mercredi 5 septembre 2012

Gestes et opinions du docteur Fabiustroll

Monsieur Laurent se fait du mauvais sang pour les syriens.
Et quand monsieur Laurent se fait du mauvais sang pour quelqu’un, on peut faire le diagnostic que ce dernier à du soucis à se faire pour son immunité.

Test de dépistage d’un discours aventureux.

Monsieur Laurent, comme avant lui monsieur Botul, s'essaye à tordre le cou d’un dictateur en tuyau de poêle, dans un pays qu'il voudrait voir contaminé par les valeurs occidentales, celles du Fric et du Cul, accommodées à la sauce Charia, c’est-à-dire l'Idéal bien compris des Porcs Saoud.
Rappelons pour Devoir de Mémoire, que le Botul, depuis sa Scierie de précieuse langue de bois, et qui semble n’avoir d’autre joie dans la vie que faire scier son monde, avait fait débiter du Kadhafi sur l’étal hallal, par sa meute de chiens courant à hallali, en ligne directe avec l’Autocrate des cieux : « Allo alla, t’es où, à k’bar, ou à Qatar ? »

(Débite à Sion qui provoquât incontinent, par réflexe clintoridien semble-t-il, une extraordinaire réaction d’Hylarité hystérique chez la Pussy-riot d' Aboma.
Vous savez, l'abominable roi des pythons, l'Aboma, qui "se dresse du haut de son orgueil princier comme une idole antique immobile en ses nœuds." Leconte de Lisle, Poèmes tragiques.)

Le scieur Botul possédait l’insigne privilège de pouvoir faire se mouvoir à sa guise les petits soldats de bois de l’armée ex-française, cette bûche, retaillée par ses soins saillants en une vieille branche de l'Arbre des Sephiroth.
Ce que j’ai fait là, je l’ai fait en tant que Juif dit ce Cavalier de Sion.
(Et toi là, tout galonné et roulant des mécaniques, pour qui te prends tu ? Tu n’es qu’un vulgaire pion de cette Reine de Saba décolletée.)
En ex-france, la clique dirigeante, le Patronat et l’État-major, ne jurent que par cette « incarnation de l’intelligentsia française telle que nous l’aimons ! » (nous, c’est-à-dire les bourgeoises et les adjuivantes.)

Monsieur Laurent, plus lymphatique, aura-t-il l’énergie de son illustre prédécesseur (non de titre mais de fait) pour faire de la Syrie une autre Chierie ?
En attendant, sa façon de se poigner le Girafon Bachar ressemble plus à du polissage de jonc qu’à une vigoureuse branlée.
Il lui dit, par bravade, qu‘il « ne mérite pas d’être sur la terre » !
Cette ubuesque Houtzpa, digne d'un docteur Fabiustroll qui serait circonspect, a contaminé l’atmosphère, déjà lourde pourtant de cumulo-nimbus d‘hémoglobine, mais il semble que monsieur Fabius n’aime rien tant que voir dégoutter le sang.
Aussitôt tous les Rodomont et Tranchemontagne ont daubé sur la dispare y Sion prochaine du méchant Dictateur avec son armée fasciste, martyrisant son peuple.
Libérons la Syrie, et la foulons aux pieds, avant que de mettre en Perse.
Telle semble être le raisin de la colère, ainsi que la feuille de vigne de tous ces vendangeurs caschers, qui s’abreuvent du sang des nations.

Néanmoins, aller clâmer que Bachar el-Assad « ne mérite pas d’être sur la terre », n’est-ce pas bien hasardeux ? N'est ce pas proférer une de ces paroles terribles, dont le sens anagogique n’est accessible qu’aux grands initiés ?
« La recherche philosophique se poursuit normalement par la rencontre fortuite mais anagogique du même être accompagné de sa réplique inessentielle et couturière, laquelle lui conseille nouménalement de transposer sur le plan de l'entendement le concept de bouton de pardessus situé sociologiquement trop bas », explique lumineusement Raymond Queneau en ses Exercices de style.

Et il a bien raison. Ainsi de savants et versés kabbalistes, abîmes de sciences occultes, et trous de consistoire criffus, ayant tenu conseil chez la Grande Catin, l’antique Madone qui porte en son cloaque lépreux le brasier cabalistique, et descend patrilinéairement d'un vieux Conn, ont cru discerner un niveau plus ésotérique à ce propos d’étable du Ministre des Affaires étrangères à la France.
Car pour la Torah, hormis la Promise, le reste de la Terre n’est que de l’auge à goyim, une Bolge du huitième cercle de l'enfer du Dante, le lieu par excellence de la confusion, du désespoir et de la terreur. Dès lors ne pas mériter d'y croupir, est un honneur insigne.

Reste à savoir si le degré d’initiation guématrique de monsieur Laurent, ainsi que sa connaissance des trente-deux règles de Rabbi Eliezer et de ben Rabbi Yossi, autorisent une interprétation aussi subtile que le fluide corporel du même nom.
Mais qui connaît la double nature, à la fois hémostatique et hémophilique, de ce Janus Sayan Bifrons, qui n’hésita pas, pour faire oublier sans doute, sa profanation du Sang du Pauvre, à se faire plus tard son Mithridate, son apôtre prophylactique, son héraut, en portant son NON !, au sein du plus grand parti des béni-oui-oui.
feliks lechat

7 commentaires:

orfeenix a dit…

Laurentfabius, c' est un nom digne d' un Romain ridiculisé dans Asterix et en effet, il vient de se faire mettre au tapis par un Gaulois érudit et rabelaisien, enfin, vous, quoi!

PC a dit…

« Le nom de Fabius, explique Laurent dans Les Blessures de la vérité, remonte à son arrière-arrière-grand-père Joseph, né en Moselle, commis-marchand de son état, qui s'appelait en réalité Lion et choisit de prendre Fabius comme patronyme lorsqu'en 1808 les juifs reçurent le droit de porter un nom de famille. »

Ah ! ces Romains...

orfeenix a dit…

Tiens, j' aurais plutôt changé Joseph que Lion...

Antan a dit…

Mais rien n'a changé, même depuis 3 septembre 1939, date à laquelle, le président français DALADIER a fait déclarer la guerre à l'Allemagne hors le consentement du parlement et du sénat ainsi que l'exigeait la constitution.
Nous avons donc toujours les mêmes farfelus qui ont des pouvoirs qui les dépassent complètement et qui jouent, en toute sécurité, aux petits soldats de plomb.
Un peu comme certains jouent avec leur train électrique mais avec beaucoup moins de conséquences qui ne mettent pas en jeu la vie des citoyens français.

Anonyme a dit…

Anagogique, nouménal, et en plus on s'instruit!
Parfois, vous et votre ami Soral, je vous trouve un peu obsédés...

http://laregledujeu.org/moix/2012/06/19/744/le-serment-de-tobrouk-et-bernard-henri-levy/

et puis en fait non; ou alors peut-être, mais y a bien pire!

Sébastien Copp a dit…

Ignoble ce Fabius quand, les yeux globuleux, le sourire du Malin en coin, il prône pour une intervention de destruction massive, en Syrie. Seul motif ? S'illustrer, enfin exister ! Lui qui a tout rate. Lui dont l'image est salie à jamais par l'affaire du sang contaminée, il veut se racheter par le sang. Nous pensions ne plus jamais le voir. Pour notre plus grand soulagement. Mais Il revient, rempant, comme une vermine que l'on ne peut heradiquer, sans remords et sans honte. Il donne même des leçons d'éthique à qui veut l'entendre. Moi ... Je ne peux plus ... l'entendre ... Car c'est à vous dégoûter, à jamais , des hommes.

Anonyme a dit…

Fab !, ferme-la..... à tout jamais ! Physiquement.