dimanche 16 novembre 2008

à ma rouquine


Lu ça, dans le National Géographic:  " Les roux deviennent de plus en plus rares et pourraient totalement disparaître d’ici 100 ans, selon les généticiens.
Selon le dernier numéro du magazine National Geographic, moins de 2% de la population mondiale est rousse (de naissance). Il s’agirait d’une mutation datant de milliers d’années dans la zone nordique de l’Europe. Les scientifiques indiquent que, si les roux veulent survivre, ils devraient se déplacer en Ecosse pour augmenter leur probabilité de reproduction.
Environ 40% des Ecossais portent le gène roux et 13% ont réellement les cheveux roux."
.Mais c'est vrai ! il n'y en a même pas une seule qui orne le hideux gouvernement.  
Les belles y sont trempées dans l'encre, et une sorte de sourire retrousse leurs épaisses lippes, n'ayant à souffrir la comparaison.

Les quatre derniers Tigres qui respirent encore, sont en cage.

"TIGER, tiger, burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?"

Il n'y a presque plus de loups, mais il y a beaucoup de rats. De très gros rats.
Il n'y a plus de papillons, plus de libellules, mais les blattes les remplacent très heureusement.
Il n'y a plus d'abeilles, mais on trouve profusion de moustiques.
Et sous la voûte céleste les étoiles s'éclipsent, cèdant très respectueusement la place aux satellites des télécoms. Afin que retentisse dans la nuit brune le chant monotone du String à Bistre : "téhou ! téhou !"
Parce qu'il n'y a plus, non plus, vois tu, de hiboux dans les houx. D'ailleurs les houx, le houx-frelon, le petit houx, sont morts sous la houe.
.
Le monde qu'il fallait pour que tu parusses, ma rousse, celui qui t'allait si bien, s'en va. Pourquoi ta forme resterait-elle ?
Méfie toi, pars en Écosse, parmi les tiens, afin de ne pas finir comme le Tigre.
Car certains prédateurs à gourmettes, bronzés par quarante-cinq générations, savent les suaves beautés secrètes. C'est un secret de nos jours mal gardé, le rose délicat, inimitable, du tétin. La "fente vermeillette" feutrée de l'or flamboyant d'une incroyable mousse.
Ils savent, ils bavent .
J'entends déjà, si près de toi, ma rousse au pré fleuri, "leurs ruts de béhemots dans leur maelström" sucré par le loukoum.
.Peut-être préserveront-ils des rousses d'élevages, afin de s'en repaître, pour leur consommation exclusive .
Qui sait ?
Baste ! Moi j'ai connu, enflammant ma vie, la vraie rousse en fleur, son cœur libre et sauvage.

félix lechat

2 commentaires:

lansa a dit…

eh bien si derriere tous ces degrés humoristiques il y a un fond propre de pensées alors on est deux a se le partager, et dire que quelque part en ce moment surement une belle rouquine ou une belle blonde se donne a ces monstres de laideurs et cela a defaut de trouver ou d'avoir deja croisé le coeur d'un jeune blanc au libido reduit c'est deplorable je considere ça autant plus gave qu'un viol : ces sauvages !

Antoine a dit…

Bouleversant