mercredi 3 février 2010

Marx ou Bensaïd -3-

Revenons en au "de cujus successione agitur ", Daniel Bensaïd, de la succession politique duquel, nous débattons.
Avant de rendre son esprit au Fondeur de Boutons, il a souvente fois déboutonné son âme, et malgré ses accents frondeurs, il a toujours développé une pensée bien-pensante sous des dehors subversifs.
Ce « grand théoricien » du courant politique NPA, celui que Monsieur Mermet décrit comme « une girafe dans un champ de mulots » (c’est vrai que vers la fin, il avait beaucoup maigri et on le voyait se hausser du col dans tous les médias qui comptent), cette girafe, cette girouette passait son temps, ô si jésuitiquement, à démontrer que Marx, n’est-ce pas, c’est extrêmement surfait, et si l’on voulait bien se donner la peine de comparer avec une grande alter-pensée de grand alter-philosophe, altéré de succès et de VIH, il n’est pas dit que le Vieux supporterait la comparaison sans dommage.

Voici ce qu' écrivait dans un numéro récent consacré à Marx, de l'Hebdomadaire de l'ex Jean Daniel Bensaïd, l’alter-philosophe Daniel Bensaïd :
" La crise de la mondialisation capitaliste révèle la tendance strictement destructrice du capital, de la nature, de la société, de l'humain. En réduisant toute richesse au temps de travail cristalisée, la loi de la valeur prétend quantifier l'inquantifiable et attribuer à toute chose une valeur monétaire comme si le temps long de l'écologie était réductible aux instantanées des fluctuations boursières."
C'est ça qui doit épater Mermet, ce galimatias ridicule, destiné à obscurcir la conscience au lieu de l'éclairer.
Afin de mieux faire passer en fraude, sous couvert de nouveauté, la marchandie frelatée d'une pensée spectaculaire, tristement homogène aux intérêts bien compris du Gros Argent.
Si l’on se donne la peine de traduire ce charabia grotesque, ampoulé, vulgaire, en langue intelligible: la Loi de la valeur, cette découverte géniale de Marx, c'est dépassé, l’écologie politique échappe, et va bien au delà, au rapport social d'exploitation du système capitaliste.
Tous coupables, ouvriers, capitalistes, multinationales, Etats impérialistes fauteurs de guerres et mineurs polonais.
Sait on que ce NPA de l’alter-facteur, s’est rallié à l"écosocialisme", à la "théorie" de la "décroissance" et autres fouthèses du sous développement durable des lapins et du réchauffement climatique des humains.
Nous consommerions trop, surtout les pauvres qui crèvent la dalle, il faut fermer les usines, il y a trop d'industries, vive l'union sacrée planétaire, selon le consensus de Copenhague, de tous les hommes, riches et pauvres, puissants et misérables, en avant vers l'alter taxe carbonne, CO2 ma haine, telles sont les nouvelles prises de position du NPA .
Je n'exagère nullement. Que ceux qui en ont la force, aillent lire sur les innombrables sites du NPA.
Or rien n'est plus absolument contraire aux présuposés de la dite écologie-politique que le marxisme. Pour justifier cette infâme politique de soumission, il fallait une construction "théorique" qui est une véritable croisade contre Marx, et c'est à cette tâche hypocrite que Bensaïd s'était attelé à la fin de sa vie, avant de rendre son alterâme à l'Alterdieu.

Il a raison, mais pour moitié seulement, Daniel Mermet, dans son oraison funèbre prononcée à la Mutualité : si le penseur, quoiqu'il en ait, est hélas, bien éteint, sa "pensée" va rester allumée, comme le poste de télé, comme tous les appareils par où se dégorge l'idéologie réchauffée et dominante .
félix le chat

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ne jetez donc pas le bébé avec l'eau du bain!

Sébastien

Gnaah a dit…

La décennie à venir sera terrible ! Attachez vos ceintures et serrez bien les fesses...