dimanche 13 avril 2014

Pérambulation

Hier je me promenais dans Hidalgo-Town avec ma très intermittente dulcinée. Depuis longtemps j'avais noté à chacune de nos rares déambulations citoyennes une certaine défaveur populeuse à l'égard de notre équipage, bien que nous ne nous fussions jamais produits attelés.
Elle attribuait cet intérêt dubitatif à l'incrédulité quant à notre statut : père et fille ou amant et maîtresse ?, et la muflerie ostensible par laquelle il se manifestait à cette très en vogue grossièreté populacière signe de nos temps orduriers. Car si n'existe pas une once de démocratie dans les affaires sociales, la démocrasouille la plus crasse règne dans les mœurs. Le capitalisme a achevé sa mission historique qui fut d'éradiquer de la surface de c'te planète toute noblesse et toute distinction.

Certes, notre pittoresque eût suffit à expliquer une classique gaieté simiesque, cette belle hilarité grégaire de singeries garnies de plantes grimpantes et de brandilloires, ce que l'on appelle l'Humour aujourd'hui, car avec ma coéquipière nous divergeons à proportion : si je lui rends facilement trente centimètres elle me cède trente ans. D'ailleurs, même seul, je suis coutumier du fait d'être ouvertement moqué dans la rue par de jeunes ouistitis encagoulés qui portent leurs pantalons aux chevilles et par leurs compagnes en collants moulant étroitement leurs vulves tumescentes, mes propres canons vestimentaires ne tombant pas justes, has been je suis, autant d'apparence que d'essence.
Mais la moquerie qui nous vise tous les deux est tout sauf amène.  "Mecs jaloux" explique-t-elle avec modestie. Je lui fis remarquer que si effectivement la plupart des mecs bronzés se foutent franchement de ma gueule, et lui font des avances sexuelles directes comme si je n'avais pas été là, avec d'autant plus de courage que la modestie de mon gabarit eu égard à la Moyenne facilite le déni de ma présence au monde, c'est dans la gent qui porte mamelles et plus précisément sa sous-division "blancos", que l'on montre le plus ouvertement de la réprobation.
Je lui en dis la raison : je suis le méchant du film. Je porte le signe maudit de la Bête "machiste". L'ignoble suggar daddy se payant les services d'une étudiante fauchée, une survivance anachronique et inadmissible de l'insupportable privilège masculin. Moi dont la pauvreté frise la misère, je me trouve près d'elle exhaussé au rang de bourgeois en bonne fortune.
Bien sûr, comme tout le monde, elle jugeait ma clairvoyance pure parano. Car si elle m'aime un peu elle ne me comprend guère.

Cependant hier, dans le Marais, la désapprobation lisible des gens que nous croisions, qui nous toisaient avec des yeux furibonds, cette atmosphère de haine palpable fut sentie même par une femme par essence insensible aux rapports de force de trottoir, adoucie par ses mielleuses sécrétions œstrogéniques.
Nous étions, j'étais, dans l'étroite bande d'espace-temps précaire qui précède l'Explosion. Un pas de plus et je tomberais sous le coup de la loi de Lynch. C'était tangible, révoltant et affreux.
Seuls les troupeaux de gays, paissant paisiblement dans leurs abreuvoirs délimités par des cordes, se foutaient royalement de notre existence, vivant et laissant vivre, entre eux, peinards, je ne crois nullement dans cette fable ridicule de la cause commune homosexuelle. Les milieux gays et gouins sont radicalement différents, essentiellement hétérogènes, ils sont des univers à mon avis hostiles, l'hystérie LGBT n'est que du L et même du XXXXL, cela est su dans le milieu, mais tu pour des raisons idéologiques.

Ainsi nous allions, au milieu d'hommes qui s’embrassaient goulûment à pleine bouche, de gougnottes ostensiblement en préliminaires, de matures cougars tenant impunément en laisse de petites gouapes sournoises et peut-être mineures, nous seuls désignés à la vindicte, réprouvés comme des lépreux, des tchandalas, des ilotes, moi bousculé de coup d'épaules rabiques et souvent arabiques, montrés du doigt par des électrices d'Hidalgo indignées, exorbitées et bouches bées aux terrasses des troquets par le scandale de notre vue, se demandant si c'était encore possible, permis, licite, s'il ne fallait pas appeler les fliquettes.
– Regarde regarde ! Non mais t'as vu ça ? avons nous distinctement ouï rue Saint Merri, à deux pas de l'Eglise où nous nous réfugiâmes : Asile ! Asile !

 Les plus fins auront saisi combien cette étouffante chape ne pouvait que gâter nos rencontres à l'air libre. Nous étions éclaboussés par la saleté de cette boue haineuse. Je lui reprochais injustement ses toilettes (qui n'ont pourtant rien d'osé de nos jours), elle avait grief de mon hyper-sensibilité trop à fleur. Les rares fleurs de nos rencontres se fanent, elle est triste et mon humeur s’obscurcit de sombres regrets :  Ah ! si j'avais su ce meilleur des mondes possible, au lieu de lire les poètes, j'aurais pratiqué les sports de combat ! Un vrai petit poucet j'aurais été : on suivrait ma route à la trace par les connards ensanglantés gisant tout du long.

En attendant, déjà trop casanier pour son goût je lui dis ne plus pouvoir sortir avec elle. Là voilà triste et déçue. Et sans doute secrètement frustrée que je ne sois pas capable de faire régner les égards à coup de poings.
 Quel enfer que ce monde ! Un enfer privé, un enfer pour moi seul.
 Un enfer à mon seul usage puisque je ne connais personne d'autre qui partage, qui pourrait partager pareille condition, où quelque chose de cosmique s'acharne à me torturer.
 Les seuls hommes qui ont le droit d'avoir des maîtresses bien plus jeunes qu'eux sont les riches. Et je suis pauvre je l'ai dit. Les seuls pauvres qui peuvent trimbaler encore de belles jeunes femmes sont les djeunes. Et je suis un visage pâle comme vous le savez aussi, je pense.
 Misère.
Félix Lechat

lundi 7 avril 2014

Réponse du berger aux bergères

On se souvient des gentilles lettres reçues.  .
Quand l'affection que ces dames (surtout la première on a ses faiblesses) me portent m'aura touché, disais je l'autre jour,

 Que j'aie réalisé toutes leurs ruses 
Et décidé pour que nulle n'en abuse 
De publier leurs diatribes diffuses; 
J'ai aussitôt mobilisé mes Muses 

 et leur déclare tout uniment, et toujours à la manière ''Renaissance'' :

 Plutôt seront dans les cieux des navires 
Et les chemtrails des rayons de soleil 
(Hier encor les coquelicots refleurirent 
Et les abeilles butinèrent du miel), 

 Plutôt la houille serait à Saint Malo 
Et l'eau des mers arrivée à Béthune, 
Et le Mistral sifflant à Fontainebleau 
 Et loin soufflant la richesse opportune, 

 Plutôt les morts seront hors sépultures 
Et les vivants dans la terre rampant, 
Que mienne foi soit mise en conjecture
Et certitudes mises en suspens ! 

 Plutôt les juifs aimeront Jésus-Christ 
Et sur les glands repousseront prépuces, 
 Que mes idées iront danser le Twist 
 De l'une l'autre sautant comme des puces ! 

 Assez ici devront cesser ces stances 
Et ma paresse tout mon être miner, 
Que dedans moi cessera la constance 
 Et qu'en mon for tout soit exterminé ! 

 Car ma vision n'est pas révocable. Non pas appréciation variable et changeante comme vous, par principe, varum et mutabile muter, mais fondation de mon plus sûr connaître.
Aussi je vous le donne intact, avec, à défaut de tact, quelques chardonnerets :
Z
Les sexes, Homme (H) et Femme (F) sont tout sauf « complémentaires » ne vous déplaise. Ils sont ontologiquement ennemis !
 Si nous étions strictement des êtres de Nature, épuisés par cette détermination, nous serions complémentaires. Mais nous ne le sommes point. Hormis au lit, où l'emboîtement est remarquable, grandeur de la Nature, H et F vivent en parfaite altérité. L'homme est la bestiole métaphysique. F & H résident en des mondes hostiles, antagonistes. Entre eux c'est la guerre. « La tendre guerre » dit Shakespeare, par antiphrase, puisqu'il va montrer qu'elle est tout sauf tendresse...
Je suis en cela d'accord avec la racaille féministe : c'est la guerre. Et jusqu'à présent ce sont les principales positions de force de H qui ont été perdues. (Et par la faute de H exclusivement !)
Félix Lechat

dimanche 6 avril 2014

l'hidalgo première édile de France


Philistine : Alors maître Félix, quid de ce déménagement vers les lointains azurs ensoleillés ?

Félix : Quid ? Quid novi sub soli ? Le grand départ, hors de la Bolge, on y travaille, on y travaille très chère.
L'ennui c'est que si je sais ce que je veux quitter, je ne sais pas où aller, où finir « Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres »

Ph. : En fait, j'imagine que l'élection d'Annie Dalgo va précipiter le mouvement hi hi hi hi !

F : Détrompez vous femelle. De toute la vermine élue, et réélue, seule la Maman d'Elsa me semble absolument légitime et n'ai rien à redire sur cette élection qui est un plébiscite, une sorte de vote par acclamation ! Nulle n’incarne mieux les aspirations parisiennes !

Ph : En fait là, qui a peur de la grande méchante mairesse ? Le petit matou rentre ses griffes clairement !

F : Mais rien n'est plus adéquat que de l'Hidalgo édile en chef du Fief de France. Elle est l'émanation idoine du Parigo; son exhalaison.
La démocrassie c'est la loi du Nombre. Ici le Nombre est hideusement hidalgogue, la masse est himalayennement hidalguienne, le tas est Hildalguiste à mort, le grand ramas communie dans l'hidalguiguisme, le ben-hidalguiguisme est sa vérité, sa substance, sa quintessence !
À tel point que l'opposition a dû lui opposer une Cossue-hidalgo-de rechange, qui n'était qu'une variété Hidalguienne, un succédané, une redondance …
Son nom fait mentir Littré ! Elle le renverse, l'inverse, le dément :  Pour hidalgo Littré donne : « Titre des nobles espagnols qui se prétendent descendus d'ancienne race chrétienne, sans mélange de sang juif ou maure »
Elle incarne la Vérité contraire, loi de cette ville infâme de la femme et du babouin, où la plus petite noblesse d'esprit ou de cœur y est une insulte, où la plus infime gouttelette chrétienne vous met au ban, où tout ce qui est juif ou maure ou rasta y tient lieu de quartiers.

Ph : En fait, toujours dans l’exagération là !

F : Pourquoi cette évidence quantifiée, gravée dans le marbre grâce à sa simplicité arithmétique, est-elle tellement occultée ? Je m'extermine à la rabâcher : une fois, une seule, en 2005, on nous a proposé un referendum véritablement démocratique, constituant, et presque d'initiative populaire.
– Voulez vous Oui ou Non de cette Europe du Fric de l'immigration et et de la misère ?
La France entière fièrement dit NON à 55 % des voix.
Paris OUI à près de 80 % !
C'est un fait. Il dit tout. Dans ce grand corps blessé qu'est la vieille France, Paris tient une place capitale: elle est son centre cœliaque, son cloaque.
Paris pue de la fiâsse,
paris pue du fric
paris pue du flic
paris pue du barbu
paris pue du bronze
 Paris pue comme une vieille pute du sentier
 Paris pue du diesel et des pieds, paris pue du bran de cabot, paris pue d'incommensurable Médiocrité.
Félix Lechat

jeudi 3 avril 2014

l'Hidalgo premier ministre


Hollande a dit Je vous ai compris, vous voulez que ça change, alors je vais mettre sale flic sioniste à la tête du gouvernement pour vous apprendre à vivre. Je vous ai compris, vous ne votez plus pour moi, qu’est ce que vous voulez que ça me fasse ! Vous voudriez que ça change, mais moi j’ai pas le droit de changer, et c’est moi qui commande. Plus besoin du masque démago, vous aurez un gouvernement impopulaire mais assumé comme tel, un ’’gouvernement de combat’’ ça s’appelle, de combat contre son peuple.
 « Le gouvernement aura à mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires que j’ai annoncé. » dit-il. Tout de suite 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les capitalistes, 50 milliards de coupes dans les services publics et les prestations sociales ! L’asphyxie financière de la sécurité sociale : adieu médecine pour tous on vous laisse les désenvoûteurs et les génériques made in china.
 Tels sont les engagements stricts du Traité de Stabilité et de Gouvernance européen pour lequel j’ai été mandaté. J’ai des comptes à rendre moi ! À mes patrons de Bruxelles qui exigent de me voir tenir ma « feuille de route ». Et fissa ! Pas de délai ils ont dit.
 Voilà pour le versant économique.

 Quant au versant mystique, Valls garde l’inamovible Taubira des seaux d’immondices, c’est tout dire. C’est sa réponse aux millions et millions, qu’il avait déjà réduit par grattage à ne compter que pour des milliers.
 Le côté Taubira-Belkacem est intangible. Il ne faut pas le prendre pour l’accident. Il est la Substance. La substance gynécocrate. Là rien ne changera parce que rien ne doit changer.
Le premier Flic s’était fait la main sur les cathos, histoire de voir s’il tenait bien en main les principaux outils de répression. Flics gendarmes et juges. Impeccables ! Les cathos eux ont tendu l’autre joue, jeûné, et fait des prières. Ils ont cherché les causes de cette misère et découvert que le Gender c’était Robespierre et les Femen des sans-culottes. Franchement c’était prendre ses désirs pour la réalité. Parce que jusqu’à présent la seule chose qu’elles conservaient encore quand elles se foutaient quasiment à poil derrière les camions bleus des gendarmes, c’était précisément leurs culottes douteuses.
 Faut il être aveugle ou obsédé, pour voir des sans-culottes là où il n’y a que putains culottées du capital. La contestation contre l’Abomination est dans la main de la Réaction catholique. C’est tout à son honneur, elle a marqué un peu de dignité française dans cette vilenie. Mais, force est de constater qu’en contrepartie elle tente de passer en fraude sa propre marchandise.
Ils ont doté Gender-féminisme d’une généalogie tout a fait risible. Jacobinisme et révolution française. Valls Peillon Belkacem et les autres, éternellement liés au sionisme, à la royauté chérifienne et au Capital, et qui conchient le jacobinisme et la révolution tous les matins à heure fixe, les laissaient dire et rigolaient bien dans leurs cabinets.

 Du coup les prolos du pacte ont pensé que c’était une resucée de la guéguerre historique du vieux radicalisme centre-gauche contre la noire Réaction. Pour eux féminisme-gender c’est de l’enfumage. La substance c’est le Pacte.
 Si les cathos du mariage comprennent bien que Gender-féminisme c’est la Substance, et en cela ils ont raison, ils ne saisissent cette réalité qu’avec leurs idées préconçues.
 Les prolos du pacte et les cathos du mariage sont pas près de marcher ensemble.
 Pourtant les uns et les autres voudraient renverser ce gouvernement de l’infamie sociale et de la corruption spirituelle.
 Le Pacte et la Loi Taubira.
On vous a compris, vous voudriez que ça change, alors on ira « encore plus loin et plus vite » leur dit l’Hidalgo éternellement lié, à peine nommé Premier Ministre.
félix lechat

mercredi 2 avril 2014

Ayrault

Se susurre dans des milieux éclectiques que le fusible Ayrault sera probablement remplacé après ces élections électriques. Mais c'était prévisible et prévu. C'est pour ça qu'il était monté en dérivation, le  Ministre à Induction,  pour éviter le grand transformateur. Au moindre shunt on le virerait, ce qui limiterait l'intensité d'un possible courant populiste, lié au coefficient de résilience d'un peuple survolté, déterminé à s'éclairer aux lampes à incandescence....ou à la bougie du sapeur.
 Pas dégoulinant de cire Ayrault, mais pas non plus dégoulinant de sang, de sang de Tripolitaine ou de métropolitaine contaminée ; non plus que de ces sortes de liqueurs, qui s'échappent des fondements des messieurs mariés, mêlant leurs odeurs dysentériques aux vagues senteurs séminales....mais brisons là, je vous prie, la classique diarrhée de Sodome post-nuptiale faisant partie de ces choses nauséabondes et homophobes issues des heures sombres et bréneuses qu'il convient de taire face contre terre, motus et anus cousu.
Or donc, Mister Ayrault, héraut d'un gouvernement de serviettes hygiéniques et de hedge fonds de caleçons pourris, car je suis las tout à coup des euphémismes, risque de s'en aller. Nous n'irons pas jusqu'à dire que nous le regretterons.
Nous regretterons que tout le Reste reste.
Félix Lechat

dimanche 30 mars 2014

Municipale

   La décharge municipale se confirme. De nombreux français ont enlevé les ordures des mairies, mais il reste encore trop de gros dégueulasses qui les ont laissé en place.
 On dit que ce serait ''un avertissement pour le gouvernement'',  mais pour ça il faudrait que ce petit ébouage fut un tombereau d'ébouage, une rage de nettoiement, une gigantesque entreprise d'assainissement national ! Or, je crains que l'instauration de la très nécessaire Dictature de Salubrité Publique ne dépasse la force et la volonté des français, indignes de leurs ancêtres, et devenus de tout-petits tempéraments.

L'heure a été

L'expression française se mettre à l'heure, signifie que l'on se met au goût du jour "se mettre à l'heure de la modernité" mais est surtout un euphémisme pour la prostitution à une puissance étrangère " se [faire] mettre à l'heure américaine" for exemple. Car cette locution nationale est consécutive à l'obligation où nous avons été de nous mettre un beau jour à l'heure allemande d'été.
Contraints et forcés, nous autres Français, avons accordé nos montres-bracelets à celles des Frisés, en zone occupée. Comme à l'heure qu'il est, nous autres froncés, toujours occupés, par d'autres frisés, toquades de nos moitiés, devons encore avancer...nos tocantes.

En 1940, avant la débâcle de mai-juin, la vieille France dormait encore à l' Heure ancienne. Au führer et à mesure de son avance la Wehrmacht imposera « l'heure allemande », sinon c'eût été le bordel légal, et le fascisme n'aime pas le Bordel, c'est la Domination actuelle qui l'aime et fait du monde un vaste boxon à pédérastes.
Ainsi le Grand Reich nazi en avance sur tout, y compris sur l'heure, marchait déjà à ce qui deviendra notre heure du léthé.
 La mise au pas de l'oie de ces fainéants de prolos français par l'occupant-pan cul-cul. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, au chant du coq gaulois, en avant vers des lendemains de sang et d'acier, de béton et de fer, de peloton et d’exécution capitale.
- Ne reste donc pas pelotonné au lit, debout paresseux, l'heure sonne, il faut mourir...
 Et cette heure nazie, cette heure fraîche des petits matins clairets sonne bien avant l'aurore, in der Nacht.

Or donc le pli est pris, cette habitude très heureuse de se coucher cependant que le soleil brille au firmament, pour se lever en pleine nuit.
Le but étant de bousiller le délicat mécanisme de notre chronographe, tic-tac méticuleux de notre horloge interne, qui tricote tranquillement notre linceul avec nos heures lentes, pour accélérer les cadences du rythme circadien à l'heure compétitive. Contrarier ce rythme veille-sommeil qui marque le plus notre vie de l'aurore au soir, du crépuscule à l'aube : la face diurne et la face nocturne réunies, ce que l'on nomme le Nycthémère.

Nycthémère ! Mot n'évoquant plus à nos chères têtes brunes crépues que les va-et-vient des copulatio sui generis avec leurs génitrices, mais pour le poète endormi, empli de songes et d'endorphines, rêvant de toisons d'or, nycthémère est l'Ove entouré de feuillages où dort l'Êve future.
Car le trouvère est somnambule et nyctophile, amoureux de la Nuit, il voit, de ses prunelles nyctalopes, dans l'Ombre, il marche dans le Noir, Nyx et Erèbe lui tiennent la main.
Bien sûr j'aime infiniment la lumière mais « Profondément je m'en détourne, pour la sainte, l’ineffable et toute mystérieuse Nuit » Novalis.

 Ainsi avec cette infecte heure d'été, non seulement nous devrons nous éteindre en pleine lumière, mais nous serons spoliés d'un peu de la Nuit. La véritable raison de cette distorsion nycthémérale n'est donc pas l’énergie des peuples mais son contraire !
Contrarier le Cycle Circadien afin que privés de la bienfaisante mélatonine, un peu plus ensommeillés, un peu plus sombres, notre vie nous paraisse moins douce, de moins en moins arcadienne.
félix lechat qui ne dort que d'un œil

mardi 25 mars 2014

Courrier des lectrices


- à la manière, discutable, de la Comtesse :
Pauvre matou,
Sais tu que votre blog est d'une misogynie confondante et qu'il ne tiendrait qu'à moi de m'en fâcher ? mais il m'a prouvé clairement que tu n'avais rien compris et puis d'ailleurs ne me suis je pas déjà vengée ? En vérité ,les hommes, vous êtes tous aveugles. On cajole, on frôle, on envoie regards langoureux sur œillades lascives, on déploie panoplie affriolante, et le benêt baille ,rêvasse, picole comme un trou, et dédicace spleeniquement ses "Strings" en ne remarquant pas la petite culotte rose qui dépasse de mon bermuda.
Aveugle,sourd, bouché à l'émeri!

 Et aujourd’hui encore tu refuses de voir ta faute et tu ne cours pas au commissariat le plus proche te rendre, en sanglotant qu'on ne vous y reprendra plus, que tu n'écriras plus le plus petit libelle contre la félicité la plus belle. Comme la femme la plus à plaindre ne déposerait jamais la plus petite plainte contre vous pour néologisme "sexisme".
Va Chat je te parle sans humeur, mais dans ce moment je suis tentée de croire que n'ayant pas mérité une réputation de galant homme, tu ne  mérite pas non plus celle d'homme tout court. 
Adieu Monsieur.
Une admiratrice qui n'a cessé de l'être. Mais plus. (dans ce cas pourquoi ne pas écrire qui a cessé de l'être ?)

 -Autre mailique missive, peut être moins mélancolique mais mélique si l'on veut :
Monsieur,
Les sexes sont complémentaires... et bla bla bla ...amour layettes et landaus supersoniques (deux pages de démonstrations)...
....Ne voyez vous pas que vous faites le jeu des féministes, phallocrates et féministes font la paire, Clouscard l'a bien montré, c'est Alain Soral qui nous dit de le lire.
Et ce n'est pas Soral qui aurait écrit ce monument  de misogynie "Femmes Vénales" qui est une apologie de la prostitution en tant qu'essence de la femme.
Moi, je préfère le style savez vous, d’un Soral qui va droit au but sans forcément aller droit aux putes : c'est ça qui plaît aux femmes, selon moi il n’a pas dû souvent payer. (même pas le restaurant ? Droit au pieu)
Bises quand même.
Une femme vraiment femme.

- Lu en Commentaire sur E&R
Cher Mr Niesche,
"Les trésors de vulgarité, de platitudes qu’il faut déployer pour accéder à l’antre élastique en passant par l’étroite cervelle dindinière, font de nous des dindons. Et comme lui paradant, faisant la roue, dindon de la farce. 
Pour ne rien dire de la farce compétitive sexuelle, en laquelle l’homme différencié s’il veut y participer, se voit contraint de nos jours de concourir avec le pire rebut. 
Payer une grue, ou faire rire une sotte toujours préférable que s’avilir à séduire une tête chercheuse en science sociale, et qui parle, et donne son opinion. Horreur ! Obligé d’ouïr du « Elle » en dehors des salles d’attente de l’extraction."
Bel exercice de style.
Je vous suggère donc, pour votre bien, d’arrêter de draguer des connes.
La féminisation de la société, l’hystérie féministe, les rapports flous et vidés de leur sens qui existent aujourd’hui entre les sexes ne constituent pas non plus une excuse pour libérer toutes vos frustrations à l’encontre des femmes, ni pour regretter la bonne vieille putain...
J’ai beaucoup de respect, moi, pour les hommes, les vrais, malgré leur tendance à ne toujours considérer les femmes que comme un objet de désir.
Nous sommes nombreux à vouloir revenir à quelque chose de plus vertueux, de plus sain, de plus sacré aussi....
Navrée, mais mon étroite cervelle dindinière, à la lecture de votre texte, peine à comprendre en quoi vous y participez. (moi également)
Bien cordialement,
Emma

Quand l’attention que ces dames me portent m'aurait touché, que j'en publie " leurs louanges diffuses'', irais-je jusqu’à mobiliser "mes petites muses'' pour m'aider à trouver quelque écho dans mon vieux cœur trémulant, et qui résonnerait mieux à leurs voix melliflues que mes courtes saillies ?
Nous verrons cela tantôt.
Félix Lechat

lundi 24 mars 2014

Quelques enseignements municipaux

       
À Menton, à vue de nez le Front arriverait en tête si n’était la liste de M. Guibal qui n'en croyait d'ailleurs pas ses yeux. C'est que Madame Shernardi a la dent dure avec ses 24% de voix aiguës ! C'est à Tarascon dans les Babouches du Rhône qu'il devient une pointure et chausse du 44 ainsi que dans moultes cités du Sud de l'Ex-France. Une vingtaine. Mais il y a plus de 36000 communes. Au fond, nationalement, le Front national ne fait que 7 %. Peu à vrai dire. Les électeurs FN, mobilisés, ne s’abstiennent pas au contraire des autres, ainsi dans une situation dominée par l'abstention, automatiquement le FN progresse. Ensuite la presse pourrie monte en épingle ce gain relatif pour faire peur aux jeunes téléspectatrices antifâchistes. Finalement le gouvernement ne subit pas l'effondrement annoncé. La pourriture reste encore accrochée aux linteaux des portes. Aucune sortie de secours. Autre enseignement : les cités immigrées qui ont encore massivement plébiscité le PS, ou assimilés, urnent maintenant  Front de Gauche comme un seul Maure et comme à Sevran (93) "la cité de la drogue".  Là le FDG et le PS totalisent à eux deux près de 75% des suffrages.  Il est évident que ces populations ont tout à gagner de l'état de fait existant, et d'un gvnement Valls-Taubira. L'un le regard fixé sur les antisémites, l'autre occupée à vider des seaux d'eau usées sur la France avec ses lois dégoûtantes qui flottent au dessus, et à vider les prisons par dessus le marché noir. Le vote ethnique est devenu une donnée permanente désormais. Une chose est sûre, jamais l'immigration ne votera FN. Croire le contraire c'est penser comme une quenelle.  Et les crapules qui nous gouvernent le savent bien.  L'immigration afro-maghrébine, je l'ai écrit dans Arabesques est une singularité pour-soi. Chacun voit midi à sa porte. Tel ce portique détecteur de métaux que les dealers de la cité des Beaudottes ont installés, comme dans les aéroports.  Et les illusions s’envolent. Dans les entrées d'immeubles sans portails électroniques les visiteurs se font fouiller et subissent des contrôles d’identité de la part des trafiquants. Des types armés surveillent depuis les fenêtres. Des morveux crépus sillonnent les allées et signalent l'arrivée improbable des flics. Des milliers de familles vivent des retombées du Trafic. Et c'est dans ces zones des droits du truand et du djihadiste qu'on vote massivement PS. Il faudrait faire un retour au concret, loin du show bizz, des stars déçues et des tintamarres médiatiques. La France n'est pas une salle de spectacle comique, malgré les efforts pathétiques des membres du gouvernement.  Nous devons l'existence de cette infamie aux immigrés (et aux femelles), missi dominici pas pâles des municipales de notre agonie.