la main et l’âme de nos aïeux. Anatole France
[2] oncle sera conservé néanmoins, sans doute à cause des tantes

lundi 17 juin 2013

14 juin



Azur ! Seul le nom de ce village annonce l'imminence bleue tant attendue.
Village banal, paysage morne, les champs terre-d'ombre alternant au vert sombre de la Grande Forêt, affreusement édentée depuis la terrible tempête Lotha. Agriculture et durs travaux des hommes, rien n'évoquait ici la magie écarlate des étés balnéaires.
Il faut aller plutôt vers Capbreton, Hossegor, Seignosse.

À mon côté Pareo, les yeux étrécis, impatiente, demande si C'est loin encore.
Non, nous arrivons : Messanges ! Plus insignifiant encore qu'Azur. La place minuscule, avec le café, l'échoppe, la banque postale et l’Église en crépi. Vite, le ruban vers la plage, pavé des premiers sables, le parking presque vide.
Nous enjambons la dune safran piquetée ça et là de genêts, par l'escalier de bois crépitant de cilices, et soudain , tout était là !
Le Grand Océan sous le dôme du ciel à perte de vue, la splendeur déchirante du monde !
Toute d'émotion, Pareo, ses éphélides enluminées comme autant de grains de soleil, dansait et riait .
Tout était là, présent.
Après l'étroite bande ocreuse de la plage, les dégradés vert-bleu de l'océan s'échelonnaient : d'abord l'absinthe, puis l'émeraude, le bleu outremer et à la fin ce bleu de minuit qui qui touchait le commencement  du ciel d'un bleu électrique implacable. Nuls Chemtrails un miracle!

Les détonations entêtées des vagues se fondaient en une rumeur sourde qui semble l'ample respiration du monde.
Nous humions les embruns, l'iode, l'ambre du corps des femmes nues.
Vive, Pareo prenait ma main pour m'entraîner aux pieds arénacés et lacés d'algues du Colosse étendu qui respire, toute humide, toute fondue à l'unisson de cette munificence bleue.

Mais déjà, aride à travers ce miroir cérulé, je réfléchissais : je pense, donc je ne suis pas.
Pourquoi cette euphorie ?  – Sentiment esthétique ?
Non, consentement fondamental. Parce qu'ici tout dit la joie simple, sans partage et sans espoir, d’être là, livré à tous les vents du monde.
L'Histoire ne passe plus, non plus que les histoires.
Le grand acquiescement qui est le grand consentement à la mort, c'est à dire au néant éternel, puisque le néant c'est le monde, et le néant peut-être infiniment bleu, infiniment lumineux, et l'on accepte de s'y agréger à jamais, de s'éparpiller en photons éclectiques, devenir une parcelle de Cela. 
Spectre ultramarin dans l'ethernité ultraviolette, et non 'vieux squelette gelé' en d'obscures ténèbres.

Mais cette intuition est illusoire, comme cette après-midi irradiée n'est qu’une des innombrables fata morgana du kaléidoscope zodiacal. Toute sa magnificence profuse est celle du soleil. Lui seul confère à notre séjour sublunaire cette splendeur.
Atoum-Râ, Ré, brillant Hélios, notre seule Étoile, seul dieu à qui nous devons rendre grâce. 
Un peu de champ et tout s'obombre, m^me Okaenos paraîtra une étendue gris-de-Payne, vu d'une de ces saletés de satellites.
Sa marée gonfle nos cœurs ? Mais nous ne mourrons pas maintenant, ni ici, sans doute.
Qui sait, demain peut-être dans une cage puante, gardé à vue par des porcs en rangers.
Alors on se dit qu'il y a des milliards d'autres soleils, partout des Mondes inconnus, que l'Univers est mystérieux et harassant à souhait.
Mais aussitôt l'autre pensée amère: toutes les étoiles s'éteindront, l'univers sera de plus en plus froid de plus en plus vide, Grand Océan s'évaporera dans ce vide, les obscures ténèbres auront le dernier mot.

Décidément tout sentiment océanique est vain.
Vain comme cet exil où je suis toujours, cependant que Pareo, en riant, m'entraînait vers la grève.
félix lechat

mercredi 5 juin 2013

L'enigme de Félix Lechat

Philistine : Félix Lechat, qui êtes vous, d'où venez vous, où allez vous ?


Félix : 

Je suis venu, jeune Trouvère,
Frapper aux battants des portes,
Des débitants en lettres mortes : 
Ils ne m’ont pas même entrouvert.

Plus tard les tarifs inédits  
De trafics plus ou moins infâmes,
M’ont fait trouver chères les femmes :
Elles ne m’ont pas fait de crédit.

Bien que marcionnite et sans foi
Pour le démiurge du grégaire,
Je l'ai prié comme naguère :
Le dieu n’a pas daigné de moi.

Suis-je un félibre ou un hélix
Rampant sous les huées du monde ?
Ô vous tous, qui fêtez l'Immonde :
Ployez sous le faix du Félix !

Philistine : Ces pastiches ne nous mèneront nulle part ! 
Dites nous plutôt d’où vous vient cette misogynie nauséabonde.

Félix : Quelle misogynie ?

Philistine : Vous ne nierez pas que vous êtes un auteur misogyne ?

Félix : Tiens vous ne dîtes plus « en fait » à tout bout de champ ?

Philistine : En fait non.

Félix : Bon. 
 Si j’étais l’auteur d’un peu de misogynie (nécessaire en ces temps menstruels) cela me suffirait grandement. Mais l'observation impartiale me contraint davantage à la misanthropie qu'à la douce-amère misogynie : les deux babouins se valent, ils sont bien assortis.   
« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange... » Alfred de Musset

Philistine : En fait, vous en avez aussi après vos machos congénères ?

Félix : Il faut tout de même être un petit peu réaliste : sans la passivité, voire la complaisance de la majorité de la gent couillue, et couillonnée, le féminisme vagissant n’aurait pas pu conquérir les positions politiques de premier plan qu’il occupe présentement : prenez le gender par exemple, de nombreux féministes bodybuildés, "hétérosexuels" mâles se font les fourriers de cette insanité, mortelle à l’intelligence.
La sycophanterie d’état belkaco-taubirouto-fourrestière ne vit et sévit que sous l’aile protectrice de l’Aigle Royal Flamby, ennemi déclaré il est vrai du "monde de la finance", c’est à dire des mâles actuellement dominants.

Philistine : En fait, vous avez écrit dans Fragrans Feminae : « Les féministes sont conscientes de la même chose que Flaubert qui écrivait : "La femme est un pur produit de l’homme. Dieu a créé la femelle, et l’homme a fait la femme. Elle est le résultat de la civilisation, une œuvre factice". Elles ont entreprit la destruction méthodique de cette « œuvre factice » peaufinée par les siècles. »
N’ont-elles pas eu raison dans ce cas ? 

Félix : À condition que cette destruction ouvrît sur un type féminin supérieur, une « sur-femme ». Or ce n’est pas le cas, la femme dégénère, le féminisme triomphant est une « déféminisation », et par là une femellisation de la femme.
Le féminisme n’est pas « la volonté de puissance féminine » en acte, son but véritable est de dompter la virilité, la mettre en ergastule, en finir avec la pensée rationnelle et le mâle blanc véhicule. Le féminisme n’est absolument pas l’adversaire résolu de la domination des mâles actuellement dominants, mais de celle d’Aristote, de Saint Augustin, de Descartes, de Baudelaire, de Shakespeare, etc…


Philistine : En fait, ceux que les féministes américaines nomment les Dead White European Males !

Félix : C'est cela.
On n'a pas pris conscience je crois, à quel point notre cloaque post-moderne est un crachat collectif sur les hommes anciens. Sur l’antique et immémoriale humanité avant nous. 

Philistine : Alors réactionnaire monsieur Lechat ?

Félix : Il faudrait s'entendre sur les mots...

Philistine : ...contre-révolutionnaire, anti moderne !

Félix : Ce n'est pas la même chose.
Je pense que le Monde Ancien était plus moderne, du moins contenait en puissance beaucoup plus de ’modernité’ que notre temps ; l’épée, le sceptre, la fusée, phallus dressés vers les étoiles...
Le monde industriel et scientifique, l’atome, la conquête spatiale, exige la rigueur et l’ordre. A contrario le monde post-moderne retourne aux religiosités, aux écoulements de moraline la plus macérée de la gynocratie des origines. On le sait, le Matriarcat était bâti sur l’ignorance du rôle du mâle dans la procréation, et cette ignorance engendrait la déification du principe femelle. Ainsi de nous.
C’est la période ouverte par la révolution du néolithique qui se clôt, ainsi la post-humanité accomplit une Révolution totale en retournant au chaos, à la promiscuité et à la pensée magique des lointaines et simiennes origines.


Philistine : En fait, retour à l'enfance alors ! Finalement peut-être sera-ce un nouveau progrès ? 

Félix : Oh certainement, comme la sénilité, sorte de retour à l’enfance, est un progrès, qui vient en quelque sorte parachever la maturité, la couronnant de sa royauté ramollie et trémmulante.
Notre époque opaque, amnésique, puérile, agitée, libidineuse et pleine de confusion, sent mauvais et fait sous elle : les excréments de sa sous-culture s’appellent féminisme, gender, etc., tout ce que le ramas petit-bourgeois content-pour-rien prise en ouvrant ses narines.
Tout n’est qu’une question d’odorat. 


Extrait de l'entretien réalisé pour la revue Kali-Yuga par Mlle Philistine Stringulat.


mardi 4 juin 2013

Je sais, je sais,

que j'avais promis une postérité à l'article intitulé  "de l'antisoralisme"... mais j'ai le texticule droit trop lourd pour pouvoir déposer le pantalon...

que je devrais, sous peine de le mécontenter donc l'irriter un peu plus contre moi, répondre au membre éminent de ce corps émérite que le monde entier nous envie, qui m'interrogeait l'autre jour sur Soral, mais je reste pétrifié, comme cette Femme dans le Lot & Garonne, tant j'appréhende et me garde, à vue de Nez et autant que faire se peut, des interrogatoires de simple police...
Comme Brassens,  Je suis anarchiste tellement que je traverse dans les passages cloutés pour ne pas avoir affaire à la maréchaussée. 


que lentes à fleurir sont les fleurs d'ombre du Tombeau à la mémoire de Tonkin...Pour le moment ce serait une oraison funèbre, un exercice de style donc, et cela je ne le veux en aucun cas.

Puissiez-vous tous, m'absoudre de ces, négligence, prétérition & procrastination, respectivement.
félix Lechat 

lundi 3 juin 2013

Némésis


Némésis !

 
Ah! Je souffre ! Ah! je tombe !
Ta cothurne de pierre
M’enfonce au fond de ma poussière
Jusqu’aux enfers où je succombe,
Jusqu'à la cendre où je poudroie.
Ton trait flamboyant me foudroie :
Qu’il soit loué !
Et ta sandale marmoréenne
Je la baise !
O Fanatique ! O Inhumaine !
Inexorable et punissant
L’Hubris de sang !

Les Dieux ne consentent pas
À l’essor des amants des Muses,
Car s’ils recevaient de surcroît
La magnificence profuse
La morgue du gommeux
Des succès mondains l'éclat,
Ils eussent semblé comme Eux.
Mais jamais mortel ne foulât
Cette terre où l’on rampe
De leur pas nonchalant et altier.
Sous les feux de toutes les rampes,
Sur les estrades, il n’est que le fumier.

Songe que tu n’échangerais
Contre rien dont on s'éprenne
Ni le repos en cuisses dorées
Des reines hyperboréennes
Le plus aisé et le plus consenti,
Ni les ivresses et les promesses
Des plus rafraichissantes pythies,
Des sibyllines enchanteresses,
Ni une infime atténuation
L’ombre la plus fugace
À l'ardeur de ton soleil de glace, 
Ton aveuglante Vision.