jeudi 3 juillet 2008

Une bête (de scène) en cours de retour

On se souvient tous, de Sainte Florence Aubenas, comédienne et martyre, revenue toute pimpante de :
"157 jours de détention dans une cave étroite de 4 mètres sur 2 et d'1,5 mètre de hauteur, les bras et jambes liés, les yeux bandé, un scotch adhésif sur la bouche pour ne pas parler", et que l'on "n'ôtait pas même pour prendre nos repas"....
Un récit hallucinant, d'une véritable détention moyenâgeuse, qui aurait abattu en quatre jours le plus résistant et le plus brave..
Elle, a tenu quatre mois de ce régime, et nous revient, en plein soleil sans ciller, l'air réjoui....

-"Qu'est-ce qui vous anime ainsi pour vous permettre de traverser des épreuves qui me paraissent insoutenables, sans traumatisme apparent ?"
Lui demanda un journaliste.
Florence Aubenas :... - "Je suis une extraterrestre. Vous m'avez démasquée ".
Dans un livre de soi disant souvenirs, elle explique :
" Il ne s’agit donc pas de poser le problème en termes faussement shakespeariens : informer ou ne pas informer, voilà la question. L’enjeu pour la presse se situe ailleurs: comment comprendre, pour pouvoir le dépasser, ce dispositif qui crée le monde de la représentation auquel nous sommes tous devenus extérieurs ?" Traduction de ce sabir qui dit tout au fond : on est pas là pour informer mais pour raconter des conneries.
Si vous êtes assez niais pour lire Libération vous voilà prévenu.

L'autre bête en cours de libération :  c'est la Bettancourt. Ingrid pour les intimes.
La revoilà, la Pomponnette , les joues pleines, épanouie, elle a été se rouler dans la jungle avec des guérilleros, elle voulait tâter de l'exotique, elle est "écologiste", et maintenant elle nous revient faire l'ex-aventurière, écrire ses mémoires....
Dieu sait si on l'attendait, partout.. Devant la Mairie de Paris Delanoè avait accroché ses portraits format staliniens, sur le parvis de Notre-Dame de Paris, brûlaient des veilleuses, des prières bouleversantes sortaient des poitrines ferventes...

Enfin la voilà...
L'ex candidate écolo n'a pas encore pu écrire son livre de mémoire, comme l'Aubenas, il faudra attendre encore quelques jours, mais déjà elle cause.

Essayons de décrypter, de "comprendre, pour pouvoir le dépasser", ce discours "qui crée le monde de la représentation auquel nous sommes tous devenus extérieurs ? "
Aller musique!
"Les conditions de nos libérations ont été complètement surréalistes"..ça commence bien. On aurait pu craindre qu'un séjour de six années dans la jungle ne lui fasse perdre l'usage de l'incomparable jargon germanopratin . Surréaliste pour insolite, extraordinaire...
A moins que, ces années de "captivités" à rien foutre en forêt, Ingrid les ait mises à profit pour enfin lire et tenter de se cultiver. Et que ces "conditions de libération" fussent réellement des "procédés de création et d'invention utilisant toutes les forces psychiques libérées du contrôle de la raison"? Définition du surréalisme par Monsieur Robert.
Qui sait.
"Quand les deux hélicoptères blancs sont arrivés, et je dois confesser que j'ai ressenti quelque chose d'étrange"
Blancs comme des anges, un étrange sentiment de surnaturel nous étreint aussi..
"Nous sommes montés à bord avec beaucoup de difficulté car ils nous avaient lié les mains, ce qui était humiliant, puis après être montés ils nous ont attaché les pieds..."
Pour faire bonne mesure et atténuer l'humiliation...
"Ils ont alors fermé les portes de l'hélicoptère, et tout à coup j'ai vu le commandant des Farc nu au sol. Je n'ai pas même ressenti de bonheur à ce moment"...
Ici, on s'interroge.
Ne plus ressentir du bonheur de trouver le commandant des Farc nu et couché, est ce un effet de sa lassitude, due à une trop longue habitude, ou à un retard émotionnel devant un désir enfin réalisé et si longtemps attendu?
"le chef de l'opération a crié: + Nous sommes l'armée nationale, vous êtes libres.
"A ce moment, nous avons ri, sauté de joie, je pensais que c'était un miracle".
Les pieds et mains attachés? Effectivement un vrai miracle...
Félix le Chat

2 commentaires:

Gaëlle Mann a dit…

Cher abbé, je pense que c'est une personne "qui n'apprend pas": elle passe six ans dans la jungle, et elle en ressort toujours aussi snob, bête, futile. Avec les "mots qu'il faut"... soignant sa pub, sans dignité (je me comprends), théâtrale, pleurnichant de bonheur... Je ne pourrais certainement pas m'entendre trois secondes avec elle. Mais nous ne faisons pas partie, il est vrai, de la même caste! Bref, je n'aime pas les femmes qui se donnent en spectacle, qui sont grotesques.
Je saute du coq à l'âne, mais elle me fait vaguement penser à Céline Dion, dont je mettais une photo ridicule juste AVANT d'apprendre la libération de Bétancourt... Elles se ressemblent d'ailleurs physiquement.
Betancourt va certainement obtenir un poste en France, elle n'a pas fini de nous agacer/ennuyer. J'espère me tromper.
Et Rama Yade, ce matin sur RTL: "c'est grâce au président Sarközy qu'elle a été libérée.." - Non, tout de même! Il la croyait morte, d'ailleurs. Quelle dégoûtation!

Gaëlle Mann a dit…

Remarquable article! Je me suis bien amusée car c'est tout à fait ce que je pense!
Elle a voulu y aller à toute force, dans cette jungle! Pour y retrouver un ardent guerillero!
Son amie, Clara Rojas, aussi passionnée qu'elle, a eu une liaison brûlante et même un enfant!
Et si elles étaient allées voir leurs plantations, et discuter avec leurs "fermiers"? Personne n'ose évidemment émettre cette hypothèse...