mercredi 5 février 2014

Télégramme




Il ne faut pas s'imaginer que les besognes de basse-police soient prérogatives exclusives de la Grosse Presse. Le concours de la presse régionale est sans doute plus modeste, mais elle ne rechigne pas à la tâche. Ses petites-mains plumitives vous mettent à l'index son hérétique comme des majeures de la capitale d'imprimerie !
Le diable est aussi dans les petites fientes. Gros Merdia, bien bousier, s'en nourrit avec delectatio.

Ainsi l'exposition d'Ibara à Quimper.
Samedi dernier, à l'occasion du vernissage de son exposition à la galerie Angle3, notre ami présentait son spectacle de peinture «Chaman», en direct.
" En vingt minutes, sur une toile de 3m de long sur 2m20 de haut, Ibara fait apparaître différents univers à l'image de la création. Au cours de cette performance picturale, physique et musicale, l'artiste renoue avec les origines de la philosophie des arts martiaux, dans une méditation active impressionnante."

Le public nombreux se pressait dans tous les angles d'Angle3.  Mais même en cherchant bien avec une lanterne sourde, et dans tous les recoins, nul angle obtus ne recelait l'ombre d'un représentant de la presse locale.
Finalement seul le gratuit Côté Quimper relaiera l'événement.

Interrogées au téléphone par la galeriste les emplumées bécassines des deux quotidiens loco! ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un boycotcot voulu, car elles se faisaient un devoir moral de rejeter un pareil "personnage" dans les ténèbres extérieures, là où règne l'Oubli et la Confusion, et leur fille la Ruine.

Félix LeChat

7 commentaires:

esprit-i-monde a dit…

Et bien, qu'ils en crèvent ces charognards de l'informe à Sion!.. Avons nous besoin de leurs avis?.. le fric ne devrait pas être notre patrie.
Le gai savoir n'a que faire de la presse-purée.

esprit-i-monde a dit…

Tout cela démontre que les médiats ne sont devenus que des outils "de canalisation" politique de l'information et qu'ils nous sont de moins en moins utiles. L'homme en passe (espérons-le) de se départir de sa peau de bovin technologique n'a pas besoin de ces dictateurs de conscience pour être, transmettre et partager sa propre vérité.

orfeenix a dit…

Quel honneur pour Ibara, il évite les flagorneries contagieuses de la masse ambiante et figure au Panthéon des Van Gogh, Baudelaire et géniaux parias qui ont connu la gloire à titre posthume.

esprit-i-monde a dit…

Cela Dit, Ibara est bel et bien reconnu par son art, hors de la f'Rancie. ce fut souvent le cas des artistes qui ne supportaient pas d'être mis au pas du régime et s'y vautrer pour un bout d'gloriole.

Antan a dit…

Décidément, le journalisme de caniveau est bien la révélation de la vacuité de ces plumitifs.
Ibara peint et ils ne comprennent rien.
Quelle belle vie vide !

Anonyme a dit…

Il peint, il écrit, il danse. Il joue avec les couleurs et se rit des journalistes, il n'a pas besoin d'eux pour exister. C'est trop peux dire qu'il vit avec sa peinture, sa peinture vit en lui.

"Il torture les paysages, les personnages mais sans haine " (T)

Il écrit comme il peint, il peint comme il écrit, avec son âme.
C'est un peintre, un musicien, un danseur; écrivain et poète il décroche et illumine ses rêves et nous fait goûter à pleines dents la saveur de l'éphémère et toucher l'essentiel.
C'est un magicien, c'est un artiste.

Brebis Gall a dit…

j' étais, la, la, la, lère ! et j'y ai acheté un portrait magnifique !