samedi 13 septembre 2008

Le préposé de l'Union "européenne"

La privatisation de la poste, c'est le sort d'un grand Service Public incarnant à lui seul la République, dont l'existence conditionne celle de milliers de communes, qui est en jeu.

.Pour la Commission européenne, il s’agit de la dernière ligne droite.
Le projet de directive présenté le 18 octobre par Charlie McCreevy, le commissaire au marché intérieur, doit parachever un processus lancé en 1997, au terme duquel le service du courrier sera entièrement libéralisé dans l’Union européenne. La principale disposition de ce texte sur « l’achèvement du marché intérieur des services postaux » est l’ouverture à la concurrence du traitement et de la distribution des plis de moins de 50 grammes, dernière tranche de cette opération de dépeçage par quartiers du service public postal, à l’échelle européenne.

.Ce sera chose faite le 1er janvier 2009... si toutefois le projet est adopté en l’état.
Car de multiples résistances se font jour, cherchant à s’extirper du carcan de Maastricht et des institutions réactionnaires de l'U.E.
Des centaines d'élus, petits maires et parlementaires obscurs élus de ces petites communes qui forment la trame inimitable de l'ex-France, ont cosignés une proposition de loi pour le retour au monopole public postal, et par conséquent l'abrogation des directives européennes.

.Le Fogiel anticapitaliste Besancenot, lui même postier, interrogé par médiapart, explique: "On pourrait très bien, par le biais d'une nouvelle directive courageuse,envisager une coordination des divers acteurs publics de l'Union, pour mettre en oeuvre un service postal européen."
Derrière le bla-bla pseudo-radical avec ses termes fétiches "coordination, acteurs...", il s'agit d'une soumission sans fard à l'U.E.

Quoi? On pourrait sauver la poste dans le cadre des institutions "européennes"?
Alors que se sont précisément ces directives, qui prévoient une ouverture totale à la concurrence!
La Documentation française définit une directive "comme un acte juridique communautaire...qui lie les Etats destinataires de la directive quant à l'objectif à atteindre....", donc transposer obligatoirement la directive "dans leur droit national" sous peine "d'une procédure de manquement devant la cour de justice des communautés européennes."

.Un gouvernement qui refuserait de transposer une directive devrait donc forcément retirer sa signature des traités européens, sortir de l'U.E !
Ce que veut absolument pas le petit télégraphiste du capital Besancenot. Dans la camisole de force de l'U.E, la LCR prône, non pas la rupture, mais une:" Europe plus sociale, démocratique, féministe, écologique"...
Sociale: Un smic européen.
Démocratique: régularisation de tous les sans papiers.
Ecologique: les prolos au boulot à vélo.
Quant à féministe, c'est la clef de voûte, le nom véritable du parti du facteur joufflu aux yeux de biche. Comme ils le disent eux-mêmes: "en finir avec le vieux mouvement ouvrier", la rigueur de ses mots d'ordre (lutte des classes, expropriation du capital) au profit de cette politique floue, vague, moraliste, sentimentale, cette hypocrite soumission femelle à l'ordre bourgeois.
Félix le Chat

1 commentaire:

hoplite a dit…

oui, ce petit bourgeois de besancenot a oublié, malgré ses airs de révolutionnaire en peau de lapin, de critique "radicale" du capitalisme ou du libéralisme. un domestique du nouvel ordre, rien de plus.