
La victoire du rythme binaire consacrait le règne de la masturbation et du cinéma pornographique. Les corps ne se mêlaient pas, ne se touchaient ni ne se frôlaient, chacun restait dans son coin et s’agitait, comme pris de transe. On mimait l’acte de va-et-vient sans retenue, solitairement. Mais chacun s’observait, se reluquait sans vergogne, comme si on jaugeait les capacités sexuelles des uns et des autres pour déterminer qui serait l’étalon le plus vigoureux et les juments à la croupe la plus accueillante. »
Eric Zemmour, "Petit Frère", Denoël, 2008, p. 172-173
Bien vu: la danse dégradée en un prélude de la copulation.
Mais, "les corps ne se touchaient ni se frôlaient", vraiment ?
Je me demande si je n'ai pas rêvé alors, quand il n'y a guère, j'étais traîné par d'accortes personnes dans ces temples du "rythme binaire".
Cent fois, mille fois, j'ai assisté à cette même pantomine: des minettes se trémoussaient entre deux "beaux blacks" qui les frottaient consiencieusement en cadence l'un devant, l'autre derrière.
A lire le texte de Zemmour, on pourrait en conclure finalement, que les gens subissent passivement les canons de la mode, et se comportent selon.
Alors que c'est tout le contraire. Deux espèces, la femelle et le prognathe, si bien faites pour s'entendre, et qui se sont enfin trouvées, partagent des goûts communs, et nous les infligent partout.
Félix le Chat
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