mercredi 13 septembre 2017

Titanic

Une fois n’est pas coutume, lundi 11 septembre à 22h20, la chaîne franco-allemande ARTE proposait aux affidés de la lucarne à gogoys un film nazi. Sans doute la chaîne juge-t-elle les spectateurs suffisamment enchaînés au politiquement-correct pour ne pas risquer la contamination naziabonde. 

Ce film admirable était présenté dans le cadre du centenaire de l’Universum Film AG [UFA], la plus grande société cinématographique d’Allemagne de la première moitié du XXe siècle, éminemment supérieure à Hollywood.
 « Créée en 1917 sous la pression de l’état-major à des fins de propagande, les aventures de l’UFA retracent l’histoire du cinéma outre-Rhin : l’âge d’or du muet, les œuvres de divertissement cultes ou encore la propagande nazie », nous dit Arte. 

     Il s’agit de Titanic, un film sur le fameux naufrage. Il fut commandé par Goebbels au début de la guerre au réalisateur Herbert Selpin et achevé par Werner Kingler en 1943.
 Bien supérieur à tous les Titanic niaiseux qui ont coulé des spéculations hollywoodiennes, le film nazi va dénoncer les spéculateurs anglais.
 À la fois teinté d’héroïsme et profondément humaniste, le film est empreint de cette clarté et de cet amour de la justice qui marquèrent les heures les plus sombres.
 On remarquera le réel socialisme qui s’exprime par un sens aigu des différences de classe. L'oeuvre manifeste un populisme digne, qui pouvait rivaliser avec l’ouvriérisme stalinien et qui nous éclaire sur la nature fondamentale du régime.
« Peinture d’une microsociété, avec ses classes sociales que tout sépare, les codes, combines et idylles propres à chacune, qui captive. À la suite des représentants de la grande bourgeoisie d’affaires, des membres d’équipage et des passagers de troisième classe, "Titanic" embarque le spectateur dans une tragique comédie humaine, où même les crimes dénoncés (comme il se doit par l’officier allemand Petersen) ne connaissent pas de juste châtiment » nous dit encore ARTE. 

 
Deux remarques :
 1. Antisémitisme.  Il eût été facile aux réalisateurs nazis de profiter du patronyme (((Iceberg))), pour rendre le peuple élu responsable du fameux naufrage ! Qu’ils ne soient pas tombés dans cette facilité antisémite en 1943 prouve que le souci de vérité l’emportait pour eux sur les approximations de la propagande.

2.  Féminisme.  Que pourraient dire nos chiennes de garde de la Gestapo féministe de ces sauvetages exclusivement féminins par des secours entièrement masculins  ?
Les scènes du film où l’on voit les canots de sauvetage peuplés par toute la volaille emplumée sont des morceaux d’anthologie.
 Comment faire coïncider ce comportement héroïque et sacrificiel des mâles avec la stupide théorie de l’Oppression immémoriale des femmes par les hommes ?

 Naguère, quand existait encore la Marine à voile et à vapeur, on dénombrait de nombreux naufrages. Ces submersions épisodiques mais néanmoins multiples ont été étudiées dans leur causes et leur déroulement.
D’abord l’annonce :
 — Mesdames et messieurs, votre attention s’il vous plaît. Une voie d’eau s ‘étant déclarée inopinément dans la salle des machines, il est à craindre que nous sombrions bientôt dans les abysses glacés. Le bateau coule, nous coulons, c’est pas cool mais tâchons de rester calme, les femmes riches et leurs caniches d’abord !

Puis la pagaille : les femmes affolées hurlent, courent en tous sens, encombrent, il faut s’occuper d’elles, d’abord les calmer, puis les sauver, malgré elles. Les pauvres chéries, le sang-froid n’est pas leur force première.
 L’héroïsme masculin devient la norme : la majorité des hommes se révèle en ces circonstances banalement héroïque, si l’on peut dire. Les autres sont abattus comme des chiens par les marins, comme on le voit dans le film.
 Grâce à l’abnégation et à l’intelligence rationnelle de H, les femelles criardes sont mises en chaloupe, les chaloupes à la mer, et vogue la galère...

 Bon visionnage.



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Excellent document , une agréable idée de nous présenter cette autre vision.

Nocif