jeudi 29 janvier 2015

Philistine; PERRIOT


Philistine,
depuis qu'elle est Charlie, depuis qu'elle a cette petite corne du Rhinocéros entre les yeux, que sa peau s'est épaissie et durcie comme un plomb, fonce à travers les feuillages et les rameaux touffus de la dissidence, défonçant tout ce qui pousse un peu librement, au nom de la défense d'éléphant de la liberté expresse d'empêcher la liberté d'expression. 
Pour ce faire elle épluche, la Cruche, tous les zartiks du maître-site E&R.
Elle vient de découvrir Thierry Meyssan.  Complotiste ! elle dit.

Mais sa rhinocérite naissante n'a pas éteint en elle toute subtilité, sous la corne, comme chez toute femme qui reste encore un peu, malgré le féminisme destructeur, poreuse au monde subtil.
—  Il n'est pas si meyssan  monsieur Méchant, en fait comparé à vous. Il parle plus gentiment des foules Charlie, autrement que pour les bafouer en fait.
Il parle des "millions de Français qui viennent de se lever sans hésiter pour défendre les libertés d’expression et de culte" plutôt que d'"Un long égout pestilentiel qui s'écoule purulent de connerie humaine."  D'un détournement de l'émotion, non d'un consentement à la Tyrannie. Nuance de taille!

Ainsi elle m'a piqué au vif en marquant que ma réaction fut très aristo, quand je me flatte d'être toujours du côté des simples. Indubitablement il y avait pas mal de braves gens, qui au fond étaient là contre la barbarie et pour une vie meilleure.
Mais fondamentalement ce ne sont pas les simples qui manifestaient mais les demi-habiles et les demi-habiles méritent le fouet. 
Mais la subtilité de Philistine ne peux pas sortir du domaine psychique. Alors je lui dit que Thierry Meyssan est une voix autorisée, que l'on écoute, et que mon blog personne ne le lit. Donc lui ne pouvait en aucune manière prendre ces foules à rebrousse-poil. Il doit les traiter avec pédagogie.
Moi pas. De plus, je ne crois pas que le monde soit l'addition des individus.
Il y a plusieurs manières de se comporter devant le Crétinisme historique. C'est une question philosophique.
Non, plutôt il y en a seulement deux. Il n'y a que deux manières de ressentir un peuple qui se fourvoie. Par sa grandeur ou son erreur.  La Foule, sa houle ou sa folie !

Et en dehors de ça, le gentil Meyssan croit dans le Choc des Civilisations, s' inscrit dans cette croyance, valide cette thèse que tout est fait pour nous précipiter dans la guerre civile. Il voit la marque des services américains qui chercherait dans le sang l’union sacrée contre l'Islam, diabolisé.
C'est à peu de chose près la doxa dominante à E&R.
Deux exceptions cependant : votre serviteur, ainsi que notre ami et camarade

qui a commis un article implacable de lucidité. (cliquer sur le lien).

PERRIOT a recousu ensemble les deux lambeaux de conscience qui se niaient l'un l'autre et faisaient l'obscurité, puis il tire le rideau rapiécé par ses soins. La lumière jaillit.
Ah l' étincelle d'or !
Violemment éclairés, les choqueux [1]et les rémigreux [2]sortent de l'ombre et leur éblouissement leur fait une expression inélégante au possible !
Jusqu'à présent pour saisir la totalité il fallait lire sur le Site E&R et aller un peu glaner quelques compléments chez les de Souche.
Ainsi, par exemple, quiconque répugne à écouter le Caudillo s'il se contente du Site ignorera le vrai "programme politique qui permet à la fois d’enrégimenter les populations immigrées et de museler les souchiens".
« Pas d’amalgame, surtout pas d’amalgame » martèle le pouvoir par tous ses appareils idéologiques.
France pays d'apartheid  ! renchérit Valls toujours dans l'extrémisme, à l'encontre les Arabes, les Noirs les Chinois, les Roms, etc., sans oublier les femmes, éternelles victimes.
Le programme : "renforcer la pression exercée sur la population française, toujours plus suspecte de racisme et de discrimination. On entend d’ici les représentants de cette « communauté musulmane » qui ne manqueront pas d’ici peu de venir dénoncer le climat d’islamophobie insupportable qu’ils subissent depuis l’ « affaire Charlie Hebdo ». Et de prier ceux-là même qui les ont amalgamés sans vergogne de taper encore plus fort sur le Français moyen, cochon de payeur et éternel dindon de toutes les farces politiques."[3]

[1] Ceux qui craignent le "Choc des civilisations"
[2] Ceux qui aspirent au Choc des civilisations.
[3] Les citations sont de l'ami Perriot, qui nous prête sa plume pour finir ce mot.

samedi 24 janvier 2015

Entendez vous dans nos campagnes

Mugir ce féroce Ramas ?
Non ?
Et bien vous allez l'entendre.
Le Caudillo caresse pour la Campagne un projet bucolique, qui la fera gémir demain sous le poids écrasant de la Grisaille uniforme des villes.

"De vils despotes deviendraient 
Les maîtres des destinées ?

 Or donc, ce Monsieur veut pour nous ce qu'il ne voudrait absolument pas pour lui-m^me. Quand il se trouve pour ses affaires en déplacement quelque-part, il se plaint en privé de la faible bigarrure de "White et de Blancos" qui trancherait en un contraste plaisant cette affreuse grisaille uniforme que l'on aime par ici à nommer, par antiphrase, Diversité.
Cependant, en public, il va tonnant contre ces mêmes inadmissibles tâches de White et de Blancos qui gâtent la gamme chromatique du beau Ciel de France, qui mêle l'ombre et le sombre, tel que le prie avec ferveur les demi-dieux de l'olympe bruxelloise.

"Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés ?"

Preuve que ce qui l'unit à C'Pays et à ses autochtones n'a que peu de rapport, sinon avec l'affection, du moins avec la défense de leurs intérêts, qui devrait être pour un homme d'Etat le plus sacré des devoirs et le seul droit à gouverner.

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." *

En vérité, éternellement lié autre-part, il s'inspire de cet ailleurs, pour sa politique de repeuplement ethnique. Avec un zèle ardent et une ardeur zélée il milite pour sa continuation, mais par cette pente exagératrice qui fait le fond de son caractère, il propose sa recrudescence, jusqu'à son exacerbation frénétique.

"Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?"

Ainsi il prépare la campagne, pour déghettoïser la France, jusqu'au plus petit village de montagne, à recevoir en son sein les populations surnuméraires.
Le foyer de la propagation doit s'étendre partout, diffusant ses métastases jusque sur la lande, le chaume et le guéret, jusque dans l'humble chaumière.

"Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers

Le vieux clocher se fera minaret, le Coq ira faire cororico en couscous.
Et l'éclat des lames fichées dans le plexus solaire des bouseux éclairera le jour brumeux.

Bien moins jaloux de leur survivre 
Que de partager leur cercueil 
Nous aurons le sublime orgueil 
De les venger ou de les suivre!


* Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793.

mercredi 14 janvier 2015

La Terreur s'installe.

 —  Déjà, quelque chose a changé. C'est dans l'air; c'est aussi tangible, lourd, comme une chape de plomb durci qui pèse sur l'esprit. Je le ressens dans l’atmosphère, dans la rue, je le vois sur les faciès.
Une ombre s’agrandit, obscurcit la France. Je la ressens. Elle est palpable.

 Philistine :  Poète  ! Toujours dans l’exagération, en fait !

 —  Vous croyez ça Dinde Charlie ?  Vous ne sentez rien sans doute.

 Philistine : Bien sûr que si en fait ! Comme tout le monde : le danger terroriste, l'Islam radical sont là. Clairement !

—  Et vous croyez que ça va s'arrêter là ? Vous ne comprenez pas la nature de ce Pouvoir Maudit qui a fondu sur la France en 2012, et s'est incrusté dans ses chairs avec Valls. Et vous ne comprenez pas l'enjeu des assassinats récents. Ils ouvrent le bal des maudits.
Le Pouvoir n'a pas hésité à sacrifier 10 des siens, oratoire de pourrisseurs patentés, chéris par les premiers cercles, des gens qui faisaient bombance hier encore avec le Président, ce n'est pas dans le seul but pour prendre 10 points dans les sondages. Non, ça ne va pas s'arrêter là !

Philistine : En fait, il n'y pas eu dix morts mais dix-sept !

—  Je le sais hélas ! Mais je n'inclus pas les braves policiers et les malheureuses personnes qui faisaient leur course au supermarché comme affidés du pouvoir.  Car malgré ses larmes de crocodiles ceux là ne comptent pas pour lui.  Seuls nous autres, les pleurons avec sincérité, et notre colère n'est pas feinte.

Philistine :  Et pas pour la rédaction de Charlie si je comprend bien en fait !

—   Ne pas pleurer ces gens-là, avec le chœur des pleureuses stipendiées, ne m'empêche pas de trouver abject leur assassinat, de le condamner sur tous les plans. Humain, moral, politique, esthétique même, et surtout égoïste !

Philistine :  En fait n'importe quoi là ! En quoi cela vous touche égoïstement, puisque vous ne les aimiez pas ?

—   Parce qu'ils vont nuire davantage morts que vivants !  Et derrière leur corbillard, je vais porter en terre ma propre carrière de caricaturiste !
Avant il y avait ce torchon répugnant, Charlie-hebdo, on était libre de l'acheter ou pas. Et plus ou moins libre encore de les critiquer. Maintenant il y a l'obligation de la Pensée-Charlie. La Nouvelle pensée Mao-Zédong des anciens gauchistes devenus ministre.  Sous peine d'arrestation.
N'avez vous pas entendu le tas de saindoux en chef, recuit dans sa haine rentrée, faussement serein, avec son master en communication et sa vanité lisible, exiger de " repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie" !
C'est maintenant qu tout commence. Qu'un véritable basculement politique dans le sens de la dictature s'opère. On ne défile pas impunément derrière des chefs d'Etat !

Philistine : Pure parano ; votre vieux fond anarchiste qui remonte en fait !

—   Des choses encore inenvisageables hier, sont devenues possibles, admissibles. L'emprisonnement de Dieudonné [2] et demain, qui sait, l'assassinat de Soral.  Des tueries de masse.
On dira C'est horrible mais ....et on embrayera sur le climat de haine, les attentats, les provocations l'Islam radical etc etc....
La liberté d'expression grandit ! Celle de la Terreur d'Etat.

Notes 
[1]  Abattus avec un sang froid et un professionnalisme digne d'une série américaine. Sauf peut-être l'oubli la carte d'identité dans la voiture qui fait un peu désordre.
[2] En vérité j'avais écrit ces lignes hier, avant l'arrestation de Dieudonné, comme début d'un Entretien avec Philistine, plus long, plus achevé.  L'actualité me force à les mettre en ligne.


mardi 13 janvier 2015

Le Rire

Le « rire » devient le moyen d'écraser « le politique ».  Le culte du « Rire » contre la conscience politique. Rions bordel de dieux ! Quels qu'ils soient.
 La dictature du rire gras type Charlie-hebdo. Le nouveau look du fascisme. Car les habits neufs du fascisme achetés en solde, se portent aujourd'hui en débraillé.  Je veux dire que le consentement au fascisme-hilare se fait sous le déguisement de l'anti fascisme-sérieux. Un néo-fascisme festif qui serait l'antithèse du paléo-fascisme distingué.
Ce qui en dernière analyse représente le fémininazisme dernier rempart contre le nazisme macho. La bonne gynécocratie policière contre le méchant machisme autoritaire.
Saint-Cricq, cheftaine du service politique de Rance 2 (télévision d’État) déclare : "Il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie". Traiter à quoi ? Aux neuroleptiques ?
Le Pouvoir qui s'est installé sur sur les décombres de l'Allemagne hitlérienne n'était pas le contraire du nazisme, mais un nazisme contraire. En puissance. Et depuis le 11 sept.2001, en acte.  Prenez tout ce que le nazisme hitlérien tenait pour le rebut, élevez le à la royauté solaire, et vous aurez éclairci la nature de notre époque, sa fondation.

lundi 12 janvier 2015

La faute de Dieudonné


Cazeneuve promet des suites juridiques à Dieudonné après sa vanne :« Je me sens Charlie Coulibaly ».  Evidemment pour "apologie du terrorisme" et "antisémitisme". C'est la liberté d’expression ! 
Cependant, personne ne remarque que dans son touit, Dieudo ironise sur la procession des Je-suis-Charlie, comme événement « comparable au couronnement de Vercingétorix » dit-il !
C'est à dire comparable à son contraire absolument.  Faut il que le "coulitribalisme" aveugle !

Scolie

La manifestation de l'indignation humaine devant la barbarie est une grande et belle chose.
Mais quand la pire Vermine se place à la tête de la manifestation, l'indignation devient sa propre parodie.

dimanche 11 janvier 2015

l'Humanité


L'Humanité publie cette extraordinaire photo, qui est la plus parfaite illustration de l'Humanité.
Une capture d'écran, géante, absolue, de l'essence même de Humanité historique.
Ce qu'est l'humanité, exactement : un défilé monotone et grisâtre de fantoches, près la belle Liberté dédaignée, offerte pourtant, sur la grève.
Un long égout pestilentiel qui s'écoule à côté d'une plage où de rares indifférents, à peine quelques dizaines, regardent la Mer.

C'est ainsi que marche l'humanité, sur la promenade des franglais. Ramas de brebis rangées par le cerbère de l'Ordre, tous partisans de la Liberté de penser la m^me chose.
Agrégat digéré et dirigé dans le boyau de la Noire Connerie.
Regardez les !  Ils sont charlie et avancent en charlots, épinglés, identiques, clones "pensant" en commun et communiant en pensée unique.
Insensés! qui ne savent m^me pas ce qu'ils préparent : la dictature policière! La Terreur capitaliste par ceux-là mêmes qui ont armé jusques aux dents les assassins djihadistes pour martyriser les peuples Irakiens, Syriens, Libyens...Les deux tueurs n'ont ils pas combattu en Syrie dans les forces de la coalition dirigées par l'Otan ?

Quant aux rares indifférents sur la plage, ils savent qu'ils sont des Calenders, Fils de Roi, et détournent les yeux de ce long corbillard d'esclaves, pour regarder au loin le Grand Saphir et respirer l'air du large.
Eux seuls ne répondent pas aux suggestions de l'Etat, car ils sentent par eux-même. S'ils haïssent ce n'est jamais sur les injonctions du journal télévisé. S'ils pleurent c'est de larmes du cœur.
Et que leur font à eux, quelques ilotes de plus ou de moins.


les Charlie

Tels qu'en eux mêmes l'éternité les change



mercredi 7 janvier 2015

Union sacrée ?

Cet après-midi la rue Richard Lenoir crachait le sang.
La foule tétanisée cachait son angoisse, pendant que les Zélites crachaient l'abjection.
Et la bêtise.

Fourest : «Il y avait une jeune journaliste, une jeune contributrice de Charlie Hebdo, qui a eu la kalachnikov sur le nez et il lui a dit : «Récite le coran et je t’épargne». 
Et elle récitait ça en boucle, elle disait «il m’a dit ça, il avait de très beaux yeux bleus, il m’a dit ça
« Ou de très beaux yeux. Je ne sais plus...» Ben voyons ! Le Bleu ça va ça vient, sous les chemtrails embrumant la conscience. JT 20 heure France2.
Haziza :" Depuis des années Charlie Hebdo était ciblé par les fascistislamistes Soral & Dieudonné M'bala.  A mettre hors d'etat de nuire !" Twitter.

Et ces deux personnages sont les protégés de monsieur le Premier ministre Valls !
Pour HaZiza nul n'en ignore depuis la sortie hystérique du Premier Flic à l'université d'été.
Quant à la Fourest, cette langue de vipère ne raconte t-elle pas dans son dernier livre «Inna» comment elle était en ligne directe avec Valls lors des agressions Femen :
Le 13 janvier 2013, une fois n'est pas coutume, les Femen à poils furent embarquées par la police dans panier à salade, direction le commissariat ! Caroline Fourest écrit : «A peine cinq minutes se sont-elles écoulées, que Manuel Valls m’appelle sur mon portable. Il vient aux nouvelles en demandant «Vous êtes arrêtées ?», et ajoute aussitôt «J’appelle le préfet et je me renseigne». Une fois arrivées au commissariat, les Femen sont toutes libres».

Hollande appelle à l'Union sacrée ? Avec qui ? La lie d'assassins que son gouvernement arme et bagage depuis 2012 en Syrie ?
Voici ce que dit le site iranien Irib :
" Par simple appât de gain, pour quelques milliards de pétrodollars, les ministres français ont fait de Riyad et de Doha , leur temple ,tournant le dos aux idéaux que la France non américanisée des années 50 60 défendaient encore !
Paris a voué aux gémonies la Syrie , ce pays dont la population lui vouait elle, amour et intérêt et respect..
"La France" a voulu la tête d’Assad et avec elle , la fin de l’Etat nation syrien : elle l’a voulu et elle a fait tout pour : la pseudo coalition nationale, ce cocktail d’assassins, de vendus, de terroristes a trouvé en France son meilleur refuge ; les traîtres à l’Etat syrien ont été hébergés sur le sol français , la France a favorisé le trafic d’armes à destination des terroristes takfiris et s’est ligué systématiquement sur la ligne belliciste d’une Turquie né ottoman, d’un Qatar fou des Frères Musulman et enfin d’une Arabie assoiffé du sang des non wahhabite…
"La France" s’est rendue complice des atrocités commises tour à tour en Libye, en Syrie, en Irak … alors qui a tué les caricaturistes de Charlie Hebdo ?  La réponse est dans la question…"

"La France" c’est à dire le gouvernement "français".
 Alors, l’union sacrée de tous les "sans-dents"s contre le terrorisme, pour imposer le pacte de responsabilité, la loi Macron et le Gender à l’école ?
 Disons-le : l’ennemi de la France, de son peuple, de sa paix, de sa grandeur, de sa prospérité c’est d’abord et avant tout ce gouvernement de guerre civile, vomi par les plus larges masses, et qui veut se servir de ces assassinats monstrueux pour instaurer sa dictature policière.


dimanche 4 janvier 2015

De Lyon II

Or donc, je vous narrais l'autre jour ici que je me trouvais à Lyon lors du congrès du Front National.
Cependant, esseulé en la vieille capitale des Gaules, ayant à tuer quelques heures pesantes, plutôt que d’ajouter de la lourdeur à la pesanteur en allant entendre le fausset du Chauprade, j’ai préféré aller m’esclaffer au dehors.
Admirer l'art de la manœuvre, combinant ordre oblique et formation de ligne, des légions de la contre-manif antifa, ou de l’anti-manif contrefa si l’on veut du contrepet. Du contrepet pas du tout rhétorique, car il s’agissait bien de la mise en scène d’une anti-révolte par d’authentiques faux-culs.
Parce que des gens dit de l'extrrrrrême gauche rrrévolutionnaire, censément être l'avant-garde du camp des travailleurs, s’indignant (soi-disant) du Front national quand on a du Valls au pouvoir, c'est pis que de la collaboration de classe, c'est de la basse police supplétive.

Mais la vérité sort toujours de la bouche des petits truqueurs, et les scansions itératives des sycophantes du Nouveau Parti Anticapitaliste trahissaient leur véritable arrière-pensée politique.
Ainsi ils allaient, gueulant :
« Le Pen, Soral, Manuel Valls / Et hop tout ça à la poubelle »
« Finkielcraut, Hollande, Dieudo / Et hop tout ça à la poubelle »

Était-ce là une variante antifa du jeu 'Cherchez l’intrus' ?
En ce cas la réponse est facile : Dans la première liste, mademoiselle Le Pen & monsieur Valls ont ceci de commun qu’ils se sont éternellement liés.
Conjugalement pour l’un, acoquinement pour l'autre, qu'importe le contrat pourvu qu'on ait l'alliance.
Cependant qu’Alain Soral est si parfaitement délié qu’il en devient d'essence zyclonique.
Dans la seconde liste, Finkelcrot et Hollande ont ceci de commun qu’ils sont des comiques ratés qui ne font rires qu’à leurs dépens.
Cependant que Dieudonné remplace aisément le gaz hilarant.

L'incongruité de ces inventaires faisant ressortir les intrus, dévoilait qui était vraiment visé par les supplétifs : Soral et Dieudonné.
Les autres n'étaient là que pour noyer le poison, et se donner l'air transcendant de ceux qui surplombent les clivages admis. Il s'agissait bien d'une manif contre Soral & Dieudonné au prétexte d’une manif anti FN.
C’est à dire, n'est ce pas, un soutien indirect à Valls, Hollande, Finkelcrot, etc,.

Un observateur attentif aurait aussi remarqué un semblant-d’ordre caché sous le désordre manifeste d’une manifestation antifa, car une véritable division du travail était à l’œuvre dans ce pandémonium de drôles et d'abrutis, de pouffiasses et de flics.
Et cette division des tâches s’effectuait de la manière la plus classique, entre d’une part le travail intellectuel, et de l’autre le travail manuel Valls.
Voici comment
Après que les Intellectuels NPA ont gueulé "Et hop tout ça à la poubelle", aussitôt, prenant le relais les éboueurs anarchistes passaient à la pratique, en mettant le feu à toutes les poubelles malencontreusement placées sur leur parcours. "Libérez nos camarades !"
Cette haine à l’encontre des poubelles s'explique sans doute par une pathétique, autant que vaine, tentative spectaculaire de s'extraire momentanément de leur naturelle habitation mentale. Mais cette psychanalyse de dépotoir ne rend pas suffisamment compte du tableau clinique beaucoup plus polymorphe de la pathologie hystérique de ces déchets.
Car nos pyromanes en profitaient également pour saccager consciencieusement tous les abris-bus, et briser les vitrines des fleuristes et des Caisses d’Épargne qu’ils rencontraient.
Par là les épluchures-gauchistes affirmaient : Nous ne sommes pas là pour attendre patiemment le bus de l’Histoire (qui les mènerait inéluctablement à la Décharge Publique), non plus que pour embellir de fleurs imaginaires la dictature des petits épargnants.

Félix DeLyon

samedi 3 janvier 2015

encore Z


Que d'Histoires, Seigneur ! pour une Olive !
Monsieur Zemmour concentre sur sa personne les pires craintes ou les plus vives espérances, selon que l'on est dans l'amour ou la Haine; dans certains cercles polaires il est porté aux nues sur les Cimes hyperboréennes; en d'autres cénacles moins hauts mais plus autorisés, on le précipite dans l'Abyme nauséabond ou rampe la Bête Immonde.
Les uns voient dans ce pugnace juif berbère le Sauveur suprême de la race aryenne, les autres l'Ennemi.
Ces derniers se subdivisent en deux camps irréconciliables. Ceux qui en font un renégat, trop confit en chauvinisme, en populisme, en haine de l'Autre, rejeton du lepénisme. Et ceux qui voient en lui le parangon paranoïaque du conflit de canards, puisqu'il pousserait les "communautés" à se canarder joyeusement les unes les autres dans un avenir proche et dans un chaos innommable de civilisations !
Car pour ces derniers monsieur Zemmour viserait à prendre la tête de la Reconquista Judéo-Catholique face à la plus brillante civilisation qui ait jamais lui dans notre asile sublunaire : l'Islam superbe et fastueux.
Quelle farce ! Les "identitaires", combien de divisions ?
 Et tout ça, à la base, parce que l'on ne peut plus dire le mot race sans aller directement en prison en passant par la taubiroute semée de passages à tabac bruns.

En vérité ne pouvant dire arabe ils disent musulman ! Tel est le minable petit secret de tout ces tapages.
Quand à affirmer que Z servirait en dernière analyse le pouvoir qu'on ne saurait nommer, par ascendance, c'est commettre une erreur de fond sur la nature de ce pouvoir.
Ce pouvoir n'a pu parachever son empire qu'avec et par l'immigration. Il n'est grand que parce qu'il est juché sur les épaules de l'Immigration. Par elle réside sa toute puissance.
Quiconque s'en prend à cette immigration maure et négro-spirituelle, que ce soit d'une manière franche ou déguisée (l'islamisation), même s'il ne le comprend pas, même s'il pense le contraire, affaiblira le pouvoir dont il s'agit.

" En France on tue des Juifs des Noirs et des Arabes'' écrivaient mensongèrement sur leurs pancartes l'Union des Juifs étudiant la France, lors de la très douteuse affaire Merah, proclamant ainsi le vrai programme, la véritable Arche d'Alliance !
Le reste n'est que tintamarre mediatique, "du Théâtre" comme dirait Jospine.


jeudi 1 janvier 2015

Vœu

A bas Deux-mille-quinze !

!

Pareo, Pandora, Ibara

Avant-hier, on s'en souvient, l'abbé m'a flanqué à la porte. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot.
Philistine : Monsieur l'abbé, sachez que je suis confuse d'avoir fait rougir vos rares cheveux blancs.
Mais avant que de m'en retourner dans les limbes, pâles et ternes, où l'on flotte en pleurant loin de votre Sainte-Face de carême, de grâce charitable Abbé, accordez cet interviouve métaphysique qui plairait tant à nos âmes alanguies par les bals des pompiers !
O Abbé cédez !
L'abbé : Soit ! Mais, ”Ce que tu as à faire, fais-le vite”. Jean 13, 21-27

Philistine : Monsieur l'abbé :


Qui êtes vous, d'où venez vous, où allez vous ?

L'abbé : Je suis Philippe, Auguste, Barnabé, Tymon de Quimonte.  Je viens des œuvres de mon père et du sein de ma mère, et je vais au tombeau.
Philistine : Ah ça ! monsieur l'abbé je suis un peu déçue de cette réponse très, disons "matérialiste", sur notre condition en rapport à  nos fins dernières, en fait, là, voyez vous! N'avez vous pas une destination plus surnaturelle ?
L'abbé :  Je suis poussière et je retournerai à la poussière.  C'est ce que le prêtre nous dit le mercredi des cendres : Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris.
Philistine : Très gai ! En plus ça rappelle de bons souvenirs :
http://petitimmonde.blogspot.fr/2011/03/mercredi-des-cendres.html
L'abbé : Ces petites perles que donne Félix parfois, et passent inaperçues...
Philistine :...dans toute sa verroterie qui brille d'un faux éclat dans les ténèbres.
L'abbé : Femme, il est des Ténèbres d'où nulle lumière ne peut fuir, et « qui éteint tous les flambeaux. »
 Philistine : Les troublants «Trous noirs » ! En fait oui, j'ai lu ça un jour chez Le Chat.
L'abbé : Boiriez vous, d'aventure, loin de vos abreuvoirs chéris, quelques une de ces liqueurs fortes « qui font suer » ?
Philistine : Qui font suer ça c'est sur !
Savez vous monsieur l'abbé, que personne ne comprend votre entente cordiale avec Félix, en fait.  Qui dans sa tête est athée, ou tâte du paganisme avec son thé ! Némésis, Hécate, Matou-Râ ! Ce Chat que vous appelez fils n'est pas chrétien !
Pour ne rien dire de cette nouveauté, Pareo ! Il se pavane à la plage en Pareo maintenant ?
L'abbé : Flaubert disait : « madame Bovary c'est moi. »
Philistine : ???  Il est temps de tenter d'éclairer un peu Félix par l'abbé...et réciproquement.
On vous confond souvent, m^me Ibara ! C'est comique.


L'abbé :  En réalité Ibara voulait peindre deux portraits de notre ami : Félix tel qu'il se montre et Félix tel qu'en lui m^me, plus précisément 'tel qu'en lui même Ibara le pense.'  Le mondain et le spirituel, félix qui rit et félix qui pleure, si l'on veut.  Et le peintre tenait à appeler le second portrait : le vrai Félix. 
Mais ce dernier a trouvé malin de lui demander de l'intituler plutôt : Portrait de l'abbé Tymon de Quimonte.  Ce qui fut fait.

Philistine : Pauvre Abbé, si noble, si distingué, sous les traits de cet irréligieux ! Mais pourquoi Ibara lui passe-t-il tous ses caprices ! Incompréhensible l'engouement de ce grand peintre pour ce petit pamphlétaire ! L'hommage de la vertu au vice je présume !
L'abbé : Je crois savoir qu'Ibara apprécie la poésie de Félix Niesche qui lui semble puiser à la même source d'inspiration que la sienne. Il suffit d'ailleurs de lire sur son tableau cet air de douleur ineffable qu'Ibara lui prête, et que je ne lui connais pas, pour comprendre ce que le peintre pense de la vie intérieure profonde de notre ami. 
Errare humanum est.  Les artistes authentiques ont parfois de ces faiblesses, abusés par leur propre vision.
Philistine : Hi hi hi ! Cette mine accablée, cet air plein de commisération pour le pauvre monde ! En fait c'est dingue la bonté d'Ibara pour Félix ! C'est elle qui l'a peint ! Il lui a m^me envoyé ce tableau, superbe au demeurant, encadré !

Ainsi, chez lui Félix se rengorge en laissant admirer ce portrait retouché, adouci, amélioré, de sa personne !
L'abbé : Retouché, amélioré, femme, vous exagérez ! J'ai vu le tableau, il rayonne littéralement d'une énergie étonnante.
Philistine : En fait monsieur l'abbé, il faut être effectivement femme pour voir certains détails esthétiques.  Ce que vous nommez la laideur non significative, et que vous dédaignez.  J'ai noté que la bouche aux lèvres minces de Félix, ce coup de serpe, avec son rictus amer, paraît plus pleine, avec un dessin harmonieux. De son regard il a ôté toute ironie et toute dureté, pour ne retenir que cette mélancolie risible !
L'abbé : Bien réelle pourtant ! C'est ainsi qu'Ibara le voit, le ressent ! Le résultat est saisissant.

Philistine : En fait, le premier portrait rendait mieux son air mauvais, teigneux, je trouve. On dirait un démon rouge jailli de cette boîte de pandore des mots qu'il ouvre sans cesse sous nos pas.

L'abbé : Philistine Pandora !  Cette "boîte de Pandore des mots qu'il ouvre sans cesse sous nos pas" est digne de figurer dans un recueil d'anthologie des pataquès. Elle vous élève à la dignité d'un schème paraphernal !
Décidément
Félix a raison, qui m'a souvent répété 'Philistine est un cas d'école, si elle n'existait pas il faudrait l'inventer'.
Philistine : Fort aimable à lui, mais quel père créateur aurait eu assez d'orthographe pour écrire mon destin sans fautes ?
L'abbé : « Je ne sais qui écrit mon destin, mais je crains qu’il ne se trompe » disait le Sapeur. Un parent à vous je présume ?  
Philistine : Monsieur l'abbé, je ne connais pas de Pompier, même les jours d'incendie.
L'abbé : Quel sans-peur éteindra jamais les sinistres déluges féministes ? L'eau n’éteint pas les inondations.


Philistine : En fait je crains que mon génie soit incompris.

L'abbé : Vous croyez ? Mais ce que vous dîtes est parfaitement en accord avec ce qui se dit !
Philistine : Que vous dîtes ! En fait c'est ce que vous pensez que l'on entend penser par toutes les bouches !
L'abbé : Cocotte qui pondez des Coquecigrues !  Qui sont l'Impropriété faite écrivainE.
Philistine : L'Impropriété c'est l'envol !
L'abbé : L'envol de l'esprit qui fiente.
Philistine : Qui vaut mieux que le terre à terre de l'Esprit qui nie !
L'abbé : Par le Salamandre, l’Ondin, le Sylphe et le Lutin ! Qui donc ici est le plus grand négateur ?
Philistine : En fait vous! monsieur l'abbé, sauf le respect.
L'abbé : Oui sans doute, madame, je crois comprendre dans quel sens méphistophélien vous m'imputez cet "esprit qui toujours nie" : car il est vrai que tout ce qui naît (de l'esprit du simio-humain), mérite de périr !
Philistine : En fait je comprends mieux pourquoi on vous confond ! Deux nihilistes finalement.
L'abbé : Sauf que Félix, avec son anarchisme, poursuit un but politique, terrestre. Au lieu que moi je suis comme ces disciples dont le Seigneur Jésus disait : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde» (Jean 17:16).
 Vos de deorsum estis, ego de supernis sum; vos de mundo hoc estis, ego non sum de hoc mundo.
Philistine : Amen !

Et voilà ! Un Entretien de bouclé. Digne de figurer dans "les Entretiens" !
C'est Le Chat dans les fers, qui va soupirer d'aise

Philistine Stringulat