jeudi 8 mai 2014

sur le féminisme

à tous les lourdauds qui se croient aériens de ne point passer pour misogynes.

Ils ne perçoivent que le phénomène au sens de l'apparence, or ma critique concerne l'Être. Ils restent au niveau sensible, et je parle du Noûs, du niveau intelligible.
"L’être et le phénomène sont à deux endroits logiques différents : la source et l’image".  L'image est le lieu de l’objet. L'objet féminin, et les plus ou moins grandes affinités. Amoureuses pour le commun, électives pour les homos, qu'est ce que vous voulez que ça me fasse ?

Il faut VOIR. Et cela exigerait pour eux une impossible conversion du regard. Pour saisir quoi ? Ce qui apparaît, et non les apparences des rapports des hommes et des femmes de la banalité quotidienne. Ce qui apparaît et qui est déjà là. Et qui nous renvoie à la Chose-même. La gynécocratie.


D'autant qu'avec le féminisme nous ne sommes pas devant une "question féminine" abstraite, mais un Résultat !
Extrait de la préface à Fragrans Feminae : 
"De nos jours, en Europe, aux Zétats-Zunis, essentiellement, la néo-femme, émancipée du vénérable Joug de la Tyrannie masculine, toute licence lui est laissée de dévoiler son être véritable. Le résultat est là, sous nos yeux.  Le « débat » sur la condition féminine est donc inutile et clos. Il a été tranché par l'Histoire. Nul besoin de produire les savantes analyses, les pensums psy et les caquetages convenues des perruches, seulement du reportage. 

 Quand je dis que le débat est clos c'est à prendre au pied de la lettre : il l'est à double tour. La bande des féministes s'abrite derrière la légalité, c'est à  dire derrière l'appareil répressif de l'Etat qui peut se décrire  en dernière analyse comme une « Bande d'hommes armés ».  
Elles savent qu'elles ne sauraient affronter victorieusement l'implacable intelligence rationnelle dans une joute loyale et virile. Aussi, les chiennes de la Gestapo féministe réclament (et obtiennent) du pénal et des répressions policières. 

Discuter avec une féministe c’est affronter la bestiale rhétorique simpliste d’une garde-chiourme, dont la pathétique envie du pénis, par une lacanienne pente, s’assouvit d’une envie du pénal. 
Nous sommes ainsi aimablement passé de l'échange de point de vue à la garde à vue, de la prudence du jugement privé à la jurisprudence publique, du libre examen à la mise en examen, de la chambre à coucher à la Dix-septième Chambre." 

La pègre féministe a donc défié l'homme en tant qu'être masculin. Mais le mâle heureux n'a pas relevé le gant. Ce dernier est tombée dans la boue. Là les cinq doigts de la main se sont métamorphosés : le pousse, le latex, le fistineur, l'analaire et le trouduculaire.
Mais la guerre fait rage. Et je ne prends pas de gants.

Fier d'en avoir hein ! le porteur de roustons n'est majoritairement qu'un couillon, sempiternellement couillonné par sa femelle.
« Il n'y a de grand parmi les hommes », nous dit Baudelaire, «  que le poète, le prêtre et le soldat.
L'homme qui chante, l'homme qui sacrifie et se sacrifie.
Le reste est fait pour le fouet. »
Le fouet de la mère fesseuse.
Nous autres poètes, la goutte de féminité en notre nature nous préserve, par la connaissance intime que nous en avons, de leur simagrées. De l'effémination spirituelle autant que de la féminisation politique. (déjà dit à maintes reprises. Donc inutile de m'échauffer la bile avec je ne sais quelle "part de féminité dans l' ADN[sic]")
 Le guerrier, déjà en couple avec la mort, voit directement le rapport de force. C'est la guerre, il le sait, il la fait, il prend, il laisse, et puis s'en va.
Le Prêtre sait qu'il se bat contre Jézabèl. Le Prêtre du catholicisme mâle du moyen-âge, qui refuse le christianisme religion de bonnes femmes. Car il est un christianisme religion de bonne-femme !
Après la Révolution, la tradition anarchiste française découvrira le lien intime entre le cléricalisme et les femmes. Le Mariage monogamique est la plus grande mesure féministe de l'histoire.
Le féminisme catholique romain issu du droit canon exalte le rôle social de la femme. Ses succès damnés donneront le curé moderniste, comme ailleurs le protestantisme crée le pasteur marié, cocu et suédois, tous désensoutanés parce-que femelles tellement que la robe les trahirait.

Je suis sur un point d'accord avec les féministes. Il faut qu'un sexe l'emporte sur l'autre.
La différence est en ceci que H ne pourra vaincre qu'en désirant être ce qu'il est, cependant que F, veut éperdument ne pas être que ce qu'elle est. C’est le fond de la question !
La domination de H exacerba la féminité, celle de F la nie !  Comme "construction", le fameux "on ne naît pas femme" etc..., est la genèse du gender. 
La féministe est la plus parfaite, la plus achevée race du ressentiment.

35 commentaires:

orfeenix a dit…

La seule Personne au monde qui a su mettre la femme à sa place sans animosité et sans haine à la fois dans l' ombre et la lumière c' est le Christ, je ne parlerai pas de complémentarité en effet, mais si nous pouvions , hommes et femmes, être un peu plus solidaires en notre condition commune face à la mort, et face à nos vrais ennemis, l' erreur, le mensonge et les promesses de ce siècle matérialiste, si...

Anonyme a dit…

J'ai constaté depuis toujours qu'il manque une chose dans la femme, "la nuance". Elle passe de l'émotion exacerbée à la calculette en un clin d’œil.
Un homme quitte une femme avec culpabilité, la femme se construit un tas de bonnes raisons avant de le faire, puis comptabilise.
"l'homme et la femme ne sont pas les mêmes animaux" vaut mieux le savoir.

Nocif

orfeenix a dit…

La femme, c' est amusant ce besoin de généraliser, je veux bien jouer moi aussi," L' homme" ne quitte pas la femme, et d' une , il ronronne tant qu' il peut bouffer et baiser, et ce ne sont pas des animaux , de deux , car ils sont libres de leur choix.La calculette, mais qu' est ce qu' il ne faut pas entendre, la femme est faite pour aimer sans compter, arrêtez de fréquenter les Belges, il m' énerve, lui, des fois!

Anonyme a dit…

Quand le flou règne et devient impossible à dissiper, il y a ceux qui ne désespèrent pas et continuent à s’agiter pour le dissiper et ceux qui abandonnent de guerre lasse. Le flou est source de toute confusion. La maltraitance faite aux femmes par des hommes à l’esprit handicapé pour ne pas dire malade est un de ces brouillaminis, il sert à justifier l’attitude féministe comme il sert à ces mêmes malades de se sentir dans leur droit et que leur droit est usurpé. Alors que toute précellence appartient à l’esprit du moment qu’on se dit « être de parole » avant d’être « être d’arme » ou « fort-à-bras ». Il ya bien d’autres brouillaminis qui passent du gros au plus subtile, mais n’en faisons pas un sujet. Pour le moment, le constat dépassé, on n a pas grand-chose à se mettre sous la dent. On peut s’inscrire en faux contre telle ou telle thèse, contre tel ou tel discours sans pouvoir émanciper la question centrale touchant à la condition de l’homme et de la femme indépendamment des croyances ancrés, comme celle de croire que notre nature change comme changent nos humeurs, que le discours fait la vérité ou son inverse, etc. Mais comme tout produit de l’évolution, n’en tenir compte que de quelques facteurs et en oublier d’autres par ignorance ou choix n’aide pas. Conjecturer pour conjecturer, on peut autant avancer que la machine en mettant en danger la nature l’a forcée à réagir comme à son habitude en favorisant son féminin au détriment de son masculin. Et ceci n’est qu’une conjecture et un peu hors-sujet, c’est une réflexion comme une autre.
Le scarabée.

Anonyme a dit…

Je le savais orfeenix... Il suffit de caresser les voitures à friction et elles partent sans plus s'arrêter. ;)

Nocif

Anonyme a dit…

Que pourrait-on rajouter à une analyse aussi synthétique, aussi clinicienne de la part de l’abée.
Je ne peut que partager son sentiment à propos de cette, autre armée, féministe, destinée à détruire l'unité primordiale des familles.

Nocif

Anonyme a dit…

"être un peu plus solidaires en notre condition commune face à la mort, et face à nos vrais ennemis".

C'est une évidence discrète chère orfeenix.

On est pas sorti de l'auberge.

Nocif



orfeenix a dit…

Ce ne sont pas les féministes qui détruisent la famille mais des intelligences masculines qui les conditionnent, c' est là où le serpent se mord la queue!

Anonyme a dit…

Ce sont des phénomènes que je dénonçait déjà dans les années septante à qui voulait l'entendre (peu, très peu). A cette époque l'espoir illusoire du grand luna parks progressiste berçait mes contemporains.
La mouvance la plus active émanait souvent de la communauté juive, celle-ci abrite curieusement une proportion plus importante de lesbiennes et bisexuels (constat personnel). Y règne, chez les non pratiquant de la religion un esprit plus libertin et fiévreux.
Quarante ans de destruction des valeurs ne se corrige (sans les nombreux défauts qui y existaient aussi) que de manière homéopathique...

Je vais encore généraliser: je pense que la femme d'aujourd'hui et de plus en plus à pour défaut grandissant, l'attrait pour ce qui brille; elle entraine sa propre progéniture dans l'escla-vagisme.

Il sera difficile de lui faire prendre conscience, car l'homme et la femme ne reconnaissent pas aisément s'être trompé de route d'où certains persistent à en recevoir les coups, préférant, pour justificatif de l'existence, persister à culpabiliser l'autre.

Cela demande au préalable une chute aux enfers et d'en sortir vivant.

Nocif


Anonyme a dit…

Bien entendu, il y a des exception comme toi orfeenix, et celles que tu connais... Mais admet, qui administre les vaccins à leurs progénitures sans se poser trop de question?
Ce sont quelques hommes lucides et courageux qui les premiers ont commencer à défier les lois à ce sujet, avec le risque de se retrouver encagés; aujourd'hui quelques femmes se sont éveillées et c'est fort bien pour les autres femmes!..
Quand je dis: l'homme et la femme ne sont pas les mêmes animaux, c'est une boutade bien sûr. Mais il faut reconnaître tout simplement "et admettre" nos différences et besoins biologiques, sans se bercer d'illusion cinématographique.

L'homme-enfant (trop gâté) est souvent déçu de n'avoir pas retrouvé maman dans sa femme.

Nocif

Anonyme a dit…

Les choses de la vie, même d’apparences simples, ne cheminent et n’apparaissent qu’un travers des processus complexes. Comme par exemple un cancer : il peut commencer dix avant qu’ils n’apparaissent et qu’on puisse le diagnostiquer. Nous les humains, le plus souvent ne réagissons que devant le fait accompli et devant lequel nous paniquons de surcroît, ce qui n’aide pas à comprendre ce qui arrive pour y remédier. On parle bien de perte de valeurs tout en oubliant ce qui leur a données naissances et les supports qui les portaient comme si ces valeurs pouvaient exister par elles-mêmes dans l’absolu. On peut être en tant que groupe ou individu porteur d’idées absolues, mais fort obliger de les négocier à chaque instant à la réalité qui nous entoure. Donc la perte des valeurs est plus lié - à l’exode rural, à l’accroissement tentaculaire des villes, aux confrontations avec d’autres cultures, et ainsi qu’à beaucoup d’autre choses qu’il est long d’énumérer, entre autres les intérêts économiques et leurs agents,- qu’à la négligence volontaire de qui que se soit parce que personne n’a la conscience de ce qui peut advenir à part quelques rares visionnaires souvent sans pouvoir.
Les cris des poètes sont souvent des cris d’avertissements, mais qui les entends ? Surtout pas ceux qui sont grisés par leurs privilèges.
Le scarabée.

Anonyme a dit…

Cher Scarabée@

La société nous encroute de ses diverses sucreries.
Il n'est pas donné à tous de quitter la spirale de son idéal figé.
le changement fait peur de n'avoir convenablement appris a traverser.
La France est coincée dedans sans qu'émane une véritable réponse à la question, il n'y a plus que des questions.
le retour imédiat est chose impossible; c'est donc la trajectoire à laquelle il faut s'attaquer (reprendre la conduite de son aventure), non tant pour éviter une mondialisation raisonnable et inévitable, mais pour indiquer une voie carrossable à ceux qui ont perdu le sens commun de l'avancée humaine.
Se reprendre en main est la conséquence d'une société gavée et rendue insouciante par sa pseudo richesse matérielle passée, un nouveau passage obligé.


Nocif



Bien à toi.

Antan a dit…

Les femmes sont assez influençables et susceptibles.
Les hommes aussi.
Il n'est pas difficile de créer un scission entre hommes et femmes.
Diviser pour régner.
Mais qui, dissimulé, divise pour régner ?

Anonyme a dit…

C'est ce qui arrive quand dans sa tête on attend toujours une Jeanne d'Arc pour sauver la France !
Monsieur le frère du Roi Soleil se faisait ramoner copieusement déjà mais dans les salons on avait toujours le souci de la belle phrase, du jeu de mot frimeur qui allait faire frémir la dulcinée du coin !
Aristocratie plume-au-cul comme nul autre sous la calotte des cieux et son rejeton la fiotte contemporaine, le hétéro le plus efféminé du globe !
Même les cuistots ont des têtes de coiffeurs, eux-mêmes phoque-comme-un-danseur !
Au fin fond de la Creuse les godes se vendent de porte à porte, presque aussi bien que les lunettes "design" pour hommes, etc ...etc...etc !!!
Un peu de corsitude les mecs, ou sinon prenez le maquis en BAD boy, pas trop loin de Cap d'Agde, quand même !!

Anonyme a dit…

La femme est certes une construction puisque l'essence même du féminin est l'hétéronomie. La femme fabrique et produit l'homme (plan matériel), l'homme façonne et peaufine la femme (plan spirituel). L'amour n'existe que sous ce rapport de réciprocité.

PC a dit…

J'étais en train de t'écrire un mail pour te féliciter de ton dernier billet sur E&R et je m'aperçois à l'instant que tu l'as supprimé... Un authentique acte de dhimmitude.

PC a dit…

Bien sûr je le pressentais; pour les lecteurs intéressés voici le passage qui n'a pas dû plaire à nos chers "réconciliés" :

"Car tu dois le savoir, Sous-Chien qui pédale dans la choucroute, non seulement le Vel d’Hiv c’est ta faute, mais la Traite aussi, ta très grande faute. Aussi tu dois te laisser traire et te taire. En somme, les vraies traites c’est la traite laiteuse des blanches et la machine à traire les blancs."

Et ces vers déjà publiés ici :

Ces Noirs d’Afrique et d’Outremer,
S’ils furent esclaves, est-ce niable,
À fond de cale, au vent amer,
C’est qu’ils le furent ! Que diable !

Vrai, ils nous embêtent à la fin
Des servitudes de naguère,
Avec leurs geigneries sans fin !
Notre faute, à nous, prolétaires,

Traite des Nègres et ses amateurs
D’Afrique subsaharienne,
Rothschild et autres armateurs
Du commerce du bois d’ébène ?

La Vérité, loin du Boniment :
Razzias, carcans et fers aux pieds
Furent le fait des États côtiers
Et des cheik Arabo-musulmans !

Anonyme a dit…

Non!.. les mots ne tuent pas... directement. Faut-il, encore après son petit déjeuner, donner un coup de fil. ;)

Nocif

Anonyme a dit…

Orfeenix
Si l'idée de complémentarité entre homme et femme, la croyance que dans l'amour, à partir du deux on peut faire Un, un idéal de couple comme fusion comme complétude est une illusion, on peut être solidaire ô combien devant la souffrance, la maladie, la mort. Par contre dans le registre de l'Agapé qui est l'amour divin il n'y a pas de problème puisque l'amour divin ne présuppose aucune qualité à l'objet d'amour. A défaut de parvenir à une parfaite complétude entre homme et femme on peut essayer pour le moins de s'en approcher.
Bien à vous

Anonyme a dit…

Il n'y a rien a comptabiliser en amour, Esprit-i-monde, l'amour n'attend rien en retour.
Dans sa lecture du Banquet de Platon, Lacan n'avalise pas la thèse d'Aristophane qui voudrait que dans l'amour on cherche à retrouver sa moitié. il nous montre au contraire qu'avec la version de Diotime, l'Amour est le résultat d'une rencontre improbable.

Un homme et une femme se séparent, n'étaient ils pas, d'entrée, séparés ? Parfois ainsi.

Anonyme a dit…

A scarabée
Il est des liens qui nous entravent et inhibent nos pensées en s'exprimant très puissamment comme opinion; faire valoir son opinion à tout prix . L'opinion devient "Reine du Monde" comme le disait déjà Pascal en son temps ou le pouvoir était loin d'être dans la rue.
C'est un phénomène très actuel, dans notre société à l'heure ou nous sommes particulièrement branchés les uns aux autres et ou les gens cependant n'ont jamais été aussi seuls, semble-t-il ?
Bien à vous

Anonyme a dit…

Être seul, est-ce incompatible avec : être avec ? ou en serait-ce la condition ?

La guerre n'est pas déclarée, elle se poursuit, pas entre H et F, mais pour tout et partout, la fraternité est remise au mauvais goût du jour de l'actualité et les guerres, malheureusement, n'en finissent pas de durer.

Anonyme a dit…

L'amour du jardinier est celui auquel je crois finalement: "semer, observer, aider, se réjouir": du reste; je comptabilise comme un robot.

Nocif

Aldébaran a dit…

Si l'abbé ou Félix, j'ai perdu le fil de votre schizophrénie, veut bien publier son auteur favori ...pour surtout, à ce qu'il dit à la fin, quoi qu'on ne puisse le comprendre sans lire le début ...
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

Femmes damnées

A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.

Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.

De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.

Étendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l'avoir d'abord marquée avec les dents.

Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remerciement.

Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.

- " Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants ;

Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
Hippolyte, ô ma soeur ! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin ! "

Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête :
- " Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.

Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts.

Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi :
Je frissonne de peur quand tu me dis : " Mon ange ! "
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.

Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée !
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition ! "

Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique :
- " Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !

Aldébaran a dit…

Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide ;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers ;
Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître ! "
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain : - " Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant ; cet abîme est mon cœur !

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide !
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos !
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde,
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux ! "

- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel !
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,

Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs ;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.

Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes ;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.

L'âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.

Loin des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme les loups ;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l'infini que vous portez en vous !

Aldébaran a dit…

Alors Félix tu ne dégaines pas ?
Peut être estimes tu, que c'est me faire trop d'honneur ? Et que tu minaudes .. La pensée négative tu connais ?
yann.bardet@laposte.net

orfeenix a dit…

Aldebaran, en trois mots comme en cent tu nous emmerdes, on ne sait pas qui tu es, fuyant comme une anguille, que viens tu immiscer ici tes coups d'épée dans l' eau, tu parles de Baudelaire, fais toi même tes vers pour qu' à la fin de l' envoi tu touches, plagier n' est pas jouer, je te défie de faire toi même un poème qui rivalise avec ceux de ton hôte, et s' il ne daigne y répondre, moi même j' y répondrai.

Anonyme a dit…

Pertinente Orfeenix, toujours le mot qu'il faut "gentillement" pour un Grazian Balouadardo .
Comme Cyra à la fin de l'envoi elle touche et juste.
Il est vrai que tout le monde ne peut pas être un Pic de la Mirandola ou un Jérôme Savonarole .
Bien à vous chère Orfeenix :)
L

Aldebaran4261 a dit…

Orfeenix je n'ai rien à faire de votre évaluation scolaire, je ne suis pas là pour pisser le plus loin

Anonyme a dit…

Je veux bien assumer mes commentaires quand ils sont réellement de moi et même si la réponse à Orfeenix utilise mon compte Google, elle n'est pas de mon fait, hier soir à 2h,je dormais et d'ailleurs je ne souhaitais faire aucun commentaire supplémentaire.
Je reste sur mon interrogation quant à cet évènement pour le moins surprenant.
Je vous demande donc de bien vouloir l'effacer ou de publier ce démenti.
Pour le reste je vous dis adieu j'ai à faire ailleurs.

Aldébaran

orfeenix a dit…

Bien à vous Lili!
Aldébarran,je vous mets en garde, Le Gall n' y est pour rien car il est excellent, mais je ne mets plus les pieds sur son blog car les soeurs aryennes usurpent les identités et vraiment ce ne sont pas des bonnes personnes.Par exemple votre avatar a mis à plusieurs reprises que L' abbé était un homo refoulé, et là en effet , on est dans le concours de bite, alors ou vous assumez l' immaturité de ces propos, chacun est libre, ou vous réalisez que ces pseudo bonnes femmes sont des escrocs et que quiconque les soutient est aussi taré ( pardon ma brebis)

Aldebaran4261 a dit…

Je suis très surpris de ce que vous me dites Orfeenix, et je n'ai rien vu de tout cela et jusqu'à aujourd'hui.
Le plus surprenant c'est que je ne pouvais pas supprimer ce message et que là, à 23h15 je le peux.
Rien ne prouve cependant que ce sont les soeurs Aryennes.
C'est vrai que j'utilise mon compte Google pour commenter Brebis.
Pour mettre les choses au clair entre nous
J'aime beaucoup Félix, et vous tous ici, aussi quand j'ai quelque chose à dire, je le dis, sans fioriture avec mes mots.
C'est vrai
En ce moment, je suis à 100 % en désaccord avec le magnificat du flagellant de mon auteur favori et de l'opprobre qu'il porte sur nos sœurs humaines qui sont notre complément évident.
Après il se plaint qu'on se foute de lui quand il se trimballe avec un mannequin alors qu'il est un grêlon.
En cela je ne pourrais insulter Orfeenix de la sorte, puisqu'elle a un regard équilibré sur la relation homme/femme.

Enfin de toute façon, je vais prendre du recul par rapport à la "dissidence"
Et je n'abandonne pas le combat
Alors bien à vous et peut être bientôt sur la route
Aldébaran

orfeenix a dit…

Je suis retournée chez ce faux cul de galleux dont je vais finir par croire qu' il est lui même une aryenne et comme par hasard tout a été nettoyé. Si vous êtes honnête, je vous donne un autre conseil, méfiez vous des arguments ad hominem, sortir avec une femme plus jeune n' enlève rien à la valeur d' un écrit et ceux qui sont anti féministes sont souvent des gens charmants.Seule la vraie vie renseigne sur ce point, le problème des blogs, c' est qu' écriture désincarnée et anecdotes autobiographiques ne font pas forcément un doux mélange.

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Plus comique encore :
Celui là qui dit les choses niaises et convenues :
"nos sœurs humaines sont notre complément évident"; "un regard équilibré sur la relation homme/femme"
est celui là qui :
"dans sa stupidité, S'éprenant d'un problème insoluble et stérile" veut : "Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !"

Et comble d'ironie il citera fièrement son arrêt :

"Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !"

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Parce que pour Baudelaire "l'amour" est tout sauf tendresse, "complémentarité", et autres aimables pratiques sado-maso "consentantes" (surtout consentantes hein), qui font les délices masturbatoires des nazi-pubertaires qui bavent devant les images attrape-puceaux d'Israelowitch....