mardi 13 septembre 2016

C'est la rentrée

Salut à tous. C'est la rentrée.
J'ai laissé le bloc à l'abandon, et ça ne se fait pas, je le sais bien. Me restera-t-il une poignée de fidèles ? Je ne les mérite pas.
J'ai rompu les amarres quelque temps avec tout le virtuel, marre de surfer sur les ondes vagues du net, j'ai sillonné le vague du monde. Sans Ail-phone et sans PC, j'ai reposé ma tête dans les fines herbes,  j'ai vu des monts, des forêts, j'ai écrit un nouveau livre, à la main, sur un cahier.
Remerciements à  L. d'avoir prodigué généreusement son précieux temps et usé sa très mauvaise vue sur mon écriture abominable pour le taper, le vilain !
Il paraîtra tantôt, début novembre, je touche du bois, et même du fer, Tocar ferro  disent les Catalans.


Auparavant, le 1er septembre, c'était la Rentrée scolaire dans le cadre de la Réforme du collège de Madame Belkacem. “Réforme” difforme, insensée, qui précipite les parents d’élèves et les professeurs dans la consternation. Il faut lui reconnaître ce mérite : dans ce domaine, l’école publique (comme d’ailleurs dans tous les autres, sécurité publique, hôpital, immigration, chômage, etc.), pour ce qui est de l’acharnement thérapeutique, du travail opiniâtre de dissolution et de ruine, le gouvernement du Bas-Catalan laisse loin derrière lui tous ceux qui l’ont précédé.
 Aucun autre, pour le moment, ne peut sérieusement s’aligner.
 On attend la fin de ce pouvoir comme on espère la guérison d’une maladie mortelle, sans vraiment trop y croire.

 Mais il convient de faire la part des choses, et se souvenir de la maxime si belle et si vraie que Pangloss aimait à répéter à Candide : Tout est pour le mieux dans le pire des mondes. [1]

 Ainsi, les gentilles Mineures dessalées que l’on aime à regarder courir en criant de joie, poursuivies par les Mineurs prognathes et priapiques à la sortie des collèges, auront un enseignement digne de leurs petits pertuis, grâce aux soins vigilants de la néo-Tartuffe, passée du ministère des Femmes savantes à celui de l’École des Femmes.
C’est à ça que l’on juge de la véritable Culture.

 Après les avoir déliées de la honteuse appellation moyenâgeuse de Mademoiselle, Madame Belkacem les débarrasse maintenant de l’inadmissible contracture des vieux programmes scolaires sexistes et machistes, en les nettoyant des scories grecques et latines, et de l’allemand cette langue impardonnable, et de toutes ces histoires à dormir debout qui n’intéressent plus que de vieux fossiles nostalgiques d’un âge révolu. Il faut vivre avec son temps, quand même !

 Fort heureusement l’enseignement de l’Islam reste un “module” obligatoire.
Néanmoins l’étude de la Chrétienté au Moyen Âge et celle du siècle des Lumières deviendront optionnelles. Avec cette réserve que l’enseignement des "débuts du christianisme" et des "débuts du judaïsme" seront encore au programme en sixième, comme le préconise le CSP.
 Cette réserve réjouit les représentants des syndicats de l’enseignement catholique sous contrat, qui ont soutenu la "réforme" Belkacem, pourquoi ne pas le dire ?

 Le siècle des Lumières facultatif c’est très bien. Car c’est l’enseignement de l’incroyance, de l’esprit critique et de l’ironie voltairienne, soit l’irrespect envers les valeurs les mieux établies des superstitions sémitiques millénaires, qui, avec la drogue, l’alcool, la sodomie (optionnelle) et le Renseignement, formatent l’esprit des combattants qui font du bon boulot en Syrie, à Nice, et ailleurs.
Si l’on rapproche cette mise sous le boisseau du matérialisme français du XVIIIe, avec celle de l’étude de la Chrétienté du Moyen Âge, on voit que rien n’est tout a fait blanc, ni noir, mais bistre. 

Quant au Grec et au Latin, quelle absurdité ces langues mortes, alors que la vie est là, barbarophone, qui nous interpelle de ses borborygmes rauques in the street. Le grec et le latin « sont une forme d’enfermement dans la culture classique » expliquait la jaune consœur de Belkacem, Fleur, quand elle fut Ministre de la Culture, et qui reconnaissait loyalement n’avoir pas ouvert un seul livre depuis des années.
 Ah, Fleur c’était le bouquet !
 À l’encontre de la « Culture cultivée » [SIC] qu’elle dénonçait et qui serait celle des dead white males haïs par le tout puissant Féminisme hamériquain, Fleur Pèlerin prônait la « culture inclusive ». Quand on lui demandait ce que c’était, elle répondait dans un français impeccable : the street art !
Soit l’art de la rue : tags, crachats, kalachnikov, bataclans et étrons canins !

 À la place du réactionnaire cursus scolaire, les zélèves auront désormais droit aux coups de cutters dans le plexus solaire.
 Bien sûr, toute cette basse besogne se fait au nom de « l’égalité et de la souplesse », car telle est « la philosophie » de cette nouvelle "réforme".
 Souplesse dans l’espace-temps avec, au fur et à mesure du voyage scolaire, des « offres » de thèmes, variés, à choisir par délibérations, pour la durée d’un seul trimestre !
 Pourquoi dans la foulée ne pas constituer le Trimestrat en politique, au lieu du long quinquennat qui lasse tout le monde ?

 Le but : en finir une fois pour toutes avec les psycho-rigides programmes nationaux. L’Élasticité du vagin au lieu de la rigidité du phallus.
 N’est ce pas aimable ?

 Perplexes, les parents qui livrent ainsi leur progéniture à l’entrée d’un collège s’interrogent :
—  Est-ce que notre enfant de douze ans sera avec d’autres enfants de son niveau ?
Ou bien "en classe" avec de solides reproducteurs de quinze ans, qui lui enseigneront les bonnes manières en matière de langues fourrées.
—  Combien y aura-t-il d’heures, de minutes plutôt (en ces modules il faudra compter en minutes, voire en secondes de cours), de math, de français, d’histoire, de sciences ?
 On ne sait pas, on ne comprend plus rien !  Et c’est tant mieux, l’étonnement est la base de la philosophie !
—  Aura-t-il au moins, notre chère tête brune crépue, de vrais professeures, qualifiées, ou du moins un tout petit peu du métier ?
Ou des CDD analphabètes, momentanément détournés du Djihad par les soins diligents du ministre de l’Intérieur ?

 Bernard Cazeneuve le 26 mai 2014, soit un an et demi avant le Bataclan : « Aux jeunes qui partent en Syrie, je veux dire qu’il y a 1000 combats à mener dans la République, pour la France ! »
 Appel entendu, en urgence, à ce qu’il semble.

 Une seule chose demeure certaine, nos enfants apprendront moins, c’est-à-dire seront moins aliénés par l’instruction, au sens réactionnaire du mot, mais en revanche recevront davantage d’éducation, d’éducation à la tolérance et à l’ouverture par balle, qui leur servira dans la vie réelle à bien tolérer les exterminations séquentielles que l’Etat nous promet par tous ses orifices.
 Il faut bien que jeunesse trépasse !

[1] En réalité la maxime de Pangloss, reprise de Leibniz est : Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Voltaire. Candide ou l’Optimisme.

9 commentaires:

Manuel Leonardi a dit…

On , c'est dire moi, est là.
Merci mon sieur, où mon gars si t'es plus jeune.

Anonyme a dit…

Ahhhh enfin le virage!.. revenir à la matière, après digestion...
Celui-là, ce bouquetin, je l'attends.
J'adore les changements de cap. Les nouvelles voies fussent-elles erronées.


Nocif


Anonyme a dit…

Bonsoir Mr Niesche,

Content de voir un de vos articles en ce début de rentrée scolaire, toujours aussi poète et grinçant.

Jimmy John a dit…

Cher Félix,
Pas d'élasticité, nous avons affaire à des vagina dentata !

Anonyme a dit…

Elle a la niak, la mouquère!

a.c

Anonyme a dit…

Dorénavant, la maîtresse écarte mais plus de Maître Eckhart !

a.c

orfeenix a dit…

Et une fidèle contre vents et marées,lu et approuvé.

PC a dit…

Là itou.

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…


Benedictus fidelis