samedi 8 mai 2010

Golem et Super-rabbins

Inexplicablement, jusqu’à ce jour, à l’âge le plus tendre j’éprouvais une aversion pour les super-héros musculo-respiratoires : les Batman, Superman, Spiderman, Iron-man et autres Mongolman en collant.
La fée tutélaire qui surveille et régit l’éducation des petits enfants m’a épargné cette inclination, n’imposant à mes panoplies de Chevalier ou de Sioux l’humiliante promiscuité d’accoutrements pédérastiques, moulants et ridicules.

L‘avouerai-je : plus d’une fois, dans mes enfantines chimèries, intrépide et fringuant, je volais au secours de sœur Marie-Angélique, la gentille nonnette qui nous enseignait le catéchisme, et dont j’étais le fervent. Mille fois je la sauvais de périls innommables, la dent du Griffon ou la griffe de la Stryge, la prenant en croupe sur mon Hippogriffe, et je coiffais son front blanc du Diadème et nous filions ensemble, renversant tout, comme la tempête.
Mais, jamais, ni Morphée ni Nyx ne me virent accomplir ces hauts faits, engoncé dans une couche-culotte rouge avec la cape assortie ou un maillot orné d’un SF, Super-Félix.

Cette antipathie native envers les super-ordinaires, les ordinaires dotés de super pouvoirs traduisait mon aversion constitutive pour le monde désenchanté des adultes.
Non que je fusse précocement lucide ou simplement difficile dans mes goûts : Tintin, mais aussi les Katzenjammer Kids, tante Pim avec le Capitaine et l’Astronome, Pipo, Concombre et Pougatchov, sans rien dire de Tartine, du diabolo Geppo, des Pieds Nickelés et de mon homonyme Félix le chat, faisaient mes délices.
Mais décidément ces super-héros en collant je ne marchais pas.
Toute la spiritualité, toute la poésie absente des ces comics décérébrés, réalistes, mais d’un réalisme écœurant puisque les super pouvoirs violaient ignominieusement les lois de la réalité, c’est absurde et invraisemblable. D’un invraisemblable grotesque, infantile, et non enfantin .
Un monde réaliste, trivial, infiniment différent de la magie des contes et des mythes, car sous le masque du Merveilleux se cache le visage de la profonde vérité, avec quelque chose de voilé, d'étrange et d'exquis, un monde vidés d’elfes et de lutins remplacés par des directeurs de banque ou des avocats volants.

Plus tard je songeais que ces figures des "comics", mélange de fantasmes de toute puissance des femelles, et d’hystérie de punition des névrotiques, révèlent la nature essentiellement gynécocratique et névrosée de l’Amérique.
Fantasme de toute puissance contraire de l’héroïsme : le super héros transforme une forme de pouvoir financier ou scientifique, en pouvoir magique directement utilisable par lui, la notion de limite n'existe plus, les images s'appellent les unes les autres en une surenchère hystérique.
C’est la psyché typique du Névrosé et de la femelle hystérique, comme elle, il ne supporte aucun délai entre le désir et sa réalisation, et fait l’impasse rationnelle sur l’obtention d’une nature supérieure.

Combien étranges et étrangers à mon âme, me disais-je ces américains, d’une race qui m’est dissemblable, insolite, car la race doit être évaluée, non par son extériorité corporelle, ses traits raciaux somatiques, mais son intériorité psychique .
Le caractère si limité de l'imagination des américains, la pauvreté de leur imaginaire, cet infantilisme, était la rançon, pensais-je, de ce monde du business, du capitalisme définitif, dans lequel l'âme plébéienne, toute rabougrie, répand au dehors, sa nullité crasse.
Résultat d’une société passée directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. « C'est-à-dire de civilisations où l'homme s'est barré toute possibilité d'un contact effectif avec le monde de la transcendance, a perdu toute véritable compréhension des connaissances relatives à un tel monde et propres à une tradition vraiment digne de ce nom. » Julius Evola

Or donc, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir aujourd’hui l’extraction véritable Inter faeces et urinam nescimur, de ces guignols en maillot moulant.
« A Berlin, une exposition fait briller les couleurs juives des super-héros » AFP. 04/05/2010
"Héros, monstres et super-rabbins - Des BD aux couleurs juives", exposition qui se tient jusqu'au 8 août au Musée juif de Berlin.
« Les figures les plus connues du panthéon des "comics" américains ont tous pour créateur des descendants de familles juives émigrées d'Europe »
J’ignorais parfaitement ce détail, ainsi que le fait "Que leurs aventures"(dans lesquelles ils ont mis tout leur fanatisme tribal)," étaient truffées d'allusions à l'Ancien testament ", "explique Cilly Kugelmann, directrice de la programmation du Musée juif." Toujours l"AFP.
C’est pourquoi, leurs fameux dons, ils les possèdent ontologiquement, de par leur nature propre, parce qu’ils sont des élus, des êtres de race supérieure.
Si les Nazis depuis 50 ans, ne vivent plus que dans les cervelles malodorantes des serviteurs de l’Oligarchie, Superman lui, avatar du Golem, continue de sévir, de se battre encore et toujours, contre eux.
Et cela se vérifie dans les films actuels, on ne compte plus le nombre de gratte-ciels défoncés à coup de poing et de super pouvoirs, un sacré tas de WTC.
"Bon sang mais c'est bien sur!" pourrais je, à mon tour,  m'écrier, comme l'inspecteur Bourrel dans les cinq dernières minutes (du Kali Yuga).

Davantage que la science que péniblement on acquiert;
plus encore que la conscience qui s’intensifie quand nos sens sont intellectualisés;
je révère par dessus tout, cette Intuition, cette perception antéprédicative qui passe par delà les raisonnements:
cette nescience au delà de la science, au delà de l’ignorance.
Ce à quoi l’âme est disposée;
disposition qui révèle l’âme de la race, la race intérieure, race de l'esprit.
Dégoûts enfantins et qui se trouvent plus tard, bien plus tard, explicités, en quelque sorte confortés par des éléments tangibles, par la connaissance.
C’est l’âme qui se connaît elle-même, et l’esprit de l’enfant est prévenu originairement par sa sensibilité.
Ô Enfance : jardin ensoleillé, dans lequel Dieu se promène, comme en notre premier paradis, qui fit dire à Baudelaire que "le génie c'est l'enfance retrouvée à volonté".
félix le chat

11 commentaires:

Anonyme a dit…

superbe analyse... C'est en "en-saignant", que l'on devient saigneur...


Nocif

Anonyme a dit…

Notez que ces "superzéros" ne peuvent exister que dans l'environnement de tours et de gratte-ciels .On voit mal ces culturistes volants évoluer entre les immeubles du 16eme parisien ,voire entre les barres du "9-
3".Mythologie et son corolaire :identification .Un peu comme le "rap".
P.S.Les tours en questions ne semblent plus être un support si fiable ...

Anonyme a dit…

Je tenais cependant a souligner que Hergé fut le premier en europe importateur du principe de la BD inventée aux US... C'est Léon Degrelle ami intime de Hergé, qui journaliste sur place, mais aussi en Russie, au Congo, etc, qui en fit la découverte et lui envoya des exemplaires... Tintin n'est d'ailleurs rien d' autre que image de Degrelle reporter avec ses pantalons de golf... Je vous laisses devinez qui est Milou (le chien d'un célèbre moustachu)?..


Nocif

Anonyme a dit…

De plus R.G. Hergé, fut obligé de changer les noms véritables des antagonistes maffieux ou politiques qu'ils osaient affirmer dans ses BD, lors des rééditions... Donc pour connaître la vérité vous devez lire les éditions originales qui forcément valent des lingots...

Nocif

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

merci pour ces addenda inattendus et fort nocifs

Anonyme a dit…

Effectivement Nocif, on m'avait parlé de Tintin et Milou comme étant Degrelle et le chien d'un moustachu, mais vous me rappelez à présent à l'esprit ces antagonistes chroniques, et ce quel que soit le pays où notre héros voyage !

Merci

K.M a dit…

excellent! cet article est une belle perle, je le diffuserais.

Bon courage.

Salutations,

Anonyme a dit…

Désolé l'abbé si je sort quelques fois des limites du sujet...
Et le petit Benois Brisefer, vous lisiez?.. Un rhume suffisait à lui faire perdre ses pouvoirs... à moi aussi d'ailleurs... ))) Curieux le pouvoir du rhume?

Nocif

Anonyme a dit…

Je puis me faire juge l'abbé... (((entre nous,elle est décédee vendredi soir)))... ton style magnifique!... Un troubadour d'autrefois, colportant gaiement sa poésie... (éthymo de poésie?.. "FAIRE")

Anonyme a dit…

DSK smoking haschich in video (in socialist party meeting)




Prémonitoire :

"Devisen Schütz Kommando" (Détachement pour la mise en sûreté des devises, DSK

Tonk

Hal a dit…

Il me semble que Hervé Ryssen en avait parlé. Il expliquait que les juifs admiraient dans les super héros, le physique qu'ils n'auraient jamais. Et bien entendu, ils s'inventaient des superhéros pour réécrire la période de la guerre, avec super man qui combat les nazis.
On retrouve cette idée avec le film inglorious bastard.

On notera pour spiderman, le "cornuto" qu'il fait chaque fois qu'il lance un fil (et les enfants l'imitent). Franchement, ne serait-ce pas plus pratique de fermer complètement le poing, quand on lance un fil ?

On peut le voir sur ce lien vers la fin de la page :

http://www.nouvelordremondial.cc/666-signe-satanique/

(par contre pour le Pape, je reste perplexe...)