jeudi 29 janvier 2015

Philistine; PERRIOT


Philistine,
depuis qu'elle est Charlie, depuis qu'elle a cette petite corne du Rhinocéros entre les yeux, que sa peau s'est épaissie et durcie comme un plomb, fonce à travers les feuillages et les rameaux touffus de la dissidence, défonçant tout ce qui pousse un peu librement, au nom de la défense d'éléphant de la liberté expresse d'empêcher la liberté d'expression. 
Pour ce faire elle épluche, la Cruche, tous les zartiks du maître-site E&R.
Elle vient de découvrir Thierry Meyssan.  Complotiste ! elle dit.

Mais sa rhinocérite naissante n'a pas éteint en elle toute subtilité, sous la corne, comme chez toute femme qui reste encore un peu, malgré le féminisme destructeur, poreuse au monde subtil.
—  Il n'est pas si meyssan  monsieur Méchant, en fait comparé à vous. Il parle plus gentiment des foules Charlie, autrement que pour les bafouer en fait.
Il parle des "millions de Français qui viennent de se lever sans hésiter pour défendre les libertés d’expression et de culte" plutôt que d'"Un long égout pestilentiel qui s'écoule purulent de connerie humaine."  D'un détournement de l'émotion, non d'un consentement à la Tyrannie. Nuance de taille!

Ainsi elle m'a piqué au vif en marquant que ma réaction fut très aristo, quand je me flatte d'être toujours du côté des simples. Indubitablement il y avait pas mal de braves gens, qui au fond étaient là contre la barbarie et pour une vie meilleure.
Mais fondamentalement ce ne sont pas les simples qui manifestaient mais les demi-habiles et les demi-habiles méritent le fouet. 
Mais la subtilité de Philistine ne peux pas sortir du domaine psychique. Alors je lui dit que Thierry Meyssan est une voix autorisée, que l'on écoute, et que mon blog personne ne le lit. Donc lui ne pouvait en aucune manière prendre ces foules à rebrousse-poil. Il doit les traiter avec pédagogie.
Moi pas. De plus, je ne crois pas que le monde soit l'addition des individus.
Il y a plusieurs manières de se comporter devant le Crétinisme historique. C'est une question philosophique.
Non, plutôt il y en a seulement deux. Il n'y a que deux manières de ressentir un peuple qui se fourvoie. Par sa grandeur ou son erreur.  La Foule, sa houle ou sa folie !

Et en dehors de ça, le gentil Meyssan croit dans le Choc des Civilisations, s' inscrit dans cette croyance, valide cette thèse que tout est fait pour nous précipiter dans la guerre civile. Il voit la marque des services américains qui chercherait dans le sang l’union sacrée contre l'Islam, diabolisé.
C'est à peu de chose près la doxa dominante à E&R.
Deux exceptions cependant : votre serviteur, ainsi que notre ami et camarade

qui a commis un article implacable de lucidité. (cliquer sur le lien).

PERRIOT a recousu ensemble les deux lambeaux de conscience qui se niaient l'un l'autre et faisaient l'obscurité, puis il tire le rideau rapiécé par ses soins. La lumière jaillit.
Ah l' étincelle d'or !
Violemment éclairés, les choqueux [1]et les rémigreux [2]sortent de l'ombre et leur éblouissement leur fait une expression inélégante au possible !
Jusqu'à présent pour saisir la totalité il fallait lire sur le Site E&R et aller un peu glaner quelques compléments chez les de Souche.
Ainsi, par exemple, quiconque répugne à écouter le Caudillo s'il se contente du Site ignorera le vrai "programme politique qui permet à la fois d’enrégimenter les populations immigrées et de museler les souchiens".
« Pas d’amalgame, surtout pas d’amalgame » martèle le pouvoir par tous ses appareils idéologiques.
France pays d'apartheid  ! renchérit Valls toujours dans l'extrémisme, à l'encontre les Arabes, les Noirs les Chinois, les Roms, etc., sans oublier les femmes, éternelles victimes.
Le programme : "renforcer la pression exercée sur la population française, toujours plus suspecte de racisme et de discrimination. On entend d’ici les représentants de cette « communauté musulmane » qui ne manqueront pas d’ici peu de venir dénoncer le climat d’islamophobie insupportable qu’ils subissent depuis l’ « affaire Charlie Hebdo ». Et de prier ceux-là même qui les ont amalgamés sans vergogne de taper encore plus fort sur le Français moyen, cochon de payeur et éternel dindon de toutes les farces politiques."[3]

[1] Ceux qui craignent le "Choc des civilisations"
[2] Ceux qui aspirent au Choc des civilisations.
[3] Les citations sont de l'ami Perriot, qui nous prête sa plume pour finir ce mot.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Cher Felix,

C'est un honneur d'être ainsi distingué par le maître.

Bien à vous,

PERRIOT

Anonyme a dit…

J’ai lu Perriot avant qu’il ne soit mentionné ici, et j’étais surpris de sa singularité par rapport à ce que véhicule E&R généralement. Bravo pour ce nouveau son de close qui, ma foi, je l’espère, ne sera pas un simple intermède. Le vrai défi, c’est comment détrôner ce capitalisme mondial épuré, et nichant dans la finance et la spéculation tout en créant un prolétariat essaimé et un lumpenprolétariat toujours en grande expansion ?
Le scarabée

orfeenix a dit…

Mais en fait quand même, pour le moment les Arabes sont nos amis.Détrônons d' abord les banquiers enrichis par la shoah, après on avisera.

Anonyme a dit…

En effet , sans flagornerie, cette musique change un peu de l'antienne ambiante et quand elle se trouve enrichie du compendium d'un scarabée, c'est pures délices et rassérénant.

Anonyme a dit…

Il n'y a qu'une seule chose que nous puissions faire véritablement. Le con-sommateur doit acheter national et mieux local, quitte à payer
plus cher.
sans cela, nous n'avons aucun moyen de pression sur ces marchés de vampires dont les politiques sont les premiers vassaux.
Les chiffres électoraux (et le reste) sont "des faux" et cela ne date pas d'aujourd'hui.
Il s'agit surtout de réorienter la pensée collective et ne plus se disperser dans des élucubrations idéologiques stériles. Aujourdhui le seul et unique ennemi du peuple, c'est la finance internationale (satanique) qui bascule les marchés pour sa seule survie.
C'est vampires sont les seules responsables des malheurs de toute l'humanité.
En gros plus nous débattons des sujets qu'ils mettent en place, plus nous perdont nos propres volontés.
"Apprendre à aimer, non!... mais apprendre à consommer, oui!
Nocif