samedi 25 novembre 2017

La causalité diabolique

Une fois n’est pas coutume, j’ai écouté sans la moindre hilarité, l’intervention de M. Pierre Hillard à Lille.

Cette éminente personnalité nous dit qu'elle [se] « propose par une étude complète », de l’ancien et « du nouveau judaïsme à partir de l’an 100 …. d’expliquer avec les 6 époques de la Kabbale toute l’évolution jusqu’à aujourd’hui, en lien avec les grands événements politiques et religieux : la réforme, la renaissance, la révolution de 89, le communisme, le nazisme, jusqu’à aujourd’hui, et de montrer que les grands événements comme deux roues crantées vont de pair avec l’évolution de la Kabbale. »

Après l'énoncé d'un tel programme, il faut tirer l’échelle de Jacob.
L’« Insupportable Police de la pensée » qui conduit aux chambres d’accusation peut mener aussi semble-t-il aux chambres capitonnées.

 Or donc, la grande histoire européenne est un lego goy Kabbalistique.
 — Saviez vous ma chère que tout ce qui arrive est juif ? La Renaissance, les Lumières, la revolution française, la russe, la chinoise, Napoléon, Hitler, Staline, l’armée rouge, l’énergie noire, le parti vert, les fleurs bleues, le péril jaune, la vie en rose, le capitalisme, le communisme, la globalisation, la gravitation, la force nucléaire forte, l’expansion de l’univers... Tout !
Saviez vous que la première guerre, la deuxième guerre, le troisième reich, la quatrième internationale, la cinquième colonne, le sixième sens, le septième art, la huitième merveille, la neuvième porte, jusqu’à la dix septième chambre tout est miraculeusement juif depuis l’aube des temps ?

Prenons un  exemple : la Renaissance
 Elle ne s’explique pas par des facteurs objectifs, internes, intrinsèques. Comme l'explosion démographique, le développement des techniques (l’imprimerie),  la formation des cités avec la croissance d’une bourgeoisie d’affaires,  le développements des échanges commerciaux. Elle ne vient pas  d'une mutation précapitaliste de la féodalité, de la la formation d’Etats centralisés.
 Non !
Mais elle a été pensée, voulue, créée par des juifs kabbalistiques.

 En France la Renaissance n’est pas essentiellement la conséquence des guerres d’Italie de François 1er,  mais des passes magiques du Rabbin Bensabbaoum.
 D’ailleurs Rabelais, Marot, Ronsard, La Boétie, Montaigne écrivaient sous la dictée de vieux rabbins pouilleux, c'est bien connu.
 Et Léonard de Vinci, Raphaël, Titien, le Tintoret, Véronèse, Michel-Ange, etc., ne peignaient que selon les canons de la beauté juive.

 Ce renouveau solaire vers l’Antiquité gréco-latine, n’était  qu’un retour déguisé vers les arriérations levantines puant le bouc et les macérations sui generis.

Telle est l’expression achevée de ce qu’on nomme le providentialisme. Sans doute le providentialisme eût ses lettres de noblesse, notamment avec Joseph de Maistre ; et même sa période poétique romantique, avec la protestation royaliste et catholique des grands écrivains XIX siècle.

Mais quelle est ridicule cette archaïque conception théologique et téléologique de nos jours!
C'est surtout du complotisme, mais comme ce terme est utilisé à des fins contraires par la pourriture médiatique, qui voient des complotistes partout à défaut de complots, nous dirons qu'il s'agit d'une conception policière de l’histoire
Comme celle de l’Okhrana : « Otdeleniye po okhraneniou obchtchestvennoï bezopasnosti i poryadka ».
La vision policière de l’Histoire est un irrationalisme et un absolutisme monothéiste, en lequel le devenir humain se réduit à une lutte entre Dieu et satan. L’autonomie du monde est niée au profit de ce que Poliakov nommait la causalité diabolique.
C’est une démonisation de l’histoire.
 Exit l’inédit, la liberté, le hasard, l’imprévu, l’émergence, la nouveauté, les faits !

 Finalement c’est le pendant réactionnaire de l’idéologie du genre. La réalité devient “construction", kabbalistique au lieu de patriarcale, mais ça revient au même.

 Ne voit on pas, que par frottement idéologique on finit par ressembler à l’ennemi que l’on combat ? Du moins qu’on le voit tel qu’il se voit : Élu !
Ses capacités surhumaines, puisque des événements par nature supra-personnels sont expliqués par la volonté de ces personnes, en font véritablement le peuple élu.
 Certes, une élection à rebours, une élection mauvaise, Satan plutôt que Jésus, mais une élection quand même !

 Devant des gens capable de tels prodiges moi je conseille l’allégeance.
 Le mieux sera de s’incliner devant une lignée si capable.

 Ou alors lire Voltaire, aux entrées Juifs ou Judaïsme de l’Encyclopédie.
— Mais il est interdit ! Malheureux ! ne savez vous pas que l’Encyclopédie c’est les Lumières, et les Lumières c’est Hanouka, et Hanouka c’est le Talmud, et le Talmud c’est Kabbale ?

 Et pourtant Voltaire est un des meilleurs antidotes de cette surestimation yidéaliste absolue.

 Mais à quoi bon dire tout ça ?
Vendredi dernier s’est tenu le café littéraire d'E&R, qui est plutôt le café du commerce libre et sans entraves des zidées et des zopinions des zuns zet des zautres.
 Peu importe d’ailleurs, c’est plutôt sympathique, mais sur le fond j'ai retenu deux choses.
1 Pour tous les intervenants, le système capitaliste s’expliquait par les Protocoles
2 L’Immigration aurait été une chance pour la France, sans l’intervention néfaste de Sion.
Telles sont le travail de droite des valeurs et la valeur de la gauche du travail dans l'esprit des adhérents de l'association.

Les Simples, qui se croient habiles, sont menés par les Demi-habiles qui se croient spirituels.
 — Pascal ?
Encore un type interdit j’imagine. Le jansénisme ça doit être talmudo-maçono-gnostique probablement. Comme Goethe, si j’ai bien entendu Monsieur Hillard !

 Mais que va-t-il nous rester, à nous autres, pauvres Goyim ?


9 commentaires:

Anonyme a dit…

Le nihilisme, en tant que condition psychologique, apparaîtra en deuxième lieu lorsque l’on aura mis une totalité, une systématisation, et même une organisation dans tout ce qui arrive et au-dessus de tout ce qui arrive, en sorte que l’âme assoiffée de respect et d’admiration nagera dans l’idée d’une domination et d’un gouvernement supérieurs ( — si c’est l’âme d’un logicien, l’enchaînement des conséquences et la réalité absolue suffiront à tout concilier…). Une façon d’unité, une forme quelconque du " monisme " : et, par suite de cette croyance, l’homme dans un sentiment de profonde connexion et de profonde dépendance vis-à-vis d’un tout qui lui est infiniment supérieur, un mode de la divinité… " Le bien de la totalité exige l’abandon de l’individu "… Or, il n’existe pas de pareille totalité ! Au fond l’homme a perdu la croyance en sa valeur, dès que ce n’est pas un tout infiniment précieux qui agit par lui : ce qui revient à dire qu’il a conçu ce tout, afin de pouvoir donner créance à sa propre valeur.

Friedrich Nietzsche. La volonté de puissance

a.c

Anonyme a dit…

Méfiez-vous de comprendre !

Jacques Lacan

a.c

Anonyme a dit…

Cher camarade, vous avez tout à fait raison, mais il me semble qu'appuyer un peu le trait permet de mieux le rendre visible. Il existe, me semble-t-il, des continuités longues dans notre Histoire si courte. Celle qui est en cause n'est pas la seule mais elle est particulière, et particulièrement cachée et déformée.
Pierre Hillard parle d'où il vient et d'où il est, comme chacun d'entre nous. Il éclaire l'Histoire à sa façon. Elle n'est pas plus ronde que notre globe: c'est une boule à facettes dans la nuit cosmique.
Le phénomène que vous décrivez concerne aussi bien le "Système" que la dissidence. Il paraît même que les pôles vont s'inverser. Que sommes-nous pour échapper à tous ces vents solaires?

Bien à vous,

Séb

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Merci ac et Seb, pour ces excellents commentaires

Anonyme a dit…

... même pas de quoi se payer une corde pour se pendre.


Nocif

Jimmy John a dit…

Il nous reste ce que nous sommes et ce que nous transmettons, c'est à dire l'essentiel.
Bien des peuples opprimés et bafoués ont ainsi survécu et sont sortis plus forts des épreuves subies.
Encore convient-il de ne pas vendre son âme pour trente deniers mais de tâcher d'incarner le principe vertueux cad le vir.
C'est difficile, ça demande des efforts, d'être "tendu vers".

Accessoirement, j'ai beaucoup apprécié votre intervention radiophonique sur la révolution bolchevique.
Je dispose à ce sujet d'un document extrêmement instructif et que je crois rare : un rapport d'ambiance de plusieurs centaines de pages remis par les services secrets Britanniques au roi George V.
https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=9408340007.jpg
On y voit par exemple la photo d'un graffiti sur un mur proclamant "Assez des bolcheviks et de la viande de cheval, rendez-nous le Tsar et le porc".
On y découvre entre autres que la première loi passée par les bolcheviks une fois au pouvoir a été pour criminaliser l'antisémitisme.
On y apprend que les bolcheviks se servaient de l'annuaire téléphonique de Moscou pour déterminer quelles "familles d'élite" exterminer dans les géoles de la Cheka.
Mais comme l'assassinat en 1906 par le juif Bogrov du ministre Stolypine, nommé par le Tsar pour initier des réformes (principalement agraires) et moderniser la Russie, tout cela est d'évidence un ignoble complot international impliquant les élites bourgeoises Russes et Anglo-Saxonnes alliées contre le peuple.
L'horreur !

Jimmy John a dit…


Actually, the tags on the walls of Petrograd read as follows :
"Down with Lenin and horsmeat, give us the Tsar and pork".
https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=7273570104.jpg

Qui donc pouvait bien vouloir interdire le porc et imposer la viande de cheval ?
Les islamistes ? Explication bien peu vraisemblable.
Doit-on alors envisager qu'il s'agisse d'un "coup de billard à trois bandes de l'état profond" pour propager le "mythe antisémite" de l'implication juive dans la révolution bolchevique ?

Jimmy John a dit…


Hillard et Hindi (les deux font la paire, comme Jacob et Delafon, ou Pif et son gadget) ne font pas mystère de considérer l'idéologie - principalement rabbino-talmudo-kabbaliste - comme moteur exclusif de l'histoire.
Je préfère l'article de Guyénot qui analyse la capacité juive à "flairer l'air du temps", à chevaucher la dialectique, à investir à la fois un camp et son opposition, tout en gardant à l'esprit d'en tirer un profit, individuel et collectf.

https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=6141480041.jpg
https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=5374170087.jpg
https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2049750091.jpg

Savonne Harold a dit…


Blandine Kriegel
La pensé moderne et le judaïsme
https://laregledujeu.org/2010/06/21/2161/la-pensee-moderne-et-le-judaisme/
« L’influence du judaïsme dans la pensée et dans la philosophie moderne. Si j’ai mis en avant la différence de génération, c’est bien parce que au rebours de tous ces obstacles, je n’ai pas manqué pour ma part, et cela a été le fil le plus continu et le plus solide de mon travail, de découvrir à ma propre stupéfaction, et de mettre en évidence, autant que je l’ai pu, le rôle fondamental joué par le judaïsme et les idées juives dans la philosophie politique moderne et dans la philosophie tout court. A mon avis, les obstacles que j’ai énumérés sont responsables du fait que, malgré mes remarques obstinées, l’influence du judaïsme demeure méconnue ou ignorée, alors même que je serais ingrate de me plaindre de l’approbation qui a accompagné ma redécouverte de l‘Etat de droit ou de l’intérêt qui s’est manifesté à l’égard de mes études sur la philosophie de la république. Mais je ne doute pas qu’il viendra un moment où la place du judaïsme et son rayonnement dans la pensée moderne s’imposeront comme inévitables… En France, depuis les travaux que j’ai entrepris à partir de la publication de l’Etat et les esclaves, en 1979, et parallèlement, proprio motu, dans le monde anglo-saxon, de nombreuses études ont étoffé notre connaissance de la philosophie politique moderne, qui a été véritablement ressuscitée. Schématiquement, on peut résumer la doctrine partagée qu’on trouvera aujourd’hui enseignée dans les universités et les manuels comme suit : on connait mieux les auteurs et les concepts novateurs de cette philosophie. Les auteurs : Machiavel et le mouvement machiavélien en Angleterre (Pocock), recevant et élargissant les doctrines républicaines de l’Italie et de la première Renaissance du XIIIe siècle (Skinner). Jean Bodin en France, publiant Les six livres de la République, qui énonce la doctrine nouvelle de la souveraineté en 1576. Hobbes, Milton, Locke en Angleterre, lors de la première et la seconde Révolution Anglaise au XVIIe siècle, qui développe la théorie du pacte, du contrat social, des droits de l’homme et de la séparation des pouvoirs. Grotius, le théoricien du droit international moderne, et Spinoza, le premier partisans d’un gouvernement démocratique de la république en Hollande (Kriegel). Grâce à ces travaux, nous savons maintenant que les hommes des Lumières, Rousseau, Montesquieu, quand ils n’anticipaient pas la sociologie à venir, ou quelques thèmes romantiques ultérieurs, n’ont fait en matière de « science politique (Derathé), que populariser pour l’essentiel, les concepts de cette philosophie moderne. »