vendredi 8 décembre 2017

Notre Père qui êtes captieux








e « philosophe » mondain, Raphael Enthoven, est aussi théologien. Il a chapitré sévèrement la nouvelle traduction du Notre Père dans sa pénultième demande. Puis en bon catholique après le Notre Père il a dit son Acte de contrition.

 Or donc, la supplique : « ne nous laisse pas entrer en tentation » remplacera bientôt : « nous soumets pas à la tentation ».   Qui elle même avait remplacé en 1966, la formulation traditionnelle : « Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ».

      Ne nous laisse pas entrer en tentation : voilà la nouvelle formule que les ouailles vont devoir débiter. Il aura fallu cinq ans à un savant collège ecclésiastique pour accoucher de cet euphémisme ! On atténue l’idée d’un Dieu tentateur, mais on maintient sa responsabilité.

L’expression en elle-même est ridicule, de part sa préposition. On résiste, on s’expose, on cède, on succombe à la tentation. On n’entre pas en tentation, comme on entre en transe, en vigueur, ou en scène !  Il y a, par exemple, la tentation de la chair, mais on entre pas en tentation de chair, comme on entre en chaire.
 Il eût été plus élégant de dire : Ne nous laisse pas choir dans la tentation.

 La première formule de 1966, décidée à Vatican II, était plus directe et plus forte : Ne nous soumets pas à la tentation !
On priait en tremblant, un Dieu terrible, le Dieu de colère de l’Ancien Testament. C’était parfaitement Juif et nullement Chrétien, mais la vigueur et la crainte était présentes.
La crainte de leur Dieu constitue le fondement de toute la religion juive.
 « La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse », chante le psalmiste.
 « Cache-toi dans la terre par crainte du Seigneur et de sa majesté » clame Isaïe.
 Cette majesté trouve d’ailleurs une expression tout à fait grandiose dans Isaïe et dans les Psaumes.
Le Yahweh juif pourrait être défini comme l’Incarnation de l’Arbitraire. Il est toujours soucieux de tester le degré d’obéissance des siens. En Genèse 22, Jéhovah tente Abraham en lui demandant d’égorger son propre fils Isaac, comme un vulgaire sicaire de Daech.

 Suus cuique mos, suus cuique ritus. « À chaque peuple ses usages, à chaque peuple son culte ».
Antique sagesse que la véritable Église avait validé par l’adage : cujus regio, ejus religio  « À telle région, telle religion ».

Avec la nouvelle formule blasphématoire de Vatican II, la soumission originelle du christianisme au judaïsme était gravée dans la prière.
 Qui prie-t-on ici ? — Un Dieu qui pourrait nous induire en tentation. On reconnaît sans fard Jéhovah ou Yahweh, le dieu des Juifs.

 En 2013, pour d’obscures rumeurs [1] l’Église se crut obligée de revoir sa formule de 1966.
 D’où la décision de les faire cesser, par ce procédé oblique dont usent les jésuites.
 D’abord ils feignent de croire que certaines ouailles s’inquiètent que Dieu pourraient les tenter directement comme le diable.
 Puis ils usent de la grande méthode jésuite de diriger l’intention, telle que nous la révèle Pascal dans la Septième Provinciale.  Qui consiste à détourner l’intention du mal dont on est l’auteur (faire du Dieu de l’Évangile le Dieu Tentateur Juif), pour la porter au gain qui en revient (rassurer les fidèles ). Ainsi pour laisser accroire à un gain ils maintiennent le Dieu tentateur sous une forme atténuée. N’est ce pas merveilleux d’hypocrisie chafouine ?

C’est ici qu'Enthoven s’est montré un Jésuite faible.
Le mot « islam » signifiant « soumission », le philosophe d’Europe 1 prétendait que la suppression du verbe soumettre était de l’islamophobie sournoise ! Il traitait les catholiques de « paranoïaques de l’islamophobie » ! « Ce qui se joue là, sournoisement, contre l’islam, crève les tympans quand on tend l’oreille » disait il.
Il déclarait que désormais les pauvres benêts de fidèles « ânonneront quotidiennement, à mots couverts  : “chez nous Dieu ne soumet pas, nous ne sommes pas du tout des musulmans, c’est librement qu’on croit”. »
 Et de conclure sa diatribe par cette sentence  : « Une prière vaut mieux qu’un message subliminal ». 

En vérité, le message subliminal c’est lui qui l’a tenté. Il a voulu détourner l’attention des Juifs sur les Arabes. Et ainsi laisser à penser qu’il était bon et universel plutôt que sectaire.
 Travesti en amoureux de la liturgie catholique et en pourfendeur de l’islamophobie, il n’aurait recherché que l’harmonie préétablie entre les deux religions. C’est là qu’il s’est pris les pieds dans ses propres arguties et a commis sa plus grande faute, piquant au vif l’honneur des catholiques et provoquant leur ire.
Car il n’y a pas plus grand serviteur de l’Alcoran que les autorités catholiques. Un évêque de France n’a-t-il pas dit : « Et nous chrétiens de France n’avons nous pas à nous mettre à l’école du monde musulman ? »
 Leur colère, qui fut à la mesure de leur désappointement s’est exprimée en des termes très vifs, inaccoutumés chez nos tièdes évêques.
D’où le piteux mea culpa  du petit philosophe.
 Il eût mieux servi sa cause en se montrant plus explicitement Juif. Si il avait excipé d’un message subliminal antisémite le sien eût peut être gain de cause.
 Par exemple il aurait pu dire qu’entrer en tentation est une insulte faite à ceux qui entrent en tente à Sion.
Puis de fil en aiguille en camp de concentration.
 Et puis qui sait dans quelle alcôve mystérieuse....

Vatican II

Le conciliabule Vatican II qui mit toute l’Église à bas, qui contrefit les Paroles et les Actes de Notre Seigneur a odieusement défigurée la Sainte Église.
 On ne doit pas se laisse bluffer par ce concile qui parut au premier abord une bouffée d’air pur de dans un vieil édifice : prêtres ouvriers, tutoiement du Seigneur, etc.
L’Église fut soi disant rajeunie, parce que vêtue de neuf (dévêtue devrait-on dire), à l’instar de ces prêtres jetant la soutane aux orties.
 Mais en vérité, l’essence du conciliabule Vatican II est un abaissement du Nouveau Testament et un rehaussement du Vieux.
 Contrairement à la légende, l’Église est d’une grande plasticité neuronale. Elle s’adapte. Elle n’est pas le Centre immuable, inaltérable, debout contre vents et marées, elle est en constante évolution.
Après la seconde guerre mondiale elle a vite compris que le centre de gravité du vrai pouvoir s’était encore déplacé.

 Les mêmes qui invectivent Félix de ne pas voir les doigts crochus de la main occulte dans tous les grands événements européens, iront le 1er janvier, dans toutes les église de France, fêter la Circoncision de Jésus.
 Ne conviendrait il pas qu’ils commencent à faire le ménage chez eux ?
En quel Dieu croyez vous donc, chers amis ?
Au Christ blanc et solaire de Marcion ou des Chrétiens Allemands ?
Certainement pas, n’est ce pas ?  Mais au Christ subissant cette mutilation primitive qui fit toujours frissonner les gentils. Aujourd'hui aucun  n’y voit rien à redire.

Même si je le regrette profondément, je comprends que Félix fasse sienne la dure phrase de Nietzsche :
« Le christianisme, né de racines judaïques, est intelligible seulement comme une plante de ce sol. » 
Pourtant, Jésus était par sa naissance, et son enseignement, un Gentil. Il a voulu partager la condition humaine dans ce qu’elle peut offrir de plus rude : être goyim dans un monde juif. Il naquit en Galilée. On ne pouvait pas être à la fois Galiléen et Juif il y a deux mille ans, qu’on ne peut-être de nos jours palestinien et israélien. C’est par ce berceau natal que se comprend le retentissement spontané de Sa parole dans l’âme des peuples indo-européens, cependant que celle des sémitiques y demeure absolument allergique et rétive.

Le Pape Jean-Paul, en 1979, a qualifié Auschwitz de « Golgotha du monde contemporain ».
Le summum pontifex Ratzinger, dit Seize, a, pour sa part, exonéré les Juifs de toute responsabilisé dans la crucifixion.
 Saint Augustin : « Que les Juifs ne disent pas : Nous n’avons pas fait mourir le Christ . »
Le nouveau PDG de la Sainte Banque, Bergoglio, dit François, a dit : « Le Christ frappe à la porte de l’Église, mais il frappe de l’intérieur ! Il veut qu’on ouvre les portes en grand, pour le laisser sortir. » 

A mon humble avis il y a belle lurette qu’il est sorti, sans demander son reste.
 Reste à savoir ce qui l’a remplacé.

Vox clamantis in deserto

L’abbé Tymon de Quimonte



Note [1]
L’abbé est trop modeste, quand il parle d’obscures rumeurs. C’est lui, très probablement, qui est à l’origine de la décision épiscopale de revoir une deuxième fois le texte de la plus ancienne prière des chrétiens. En 2006 j’avais crée le blog Entretien avec l’abbé Tymon de Quimonte, actuellemnt éteint.
Au mois de Mai de la même année j’avais mis en ligne un entretien, précisément sur le Notre Père et sa nouvelle traduction française de 1966, en lequel l’abbé explicitait sa pensée que cette nouvelle formulation avait gravé dans le marbre de la prière la soumission originelle du christianisme au judaïsme.
 Cet Entretien eût un sucés étonnant, relativement à sa modestie. Une discussion passionnée s’ouvrit : une cinquantaine de commentaires. Grande fut ma surprise. Jamais personne n’avait lu ou entendu d’arguments pareils.
 Et, à supposer que 50 personnes en aient parlé chacune à 3 ou 4 autres, il est très vraisemblable que par progression géométrique, dite exponentielle, on aboutit après un certain laps de temps, à plusieurs millions.
Felix


22 commentaires:

Jimmy John a dit…


"Il a voulu partager la condition humaine dans ce qu’elle peut offrir de plus rude : être goyim dans un monde juif."

Alors Sa parole devrait être plus audible que jamais et pourtant nous constatons l'inverse.
Parce que le Christ a déserté "son" église sans laisser d'adresse ? Parce que cette dernière, de par sa grande plasticité, a défiguré le message du Christ au delà du reconnaissable ?
Ou parce que les peuples indo-européens, soumis aux innombrables tentations de la modernité y succombent jusqu'à renier leur propre nature ?
Peu importe les raisons, je ne serais pas à la messe de minuit le 1er janvier prochain car je m'arroge le droit d'être a-ecclesia comme celui d'être apoliteia et de le proclamer.
Après tout, mon peuple n'a pas attendu le message du Christ pour être au monde. Ce message n'est venu que bien plus tard comme un rappel de ce que nous étions en passe de perdre.

Enfin, je fais une distinction entre ne pas voir l'implication de la "main occulte" et être horrifié qu'on ose aborder ce sujet, posture que je trouve risible.
Mais si je continuerais à vous lire, je m'abstiendrais désormais de vous interpeller afin de ne pas risquer de froisser votre susceptibilité.

Anonyme a dit…

Faut-il encore que je dise que dans tout le Nouveau Testament il ne parait qu’une seule figure qu’il faille honorer ? Pilate, le gouverneur romain. Prendre au sérieux une querelle de juifs, c’est ce à quoi il ne peut pas se décider. Un juif de plus ou de moins — qu’importe ?… La noble ironie d’un Romain devant qui l’on fait un impudent abus du mot « vérité », a enrichi le Nouveau Testament du seul mot qui ait de la valeur, — qui est sa critique, son anéantissement même : « Qu’est-ce que la vérité ? »

Friedrich Nietzsche

a.c

Anonyme a dit…

"Eisenegkés"(Je ne peux pas utilisé la police grec donc...) c'est le terme grec utilisé dans l’Évangile de Matthieu (6.13) pour exprimer le mot polémique. Le débat autour de ce mot ne date pas d'hier. Ce mot est conjugué à l'impératif. A l'infinitif ce mot signifie : « porter dans », « emporter en », « apporter en », « conduire dans ». C'est pourquoi les termes « succomber en » et « soumets à » ne sont pas exacts. Le terme : «Ne nous laisse pas entrer en» me paraît plus proche du texte grec même si selon moi le terme est isolé de la phrase car le mot utilisé pour « tentation » est "Peirasmon", qui signifie également « épreuve ». Aussi comme la phrase est négative je traduis tout simplement : Ne ne nous laisse pas faible dans l'épreuve (ou tentation). En terme positif, se serait plus clair en français : « donne nous la force de résister à l'épreuve (ou tentation)».
J'aimerai bien que vous m'expliquiez en quoi le concile Vatican 2 est un abaissement du Nouveau Testament et un rehaussement du Vieux ? Parce que le texte le plus fondamentale du Concile : Lumen Gentium définit bien l'Eglise par sa mission spirituelle et non par sa qualité d'institution hiérarchique. L'Eglise est donc immatérielle à l'inverse du peuple juif de l'Ancien Testament qui est basé sur un peuple matériel, descendant des douze tribus.
"Jésus était par sa naissance, et son enseignement, un Gentil", c'est faux ! Jésus est né juif et mort juif.
"On ne pouvait pas être à la fois Galiléen et Juif il y a deux mille ans, qu’on ne peut-être de nos jours palestinien et israélien." Qu'est ce que c'est que ces tournures idéologiques ? Etre juif c'est appartenir à une religion (avant le talmudisme, on peut devenir juif et les juifs étaient prosélytes au même titre que les musulmans et les chrétiens), en revanche être israélien aujourd'hui signifie seulement avoir la nationalité israélienne ou alors descendre de la famille de Jacob. Alors on peut être palestinien (puisque la Palestine n'est qu'un lieu géographique) et Israélien, tout comme on peut être galiléen et juif.
Et puis parler du Pape comme "PDG de la Sainte Banque" c'est un peu de la provocation à la Charlie.
Il ne faut pas oublier que le Talmud a profondément changé le judaïsme. Au temps de Jésus nous n'avons pas de judaïsme unifié ni de talmud, il y a plusieurs judaïsmes et de grandes divergences entre les différents groupes. Le grand danger a toujours été pour les catholiques l'idée que la relation avec Dieu soit figée. Les juifs racialistes d'aujourd'hui et la majorité des protestants ont figé leur relation dans le culte du livre et de la race. C'est un matérialisme issu d'une mauvaise interprétation des textes de l'ancien testament. Pour les catholiques la seule bonne interprétation de l'Ancien Testament c'est celle de Jésus. Et pour les croyants n'oublions pas : Jésus est Vivant.

Georges R. a dit…

Merci pour cet article. Étonnamment, c'est Paul VI qui a remplacé la fête de la Circoncision par celle de Sainte Marie Mère de Dieu.

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

"je m'abstiendrais désormais de vous interpeller afin de ne pas risquer de froisser votre susceptibilité" voilà un propos susceptible de froisser ma susceptibilité bien connue!
Ma sainte horreur du vulgaire, de ses idées reçues toutes régurgitées des maîtres penseurs, passe maintenant pour de la vanité personnelle !
Margaritas ante porcos !

Jimmy John a dit…

Voila que vous me faites écrire alors que je m'étais promis de ne plus intervenir.
Ah, misère de la condition humaine ! Pourquoi me laissez-Vous succomber à cette tentation ?

Mais tant que vous fournirez votre bonne came, et gratos en sus, ne vous étonnez pas que je vienne m'en bâfrer tel un pourceau !
S'inviter ainsi au banquet alors qu'on n'y est pas convié, n'est-ce pas propre à l'ame vulgaire ?

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Allons allons Jimmy pas de viles flatteries ! Nous êtes bienvenu ici et vous le savez !

Jimmy John a dit…

Néanmoins, très sincèrement merci.

Étirév a dit…

Bonjour,
Je me permets d'apporter, en toute humilité, un petit éclairage sur les différentes religions "modernes", en transmettant-ci-après, les articles de mon blog relatifs à celles-ci :
Le judaïsme :
https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/histoire-des-israelites.html
Le christianisme :
https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/origines-et-histoire-du-christianisme.html
L'islamisme :
https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/islamisme-et-ismaeliens.html
Cordialement.

orfeenix a dit…

Est-ce le creuset de la souffrance qui vous affine ainsi? Je vous remercie aussi pour l'excellent article sur les faussaires à rien, fausses soeurs que j'eusse rêver d'écrire.

Jimmy John a dit…

Affronter l'âme vulgaire est un chemin de croix et le coup de fil entre Hanouna et Président m'a donné mal au Crâne.
Y-eut il jamais époque plus ostensiblement vulgaire que la nôtre ?
Joyeux Noël à vous et à tous.

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Orfeenixe, bonheur de vous revoir !
à tous : un saint Noël!

Anonyme a dit…

Joyeux Noel à vous Mr Niesche.

Cordialement

Frederoc

Anonyme a dit…

Vous haissez le vulgaire ne serait-ce pas le contraire très cher Niesche, votre copine vise haut en la matière, une petite pipe pour la Saint-Valentin, cf son blog... je me marre

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Oefeenixe est une femme, et ne saurait être appréciée en dehors de cette détermination.

Anonyme a dit…

La négrification de l'europe est en cours.

Je ne parle bien sûr pas de l'immigration, qui n'est pas une vraie menace, puisque la plupart des blancs ne se métisseront jamais.

Je parle de la fin du patriarcat, qui instaurait une sélection sexuelle permettant aux européens de perpétuer leur génome.

Maintenant on est revenu à l'état de nature, chacun se reproduit avec qui il veut. Et on a des ressources caloriques à foison. Exactement le paradigme qui conduit au génome nègre, les mêmes causes produisent les mêmes effets, dans quelques générations on y est. On verra bientôt des blancs bruler des voitures en criant OUGAH OUGAH.

Bonne année 2018 !

orfeenix a dit…

Cher anonyme, relisez les échanges entre les poètes maudits et leurs amants et maîtresses et vous comprendrez que la spiritualité et le libertinage ne s'excluent pas, ils sont à l'origine du conflit de l'âme dont saint Paul et saint Antoine, entre autres n'ont pas été exempts.Si l'on devait censurer toutes les évocations sexuelles de l'art le patrimoine serait bien fade et ne vous inquiétez pas pour l'abbé, ce n'est ni salissant ni contagieux.Bonne année cher mormon (quoi, d'ailleurs?)

Anonyme a dit…

Chère orfeenix, je parlais de la reproduction, qui est maintenant conditionnée par la séduction.

Il y a 2 pôles :
- Celui de la coopération, du don de soi, de l'idéalisme, de la fidélité, de la créativité, du national socialisme.
- Celui de la lutte pour la domination, de la négociation, du pragmatisme, de la séduction, du libéralisme.

Tout ça est une question de sérotonine. On penche vers l'un ou vers l'autre en fonction de sa génétique et des ressources disponibles.

Je vous laisse deviner lequel a fait la grandeur de l'Europe et lequel a fait la grandeur du nez. Je n'ai rien contre les sybarites, mais les Tesla, les De Vinci, les John Forbes Nash n'en étaient pas. Le patriarcat permettait de se reproduire sans séduire.

orfeenix a dit…

De Vinci a eu un procès parce qu'il violait ses modèles mineurs tant qu'à faire, cependant il a fait suivre son cercueil par un cortège de moines, il suffit d'observer son Saint Jean Baptiste pour imaginer l'ambivalence entre idéal et perversité qui devait le tarauder.Il existe plus de séduction, de domination et de pragmatisme dans le viol que chez une pauvre fille comme moi à l'heure où les mâles dont vous vous faites l'apôtre cherchent à consommer plus qu'à écouter déclamer des vers, il faut bien vivre...S'il vous plaît, ne m'envoyez plus d'arguments " ad hominem" dès que je pointe mon nez, je suis totalement antiféministe, anti tortillage et autres minauderies, vous vous trompez d'ennemie.
Pardon à l'abbé pour cette digression mais finalement votre définition correspond assez bien à l'opposition entre l'église conciliaire qui cherche à plaire et la traditionnelle, on reste dans le débat.

Anonyme a dit…

Il n'y a pas eu d'argument ad hominem.

Le terme sybarite était mal venu, la luxure n'est le propre d'aucun de ces 2 pôles, la séduction si. Et Léonard De Vinci ne séduisait pas justement, sinon par sa beauté.

La séduction est par essence une lutte, qui demande des capacités d'agression vis à vis des siens dont sont a priori incapables le soldat, le scientifique, l'honnête homme, la gentille fille (espèce en voie d'extinction), les modèles du patriarcat.

Que ces modèles, à moins d'être très riches, ne puissent pas se livrer à la luxure, c'est regrettable pour eux. Que ces modèles ne puissent plus se reproduire, c'est la mort programmée de l'âme européenne.

Savonne (etc) a dit…

« Antique sagesse que la véritable Église avait validée par l’adage : cujus regio, ejus religio »

Prêter à l'Église catholique un adage issu de l'application de principes protestants : tout l'aveuglement félixien est là ! Ah ! Ces philosophes qui se mêlent d'histoire sont pires que les pires ignares !

Ne parlons pas de la reprise des querelles jansénistes, ou, incomparablement pire encore, de ceux qui croient que les chrétiens refusaient la fixité de la religion que le judaïsme aurait accomplie… À ce degré d'inversion accusatoire, on mesurerait, si ce n'était déjà fait, l'harmonieuse communion dans la haine de la Création qui fait des adeptes de Vatican Il des supplétifs du Talmud !

Savonne (etc) a dit…

Ah, je n'ai pas été censuré…

Faut le r'connaître : Niesche a du chien (comme dirait Christian) !