jeudi 26 février 2009

Généalogie d'un désastre.

La présidence de l'Union dite par antiphrase "Européenne" accuse le gouvernement français de protectionnisme parce qu'il a donné 9 milliards d'euros à Renault et PSA.
" Nous sommes préocupés par le fait qu'on demande aux sociétés françaises de ne pas fermer d'usines en France, ce qui pourrait aller à l'encontre du traité de l'Union Européenne"a déclaré le porte parole de l'U.E.
Les institutions de l'Union "Européennes" se concentrent de plus en plus clairement sur la destruction physique des classes ouvrières européennes.
Comment en est on arrivé là?
Depuis 1981, en Europe, le Capital à repris au Travail, plus de 10 % de la valeur ajoutée.

En rouge la part des salaires, en orange celle du capital.

Telles furent, en France, la mission et la vocation véritables du gouvernement de la Vieille Mitte. Du point de vue de la gauche ce fut Thermidor. Pour le mouvement ouvrier français Terminator.
Contrairement aux partis bourgeois, de droite ou de gauche, qui se greffent sur l'appareil d'Etat, qu'ils prolongent, le parti ouvrier se doit de fonder son assise dans la dynamique de la production réelle. Son but : faire voler en éclats la forme de production de la société capitaliste.

Ne le faisant il se condamne, et entame sa métamorphose en vulgaire supplétif de l'ordre bourgeois. L'histoire de la social-démocratie est l'histoire de cette capitulation.
Dans les années 80, la gauche abandonna définitivement la lutte des classes au magasin des antiquités, cependant qu'une artificielle lutte contre le racisme la supplanta.
Pourtant une implacable lutte de classe va se déchaîner. Mais au lieu que le prolétariat en fut le maître d'oeuvre, ce fut l'oligarchie financière qui passa à l'offensive.
Écrasement des salaires, destruction des emplois, destruction des acquis de la civilisation, des retraites, de la protection-santé, et de ce qui est le pilier humain de la civilisation: destruction physique de la classe ouvrière elle-même.
Ces résultats furent contemporains, nécessairement, d'une Idéologie nouvelle : un changement fondamental de paradigme de la gauche.
Une nouvelle topique préluda, dans laquelle les immigrés, les femmes, les homosexuels furent promus classe révolutionnaire substitutive.
On traîna le prolétariat européen historique dans la boue. "Populisme" devint la plus flétrissante injure.

La politique se féminisa et passa de la rigueur du social-économique, à la psychologie et à la moraline.
.Félix le Chat.

dimanche 22 février 2009

Feu le beau Bino

Le spectre de Jacques Bino, "syndicaliste de la Confédération générale du travail de la Guadeloupe(CGTG)", va venir hanter l'Europe aux anciens parapets.
 
Hier, dans les filatures de coton, les fils de coton blancs destinés pour la trame étaient mis en bobineaux sur les bobinoirs des machines. Aujourd'hui les arrière-petits fils des "nègres du coton", sont en train de tramer une machination avec feu le beau Bino Noir, pour se payer la bobine des blancs.
Outre-Tombe il vient menacer les mémoires, en devenant un lémure, Ombre Noire venant tourmenter les vivants, blancs de peur, en l'Outre-mer.
Dans la mythologie romaine les lémures étaient ces âmes ne pouvant trouver le repos car ayant connu une mort tragique ou particulièrement violente.
Ils viennent souvent hanter les demeures des vivants. Pour les mettre en fuite, les romains célébraient la Lémuria. Lors de cette cérémonie des fèves noires étaient jetées par-dessus l’épaule gauche du père de famille dans chaque foyer.
.Mais davantage qu'une fève noire dans le gâteau romain, les métamorphoses du défunt des Antilles me font songer aux lentilles de l'Egypte ancienne, et aux "Textes des Sarcophages", les formules des transformations pour aider le défunt à réussir son passage d'outre tombe vers l'Eternité.

Extrait:
Je me lève, je renais et je redevient jeune.
Je suis Osiris.
Fais que les cavernes de Putrata me soient ouvertes, là où les morts tombent dans les ténèbres, mais que l’Œil d’Horus me soutienne et me soulève.
Je me dissimule parmi vous, ô vous Étoiles qui ne vous posez point ici-bas.
Mon front est celui de Rê, mon visage est découvert selon la parole de Toth ;
Mon cœur est bien à sa place, mon discours est intelligent.
Je suis ton fils Horus.
Je vois tes mystères et suis couronné Roi des dieux.
Je ne meurs point une seconde fois dans l’Au-Delà.
O toi qui brilles, toi qui donnes la lumières depuis la Lune, permets que je me joigne à ton grand cortège;
que je sois de ceux qui ont la gloire.
Fait que le Tuat me soit ouvert.
Ici, je suis : laisse-moi venir en ce jour pour être glorifié.
Que les glorieux m’accordent la vie et que l’on m’amène mes ennemis pieds et poings liés devant le divin Cercle.

Ô Jacques Bino si les glorieux vous accorderont peut-être la Gloire, je crains que votre postérité ne soit une Seconde Mort. Le Tuat ne s'ouvrira peut-être pas pour ce tué.
Il ne faut pas confondre et l'effet et la cause.
Ce brave homme tué par une petite crapule, à mon sens, risque de mourir deux fois.
De connaître une deuxième annihilation plus terrible que la première.
On est en train consciencieusement de lui voler le sens de sa Mort.
S'il fut descendu avec un fusil à pompe, la Pompe Funèbre l'abaissera encore. La pompe du calibre fut jugée indigne d'un si glorieux trépas.
A portée du fusil cet assassiné devient le disparu. On ne parle de lui que comme du disparu.
Faisant illico diparaître le meurtrier. Exit l'assasin.
Celui ci par la magie de la propagande négatrice va se diluer, s'en aller tout à fait au delà de l'Être et du Néant, va s'agréger à l'impersonnel climat de répression.
Jacques Bino, le disparu ou le Tué par balles. Par qui? L'histoire ne le dira plus. N'importe! On sent bien qui c'est, cela suffit.
Victime du Climat de Violence. Martyre, offert en holocauste à la Cause Noire, sacrifié sur l'hôtel de la Répression au service de l'Etat colonial, il fut assassiné en dernière analyse pour sauvegarder les intérêts du békériat blanc raciste. Crime raciste.

Là bas, on va en cortège saluer sa dépouille, exposée.
Ici, son effigie est brandie dans des monstrations d'inspiration obamanienne.
A Paris, hier, auprès de Denis Baupin (Vert de Terre), du sénateur Jean-Luc Mélenchon, du prébendier Harlem Désir, des mamies-nova des travailleurs Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud, d'Alain Krivine (NPA), des membres du P"C"F", il y avait même, quelle déception, des militants du Parti ouvrier indépendant (POI), dont on se demande ce qu'ils foutaient dans cette galère.
Félix le Chat

vendredi 20 février 2009

scrogneugneu !

En son temps Lucien Rebatet, dans ses Mémoires d'un fasciste, marquait son étonnement de l'inconsistance mentale du public de la Droite.
Qu'un quelconque matamore à cravate vint et fit "scrogneugneu, grrrr, on va voir ce qu'on va voir" et les gogos de la droite se pâment : ecce homo !
On se souvient de Monsieur Sarkozy élu grâce à son karchère et qui ne donnait pas cher de la racaille pas cachère.
.Nouvelle idole des droitards, Roberto Calderoli, dirigeant de la Ligue du Nord. Ligue lasse de l'unité de La Botte, à la botte de l'Union "Européenne" qui veut détruire la nation italienne.
Sénateur de 2001 à 2004, il est entré dans le gouvernement du ploutocrate Silvio Berlusconi : tout pour plaire, on le voit, aux dentistes et à leurs putains.
.
L'avantage de ce genre de type c'est qu'il permet spontanément de faire le départ entre deux espèces irréconciliables que l'on a tort de mettre dans le même sac. Ceux de l'extrême droite, extrêmement à droite, et ceux de la Droite. De la même manière qu'on peut aussi être réputé "de gauche" soit par antimilitarisme, féminisme, antifâchisme, soit parce qu'on est du côté de la classe ouvrière.
D'ailleurs un type de la Droite se reconnaîtra toujours à ce qu'il préfère la compagnie d'un ouvrier communiste à un bourgeois.

Quoiqu'il en soit l'homme différencié, s'il descend dans la politicaille se retrouvera souvent dans des promiscuités douteuses avec cet archétype très heureux d'une certaine droite, genre ligue du Nord, le bourgeois en colère, le va de la gueule, les assis réclamant des répressions policières, Tribulat mâtiné de Monsieur Prud'homme.
.Ainsi le docteur Calderoli. Un chirurgien de la bouche. Compatriote de Guido Ceronnetti qui écrivait : "Une preuve de l'ignorance des physiologistes est qu'ils ne considèrent jamais la bouche comme un organe de la volupté."
Au contraire avec la sienne, le chirurgien vient de proférer cette opinion de l'ablation des organes de la volupté à l'encontre des auteurs d'infractions sexuelles. "D'un coup de ciseaux non stérilisés" tint -il à préciser, aimablement.
Il affectionne particulièrement cet instrument chirurgical, car il a conseillé à toutes les Italiennes d'en avoir en permanence une paire dans leur sac à main pour se défendre.
Peu nous chaut bien sur,  stuprare diabolicum, le sort des violeurs (ou présumé tels), mais on s'intéressera davantage à cette opinion convenue, joignant au matérialisme du chirurgien, la férocité du bourgeois puritain..

Déjà, lors de la Crise internationale des caricatures de Mahomet, il avait demandé au pape Benoît XVI de lancer une nouvelle croisade contre le monde musulman.
Un néo-con donc le gros con, s'inscrivant dans l'artificielle "guerre des civilisations."
Félix le Chat

jeudi 19 février 2009

Guadeloupe à la loupe


Scolies ultramarines
&-Que se passe-t-il là bas, dans l'Outre-Mer?
Pourquoi un fier à bras est-il descendu dans l'outre-tombe?
&-Ce syndicaliste gueulard n'a pas été pris pour cible par les gendarmes impassibles, mais par un des jeunes pitres de Pointe-à-pitre, un guadeloupéen qui l'a pointé et ne l'a pas loupé, le vieux.
&- Exit Jacques Bino, cinquante ans, "syndicaliste de la Confédération générale du travail de la Guadeloupe(CGTG)". Il revenait d'un meeting. Il n'y retournera plus.
&- Son assassin n'a peut-être pas 15 ans.
&- L'édile de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, a estimé que sa ville avait été «abandonnée par la force publique». «Les habitants ont vu les rues, les véhicules, les poubelles, les entreprises, les magasins livrés à des exactions commises par quelques bandes de jeunes», dont des adolescents de 12-13 ans, a-t-il déclaré mardi.
«C'est un sentiment d'impuissance de ne plus appartenir à un État de droit, le sentiment de ne pas être en sécurité, d'avoir été abandonnée par la force publique» Le Figaro.
&- Il faudrait savoir, Monsieur le maire, sous les cieux ultra-marins accepteriez vous de voir crouler à coup de triques les émeutiers? Voulez vous davantage d'Etat?
Ergo, davantage de la France honnie?
&-Parce que la plupart de vos ouailles veulent rompre les amarres avec le Vieux quai de la France, partir à la dérive, ivres de retourner vivre en liberté dans l'état de Nature loin de l'Etat colonial françois abhorré.
&- Attention, Tom, je ne dis pas que la gestion des Antilles, départements français, relèvent du Quai. Le "Quai", Kate, ce sont les Affaires Étrangères. Désormais avec Kouchner l'Intouchable elles sont devenues: les Affaires Étrangères à la France. Don't forget that, dear Kate.
&- Je dis que l'on n'entend chanter que des chansons d'indépendance: «La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo.» "Nou" c'est les nègres, tous descendant d'esclaves. "Yo"les blancs: tous les blancs.
 
Les Békés.
§. -Dire: "Arrière-petits-fils d'esclavagistes. Nostalgiques de l'Ordre Ancien. Ils préservent jalousement la pureté du noble sang béké en évitant les unions avec des Nègres. Quelques familles très anciennes et très fortunées Békés possèdent tout ! Pillent les incommensurables richesses de l'Île, en faisant sans vergogne suer des fleuves de plue-value à l'acromégaloïde force de travail de ses habitants."
&-Ce leiv-motiv se scande désormais rituellement à chaque grand-messe du collectif Liyannaj kont pwofitasyon. LKP (Ensemble contre les profiteurs.).
Dans ces bacchanales du sang, la figure du béké, descendant de colon blanc vivant aux dépens des indigènes, est régulièrement conspuée. Chacun lui prête la responsabilité de sa difficulté présente.
&-La Vérité, hélas est bien différente.
Ô Négrillons charmants à tout asservis, Ô oisillons oisifs réclamant leur becquée, les békés, savez vous, ne sont plus ce qu'ils furent jadis!
&-Il y a des békés smicards. Il y a des békés au chômage... Ils ne sont pas tous des chefs de plantation aspirant du punch avec une paille en caressant une callipyge beauté ébénéene sous leur véranda.
Celà s'est passé, sachons saluer la beauté! Qui ne reviendra plus.
&-Les intermittents békés sont divers en l'été permanent des Antilles.
Primo cette caste de planteurs blancs dont le rôle est resté si important en Martinique, n’existe pas en Guadeloupe. Là vivent les créoles blancs.
De milliardaires, il y en a peu, parmi eux, la plupart exercent une profession libérale, sont employés de commerce, fonctionnaires ou chômeurs, voyez vous.
&-Les plus gros propriétaires terriens, après l'Etat et les collectivités, sont les sociétés métropolitaines et les banques!
&-Un recensement exhaustif, commune par commune, démontre que ceux qui possédaient 98 % des terres et du commerce avant 1848 ne pèsent plus que 5 % de l'économie.
Les dirigeants économiques et les capitaux sont d’origine métropolitaine (sociétés anonymes, etc.) ou martiniquais, sont extérieurs à l’île.
&-Elie Domota, le chef du LKP, joue sempiternellement le numéro du pauvre Noir exploité par le méchant Blanc. Il a déclaré, sobrement, que la Guadeloupe serait « pire que l’enfer ». Et de menacer : Un patronat véreux et mafieux de blancs appelle à la guerre civile. Si c’est cela qu’ils veulent, ils l’auront .
Sait il que le président du Medef local est un... métis?

Lilian Thuram et Elie Domota même combat?

&-Le footballeur milliardaire à crâne d'oeuf: "On ne se rend pas compte que l'esclavage c'était hier. Pour certaines personnes c'est très très loin, mais pour la société antillaise, c'est tout près, parce qu'on n'a jamais fait le deuil, jamais eu de discussion de fond."
"L'histoire de la Guadeloupe, c'est l'histoire de l'esclavage, ça existe encore aujourd'hui, il y a encore des gens qui dirigent la Guadeloupe et qui s'appellent les békés", a encore dit l'ancien capitaine des "Bleus".
&-Peut-on reprocher à ce musculo-respiratoire qui n'a pas fait son deuil, le pauvre, d'envoyer sa baballe vers la touche raciale, la seule chose que cet intellectuel puisse jamais comprendre, et puisque le racialisme est ce chemin touffu de moiteurs sui-generis aux senteurs exotiques étouffant tout intérêt de classe, que le mouvement emprunte.
&-C'est "l'effet Obama" en Guadeloupe.
Non des motivations économiques et syndicales qui tournent à la vitupération raciale, mais l'inverse: un tsunami de violence raciale sur lequel certains ont tenté de faire valoir quelques revendications sociales.
Les fameux "200 euros pour tous!"
&-Le leader du LKP, Élie Domota, ne rate jamais l'occasion dans les chattering pseudo-syndicaux de pointer la responsabilité des békés, expliquant: «Ce sont eux, les arrière-petits-fils d'esclavagistes, qui refusent d'augmenter les salaires et réclament encore et encore de l'argent [à l'État] pour nourrir les arrière-petits-fils d'esclaves.» France-Antilles
&-En Hexagonie même, le CRAN en rajoute une couche noire: "Il sera désormais impossible à la France métropolitaine d’ignorer ce que dénoncent depuis 161 ans (excusez-du peu) nos compatriotes de l’outre-mer: une discrimination quotidienne basée sur la couleur de la peau, des conséquences du passé esclavagiste que nous évitons collectivement de regarder avec courage, un implacable communautarisme blanc."

L'esclavage.

&-Hélas: "Il n'est plus temps et il est même actuellement impossible de rappeler aux gens de couleur de la Guadeloupe en état d'excitation que leurs ancêtres furent vendus par d’autres noirs et que l’esclavage a régné (et même règne encore dans certains pays) en Afrique plus longtemps que dans les Iles ; et de faire observer aux métis qu’après tout, certains eurent pour origine une rencontre d’esclavagiste et d’esclave ; et de leur faire observer encore que depuis longtemps la France a permis à nombre de noirs et de métis d’accéder à tous les postes de la politique, de l’administration, de l’université." Bernard Antony(16 février).
&-Trop tard en effet, le Mal est fait.
Le "devoir de mémoire" de l’esclavage, menace devenir après la Shoâ, l'autre esclavage de l'homme blanc, fardeau collectif, transmissible de génération en génération, qu'il nous faudra porter, nous autres.
Le Cran voudrait être un Crif bis.
Et pourtant:
&-L’esclavage a été aboli aux Antilles françaises il y a 160 ans! Et seuls les Européens l’ont aboli.
Schoelcher, Perrinon et Gâtine préparent le décret de l'abolition de l'esclavage, qui est voté le 27 avril 1848. Le commissaire général Gâtine arrive en Guadeloupe, au début de juin 1848, porteur du décret d'abolition.
Autre temps, autres moeurs, le 10 mai 2001, le Sénat français vote à l'unanimité, une loi inspirée par Mme Taubira-Delannon, reconnaissant l'Esclavage et la Traite négrière comme crime contre l'humanité.
&-Génétiquement, si l'on veut consentir à descendre à l'étage de la zoologie et disséquer dans la tripaille, l’immense majorité des métropolitains, y compris ceux implantés aujourd’hui aux Antilles, n’ont jamais eu d’ancêtres maîtres ou négociants d’esclaves; en revanche – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – l’immense majorité des Antillais qui sont des métis ont souvent pour souche originelle l’union d’un blanc et d’une esclave noire.
&-« L'im-Monde » souligne à l’envi que le chef agitateur guadeloupéen Elie Damota himself, est un « chabin » – affectueux terme créole pour désigner un Afro-Caribéen de carnation… claire. Elie Damota a donc, selon toutes probabilités, des ancêtres maîtres d’esclaves…
&-Ce qui n’est pas le cas de l’immense majorité des métropolitains qui subventionnent les Antilles avec leurs impôts.

Une économie de transferts en provenance de la métropole.

&-l’IEDOM, équivalent local de la Banque de France, publie des bilans économiques pour chacun des DOM. Il apparaît clairement à travers leur analyse que ces départements vivent essentiellement des transferts financiers effectués depuis la métropole : traitement de fonctionnaires nationaux et locaux, retraites, allocations chômage, RMI.
&-Béatrice Giblin-Delvallet, professeur et directrice du département de géographie à l’université de Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis), résume parfaitement l’enjeu : « L’importance des subventions publiques et parapubliques assure à la population un niveau de vie nettement supérieur à celui des micro-Etats voisins indépendants (…) Nombreux sont les Guadeloupéens conscients des avantages financiers que leur procure l’Etat : indemnités de chômage, revenu minimum d’insertion (RMI), assurances sociales, etc. »
&-Réparations et indemnisations. Voilà ce que réclament les émeutiers: la France doit payer, doit continuer de payer, pour réparation de l'esclavage, payer pour les répressions des émeutes de 1967.
Malin. Si la "danseuse des Caraïbes" devenait, Dieu le veut, indépendante, la France n'en devra pas moins continuer à traîner ce boulet, dont la chaîne n'aura pas été brisée, mais seulement repeinte d'or et d'amarante.
&-L'or pour la rente, l'amarante pour la révolution!

Car ils ont raison,

les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique en grève générale pour"200 euros pour tous! "
&-Une population écrasée par la cherté de la vie a le droit légitime de s'unir et de se lever pour exiger 200 malheureux euros pour tous.
Cependant que l'on offre 360 milliards pour les banques et les spéculateurs, 7 milliards pour le secteur automobile et que Total fait 14 milliards de bénéfices.
&-Les profits des monopoles, les rentes de situation, les grandes fortunes se font au soleil, et l'Etat, en connivence avec ces monopoles, pendant ce temps a démantelé tous les services publics.
Que reste t-il de la direction de la Concurrence et de la Consommation? Rien. Les prix et les gens explosent, exorbités, les uns de coût, les autres de colère.
&-"Monsieur Victorin Lurel", président socialiste de la région Guadeloupe, "Quel geste important pourrait, selon vous, commencer à désamorcer le conflit ?"
-"C'est que l'Etat revienne et respecte la parole donnée."
Il a raison Monsieur Lurel, la parole donnée, c'est la satisfaction de la revendication sur laquelle tout bute : 200 euros pour tous!
&-Impossible! nous dit-on. Pourtant dans les seuls profits réalisés par Total en 2008 (notamment en Guadeloupe, où Total a le monopole de la distribution), il y a de quoi garantir 200 euros par mois pour tous les salaires compris entre 1 et 1,6 fois le SMIC comme M.Jégo l'avait promi.
&-Le gouvernement n'a pas respecté sa parole, l'Etat n'est pas autour de la table de négociations et le Prézydent qui saute comme une puce partout, au moindre fait divers qui démange, en Métropole, dédaigne ostensiblement la Guadeloupe.

&-Aussi la racialisation du conflit fait le jeu de l'Etat capitaliste.
"J'ai honte, j'ai envie de pleurer. Je dis sincèrement: si la cause est juste, les moyens deviennent détestables" ajoute encore monsieur Victorin Lurel.
On vous comprend.
Vulgaire émeute raciale comme dans les banlieues en ex-france, récompensées au final par un surcroît de subventions au titre de"la politique de la ville", ou lutte de classe ?
Dans ce cas, pourquoi ne pas appeler à la solidarité la classe ouvrière en métropole ? Parce qu'elle est(encore un petit peu) blanche?
C'est à ce seul signe infaillible que l'histoire jugera de la grandeur d'un évènement et d'un peuple.
Félix le Chat

dimanche 15 février 2009

Trois citations pour la Saint Valentin

"Quand on aime vraiment quelqu’un, il n’y a pas besoin de l’embrasser, il n’y a pas besoin de le lui dire. Il n’y a que les femmes pour avoir cette rage d’être sans cesse rassurées."
Montherlant. Equinoxe (1938)

La fête du Saint martyre Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donnée le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers.
Saint Valentin devint le Patron des jeunes fiancés: Pour leur donner fertilité et prospérité; un culte démétrien donc, et non aphrodisien, comme celui moderne pour ces grotesques simagrées couronnées par un grognement.

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fanges."
Musset.
.
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égoût.
Baudelaire.

vendredi 13 février 2009

Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

Félix Niesche: Monsieur l'abbé, consentirez vous enfin à redescendre du haut de l'Empyrée dans notre marécage, afin d'éclairer de vos ténébreuses clartés nos lanternes : je veux parler de toutes ces histoires d'excommunication et autres asacramenteries épiscopales.
L'abbé Tymon de Quimonte: Mon fils, je ne plane aucunement, pauvre mortel, dans aucune empyrée, séjour des bienheureux, je patauge avec tout le monde dans l'humaine condition. Seulement je me refuse, je l'ai dit maintes fois, à accabler ma conscience par les scories de "l'actualité".
Félix: Cependant l'abbé, toute cette affaire, ce contentieux Williamson-Ratzinguer-Licra relève de vos compétences! Tout le monde en cause! Et moi qui aie sous la main un vrai membre du sérail, catholique et romain, et savant théologien, et rempli de science et de sapience, et de latin, et lui même excommunié, et lui même traditioniste, je devrais m'abstenir sur un blog dédié à son illustre patronyme ! Un comble !
L'abbé: Soit, mon fils, reprenez votre calme . Tout d'abord fermez votre âme aux impressions extérieures et regardez en vous-même.
Félix : D'accord l'abbé. Je vais résumer ce que je sais de l'affaire :
Josef Ratzinger, pape, décide de désexcommunier des types, dont l'un, Votreseigneur Richard Williamson, avait soutenu en anglais et à la radio, une opinion insoutenable même en latin : la thèse immonde de Herr Faurrisson.
Ce fut alors un tohu-bohu mondial, des scènes d'hystéries, des pétitions, des grandes phrases : déclarations tonitruantes de frau Merkel, de la LICRA déposant à grand fracas des plaintes contre l'évêque relaps, et caetera, et caetera... (Moi aussi je parle latin.)
Du coup, certains, perfides, rappellent opportunément que ce bon Ratzinger, enfant, fut un vilain petit führer qui aimait à gambader en short noir dans la forêt brune avec ses petits camarades de la HitlerJunge.
Le supérieur général de la communauté intégriste de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay, a demandé "pardon" au pape. Il a aussi "interdit" à l'évêque intégriste "toute prise de position publique sur des questions politiques ou historiques".
Seize, sentant le vent du boulet, qui a sa tête sur ses épaules, et instruit des mésaventures de son homographe en appellation numérotée, tient à la garder, vient de benoîtement réaffirmer l'éternelle et intransgressible Repentance de l'Église pour la traite des Juifs durant la Schoâ .
Ceci (un peu de patience, monsieur l'abbé, j'en ai bientôt fini), cette dernière prise de position, en levrette, de Benoit XVI, divise à nouveau la Droite, en trois camps irréconciliables.
- Les uns disent que le pape, une fois encore (la fois précédente c'était pour la béatification de Pie XII, dont on lira l'affaire ici), s'est déculotté devant le monstrueux culot juif.
- Les autres disent que seul importe que le Pape eût maintenu la levée de l'exco, le reste n'étant que poudre diplomatique vaticane.
- Les derniers s'en tamponnent le coquillart, Alea jacta est, la messe est dite depuis belle lurette.
Les premiers sont le très peu de réactionnaires, les deuxièmes sont la foule, et le dernier, le seul, l'ultime : votre serviteur.
Et savez vous pourquoi, Monsieur l'abbé ?
L'abbé : Non mon fils, mais vous allez nous le dire.
Félix : Qu'est ce que c'est que ce tapage que tous ces hâbleurs en chambre font sur des mots, fussent-ils à gaz ? Alors qu'ils sont restés muets pendant les massacres à Gaza ! Tollé pour des bavardages, tolérance pour des carnages ! Ils rampent devant leurs maîtres ces chiens, la nombreuse race des collabos de toujours, tous les Julliard et leur indignation feinte, ces lâches !
Voilà la seule chose qui me soulève : la dictature idéologique de cette méprisable engeance.
Terminé.
L'abbé : Mon fils, Ad impossibilia nemo tenetur, la première règle d'un bon résumé : ne pas donner de détails inutiles, il semblerait que vous ne la connaissiez guère.  Ceci noté, vous arrivez Ad augusta, per angusta, à d'honnêtes résultats par une voie biscornue : en effet, peu nous chaut tout ce tapage, il porte sur des questions annexes, la vrai question c'est Vatican II. Felix qui potuit rerum cognoscere causas !
Félix : Vous parlez de moi en latin monsieur l'abbé?
L'Abbé : Pas vraiment mon fils, félix ici veut dire :"heureux". " Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses".
Félix : Je n'ignore pas monsieur l'abbé, que selon votre pensée, la cause secrète c'est le concile Vatican II qui mit toute L'Eglise à bas. Mais ce geste du pape n'a t-il pas pour souci principal de la relever et de réconcilier l’Eglise avec ses intégristes ?
L'abbé : Il se peut que le but du Summun Pontifex fut d'empêcher que tout l'édifice ne partît à la ruine, mais le Pire est déjà advenu.
Si des négociations avec le Vatican en vue de la réintégration de la communauté FSSPX dans le giron de l'Église catholique amenèrent à la levée de l'excommunication des quatre évêques, en janvier 2009, cela ne signifie nullement le retour à la pleine communion de la FSSPX, qui doit reconnaître l'autorité du Pape et par voie de conséquence la légitimité du Conciliabule Vatican II.
Félix : Selon vous, monsieur l'abbé, le retrait de l’excommunication, n'est pas une bataille gagnée par la Fraternité?
L'abbé : Tout au plus, une escarmouche.
Lors du grand schisme d’occident (1378-1417) nous avions deux papes pour une seule Église. Maintenant nous avons deux Églises, l’Église Conciliaire et l’Église Traditionnelle (et qui s’opposeront toujours), pour un seul Pape. Qui, machiavélique, asseoit son nouveau gouvernement, en favorisant tantôt l’une, tantôt l’autre.
Félix : Un seul Pape c'est quand même mieux que deux, non ?
L'abbé : A la condition que celui qui se prélasse sur le trône de Pierre depuis le Concile fut légitime.
Si il y a pu y avoir deux papes il peut aussi bien n'y en avoir aucun.
Pour ma part la ratification des décrets du IIe concile du Vatican  sont incompatibles avec la possession du Souverain pontificat.
L'Eglise en fut, soi disant, rajeunie, parce que vêtue de neuf (dévêtue devrait-on dire), à l'instar de ces prêtres jetant la soutane aux orties.
Félix : Monsieur l'abbé, puisque l'Église catholique ne peut se tromper dans l'enseignement de la foi et des mœurs, dans la promulgation des rites liturgiques, alors l'Église officielle, vivante et agissante, est la seule. Pour moi, je la rejette en bloc, elle n'est qu'une putain.
L'abbé : Lors du conciliabule maudit, les rédacteurs de Vatican II ont falsifié jusqu'aux Paroles du Divin Maître. Savez vous encore votre Patrenôtre, mon fils?
Félix: Oui. Mais seulement en French...
L'abbé: Bien. Dîtes seulement la sixième demande et avant-dernier verset.
Félix :
" Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.
Mais délivrez nous du mal.
Ainsi soit-il. "
L'abbé: Sa traduction française dite « œcuménique » fruit d'une commission liturgique œcuménique francophone réunie en 1965, est désormais : " Et ne nous soumets pas à la tentation, Mais délivre-nous du mal. Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen "
Félix: Terrifiant ! Cela dit tout. Les chrétiens prient donc un Dieu qui peut les soumettre à la tentation, comme le diable ?
L'abbé: Comme le Prince de ce Monde, dont parle Jésus, qui est le Démiurge de l'Ancien Testament.
Félix:  Celui à qui appartiennent "le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles" ?
L'abbé: Précisément, mon fils.
Christus vincit!
Christus regnat!
Christus imperat!
Félix: Amen.

mercredi 11 février 2009

Le Démiurge au secours de L'Union "Européenne"

La Tempête Klauss a béni les rivages maritimes des Landes et les grands pins ont dansé dans les rafales avant d'aller rouler dans les fondrières leurs écorces mortes.
Pauvres pins! Par milliers et par milliers, par centaines de milliers, arrachés, déracinés, saignant la résine, gisant dans l'humus au milieu des pignes et des pignons, leurs branches aux aiguilles vertes tordues dans la poussière.
L’existence même de la forêt landaise est menacée après cette hécatombe d'arbres sylvestres, plus meurtrière que celle de 1999.

Henri Plauche Gillon, président de la Fédération nationale des forestiers privés: « Sans mesure indemnitaire, il n’y aura plus de sylviculture. »
Dans les forêts de pins maritimes des Landes et celles de peupliers du Sud-Ouest, 300 000 hectares ont été dévastés à 40, 50 voire 70 % selon les zones.
En tout, l’équivalent de six à sept années de récolte gisant au sol, dans un cimetière d'arbres, et qui doivent être écoulés dans un marché lui même en chute libre: crise de la construction, recul de la demande espagnole... Le bois manque cruellement de débouchés.
Une catastrophe économique, écologique.

C'est la Fatalité, le doigt de Dieu.
(Dans ce cas, le Démiurge qui règne sur notre Éon est du côté de l'Union Européenne.(1)
Sans doute ces dévastations sont elles imputables à la fatalité, mais reste que les indemnisations, l'aide attendue de l'UE, sera maintenant la réponse obligée: savoir si la désertification/destruction sera durable ou bien si la région toute entière pourra panser ses plaies, récupérer et revivre.
L'Union européenne au nom du respect du traité de Maastricht et « de la concurrence libre et non faussée » n'organise-t-elle pas depuis dix-huit ans, cette marche à la désertification, à la destruction des emplois et à l’appauvrissement généralisé de la population, la tempête Klauss n'est ce pas exactement sa politique, en accéléré?
Prenons l'autre côté du Sud de la France, le Sud-Est, l'Hérault par exemple.
Dix huit ans de Maastricht ont rayé de la carte près de 50 000 exploitations viticoles.
L'U.E a dit "vouloir en finir avec la culture millénaire de la vigne."
Des dizaines de millier d'exploitants vignerons ont été chassé de leur terre, la rage au coeur et versant des larmes de sang.
Autour de l'étang de Thau pour détruire la conchyliculture(production de l'huître de Bouzigues) les bureaucrates de l'U.E ont déclassé l'étang de la catégorie alimentaire en catégorie navigable.
La pêche faisait de Sète le premier port français en méditerranée? l'U.E ordonne la destruction les bateaux!
Béziers, ville industrielle subit de plein fouet les délocalisations et la misère.
La population des Hauts Cantons de l'Hérault, ancien pays minier, voit ses services publics de proximité(mairie, postes, écoles, trésorerie, maternité..) se rétrécir comme peau de chagrin.
Misère! Mais que va t-il rester de notre Vieux Pays?
Le pouvoir décrète l'arrachage de la vigne mais protège le trafic du Haschish marocain.
Le lecteur de Charlie-hebdo parisien ne dit il pas:"ouais, le canabis c'est illégal, mais les fascistes picolent en toute impunité."
Destruction des bateaux de pêche, désertification rurale, désindustrialisation...et grouillant sur ces ruines le parasitisme prolifère: toilettage de clébards, centres d'épilation vulvaire, de tatouage culier, de piercing mammaire, agences immobilières, vendeurs de portables et autres colifichets...Misère!

Pendant ce temps les fonds publics s'écoulent dans les poches des spéculateurs, déjà plus de 400 milliards, inscrits dans les 2000 milliards décidés par l'Union "européenne" pour renflouer grassement les cumulards et les boursicotiers qui sont à l'origine de cette misère, de cette infâme laideur défigurant le visage chéri de notre patrie.

Elle a bon dos, la "Nature"!
La Forêt c'est une chose, c'est déjà suffisament terrible, mais les dégâts effroyables causés par la tempête Klauss à l’acheminement de l’électricité et de l’eau potable, aux réseaux routier et ferré, étaient-ils seulement imputables à la fatalité de la nature ?
Les délais pour la réparation de ces dégâts – un minimum de deux semaines– étaient-ils inévitables, "normaux"?
Dix ans après la tempête de 1999, et les promesses d’alors, toute la population peut mesurer les conséquences désastreuses du démantèlement des services publics, de l’Équipement, de la téléphonie et de l’EDF.
Le réseau des lignes EDF dans plusieurs départements touchés, dont la Gironde, a été laissé dans un état de vétusté et de fragilité depuis lors.
EDF, depuis sa transformation en société anonyme, a privilégié des opérations commerciales sur le marché mondial au lieu de dégager les investissements nécessaires au réseau national.

Peut-on empêcher des arbres de tomber sur les lignes à haut voltage ? »
Non, mais il fut un temps, pas si lointain, où les services publics de l’EDF et de l’Équipement disposaient encore des moyens d’agir, et ces lignes étaient systématiquement protégées de la proximité des grands arbres.
Les routes pouvaient être dégagées rapidement, permettant la circulation des engins de réparation.
Aujourd’hui, il fallut faire appel à l’armée!
Certes, 5 000 agents ont été envoyé sur place, pour la plupart, venus d’autres régions, d’autres entreprises qu’EDF. Ils n’ont pas, en dépit de leur dévouement, la connaissance du réseau local qu’avaient les agents des sites départementaux de l’EDF. Car ces sites ont été supprimés.

Misère!
Les dispositifs de privatisation, de « filialisation », d’« ouverture du capital », de « délégation des missions de service public », imposés par la transcription des directives européennes, mettent en péril les conditions de vie de la population.
A bas l'Union (dite)Européenne!
Félix le Chat
.
Note(1)"Dieu est un fumeur de Havane" chantait feu Gainsbourg.
Il semblerait que le démiurge, "prince de ce monde",soit du côté des ploutocrates. Son peuple élu se sont les riches, son signe l'argent, son milieu de prédilection la médiocrité et la laideur.
Son goût, détruire les petits et les humbles et rabaisser le génie, les pauvres et les humbles de coeur étant les favoris du vrai Dieu et le Génie sa marque.

dimanche 8 février 2009

Exit le torchon "Rouge"

ROUGE, l'hebdomadaire de la Ligue Communiste RRRRRévolutionnaire, va disparaître lors du congrès de dissolution, (les 6, 7 et 8 février) de la LCR, afin de mettre bas le NPA (nouveau parti anticapitaliste), Ni nouveau, certainement pas anticapitaliste, mais plus étonnant, on va le voir, ni parti.

Telle est la décision de la direction de la Ligue qui dans sa résolution de dissolution écrit: "Il n'est pas concevable que la presse de la LCR lui survive même pour un temps court. Il faut maintenant organiser transition avec le système de presse NPA(....) Il y aura, c'est inévitable une courte période dans laquelle il n'y aura ni Rouge ni presse NPA."

Tant mieux ça nous fera des vacances. On va pas verser des torrents, qui seraient mal épongés par ce torchon cramoisi et brûlé, dont la ligne éditoriale était:
-primo et avant toute chose: féministe frénétique, primaire, secondaire et en chaleur.
-Deuxio: "antifasciste" radicale, version FTP/FFI, en retard d'une seule Guerre Mondiale.
-et Tercio: d'un anticapitalisme vague et "alter" comme Malek.

Mais au delà des ricanements légitimes devant cette crevaison rougeâtre et en papier mâché d'une variété d'extrême gauche du Political Correctness, il convient me semble-t-il, de s'interroger sur la signification politique d'une telle métamorphose de la LCR, petit parti avec un organe, en NPA, "assoce" sans organe.

Le journal du capital financier français Les Echos, qui à la différence du Figaro, le Libé des bourgeois, ne prend pas ses lecteurs pour des c..., donne une piste: " Marx avait conçu une riposte collective autour des intérêts de la classe ouvrière. Mais ce modèle a été emporté non seulement par la réussite économique du capitalisme, mais surtout par l'émergence irrésistible de l'individu dans la vie sociale."

Nous passerons sur "la réussite économique du capitalisme," en pleine décomposition, par un de ses laudateurs, qui prend son désir pour la réalité, mais qui ajoute, lucidement: "D'une certaine manière Besancennot a mieux compris cela que le parti communiste: il se contente de protester et se garde bien de proposer une alternative. Il laisse ainsi l'individu libre de rêver à sa guise tout en flattant son instinct de révolte."

Nous avons ici une clef pour comprendre le sens de la création de ce NPA.
Reprenons la résolution de la direction de la LCR entérinant la liquidation de Rouge: " Internet a profondément modifié la donne sur le plan de la communication et de l'information, chacun de nous le constate. On ne peut manquer de faire du site Internet un élément central du dispositif, non pas seulement un portail de l'organisation, mais une publication en tant que telle."

Ensuite la direction de la LCR invoque un nouveau concept: celui du journal-site.
Ben voyons. Le discours type du "bobo", du petits bourgeois à la page, son jargon de communiquant, à genoux devant l'Internet, cette idole de la modernité triomphante, trou noir qui aspire tout le Réel, qui absorbe tout les rayonnements vivants et ne peut plus en émettre que de virtuels, symptôme terminal de l'âge sombre.
Internet: le World Wide Web, la Toile de l'Araignée Mondiale, artificiellement créée à des fins de spéculation parasitaire, la fameuse Bulle Internet qui explosera en 2001, sa fonction première c'est le commerce, qui en détruisant des millions d'emplois dans les entreprises de télécommunications, vise à tisser des liens virtuels mais impitoyablement solides autour des individus atomisés, dé-socialisés, démobilisés.
En outre vecteur de toutes les activités criminelles florissantes, trafics en tout genre, pornographie, pédophilie....
(-"Oui, mais, me direz vous, "et vous-même, avec votre site? et la liberté d'expression plus grande sur la toile que dans la presse papier?"
- "Temporaire. Et puis c'est cela, précisément, la dialectique de la lutte des classes, manifestation dans l'historique de la loi de l'Entropie croissante contre la Néguentropie qui lui résiste, qui n'est elle même que la forme Physique, "physicienne", de la lutte séculaire de la Ténèbre et de la Lumière, guerre entre l'Oligarchie écrasante, sa volonté monolithique, et les peuples, foncièrement frondeurs, n'existant qu'en tant qu'ils restent libres et qui dénaturent spontanément les desseins et les combinaisons de la Ploutocratie...qui à son tour réagira etc....spirale de la Chute")

Revenons à nos moutons rouges. Ce discours convenu de la direction de la LCR, démontre à l'envie que le NPA n'a strictement plus rien à voir avec ce qu'il appelle lui-même: le "vieux" mouvement ouvrier.
Chacun comprend la différence entre un site internet, consulté individuellement par des anonymes et un journal, papier, organisateur collectif, pouvant être vendu à la criée, diffusé de main à main à partir d'une orientation politique précise.

Un site-journal peut il être autre chose que l'organe d'un parti en quelque sorte virtuel ? Chacun derrière son petit écran d'ordinateur, comme l'écrivait plus haut les Echos: "l'individu libre de rêver à sa guise tout en flattant son instinct de révolte." Tout ça ne fait pas un Parti, mais une Amicale de révolutionnaires en peau de lapin.
(Nous en savons quelque chose, nous autres d'E&R, en bute constante à la critique des onanistes d'Internet, qui ne bougent jamais leurs culs plombés de devant leurs écrans.)

Exit, donc, rouge, qui va rejoindre dans la poubelle de l'Histoire, la JCR, l'organisation de jeunesse de la Ligue, "auto-dissoute" le 13 décembre 2008. Quoi de plus caractéristique d'un parti politique, après le journal, qu'une organisation de jeunesse? Aussi, à dégager!

Plus de parti donc mais quid des finances, si les cotisations des adhérents disparaissent avec la "forme" parti du NPA? Lisons encore le texte de dissolution de la Direction de la LCR:
"L'enjeu est d'assurer une transition tant du point de vue politique que du point de vue légal, tout en s'assurant qu'un certain nombre d'acquis financier de la LCR se perenniseront au delà du congrès e fondation du NPA.
Pour le dire franchement, il convient de s'assurer que toute solution retenue maintiendra la subvention publique de l'Etat, de l'ordre de 900 000 euros, jusqu'au terme de la législature, soit 2012."
"Pour le dire franchement", qu'est ce qu'un "nouveau" "parti" "anticapitaliste" qui dépendra exclusivement des fonds publics, c'est à dire du fric que l'Etat bourgeois verse aux regroupements politiques, les rendant par là dépendants de l'appareil d'Etat?
Qui paye commande.
.
Matin, midi et soir le pseudo-facteur se pavanne, invité permanent des grands média. Le Figaro révélait début novembre que le joufflu aux yeux de biche était devenu : "l'homme politique français qui passe le plus dans les médias."
Mais que porte-il dans sa besace, Besancennot, quel est son programme à ce NPA?
-"Freiner les spéculations financières. Cela peut se faire par l'instauration d'une taxe dissuasive sur toutes les transactions boursières...." Besancennot. Rouge (9 octobre 2008)
-"Une véritable Europe Sociale" mais dans le cadre de l'Europe de Maastricht "démocratisée".
-"Des services publics européens à chaque fois que l'échelle européenne est pertinente: les trancsports aériens, les chemins de fer, les transports fluviaux, l'énergie, l'eau, les trusts pharmaceutiques."( résolution de politique générale des comités NPA des 8 et 9 novembre à Paris.)
Or faut-il le rappeler, les services publics, ainsi que les monopoles publics sont tout simplement interdits par le traité de Maastricht(articles 87 et 88), au nom de la sacro-sainte concurrence libre et non faussée!
Le NPA revendique également "le contrôle citoyen" de la Banque centrale européenne.
Qu'est ce que ça veut dire "citoyen"? Et comment contrôler une institution exclusivement aux gages des capitalistes et qui vient d'octroyer 1700 milliards d'Euros aux spéculateurs?
-"Régularisation de tous les sans papiers" Pour la libre circulation des hommes et des capitaux.
-" Lutte contre le Machisme, le sexisme, et l'oppression collective des femmes."
Si nous vivons pour notre part en gynécocratie, au NPA on étouffe dans un enfer patriarcal de domination masculine.

On le voit l'offre politique du NPA correspond à une demande sociale: celle de devenir l'aile d'extrême gauche de la mondialisation capitaliste, pour obscurcir la conscience des opprimés et faire obstacle à leur organisation.
Félix le Chat

samedi 7 février 2009

Dégueulasse!

Ces deux beaux visages d'intellectuels tourmentés, saisissant d'intelligence sont:
-à gauche, Mazarine Pingeot, exsudat prostatique de la Vieille Mitte, sa seule postérité véritable et en quelque manière la pupille de la Nation, puisque selon la volonté du De cujus son élevage et son engraissement se parachevèrent aux frais de la République, écri-vaine(1) et administratrice de l'Institut François-Mitterrand(mazette!) entre autres activités relevées;
-à droite Ulad Mohamed, son cher et tendre, père de ses enfants et "Producteur délégué, Réalisateur, Scénariste, Adaptateur et/ou dialoguiste, Producteur étranger, Producteur(société), Exportateur(sic!)", qui vient d'avoir une idée d'émission (géniale, forcément géniale), que dans l'excellent Informations Ouvrières, l'organe du POI, dernier journal ouvrier vraiment indépendant, Lucien Gauthier, sous la rubrique "Faites le savoir...", commente, dans un article que je me dépêche de reproduire, tant le dégoût qu'il manifeste je le partage, sans autre commentaire que le sien.
"....et il a eu [mohamed Ulad] une idée d'émission. Il va enfermer, façon loft, durant un mois dans un mas provençal 12 jeunes de 18 ans. 6 palestiniens et 6 israéliens. Ils cohabiteront, partageront loisirs, repas, match de foot, télé... Ils vont même monter ensemble une pièce de théâtre Roméo et Juliette, dont on imagine pour le piment de la chose, un Roméo palestinien, une Juliette israélienne, ou vice-versa.
Délicat, notre producteur-réalisateur tient à préciser qu'il n'y aura pas d'intrusion dans leur intimité: "On ne les verra pas dormir, on les suivra quand ils feront leurs courses, quand ils s'occuperont du potager ou quand ils s'installeront à la cuisine." Bien sûr, ce n'est pas de l'intimité. En fait il voulait juste dire: on ne les filmera pas s'ils couchent ensemble!
Assez écoeurant tout cela. Mais ce n'est pas fini, il y a malheureusement pire. Des "coachs" les encadreront pour qu'ils discutent entre eux avec l'objectif que ces 12 jeunes Palestiniens et Israéliens signent "des accords de paix".
Ils sont 12, ils ont 18 ans, et on va leur faire porter pour une émission voyeuriste sur une chaîne de télé française la responsabilité des "accords de paix." Un drame a lieu en Palestine, Gaza a été détruite, et on va s'amuser à jouer les faiseurs de paix avec 12 jeunes de 18 ans qu'on va enfermer durant un mois.
Il n'y a qu'un mot, excusez ma grossièreté: dégueulasse! "
.
Note:(1)
A propos du"Cimetière des Poupées" de la Dinde, je signale simplement ce petit article dans l'Express :
"Mazarine, écrit vain", par Jérôme Dupuis.
"Ce Cimetière des poupées est - déjà! - son cinquième roman.
Scolaire et ampoulé. Pourra-t-on, un jour, lire un roman de Mazarine Pingeot d'un oeil parfaitement objectif? Le moins que l'on puisse dire est que la principale intéressée ne nous y aide pas vraiment, posant enceinte à la Une de Paris Match, «dans la maison de ses vacances avec François Mitterrand», ou choisissant, pour la quatrième de couverture de ce Cimetière des poupées, un passage éminemment ambigu, qui semble dresser son portrait autant que celui de son héroïne.
La confusion n'est guère possible, pourtant. Le roman est la longue confession d'une mère infanticide depuis la cellule de sa prison. Pourquoi a-t-elle fini par tuer celui qu'elle venait d'enfanter? Sujet intéressant.
Une litanie nourrie d'obsessions prévisibles Mais, sous couvert d'explorer éros et thanatos, notre agrégée de philosophie aligne tous les marronniers des pages psycho-sexe de Cosmopolitan : la première nuit avec mon amant (page 35), le choc de la paternité (page 65), la lassitude dans le couple (page 89), etc. Et lorsqu'elle s'aventure dans la scatologie ou la lubricité, on a le sentiment de voir une adolescente en col Claudine s'effrayant elle-même de son audace à arracher les ailes d'une mouche.
Certes, ce Cimetière des poupées a sa petite musique. La petite musique que produit une litanie un peu monotone, nourrie d'obsessions prévisibles. Le décor? Un appartement bobo, un époux éditeur et quelques cocktails mondains. Le style? Ampoulé. Exemple: «Que tiennent les promesses quand la nuit s'y met, les images me débordent, je ne les contiens plus, mon seul succès est d'avoir anéanti ma capacité gestuelle, l'énergie du moindre effort, ce qui empêche le passage à l'acte et circonscrit au délire mes désirs irrespectueux.» Et quand le lecteur est arrivé à la dernière page de ce petit roman semblable à tant d'autres, il ne peut réfréner une lancinante interrogation: so what ?"
Et après ça on s'étonne que la moindre mimi exhibât ses petits écrits sans rougir...

vendredi 6 février 2009

nanos gigantium humeris insidente









Le philosophe à Point, Bernard-henri Lévy, a volé toutes chemises blanches déployées, au secours de son coreligionnaire Bernard Kouchner attaqué par Pierre Péan, qui dans son livre, Le monde selon K., sorti ce mercredi, accuse le Ministre des Affaires Étrangères à la France de conflit d'intérêt entre activités publiques et privées en Afrique.
Furieux, le Milliardaire Lévy a concentré tout son tir de barrage sur la carrure: la petitesse et à ses yeux l'inadmissible manque d'humilité, de prosternation d'un "petit" pisse-copie devant un Grand Homme.
Les accusations précises contre Monsieur kouchner, portées par le journaliste Pierre Péan, le marchand de bois précieux africain n'en a cure, il les a balayé d'un revers élégant: "saloperies!".
"C'est pathétique, c'est nauséabond. Qu'est-ce que c'est que ces petits mecs qui viennent s'en prendre à quelqu'un qui a passé une vie d'engagement, qui a risqué sa peau sur tous les terrains où ça avait un sens, qui a une oeuvre et une vie extraordinaire" "Des nains juchés sur les épaules de géants" afin de les souiller....a-t-il ajouté.
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L'immense philosophe est-il à ce point réduit a quia, qu'il dût emprunter à l'éloquence et au génie de son épouse?
Rien sur le fond, aucune réfutation des allégations de Pierre Péan, mais seulement cette hystérie digne d'une demoiselle Troudballe indignée que l'on pût s'en prendre à son grand homme de mari.

Qu'est ce que c'est que ces abominables, ces nullités, ces pelés, ces galeux, ces sans-grades, ces infimes, ces homuncules, qui OSENT sans vergogne se mêler des affaires grandioses de ces Titans de la Pensée de la Réussite et de la Gloire?
Mais rien ne trahit mieux le vulgaire, le plagiaire, le jocrisse adepte du chic et du toc, la pensée de troisième ordre avec son orgueil mal placé et son dérisoire, que l'utilisation mal venue d'une expression classique, devenu un sophisme: ici les fameux nains juchés sur des épaules de géants !
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Nanos gigantium humeris insidente, l'expression est de Bernard de Chartres, pour dire:afin de voir mieux et plus loin qu'eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes portés et soulevés par leur stature gigantesque.
En 1120, Bernard de Chartres comparait ainsi ses contemporains et leurs glorieux prédécesseurs de l'Antiquité, ce temps des géants et des saints.
Les hommes de son temps recherchaient l'héritage des Anciens, tous leurs efforts tendaient à reconstituer et à maîtriser cet héritage.
Plus tard, Engels dit à propos de la Renaissance, que l'Histoire, ayant pour sa marche en avant, besoin de Géants, elle les créa, et les hommes de son temps (à lui Engels), à leur tour, se juchèrent sur leurs épaules.
Delacroix lui même, eu égard au caractère universel du génie des Raphaël, Michel Ange, Léonard de Vinci, employa cette métaphore de nains perchés sur épaules....
Mais lire, et à contresens, et à contre-emploi, que tous les Péan du monde ne seraient que des nains juchés sur les épaules des Géants Kouchner et BHL, non pour voir clair et loin, mais pour bourdonner des insanités à leurs oreilles chastes est un faux-sens et d'un prudhomesque définitif.
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La métaphore appropriée eût été: -"qu'est ce que ces "cent sales mouches au bourdon farouche", avides à tremper leurs suçoirs dans notre éminence, dans notre somptueuse proéminence ?"
-"Mais, de petits asticots nés de votre énorme bran, messieurs."

Ces sales petits journalistes de province, ces petits juges, ces petits parons de PME, ces petits flics, ces petits tâcherons, ces petits maires, ces petites gens, ces goyim minables de la France moisie, ceux qui forment le tissu social de cette république qui entrave encore un tout petit peu le libre développement du népotisme, du "Consulting" pour dictateurs Africains, et de tous les trafics, de tous les "voyous sans frontière", il faut en finir avec eux!
Ces Magnifiques vouent aux restes décomposés de la République Française, une aversion qui concentre une exécration atavique tribale et le fiel du Parvenu.
C'est un ressentiment de classe déchue, mais à l'envers.
C'est le mépris du Noble pour la basse extraction, mais avec l'ingratitude et le ridicule en plus.
Un Ridicule cosmique, presque métaphysique, tant il est vrai que ces modernes Grands Juifs doivent tout à la Déclaration des Droits de l'Homme.
Cependant que les ci-devant familles Nobles pouvaient s'enorgueillir, légitimement, d'une autre origine que le pouvoir de la Roture, la réussite de ces Grands personnages est consubstantielle à cette émancipation roturière. Ils doivent tout à la République, à la liberté de penser, à la liberté de critique, et longtemps la juiverie éclairée a toujours manifesté une "sensibilité de Gauche".
Aujourd'hui, comble d'inversion, en ces temps de confusion où le Grotesque atteint au Sublime, un grotesque sublime, un sublime grotesque comme on voudra, les Princes de ce Monde, dans leur rage écumante de parvenus, oublieux de la soue où ils s'ébrouaient récemment encore, se cuidant d'une essence supérieure se font les fourriers de la destruction de la République qui les émancipa, les sortit de l'ornière.
On croyait longtemps le B.H.V de la philosophie, un admirateur de Jean-Paul Sartre.
Or qu'est ce que LE SALAUD sartrien ? Précisément celui qui feint d'avoir une essence, celui qui, oublieux de sa liberté ontologique, dit qu'il n'avait pas le choix alors qu'il avait le choix, qui oublieux de la farce originelle, se pose en égal des dieux et tutoie les constellations.
L'homme inauthentique d'Heidegger, petitement déterminé par l'on, qui représente la déchéance du Dasein dans sa triviale identification.
Aliéné a son propre discours, il devient sa propre dupe, mais le relent de son origine remonte à la surface comme un remugle d'égout, la nature occultée se manifeste malgré soi, seule chose géante chez ce polichinelle, sa vanité titanesque de potentat manipulateur.
Félix le Chat

mardi 3 février 2009

O Captain ! My Captain!

"Ô Capitaine ! Mon Capitaine !
Ô Capitaine ! mon Capitaine ! fini notre effrayant voyage,
Le bateau a tous écueils franchis,
le prix que nous quêtions est gagné,
Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;
Mais ô coeur ! coeur ! coeur !
Oh ! les gouttes rouges qui lentement tombent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Etendu mort et glacé.
Ô Capitaine ! mon Capitaine !
lève-toi et entends les cloches !Lève-toi - c'est pour toi le drapeau hissé -
pour toi le clairon vibrant,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannés -
pour toi les rives noires de monde,
Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi ;
Tiens, Capitaine ! père chéri !
Je passe mon bras sous ta tête !
C'est quelque rêve que sur le pont,
Tu es étendu mort et glacé.
Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné ;
Ô rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
Je foule le pont où gît mon Capitaine,
Étendu mort et glacé."

C'est la mort tragique du président Abraham Lincoln qui a inspiré à Walt Whitman ce beau poème "O Captain ! My Captain!"
Abraham Lincoln naquit dans une cabane, au Kentucky, en 1809, dans un ménage de pauvres bûcherons illettrés.
Grand et vigoureux, il manie très tôt la hache. Malgré les difficultés et les malheurs familiaux, il apprend à lire et développe un goût irrépressible pour l'étude et le droit. A 20 ans, le jeune homme sur un bateau à aubes descend le Mississipi jusqu'à la Nouvelle-Orléans, il va découvrir la triste réalité de l'esclavage.

Pendant la fameuse guerre de Sécesion, une première série de défaites dissuade Lincoln de se prononcer officiellement sur l'avenir de l'esclavage. Mais il y pensait tout le temps.
Avec la victoire nordiste d'Antietam, Lincoln se rend sur place et presse le général McClelland de poursuivre les Sudistes du général Lee. Cinq jours plus tard, le 22 septembre 1862, il proclame avec solennité que l'Union rejette l'esclavage.
Et le Grand Lincoln n'avait pas barguigné à promettre à chacun des Noirs qui s'engageraient dans les troupes nordistes, non seulement l'abolition de son état d'esclave, mais 40 acres de terre et une mule, afin qu'ils pussent s'établir comme paysans indépendants et vivre dignement.
Après que Lincoln a été assassiné, ses successeurs offrirent bien aux Noirs esclaves de la liberté, mais de terre, d'acre de terre âcre, point.
Ainsi que de mule: ils n'eurent pas non plus l'ombre d'une oreille de mule.

Dès son discours d'acceptation de l'investiture, Monsieur Barak Obama s'inscrivit manifestement dans la lignée d'Abraham Lincoln, il fit référence à de nombreuses reprises à son illustre prédécesseur, dans l'héritage de celui qui s'était appuyé sur la volonté d'émancipation des Noirs pour assurer la victoire du Nord sur le Sud lors de la guerre de sécession.
Aujourd'hui, Monsieur Obama qui a de la suite dans les idées, n'en doutons pas, fêtera les 200 ans de Lincoln, son modèle.
"Le président Obama se rendra à Springfield, Illinois, le jeudi 12 février pour assister à la commémoration du 200e anniversaire de la naissance de Lincoln", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, lors de son point de presse quotidien. "Il y assistera et prendra la parole lors du banquet" marquant cette commémoration, a-t-il ajouté. M. Obama, qui ne cache pas son admiration pour Lincoln, le président qui a aboli l'esclavage, a lancé sa propre campagne présidentielle début 2007 sur les marches du Capitole de Springfield. "
Le Figaro - 02/02/09

Petit florilège de citations de Lincoln.
« Ce que je puis désirer le plus est la séparation des races blanches et noires »
(Discours tenu à Springfield, Illinois, le 17 Juillet 1858).
« … Je dirai donc que je ne suis pas et je n’ai jamais été en faveur de l’égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n’ai jamais voulu que les Noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’il leur soit permis de se marier avec des Blancs. Je voudrais ajouter qu’il y a une différence physique entre Blancs et noirs telle, qu’elle interdit aux deux races d’être un jour sur le même pied d’égalité, socialement et politiquement. Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure.»
(4ème débat Lincoln/Douglas, 18 Septembre 1858).
« Vous et nous, Noirs et Blancs, sommes des races différentes. Il y a entre nous une différence plus importante que celle qui existe entre toutes les autres races. Que ce soit vrai ou faux, nul besoin d’en discuter. Mais cette différence physique est un grand handicap, aussi bien pour vous que pour nous. Je pense que votre race souffre énormément en vivant parmi nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons tous. Cela constitue une raison suffisante pour que nous nous séparions. Il est préférable, pour nous tous, que nous soyons séparés.»
(Discours tenu à la Maison Blanche à un groupe de dirigeants de la communauté noire, le 14 Août 1862).

Nul doute que Monsieur Obama connaisse bien ces propos du Grand Homme qui désirait que les Noirs d'Amérique retournent en Afrique, sur leurs terres d'origine d'où ils avaient été emmenés de force.
Félix le Chat

dimanche 1 février 2009

Crevure

« Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant quIsraël ne disparaisse ».
Martin van Creveld.(ci contre)
Ancien professeur de l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire militaire et la stratégie, également historien féministe de l'histoire des femmes.
Ce délicieux personnage, professeur va-ten-guerre militaire israélien doublé d'un féministe irascible a laissé entendre quIsraël pourrait se venger de l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens.
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(IAP News) - "Lors d’une interview publiée à Jérusalem vendredi, le professeur Martin Van Crevel a déclaré quIsraël avait « la capacité d’atteindre la plupart des capitales européennes avec ses armes nucléaires ».
« Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans toutes les azimuts, et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air ».Creveld, un Professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, a précisé que la « déportation collective » par Israël était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens."
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Bien. Nous avons écrit ici même que la boucherie caschère de Palestiniens à Gaza inaugurait une nouvelle étape dans l'offensive de l'Impérialisme sioniste. La Terreur ouverte et généralisée va remplacer progressivement l'intox, les manipulations d'opinions.
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Les gueules des chiens de l'Enfer, à l'instar de la Crevure féministe là haut, s'ouvrent de plus en plus large et leurs haleines fétides empuantissent déjà les consciences et les paisibles chemins obombrés de pins et de noisetiers des gens ordinaires.
La face d'ombre du Judaïsme l'ayant emporté, car c'est précisément sa face de lumière qui fut détruite à jamais en 1944, les Juifs insoumis qui emplissaient les partis révolutionnaires tels les juifs allemands Spartakistes, plus Allemands que les allemands, Liebneck et Rosa Luxembourg, les Juifs non juifs, Marx, Otto Weininger, furent détruits et leur possibilité, la matrice de leur apparaître, leur "vouloir vivre" anéanti à jamais.
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Hasard ou vocation, nous n'avons jamais approché que des Juifs grossiers, vulgaires, hystériques, hypocrites ou brutaux et ignares toujours, leurs élites, s'il en est (car les remueurs qui gesticulent sur toutes les estrades, on ne saurait les nommer des élites) nous n'avons pas eu la fortune d'en connaître. Aussi, bien avant de subir la hideur de leur Joug, nos goûts étaient déjà formés, nous n'avons cure d'en changer. Le mal est fait.
Mal, car à la différence, essentielle, de ceux que nous avons rallié pour le grand combat final, nous eussions été jadis, il nous semble, les compagnons de route des juifs révolutionnaires plutôt que des nervis, nous n'apercevons aucune filiation entre Marx et Madoff et ceux qui professent l'ineptie du contraire nous font pouffer de rire, le socialisme n'ayant rien de Judaïque au lieu que le capitalisme réalise "l'idéal du Juif pratique" (Marx).
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Si ces simples avaient raison, il faudrait plier genou et mettre face contre terre devant une telle race (spirituelle) capable de manipuler les constellations afin de faire tourner le monde en leur faveur.
Selon nous la victoire israélite actuelle est inséparable de l'achèvement de la privatisation absolue de tous les aspects de la condition humaine, jusques et y compris les plus intimes et les plus imprévus, l'esprit critique et l'imaginaire, mais aussi le germen et la libido, avec sa sous-culture vaginale dégoulinant de moraline, mélange de misère sexuelle et de débraillé moral.
A cet égard il n'est pas indifférent que ce professeur plein de haine et de ressentiment à l'encontre des européens, rêvant d'expulsions de palestiniens mais d'extermination d'européens, soit aussi un féministe conséquent.
Il est cohérent et exprime parfaitement la Weltansschauung de la pensée juive : aussi associer Israël et le Nazisme, même dans des manifestations d'indignation légitimes, a quelque chose de fondamentalement superficiel et faux, ne sachant voir plus loin que les apparences.
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Nous n'enseignons ni la nostalgie de la Caserne ni du Camp de concentration, ces modèles radieux de l'ancienne domination, mais c'était une ère où homo-sapiens ensevelissait encore ses morts fût-ce dans des fosses communes, cependant qu'aujourd'hui on partouze aux côtés de cadavres décomposés dans des charniers à ciel ouvert.
Domination strictement élohique et femelle, où l'on s'indigne et glapit pour une phrase, une pensée jugée de travers, mais les deux pieds bien au chaud enfouis dans les entrailles fumantes des petits corps déchiquetés de très jeunes enfants à Gaza.
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Vous pouvez donc nous menacer, impunément, de vos bombes atomiques, pour la plus grande gloire de votre vision de tribu, à la fin, vos champignons actinifères ne trouveront plus rien qui vaille à pulvéruler, l'holocauste et la mort physique n'étant rien que vapeurs et fumerolles, en regard du Néant métaphysique.
Félix et l'abbé Tymon de Quimonte.