dimanche 15 février 2009

Trois citations pour la Saint Valentin

"Quand on aime vraiment quelqu’un, il n’y a pas besoin de l’embrasser, il n’y a pas besoin de le lui dire. Il n’y a que les femmes pour avoir cette rage d’être sans cesse rassurées."
Montherlant. Equinoxe (1938)

La fête du Saint martyre Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donnée le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers.
Saint Valentin devint le Patron des jeunes fiancés: Pour leur donner fertilité et prospérité; un culte démétrien donc, et non aphrodisien, comme celui moderne pour ces grotesques simagrées couronnées par un grognement.

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fanges."
Musset.
.
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égoût.
Baudelaire.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Ni mon père ni ma mère ne ressemblent aux hommes et femmes décrits par Baudelaire. Je suis bien certaine que vos parents non plus.
Je préfère ceci :
« Car sans elle il n'a point de vie.
De ces deux, il en fut ainsi
Comme du chèvrefeuille était
Qui au coudrier s'attachait :
Quand il s'est enlacé et pris
Et tout autour du fût s'est mis,
Ensemble peuvent bien durer.
Qui plus tard les veut détacher,
Le coudrier tue vivement
Et chèvrefeuille mêmement
"Belle amie, ainsi est de nous:
Ni vous sans moi, ni moi sans vous !
Marie de France
Ci-dessous des règles de chevalerie nettement plus gentilles envers nos Valentines.
http://www.evalentin.com/mag/evmag5show.jsp?artid=8
« VII. En obéissant en tout point aux commandements des dames, efforce-toi toujours d'appartenir à la chevalerie d'Amour.
VIII. En donnant et en recevant les plaisirs d'amour, prends garde de toujours respecter la pudeur.
IX. Ne sois pas médisant.
X. Ne trahis pas les secrets des amants.
XI. En toute circonstance, montre-toi poli et courtois. »
Voilà des règles de chevalerie nettement plus gentilles envers nos sœurs.
http://www.evalentin.com/mag/evmag5show.jsp?artid=8

Question : qu’en était-il des médiévales Philistines ?
Duduchette

l'abbé Tymon de Quimonte a dit…

qu’en était-il des médiévales Philistines ?
http://petitimmonde.blogspot.com/2008/11/la-condition-fminine.html

Anonyme a dit…

"Toutes coutumes féodales, même sans faire mention de cela, imposent à la mariée de monter au château, d’y porter le « mets de mariage ».
On aime bien le "sans faire mention de cela".
On a beaucoup calomnié les seigneurs de ces temps-là et beaucoup tissé de légendes sur les ceintures de chasteté ou le prétendu droit de "cuissage".
C'est alors le poète qui donne le ton, avec celle qui sait lire ou a les moyens de l'entendre sans travailler dur. Le délicat amour courtois date du 12e siècle. C'est, avec le christianisme du 1er siècle, une recherche pour policer les moeurs, toutes les moeurs, de toutes les classes sociales. Philistine n'était à l'époque que la manante passée un temps au service domestique de la dame, qui revenue au village, n'en finit pas de se rengorger en la singeant maladroitement.Nos pires pécores viennent du bas peuple, qu'il soit de souche ou levantin.
Le droit de cuissage existe en Arabie saoudite à l'intérieur de la famille. Le père a le droit d'essayer la jeune femme de son fils avant lui. Il paraît que cette pratique est courante. Que je sache, nous n'avons jamais vanté ce type de coutume.
Et merci pour vos articles, si bien écrits. Un régal.
Duduchette