dimanche 28 octobre 2012

Vient de sortir

En vente sur KontreKulture...
 Avec une préface de l'abbé Tymon de Quimonte.
 
Ce recueil contient aussi :
 
 
 
avec une superbe encre originale d'Ibara
 
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Dédié à Orfeenix,
Que je tiens à remercier pour son commentaire, et d’autant plus touché que nonobstant les dissemblances que la foire d’empoigne mondaine pourrait placer entre les êtres, l’amour de la poésie est un signe natal, invisible, et qui les lie.


Sans doute je ne suis pas en train de prétendre qu’un ministre  « poète » ( l’accolement de ces deux termes provoque incontinent l’hilarité n‘est-il pas ? ) trouverait mon indulgence, par je ne sais quel sentiment élusif de fraternité. Foutre non comme dirait Hebert ! Je préférai toujours un exploité fut-il mal dégrossi à un exploiteur…élégiaque.
Mais nous avons la chance de vivre dans un monde où Saint-John Perse ne se peut plus. L’époque est aux lourds pas aux Saints Léger.

Tout cela pour avertir qu’ il y a dans la préface de l’abbé une remarque misogyne, trop définitive : « 
Quand existait encore La Poésie, il ny eut jamais de femmes poètes. Cest une impossibilité ontologique. Baudelaire a tout dit sur le sujet « La femme est naturelle Aussi est-elle toujours vulgaire, c'est-à-dire le contraire du Dandy », et je voulais dire publiquement à l'auteur de Galatéerato de passer outre, l’abbé focalisait sur l’affaire Louise Labé, et puis sa détestation de l’époque en laquelle nous sommes engluée, le conduisant quelquefois, ainsi que moi-même, à des généralisations peut-être excessives.
félix lechat


mercredi 17 octobre 2012

Vent d'Antan


Ce cher Antan, par l’intercession de Saint Ibara, s’est adressé au Père (l’Abbé), et inquiet du silence « assourdissant » du fils (votre serviteur), et qui s’éternise, lui demandait s’il fallait attendre le prochain libelle Ad kalendas græcas.
Hé qui sait ?
En tant que de la nature du feu, je ne membrase que bien alimenté, sinon je reste à l'état de braises, inutilisable. Je fais hélas parti de cette race phlogistique, à laquelle il faut du bois, du bois dont on taille les triques, et je n’en trouve plus.
- « Quoi  » s’écriera-t-on (laveur) avec indignation, « avec le Hollandais volant, ce sont des forêts de bois précieux pour un pamphlétaire. Tout y est superbement et miraculeusement abject. »  C’est parfaitement vrai (d’autant que c’est moi qui vient de l’écrire), mais trop de combustible étouffe le feu. Ce serait un sujet à part entière, à traiter sous le libellé Je, ce sentiment d’étrangeté d’être jeté là, en un pareil monde qui, littéralement, ne me regarde pas, mais que je ne peux plus, non plus, voir. L’enlaidissement descend à une profondeur telle, que je sens intuitivement qu’il me faudra changer de registre pour exprimer justement ce que je sens.
Et puis, comme dit l’autre, je n’écris que Cacoethes scribe di , « Soumis à un urgent besoin d'écrire. » Et en ce moment je suis soumis à une autre nécessité urgente qui me prend tout entier.
Sans parler de Bloqqueur, qui depuis quelques temps, fait de la publication technique d'un texte un véritable calvaire.

Ceci dit, c’est une affreuse procrastination qui m’a fait sempiternellement remettre l’annonce d’une cessation momentanée d’activité, comme je le fais d’habitude.
Lecteurs pardonnez moi, j’ai manqué à tous mes devoirs, de mémoire de déblogueur, oncques ne vit pareil manque d’égard, d’autant que l’on a ici, tel l’Antan, tant et tant de fidèles liseurs éminents.

En attendant, Antan n’en emportera pas que du vent. En effet il semble inquiet de savoir si mon « silence » aurait quelque rapport avec le nolle prosequi qu’il lança d’une voix de stentor, dans les corridors des derniers commentaires. « Depuis que j'ai "pondu" quelques remarques sur les commentaires de l'abbé pour son "Du rififi chez les anti-Kadhafi" du samedi 15 septembre 2012, il n'y a plus de production Félixienne… » dit il
Comme j’approuvais sa remarque : « Merci Antan pour votre remarque pleine de bon sens et grâce soit rendu à Orfeenix de ne pas se précipiter dans ces verbosités, en lesquelles d'autres nagent avec délice », faudrait il voir mon actuelle stérilité comme une conséquence ?
Nullement. Pure coïncidence.
Loin de moi l’idée de faire de ce blog un sanctuaire où l’on ne peut chuchoter qu’à voix basse comme à Sainte Geneviève. Mon Dieu, si l’on veut s’y répandre, y prendre ses grands chevaux ou s’y prendre aux cheveux, ai-je jamais empêché personne de déblatérer, à sa guise, même les scènes de ménages n’y furent point censurées.
Un blog n’est pas un livre, sa vocation c’est aussi les commentaires, qui en font souvent le sel.
Donc si malentendu il y eut, qu’il n’y ait plus. Et que point ne passasses pour un imbu.
Car, tantôt lon mignore, Monsignore, à des profondeurs abyssales, tantôt on me jette des pelletées déloges.
Ce qui revient à mengloutir dans les glottes.
À me régurgiter Post prandium après mavoir mâché. Autre moyen de me faire disparaître.
Sous l’ombre d’une statuaire impossible à atteindre.
Mais dans le même temps, je suis incompris et raillé par le vulgaire.
J’entends le grand ramas, qui achoppe sur tous mes mots, me traiter, la bouche en cul de poule, d‘« Ampoulé » ! Va donc hé ampoulé ! Alors que je suis parfaitement elliptique ! Mais eux ne savent pas me lire, ils trébuchent à tous les mots, et cette claudication ils s’en font une gloire. Nourris de la nullité prétentieuse des écrivainEs, du toc des journalistes, le ramas proteste et peste.
Je n‘en ai cure : que l’on m’exècre ou qu’on me loue, j’ai l’impression qu’on parle d’un autre type.
Je suis trop tragique pour me prendre au sérieux.

Je n’ai jugé nullement PC ad valorem, mais Ad rem, ni sa prolixité, ni le fait de donner son opinion ne me dérangeaient, mais seulement sa propension à n’en juger que selon mon appartenance à E&R, de façon idéologique strictement, sans tenir compte de ce que j’écris.
Qu’il lise donc Arabesques, et nous verrons qui est le plus « identitaire » . Seulement cette appellation non contrôlée étant, comme souvent, reprise par beaucoup de gens que je méprise (la racaille des finequelcrottins, qui s’étranglent d’admiration pour Copé en ce moment), je me garderais bien de l’employer jamais.
À E&R nous tentons de surmonter l’antagonisme français/immigrés, qui sert l’Oligarchie, mais nous n’avons pas la prétention d abolir la contradiction. Celle-ci est inhérente à l’immigration elle même.
Il reste que j’aurais dû faire part à temps, d’une certaine vacance du blog, comme de coutume. Je prie Dieu que tous me vueille absouldre !
Pour expiation, j’allions confectionner un Pastiche 51 bien tassé, pour trinquer ensemble à l’élargissement et la sortie clopin-clopant de mes facultés à l’air libre, hors la prison de ma Santé mentale; et à l’embellie de la vôtre, florissante, si j’en juge d'après vos bonnes mines.


Ses coups de griffes, hélas, rognées aux lunules
L'Acedia, ce minuit, broie sous son faix d’onyx
Maint texte sidéral brûlé par le Félix
Que ne recueille plus cinéraire blogule

Sur la crédence, près le P.C, nul artik.
Car le Maître est frappé d’inanité sonore,
Vidé de sa substance, aridité arctique
Dessus la page blanche dont le Néant s’honore.

Avant sa réfection, il doit errer au Styx
Ce Fils livré au fisc, et aux noirs bucentaures
Amants de Nixe ruant du feu, Orfeenix ! [1]

Elle, sans doute nue en son miroir, encor
Que dans ses sanctuaires d’éleveuse prolixe
Se fixe de saints haillons, féerisant son corps.

Or donc, résumons nous :
1- Ce défaut d’alimentation du blog n’est pas un « silence » volontaire, mais un contretemps.
2- Je suis tout entier requis dans une autre tâche.
3- Qui peut durer un certain temps, impondérable.
4- Le présent texte pour aider à se passer joyeusement de mes élucubrations.

A+
si Dieu le veut.
Félix Lechat

[1] Elle ne m'en voudra pas hein ?  C'est pour la rime ! 

jeudi 4 octobre 2012

Arabesques

Vient de sortir sur KontreKulture

 
Dans toute l’Arabie la foule gronde, houle à l’assaut des régimes poussifs des poussahs corrompus. Au dessus de l’unité tumultueuse de cette Onde qui moutonne, les vagues successives.
Au dessus des vagues, les friselis d’écume, arabes-eaux arabesques qui ne se ressemblent pas.
Le long martyre de la Palestine, l'intrépide Hezbollah héroïque, la fronde de la République islamique d’Iran; mais aussi la racaille Al-Qaïda en train de mutiler du  Kadhafi, Allah Ouakbar et téléphones portables;  les porcs Al saoud vautrés dans leur soue; l’immigration afro-maghrébine d'Ex-France, avec ses quelques Muzz patriotes, avec ses Chances, avec ses Indigêneurs, et autres niqueurs…
Arabesques.