vendredi 5 décembre 2008

Das Etwas, diese plumpe Welt


ue ceux qui ont manifesté quelque inquiétude devant notre pauvre blog en bloc à l'abandon, sachent que leur impatience de mon retour augmenta la mienne.
Hhumeur noire,  Acedia, impossible d'enlever à la page sa virginité, je demeurais interdit comme un châtré devant une beauté livrée...
Mélancolie.
Les nouvelles de la Porcherie s'amoncelaient, chaque jour apportant son flot d'ordures, et je restais là, taciturne et torpide devant la page blanche, la page du désespoir blanc....
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Ce monde est une parodie de monde, une contrefaçon grotesque, un cauchemar rêvé par un idiot en mille neuf cent trente-trois : Est il possible, est il concevable que chacun s'ingénie à ressembler aujourd'hui à la pire caricature que l'on faisait alors de sa communauté, de son genre, de sa religion, de sa race, de ses penchants sexuels?
Il est impossible d'être pitoyable pour quiconque, même les plus minables sont trop abominables pour que l'on prenne leur parti....

Cependant cet "ordre" parodique du monde est atrocement réel.
La souffrance que cette grotesque "société" pleine de grimaces inflige n'en reste pas moins tangible, concrète, et seule la souffrance existe, la douleur est l'aune à laquelle la réalité se jauge. Notre malheur présent, irrévocable, dur, âpre, mâle, nous le recevons d'une société récusable, polichinelle ridicule, fantoche femelle privée de chair et de nerf et qui réussit pourtant à souiller la beauté de chair et à tordre les nerfs.
Ce monde de merde, exactement...

Das Etwas, diese plumpe Welt.
Ainsi s'exprime Méphistophélès devant le docteur Faust.
l'Esprit qui toujours nie, la négation nécessaire, parce que tout ce qui existe est digne de périr, et ce monde actuel dont la hideur est le Signe, plus que tout autre, mérite d'être détruit. De fond en comble. De bas en haut. Et de droite à gauche.
Pourtant c'est nous qui sommes jugés digne de périr, submergés par les flots noirs amazoniens; le ramas vociférant qui grouille : La Jeunesse du monde! Qui vient!
La femelle ne s'y trompe pas, qui flaire dans le sens du vent les phéromones de la Force Vitale et s'accouple en masse avec les mâles venus, les nouveaux singes dominants de l'espèce...
Félix le Chat

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Die Welt.
Il me semblait que Méphistophélès était plutôt admiratif de la capacité du monde,océan de foutre et de sang neuf, à se regénérer.

l'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Aussi...
merci pour le Welt

serious seekers a dit…

ça fait plaisir de partager avec toi ce ce constat , c est un etat de l'être je te dis car beaucoup admettent le désordre mais ne ressentent pas de façon aussi aiguë la dégénérescence totale dans laquelle nous baignons et qui fait honte à l'architecture témoin d'un temps moins dégénéré encore ...0lOndres ça choque beaucoup aussi le contraste entre le style Victorien et la masse de malfouttus qui se traien ..
Ils sontensorcelés par le monde moderne ...et réelemnt ne voient pas le monde comme tu le vois , ils le vois bien plus tolérable .
les polices de la pensée au sens strict ce coup là , combattent justement tous ce qui peux développer cet état de conscience ou l'on voit clairement que les textes religieux de toutes les grandes Traditions ont décrient ; le caractère méprisable d ela majorité ..le mondialisme combat tous les moyens qui favorisent l'accès à cet état de conscience si bien que le contact prolongé avec la nature s'est vu accusé de danger par ces ploucs tyranniques en raison du fait que les gens risquent de réaliser le caractère contre-nature justement du monde urbain lorsqu'ils sont sur le retour de leur pérégrinations dans les espaces naturels !
Voilà ou on en ai ...
maintenant il y a d'autres état de conscience ou il est question d'extases , ou d'enstases plus exactement , et ils sont nécessaires pour créer un équilibre , un contre poids à cette perceptions des déficiences majeures que révèle la simple observation de la rue , tv etc ...