mercredi 25 mai 2016

Saint Barthélémy

Clic sur image pour y croire


De Lausanne, où j'étais ce viquande, je vous ai rapporté ce daguerréotype pris en l'Eglise Saint-François, pour que vous admiriez ce Calvaire, monument rayonnant de piétéqui nous fait communier en esprit à la Passion de Notre Seigneur Jésus.

Cette représentation plastique et mystique de la Crucifixion révèle la très haute spiritualité de son auteur, ainsi que celle de la théologie protestante contemporaine.
D'ailleurs, l’Association de l’hospitalité artistique de l'église Saint-François nous rappelle que : "la spiritualité protestante d’une part, et la culture contemporaine sous toutes ses formes (arts plastiques, musique, danse, littérature …) d’autre part, se rencontrent, dialoguent, se questionnent et s’enrichissent réciproquement."
D'une manière générale, la démarche de "l’Association de l’hospitalité artistique s’inscrit dans l’héritage artistique repérable à Saint-François : les grandes orgues, les peintures décoratives d’époque, les vitraux de Clément Heaton, d’Alexandre Cingria, d’Ernest Biéler, de Pierre Chevalley; la monumentale porte en bronze illustrant le tétramorphe de Katharina Sallenbach.
Elle poursuit ses activités dans un esprit d’ouverture, sans prosélytisme, ni repli identitaire
."
Voilà qui réjoui le cœur endurci du pécheur à la ligne droite.

détails 

Nous le savons, les édifices religieux investis par nos amis Protestants furent expurgés de tous les saints, les anges, et autres inadmissibles Vierges de pierre qui alourdissaient nos églises comme autant d'accablantes idoles païennes.
Cette austérité esthétique, ce dépouillement, pouvait passer dans un premier temps pour un essor vers la transcendance, vers l'épure, de qui s'efforce à l'inexprimable.
Mais ce n'était que l’expression de la métaphysique capitaliste contre la foi populaire. Le culte mathématique, la sorcellerie d'un nouvel ordre magique basé sur les chiffres et l'abstraction monétaire.
Il est vrai que pour contrer la Réforme protestante du XVIe siècle, la Réaction, la Contre-réforme catholique, la plus inféodée au Vatican, a pris la forme regrettable du hideux Baroque, qui n'est que la parodie de la piété féodale.  (Cependant en France, et c'est heureux, le Classicisme l'a emporté face au Baroque, au rococo, parce que la monarchie refusa la soumission vaticane absolue.)

Telles furent mes pieuses ruminations au pied d'un Calvaire sur lequel gît un Christ éclectique, Jésus vaudois et vaudou, hybride de Balai de sorcière et de Pneu crevé.
Dont le sens m'apparut, ardent, lumineux : Du balai pour une époque crevée !



mardi 24 mai 2016

Sororité aryenne en marche

Sur RFI on peut lire ceci : "Ce qu’on peut constater ... c’est la fracture qui sépare aujourd’hui l’Autriche. 86 % des travailleurs ont voté pour l’extrême droite quand 80 % des Autrichiens qui ont un diplôme universitaire ont voté pour Alexander Van der Bellen.
C’est aussi une fracture géographique : les campagnes ont plébiscité Norbert Hofer alors que les grandes villes et surtout Vienne ont plus massivement voté pour son concurrent écologiste. 

Enfin 60 % des femmes ont voté pour Alexander Van der Bellen, 40 % pour Norbert Hofer. Un chiffre qui s’inverse chez les hommes."

Ces conclusions vont dans le m^me sens que celles que j'avais offertes dans un mien texte relatif au vote féminin après les zeuropéennes de 2009, et que vous voudrez bien relire :  Suffragette c'est chouette.



La Véritable sororité aryenne







lundi 16 mai 2016

Une question d'honneur


En un sens c’est pas plus mal que les kroumirs du Bas-Catalan soient passés en force à grands coups de 49.3 magnum, grâce un véritable coup d’État institutionnel ! Cela ne laisse d’autre alternative aux ouvriers, syndiqués ou non syndiqués, que la grève générale interprofessionnelle reconductible jusqu’au retrait. Ou la capitulation sans combat.
Il y va de l’Honneur de la classe ouvrière.
Pas d’échappatoire possible, ni motions de censure ni autres ruades impuissantes des baudets parlementaires.
Mais obtenir le RETRAIT de cette loi croupie par des moyens extra-parlementaires reviendrait à faire reculer le gouvernement de guerre civile à tel point que son chef tomberait nécessairement.
C’est bien ce qu’a compris le Sénateur Mélenchon, qui déclare au JDD : « Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. » Sauf que ses députés, n’est ce pas, n’ont pas voté la motion de censure, au prétexte qu’elle était celle de la droite. Par là, de manière éclatante, les députés « frondeurs » du Parti socialiste, et ceux du Front de gauche, ont prouvé que leur soi-disant opposition à la loi Kroumhi était moins importante que leur soutien au gouvernement.

Cependant, comme disent les vieux militants ouvriers, « on ne déclenche pas une grève générale en appuyant sur un bouton ». Il faut un appel centralisé des appareils.
 Or jusqu’à présent les Mailly et autres Martinez, derrière un langage radical, ont tout fait pour essouffler le mouvement par l’appel à des « journées saute-moutons ».
 Cependant, depuis près de deux mois, depuis le million du 31 mars, bon an mal an, les travailleurs ont manifesté par centaines de milliers le 28 avril, le 1er mai, le 9 mai.
 Malgré la lassitude, malgré le spectacle de la contestation imaginaire des insomniaques des nuits débiles, ou les violences journalières anarcho-préfectorales, se maintenait, pure et simple, claire et nette, la volonté de défense du Code du travail, tel quel.

 Le vieux Code du travail c’est un très gros morceau à emporter. Ce sont des décennies de lutte de classe cristallisés dans une Loi qui structure la classe ouvrière, et donc participe à fonder la France comme une Nation, et non comme une pouillerie, sans autre loi que celle du fric.
 Un pays industriel et civilisé et non un bassin d’emploi en lequel les petits et gros poussahs vont puiser puis rejeter dans la vase, au grès de leurs appétits, des intermittents de la vie.
Aujourd’hui le capital financier détruit le travail et mène à la précarité généralisée. Le vieux Code du travail qui était une arme contre cette précarisation se devait de disparaître comme survivance anachronique.
Comme les frontières, le mariage monogamique, la décence ou l’instruction publique.
Désormais les « droits à la personne » remplaceront les droits collectifs gravés dans la loi.
Et derrière tout ça, on ne le dit pas assez, le démantèlement de la Médecine du travail.
Un recul historique !

La gloire méprisable d’avoir arraché ce gros morceau de la rude gueule du molosse populaire reviendrait donc à un roquet bichonné, éternellement tenu en laisse par Madame la Baronne Rothschild ?
Le gouvernement post-bataclan, le plus faible de toute la Ve République, passe en force, et impose sa Loi ! Comme il a imposé un état policier ! Tel est l’apparent paradoxe.


Des grèves commencent dès ce soir avec les Routiers qui sont pas sympas. Demain dès 5 heures un appel au Blocage de la raffinerie de Donges. Sept syndicats appellent à deux « journées de grèves » mardi et jeudi. À la SNCF appel à la grève à partir de mercredi. Idem dans les aéroports.
Ça commence !
— Quoi ? Le bordel qui va emmerder tout le monde, pour rien, ou une vraie grève générale ?
Nous verrons si le torrent de la colère populaire saura déborder sa chiourme syndicale, ceux qui plastronnent aujourd’hui à la tête des manifestations, comme ils plastronneront demain sur les chars de la Gaie-prayde ?

La classe ouvrière sera-telle aussi aisément mise à genoux que la bonne bourgeoisie anti-mariage gué, dont c’est la posture naturelle. N’ayant pas su se défaire des dirigeants qui l’abêtirent, cette dernière fut facilement pliée en deux par Valls et ses Femen.

 Le million du 31 mars et le million de la Manif pour tous ont ceci de commun qu’ils sont des lions dirigés par des ânes.


dimanche 15 mai 2016

Entretien avec l'abbé


Avant hier je demandais à l'abbé Tymon de Quimonte son jugement de doctrine à propos de l'injonction qui nous est faite par l'Eglise non seulement  de pardonner à ceux qui nous ont offensé, mais d'"AIMER NOS ENNEMIS" !
Voici donc sa réponse, et le petit échange qui s'ensuivit.

L'abbé Tymon de Quimonte : Mon fils, Saint Augustin nous dit "En aimant ton ennemi, tu souhaites qu’il te soit un frère." Ce n’est pas ce qu’il est que tu aimes en lui, mais ce que tu veux qu’il devienne.

 Félix : On devrait donc séparer un traître de sa traîtrise, un scélérat de sa scélératesse. Et aimer le scélérat, le traître ? C'est répugnant. Et idiot. Cela sous entend qu'il pourrait être autre chose que ce qu'il est.

L'abbé :  Non pas ce qu'il est mon fils, mais ce qu'il paraît!.

Félix: Vous confondez, l'abbé, l'apparence, l'illusion des apparences, avec l'apparaître qui manifeste l'être. « Toute essence, toute vérité, pour ne pas rester abstraction pure, doit apparaître » dit le Titan [1]

L'abbé : Cela est vrai abstraitement. Mais pour l'homme réel, vivant, seul compte ce qu'il fait, maintenant !
Tout homme à le choix de ne pas faire le Mal. On ne devient un traître que parce qu'on a choisi de trahir.

Félix : Non , monsieur l'abbé ! On trahit parce qu'on est un Traître !

L'abbé : On ne naît pas traître, on le devient... de par la tentation.

Félix : Doit on vous nommer dès à présent monsieur l'abbé Tymone de Beauvoir ?

 L'abbé : Et dois-je vous appeler Félix le Facétieux ?  Heureusement, je vous aime comme mon plus prochain, et donc vous pardonne volontiers  cet excès de raillerie qui est un trait de votre caractère, et nullement votre substance éternelle.
C'est votre manque de charité qui vous fait enfermer un pécheur dans une détermination absolue, comme la traîtrise.

Félix : On a la trahison dans le sang. La femelle par exemple est une traîtresse née. Certes ce n'est pas la détermination la plus profonde, mais une caractéristique de cette détermination.

L'abbé : Augustinus dit encore : « Tu vois ton ennemi s'opposer à toi, t'accabler de paroles mordantes, se rendre rude par ses affronts, te poursuivre de sa haine. Mais tu es attentif au fait qu'il est un homme. Tu vois tout ce que cet homme a fait contre toi, et tu vois en lui qu'il a été fait par Dieu. Ce qu'il est en tant qu'homme, c’est l’oeuvre de Dieu ; la haine qu'il te porte, c'est son oeuvre à lui. Et que dis-tu en toi-même ? « Seigneur, sois bienveillant pour lui, remets-lui ses péchés, inspire-lui ta crainte, change-le. »

Félix : Mais ceux qui font du mal à la France. Ceux qui font du mal au christianisme. Ceux qui font du mal aux Pauvres. Ceux là sont les mêmes. Ils sont nos plus mortels ennemis.  Nous leur devons le mal dans les grandes  choses, mais aussi dans les petites, au quotidien. Dans la cohue grisâtre des villes; dans les nuages artificiels qui gâchent le bleu du ciel; dans les charniers des bataclans. Pardonner reviendrait à les laisser nuire. Ils faudrait les crever comme un abcès

L'abbé : « Ce que Jésus ayant entendu, Il dit: Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades » [2]

Félix : Mais les Valls-Cazeneuve-Hollande ne sont pas malades ! Ils sont au contraire au mieux de leur forme. Ils ont tout ce qu'on peut souhaiter. Le pouvoir, le prestige. Et, ce qui va avec, toutes les femelles qu'ils veulent.

 L'abbé: Mais, mon fils, prenez le cas du premier que vous avez nommé. Le Caudillo de Fransion. Observez qu'il est passé de pro-palestinien à maître-queux du Crif.  Il a déjà varié une fois, il est susceptible de varier encore. A priori, en tant qu'homme, il pourrait se repentir, se rédimer. Pour celui-là il faut redoubler, que dis je, quintupler, nos prières.

 Félix : Monsieur l'abbé vous ne pouviez prendre exemple plus contraire, plus défavorable à votre propos. Pro-palestinien ne veut rien dire en soi. Voyez les pro-palestiniens indigènes de la république. Des traîtres à l'intérieur du parti palestinien. Comme leurs alter ego égyptiens et tunisiens, les muslims brothers. Antisioniste est un choix qui peut être dicté autant par l’intérêt ou le calcul politicien, que par une indignation sincère. Ce que Péguy appelle la mystique opposé à la politique. Le Caudillo en changeant d'option sur cette question n'a pas change quant à son fond.
Et ce fond immuable quel est il ? Il l'a dit : "Par ma femme je suis éternellement lié à etc"...Donc il se marque d'abord comme parfaitement hétéronome. Quelqu'un qui n'a pas son principe en lui m^me. Il trahit par là son essence compradore !

L'abbé : Observez ses maîtres, ceux qui l'ont mis là où il est, et qui dominent aujourd'hui. Hier encore ils rivalisaient de servilité quand ils étaient sous la botte. Ils ont changé en profondeur.

 Félix : Absolument pas.  Leur être est la bassesse et la servilité, quelle que soit la place qu'ils occupent. Mon "essentialisme" ne signifie pas que j'identifie l'être à la fonction !  Sinon Hollande = Philippe-Auguste.  Des circonstances ont placé certains hommes au premier plan, pour leurs qualités idoines. Des qualités de naissance, immuables,
Aujourd'hui ils dominent, mais avec la rage et la férocité propre à la faiblesse, au ressentiment. Comme la femelle. C'est pour cela qu'ils sont à l'origine de la gynécocratie.
"Nous étions des guépards et des aigles. Ceux qui viennent sont des chacals et des hyènes" dit le Prince Fabrizio Salina à son fils, devant la montée en puissance de la bourgeoisie. [3]  Aujourd’hui ceux qui dominent ne sont que des poux et des vers. Les dominants correspondent aux nécessités d' une époque cadavérique.

L'abbé : Mais tous les hommes du ressentiment ne forment pas une coterie. De m^me que les hommes énergiques et différenciés ne sont pas tous dans la dissidence. Il y a sans doute de vrais forts dans le pouvoir actuel, et dans votre dissidence il se trouve surement des lâches.

Félix : Sans aucun doute. Mais les Villepin seront toujours vaincu à l'intérieur de leur propre camp. Qui se défie des honnêtes hommes. Il faut des canailles. Ceux dont Soral dit "anthropologiquement c'est des merdes". The right men in the right place.
Et dans la dissidence voyez la camarilla des antisoraliens! Ce sont tous des misérables, et des envieux finalement. Ils sont  contre le "système",  actuellement, parce que il n'y a pas de place pour tout le monde à la mangeoire, mais ils ne sont pas des Résistants. Résistant ou Collabo, deux déterminations qui transcendent les partis pris politiques.

L'abbé : Nous n'en sortirons pas, mon fils.  Je vous demande de considérer qui, précisément, Notre-Seigneur, nous dit d'aimer ? — Notre prochain.  Prochain ne doit pas être entendu au sens d'une proximité géographique. Mais dans celui d'une proximité spirituelle : celle d'être homme, fait à l'image de Dieu.
Si ton ennemi n'est qu'une bête, pour en revenir à vos analogies animalières, il faudra le combattre à mort, c'est normal. Mais au moment du châtiment il faudra pardonner et s'efforcer d'aimer celui qui nous a nui mais qui était notre semblable, au regard de Dieu.

Félix : Vous avez trop grande opinion de la racaille simio-humaine.
Pour me faire comprendre acceptez je vous prie une hypothèse complotiste, qui en fera rire plus d'un, mais non dépourvue d'arguments cependant. Que les tueries du bataclan soit le fait des services secrets. Faudrait il pardonner à ceux qui tiraient les ficelles au plus haut niveau ?  Non seulement ils mériteraient la mort, mais la mort la plus ignominieuse.

L'abbé: Mais cette hypothèse, vous l'avez dit, est absurde. Je me refuse à réfléchir sur des vues de l'esprit.

Félix: Je n'ai pas dit qu'elle était absurde, mais complotiste. Mais c'est effectivement une vue de l'esprit.
De l'esprit qui toujours nie.

l'Abbé : Sed dans lege Domini voluntas eius et dans lege eius meditabitur die ac nocte.

Félix : Amen


Notes
1  Hegel
2  Matthieu 9:12
3  Le guépard. Film de Visconti


vendredi 13 mai 2016

Deux trucs sans rapport,

sauf peut être l'inauthentique.

I
PAN ! un coup de 49.3 magnum, et voila la Nuit Debout couchée raide !
Couchés ils l'étaient déjà de naissance, ces débiles.
Nuit debout, conscience allongée.
 Nuit debout et journée assise, qui se traîne, inter-minable et glauque, à l'ombre des chemtrails et le soleil s'est gâté comme la pomme de discorde pourrie.
De cette insomnie citoyenne aucun rêve éveillé n'a atteint à l’âpreté d'une quelconque révolution ; bien au contraire.
Voilà déjà un siècle que l'idée de révolution s'est rassise, passant de l'action consciente au rêve éveillé, soit à un phantasme diurne. Si encore il ne s'agissait que de leur impuissance journalière à abattre le vieux monde. Mais c'est la facticité de ce vouloir qui est en cause. Ils feignent même d'en rêver.

 II
Le Big Boss de Rome dit : ouvrez les cuisses frontières, ouvrez les rombières aux migrants.
 Petit curé s'en fait l'échotier dans son église vide.
 On nous avait bien dit que les migrants c'était des bites. Venus là pour sauver l'Europe de la dénatalité.

À faire : l'Histoire de la décomposition du catholicisme et plus généralement de la Chrétienté. De la naissance de l'enfant Jésus dans la paille à l'agonie du christianisme sénile qui n'en finit pas de radoter dans les ors et la pourpre cardinalice.

 Rien n'est plus déliquescent et répugnant que l'injonction actuelle d'aimer son ennemi.
 Pourquoi n'est elle jamais faite aux Juifs, et par là de leur demander de pardonner la shoah ? Parce que les cathos sont, littéralement, dans le mondain.
 Qui veut faire l'ange fait la bête. À trop vouloir s’emplumer d'angélisme on finit fourrée d'une farce comme une volaille, prête pour le four.

C'est Sublime, comme le dit Derrida, la folie du pardon !  Qui pourtant ne pardonnait pas Lolo Causte.
Car le pardonner, comme toutes les motions humaines recèle une physiologie particulière. Interroger ce que Nietzsche nomme les "entrailles de l'esprit".  On devine que ce pardon sublime vient de la fatigue et d'une lassitude morbide d'avoir à comprendre et à juger.
On se rend ainsi complice de la souveraineté du mal.  

Et si ce « pardon » cet amour entraînait nécessairement des souffrances plus grandes ?
 Jésus dit à Son Père "ils ne savent pas ce qu'ils font" les soldats romains,  Il n'a jamais dit nulle part de pardonner le Sanhédrin qui l'a fait crucifier.
Qu'en pensez vous monsieur l'abbé ?

mardi 3 mai 2016

L'art délicat de la matraque

Tous les Charlie, tous les Bruxelles, tous les gibiers de bataclan se réunissent le soir à la république pour jouer à la révolution.
Après avoir la journée dansé le pas de deux avec les mollusques caparaçonnés, au soir, pour souffler un peu, ils organisent des apéritifs dînatoires : on y chante, on y danse tous en rond : tous ensemble, tous.
On y prépare les lendemains amendés où la Loi Kroumhi passera grâce à eux mais travestie, vaselinée, donc comme un Transbigué dans un autre.

Il y a dans cette loi Khromhi un truc qui manifestement échappe à la plupart de nos jeunes camarades.
Ainsi, sur le site E&R nous préférons relayer un patron de services, ex du MEDEF, un belge, sans dire qu'il est POUR la loi Komhri !
En vérité, l'épicentre de la lutte de classe, n'est pas là où un vain peuple de boutiquiers le pense. Il est entre les millions de salariés qui défendent le Vieux Code du Travail tel quel, et les centaines de milliers de petit-bourgeois qui pourrissent ce mouvement.
L'extrémisme vide de ces trublions commandités ne saurait mieux se prouver que par leur mot d'ordre qui s'étale gigantesque sur leur stand place de la république : Rêve Général.
 Évidemment, évidemment, le rêve généralisé en lieu et place de la grève générale insurrectionnelle a de quoi inquiéter le Bas-catalan et le Haut-landais.

 Aussi nous ne saurions dire à quel point nous charme et nous délasse le spectacle des ces gardiens de la Loi El Kroumhi — les Robo-Kop, les Crustacés engoncés dans leur carapaces en plastiques — manœuvrant lourdement pour crosser du gauchiste.
 Mais ils ne sont pas assez mobiles ces gardes, à cause de cet excès pondéral de protections diverses. Ils manœuvrent entassés, comme les Pierrafeu dans un dessin animé de Hanna Barbera, on dirait un seul Flic à mille patte.
Il faudrait les lâcher dans le tas, débridés, à l'aise, un peu d'initiative que diable !

Voici "L'art délicat de la matraque", pour les Nostalgiques d'un temps où les Flics n'étaient pas encore entravés par leur équipement surprotecteur, et souples et alertes pouvaient s'en donner à cœur joie Saint-Denis.
Voyez comme leurs ancêtres en chemisette, manches retroussées, souples et à l'aise, cognaient dur, matraquaient ferme à trique rabattue, cela réjouissait l’œil du poète.
L'auteur de ces lignes philanthropes a connu certaines de ces manifestions. Et pas du côté des flics je le confesse.  Et c'était là une autre musique que ces ridicules pantalonnades parodiques où des Flics en plastique font pan-pan cul-cul avec des révolutionnaires factices.




Pour retrouver un peu de cette bonne vieille ambiance tricarde de nos jours, il faut regarder les brèves images des arrestations des militants identitaires. Là ça cogne dur.
Et ceux qui sont arrêtés font six mois de taule, direct. Au lieu que les gauchistes embarqués sortent dans l'heure, avec des excuses, et intentent des procès aux policiers qui marchent au doigt et à l’œil.

La plupart de nos jeunes camarades à la courte mémoire s'étranglent d'amour pour les policiers. Ils ont raison, il ne faut pas être rancunier.
 Comme il est loin déjà,  le temps béni où les malodorantes FEMME-HAINE se foutaient à poil derrière les camions des Gendarmes, avec des slogans pornographiques peints sur leurs hideuse mamelles pour chambrer les catholiques et gazer leurs enfants.
 Pendant que d'autres flics, en civil, se matérialisaient brusquement au milieu des manifestants pacifiques la matraque télescopique à la main, pour défendre ces courageuses putains du capital.

Vous voyez c'est chacun son tour : durant cette héroïque lutte des forces de l'ordre capitaliste contre les nostalgiques de la féodalité, c'étaient les gauchistes qui applaudissaient le républicanisme des compagnies de sécurité. Là, les flics cognaient dur au nom de la PMA et du mariage de Sodome !
Maintenant c'est à nous de rire.
Reste à savoir qui rira le dernier.


mardi 19 avril 2016

Romain

Pour avoir quelquefois jouté spirituellement avec ce Catholique romain, de la Tradition la plus solide, Romain me semblait fait de ce roc sur lequel Jésus Christ a fondé son Église.

 Son suicide, qui fera bien rire les Femen, et tous les tueurs d’état des bataclans à venir, est un assassinat.
 Pour ce cœur si droit, tenu par l'Espérance eschatologique, le désespoir n'est pas forcément une contradiction. Car depuis longtemps déjà l'espérance s'est rassise, avec les autres vertus théologales, à force de rester confinée dans les in pace, condamnée au Mur très strict, à l'eau d'amertume et au pain de douleur.
 La mort ignominieuse qu'on nous promet, ne peut être attendue sans une certaine qualité d'appréhension, que l'on ne ressuscitera peut être pas d'avoir été digéré par des chiens coupés.

Dieu ne serait pas seulement inhumain, surhumain, nous contraignant à une sorte d'héroïsme. Il serait bien ici le Démiurge, la providence des triomphants.

Le harcèlement judiciaire que Soral endure et que toute l'association subit, commence a porter ses fruits de mort.
 Ce Suicide nous précipite tous dans la vérité de notre situation.
Ne plus craindre la mort, et passer à une attitude plus haute, seul moyen de rendre maintenant les coups qui nous sont portés.

Romain. 1982-2016.

mardi 5 avril 2016

Deux langues zétrangères


Il y a deux langues qui semblent de l'hébreu pour les braves gens. Et ils ne se trompent pas.  Il s'agit du haut-landais et du bas-catalan. Ces deux dialectes étaient parlés couramment dans l'enclave du bataclan, mais aussi au Stade ultime de la fRANCE.

ESSAYEZ DE LES COMPRENDRE.