mardi 19 avril 2016

Romain

Pour avoir quelquefois jouté spirituellement avec ce Catholique romain, de la Tradition la plus solide, Romain me semblait fait de ce roc sur lequel Jésus Christ a fondé son Église.

 Son suicide, qui fera bien rire les Femen, et tous les tueurs d’état des bataclans à venir, est un assassinat.
 Pour ce cœur si droit, tenu par l'Espérance eschatologique, le désespoir n'est pas forcément une contradiction. Car depuis longtemps déjà l'espérance s'est rassise, avec les autres vertus théologales, à force de rester confinée dans les in pace, condamnée au Mur très strict, à l'eau d'amertume et au pain de douleur.
 La mort ignominieuse qu'on nous promet, ne peut être attendue sans une certaine qualité d'appréhension, que l'on ne ressuscitera peut être pas d'avoir été digéré par des chiens coupés.

Dieu ne serait pas seulement inhumain, surhumain, nous contraignant à une sorte d'héroïsme. Il serait bien ici le Démiurge, la providence des triomphants.

Ce Suicide nous précipite tous dans la vérité de notre situation. Ne plus craindre la mort, et passer à une attitude plus haute, seul moyen de rendre maintenant les coups qui nous sont portés.

Romain. 1982-2016.

mardi 5 avril 2016

Deux langues zétrangères


Il y a deux langues qui semblent de l'hébreu pour les braves gens. Et ils ne se trompent pas.  Il s'agit du haut-landais et du bas-catalan. Ces deux dialectes étaient parlés couramment dans l'enclave du bataclan, mais aussi au Stade ultime de la fRANCE.



lundi 28 mars 2016

Tel qu'il va

§.  En plein Etat urgentiste, brusquement, surgirent d'une des monstrations de mignonnes lycéennes en goguette, quelques "lycéens"....

Parenthèse sur daguerréotype.
Cette photo prise à pARIS, Bd Voltaire :  Où l'on voit que le mouvement, s'il est nettement souchien, est avant tout JeuneFilliste.

 Évolution

§.  Or donc, disions nous, lors d'une ''manif pour la défense du code du travail", quelques "lycéens", souples et athlétiques, et parfaitement encagoulés, sans doute en CAP de terrassement, tentèrent de défoncer à coup de pelles et de planches, les portes du Commissariat du XIX arrondissement.
Beaucoup s'étonnèrent que les policiers, derrière les fenêtres de leur bunker, assistassent placidement aux travaux de réfection de façade, sans rien faire.
Mais enfin, vous ne voudriez tout de m^me pas, en plein Etat d'urgence, que les flics se mettent à tabasser leurs collègues !

§. Belle-qu'à-Sem veut régir l'Internet.


Parce que, dit elle, "La vraie information est concurrencée par la désinformation"!
Il faut s'arrêter un peu, ici, s'il vous paît, avec circonflexe.
 Et circonspection. 
Parce qu'il y a deux écoles.
Celle des intelligents et celle des débiles. 
L'une sait ce qu'est un Etat. Avec ses services. Ses secrets.  Elle sait l'Histoire, sa mémoire est bonne et son savoir est long. 
Dans l'autre, on y voit des complotistes partout, mais des complots d'état nulle part. Par compense à Sion, ce vide intellectuel se remplit de bons sentiments. On est bon. On pardonne.
On croit à des histoires de serial killer, de complots fomentés par quelques raclures, en toute impunité.

§. Mais quand sonne l'heure de la loi Kroumhi, ils se mettent à croire dans l'existence de l'Etat policier ! Ils crient Que l'Etat est fasciste, que la police est partout, la liberté nulle part ! Que c'est les Zeures les plus sombres. La Nuit
Et " la nuit est faite pour baiser, pas pour travailler", n'est ce pas ?

La Khonnery d'en haut et celle d'en bas 

§. Si tu nies cette conception d'un Etat policier, omniscient, omnipotent, contre les "mouvements socio", tu es fâchiste, sans accent.
Cependant, dans l'intervalle, entre deux parodiques insurrections, cet Etat omniscient, omnipotent s'éteint, disparaît. 
C'est une police pulsatile, un Etat clignotant, un Etat intermittent du spectacle. 
La liberté du commerce terroriste, de fomenter des attentats, de s'équiper d'armes et d'explosifs redevient totale.
Liberté partout, police nulle part.  Y'a plus d'Etat. De services secrets. Telle est la conception des zanti-complotistes !

§. Deux heures pour intervenir lors d'un massacre ? Bagatelles ! Bataclan ! Rien ne presse.
Une minute, trente-sept secondes, neuf dixième, montre en main, toute sirène hurlante, pour intervenir sur les lieux de l'Inadmissible, après qu'un quidam a hurlé à l'Hantyssémithisme. Etat d'urgence.


vendredi 25 mars 2016

Ecce Homo



Jn 19,5. Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l'homme !
Jn 19,6. Lorsque les princes des prêtres et les satellites Le virent, ils criaient, en disant: Crucifie, crucifie-Le! Pilate leur dit: Prenez-Le vous-mêmes, et crucifiez-Le; car moi, je ne trouve en Lui aucune cause de condamnation.
Jn 19,7. Les Juifs lui répondirent: Nous avons une loi, et selon notre loi Il doit mourir, parce qu'Il S'est fait Fils de Dieu.
Jn 19,8. Lorsque Pilate entendit cette parole, il craignit encore davantage.
Jn 19,9. Et étant entré de nouveau dans le prétoire, il dit à Jésus: D'où es-Tu? Mais Jésus ne lui fit pas de réponse.
Jn 19,10. Alors Pilate Lui dit: Tu ne me parles pas? Ne sais-Tu pas que j'ai le pouvoir de Te crucifier, et le pouvoir de Te délivrer?
Jn 19,11. Jésus répondit: Tu n'aurais aucun pouvoir sur Moi, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui M'a livré à toi est coupable d'un plus grand péché.
Jn 19,12. Dès lors, Pilate cherchait à Le délivrer. Mais les Juifs criaient, en disant: Si tu Le délivres, tu n'es pas l'ami de César; car quiconque se fait roi se déclare contre César.
Jn 19,13. Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors, et s'assit sur le tribunal, au lieu appelé Lithostrotos; en hébreu, Gabbatha.
Jn 19,14. C'était le jour de la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Et il dit aux Juifs: Voici votre Roi.
Jn 19,15. Mais ils criaient: Ote-Le, ôte-Le; crucifie-Le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre Roi? Les princes des prêtres répondirent: Nous n'avons pas d'autre roi que César.
Jn 19,16. Alors il Le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et L'emmenèrent.
Jn 19,17. Et, portant Sa croix, Il vint au lieu appelé Calvaire; en hébreu, Golgotha.
Jn 19,18. Là ils Le crucifièrent, et deux autres avec Lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.

Jean 

jeudi 24 mars 2016

Louis Antoine Léon de Saint-Just

Encore un gros balourd mal rasé qui parle (en mal) de Saint-Just, de Robespierre, de la Terreur, pour se donner le genre noble. « Beaucoup d’idées semblent défendables jusqu’à ce que nous voyions leurs défenseur » Gómez Dávila.

Celui que l'on nommera l' Archange de la Terreur marchera, méprisant, silencieux, à l’échafaud. Il a 27 ans. « Je méprise la poussière qui me compose et qui vous parle ; on pourra la persécuter et faire mourir cette poussière ! Mais je défie qu'on m'arrache cette vie indépendante que je me suis donnée dans les siècles et dans les cieux. »
L'agonie de Robespierre, la mâchoire fracassée par le gendarme Merda (merci Seigneur de tout nous laisser entendre), crucifié pendant seize heure sur une planche, puis sur la charrette « buvant du fiel tout ce que contient le monde » scellera cette Geste française, extra-ordinaire, la tragédie de la Grande Revolution.
Début de la Trivialité bourgeoise. Des Tallien, des Barras, des Fréron, les représentants de cette bourgeoisie avide de se repaître de sa nouvelle richesse, celle de la vente des biens nationaux, des spéculations sur les fournitures de guerre et les assignats.
Ils furent pourtant les déchristianisateurs, les bourreaux de la Vendée, mais vautrés dans le stupre avec les femelles de la ci-devant Noblesse, ils communiaient avec leurs putains parfumées dans la haine des mesures en faveur des pauvres prise par le Salut Public. La haine que la toute-puissance de l'Argent fût sanglée par la Terreur. Thermidor n'a pas d'autre origine.
L'Empereur foutra politiquement cette racaille au pas.

Saint-Just, mais aussi Josèphe Jeanne Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche et dernière reine de France et de Navarre, Ravachol et le Gal Boulanger, Piquemal (Notre Général à nous ! ) et la jolie El Krohmi (non je là je déconnes) ...hé quoi ?  Je n'en jugerais jamais par les zidées, mais par le goût, qui les dédaigne.

Saint-Just dit aussi : "Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement." Parole absolue, parole exacte.
Que les Charlie, que les Bruxelles, que tous les futurs gibiers de bataclan, feraient mieux de méditer.

dimanche 13 mars 2016

Pensée du jour

Le bataclan est le dîner du Fric du pauvre.
On y prend des pruneaux en guise de caviar, et après ça pue les opés sous fausses bannières plutôt que les pets des faux-culs sous leurs bannières.


samedi 27 février 2016

L’œil de la Bête est fixé sur nous.


Un mien Entretien paru dans le N°3224 de Rivarol

 Rivarol : Votre parcours politique débute dans les années 1970 dans l'Extrême Gauche activiste. Quelles sont les impressions que vous avez gardées des milieux gauchistes ?

Impressions variées, liées à la bigarrure du spectre gauchiste, qui allait du rose pâle au rouge vif, du pacifisme bêlant à la préparation de la lutte armée. S'y côtoyaient des antimilitaristes échevelés et des nostalgiques de l'armée rouge qui clamaient « On te donne un fusil ? Prends le !» Ceux là étaient plutôt trotskistes, qui ne juraient que par les conseils ouvriers et les comités de soldats.
Côté maoïste, les étudiants entraient en usine pour soulever le prolétariat contre les « révisos du P”C”F ». D’autres, plus bucoliques, encerclaient les villes par les campagnes en constituant des communautés paysannes, comme au Larzac. Leurs fermes collectives avoisinaient les bergeries autogestionnaires en lesquelles régnait le communisme des femmes et des brebis.
D'intrépides Penthésilée du MLF les quittaient, pour fonder des communautés plus resserrées, « sans mecs », mais avec brebis et gigots à l’ail. L'économie libidinale avait une bonne part dans leur économie politique !
Le clivage fondamental venait de la double nature du Mai 68 français, à la fois révolution sociétale petite-bourgeoise et révolte prolétaire.

Votre rupture avec votre mouvance d'origine repose sur une prise de conscience des limites des gauchistes et de leurs idées ?

Pour ce qui est des idées, en tant qu'elles expriment des choix politiques fondamentaux, je porte encore les mêmes qui me vont très bien : contre le capital et ses valets, à jamais du côté du peuple. Mes ex-camarades, qui ont tous fini au PS, ne peuvent en dire autant.
Ma rupture avec eux vient de ce qu'il y eût un petit Thermidor et que presque tous s'y sont ralliés. Un thermidor est une contre-révolution dans la révolution. Un changement de cap brutal.
Ce mini-thermidor se produisit sous le masque rose du féminisme. Soudain on ne jura plus que par le partage des tâches ménagères ou par la nécessité des tâches préliminaires, pour aider les camarades femmes à conquérir leur « droit à l'orgasme ». Ce fut donc une destruction de la conscience politique, mais elle fit sous la forme parodique d'une nouvelle prise de conscience celle de « l'oppression des femmes ». Cette immémoriale Oppression de la femme par l'homme transcenderait l'Exploitation de l'homme par l'homme, et les partis les plus socialement avancés n'en seraient pas exempts. Ainsi l'arme de la critique se déploya contre le ''machisme'' ordinaire des militants, et plus particulièrement celui des jeunes leaders et des membres virils du service d'ordre (SO).
Dans ma région, les filles exigèrent de venir à l'entraînement en forêt. Deux mois après il n'y eût plus de SO. Mais quelque temps la forêt bruissa des ébats militants dans les fougères.
 Ce fut l'éviction des ardents, le triomphe habituel des médiocres. Nihil novi sub sole. Immémoriale malédiction de toute révolution. Cf. la dictature des cochons de La ferme des animaux de George Orwell.

Vous revendiquez l'influence d'auteurs comme Julius Evola, Joseph de Maistre et Otto Weininger. Votre lecture féroce du monde moderne repose sur une alliance entre Tradition et Révolution ?

Une alliance, certainement. Quant à unifier en théorie les deux doctrines, c'est une autre affaire. Leurs fondements restent en altérité totale. L'une suppose une transcendance absolue, l'autre se tient toute entière dans l’immanence.
Mais je remarque que seules ces deux Visions rendent compte parfaitement de la phénoménologie du monde moderne. À condition d'en user avec chacune dans son plan propre, dans son Ordre, au sens pascalien, « l’ordre des corps et l’ordre des esprits », les deux peuvent s'associer.
Seules ces deux visions sont radicales, vont à la racine, et s'opposent par principe à toutes les compromissions avec une société qui fonde son assise dans la pourriture.
 Je considère le marxisme comme le meilleur outil de compréhension de l'entropie du champ clos capitaliste. De par son corpus scientifique, son noyau dur de découvertes conceptuelles, le marxisme est une extraordinaire physique sociale, dont le champ d'application serait celui du mode de production capitaliste.
Mais la compréhension ultime de cette décomposition sociale qui agit en tant que « deuxième loi de la thermodynamique » dans le règne de la quantité, est l'Involution, la subversion contre-initiatique que la Tradition nous dévoile.
Cette physique et cette métaphysique s'enrichissent l'une l'autre, à la condition de liquider tout l'aspect idéologique du marxisme, et d'introduire un peu de dialectique dans la rigidité doctrinale de la Tradition.

Votre rapprochement avec la dissidence s'amorce avec la naissance d'Egalité et Réconciliation. Comment voyez vous l'évolution de la sphère « soralienne » ?

Avec l'instauration de l’État policier la situation politique a basculé. Il est évident que l’œil de la Bête est fixé sur nous.
Nous sommes à la croisée des chemins. Je souhaiterais pour ma part que notre ''logiciel'' réconciliateur tournât davantage dans le sens d'un rapprochement de la droite identitaire avec la gauche prolétaire, puisque le capitalisme est la cause formelle du Grand Remplacement, de la même manière que l'OEIL (organisation-état-islamique du levant) est la prunelle de l'OTAN.
Notre vocation initiale était de devenir l'aile dynamique à la gauche du Front National, en tant que ce dernier resterait le parti identitaire des français. Mais je crains que la voie électorale ne soit inexorablement bloquée.

 Le féminisme est l'une de vos cibles favorites. En quoi est-t-il une incarnation de la modernité et du libéralisme ?

 Permettez moi de retourner votre formulation en disant que c'est « la modernité et le libéralisme » qui incarnent la Confusion du dernier âge, l'âge de Kali, la Gynécocratie. Cette détermination est la plus fondamentale. Vous l'aurez compris, je reprends ici les enseignements de Julius Evola, dans sa Métaphysique du sexe, un des plus grands maîtres en la matière.
Ce n'est donc pas une guerre des sexes, H contre F, ce sont les deux polarités, virile et féminine, qui ne sont plus ordonnées l'une à l'autre. La matière sans forme, la Dissolution : passage du politique à la moraline, antiques hautes disciplines submergées par les Eaux dissolvantes, allégorie du Principe Amazonien ; virilité constamment bafouée, enlaidissement des mots et des mœurs, parité, lois castratrices, etc, etc. Toutes les malpropretés et les aberrations actuelles sont filles du féminisme. Du féminisme au gender il n'est que des degrés.
 Les égéries féministes sont les résidus de la féminité avortée, en concurrence sexuelle avec les mâles et constamment démangées par l'« envie du pénal ». La définition de l’homme du ressentiment de Nietzsche, épuise celle de ce type féminin viriloïde et crépusculaire.
Quoi qu'il en soit, la dite « émancipation » des femmes étant devenue la « norme », F n'est plus sous le joug, toute licence lui est laissé de se dévoiler telle qu'en elle même. La gynécocratie mérite son reportage : je renvoie ici à mon recueil Fragrans Feminae aux éditions Kontre Kulture.

 Sur l'Islam, votre position diffère de la « réconciliation » soralienne. Comment jugez-vous l'islamisme et l'immigration ?

J'ai toujours pensé que l'islamophobie, en tant que pathologie, ressortissait davantage à la susceptibilité levantine hystérique, plutôt qu'à des données tangibles.
Mon « point de vue », les porte-paroles des ''musulmans patriotes'' qui ont saisi notre main loyalement tendue, pour systématiquement y cracher dedans, l'ont bien mieux enseigné que je n'aurais pu le faire. Je pense qu'Alain Soral a suffisamment payé de sa personne, et l'association avec lui. La messe est dite. La page se tourne.

L'arnaque de la situation politique commence avec l'éclosion subite du Daesh. Qu'est ce que ce machin qui naît en uniforme et en Toyota, comme la déesse Athéna sortit tout armée et casquée du crâne de Zeus ? Il n'est pas trop difficile de deviner hors de quel Crâne impérialiste cet OEIL noir a jailli. Comme d'habitude les deux monothéismes, le céleste et celui du marché, marchent la main dans la main.
La guerre contre Daesh n'est qu'un prétexte pour intervenir directement en Syrie. L'ennui c'est que les Russes ont décidé de se joindre aux agapes, mais eux bombardent vraiment dans les tas islamiques.

Nous luttons contre les réseaux qui cherchent à déplacer la question tragique de l'immigration sur celle de l'islamisation, dans le but de nous atteler au char Merkava de l'Israël terrestre.
L'Immigration fut le grand moyen par lequel le Capital maintint sa domination. L'immigration afro-maghrébine en Europe est une singularité historique et doit être pensée comme telle, et non rattachée au destin des peuples africains ou arabes. Ceux là, comme nous mêmes, sont pris à la gorge par les tenailles de fer du capital financier. Telle n'est pas la situation objective de ceux que l'on réunit (par antiphrase) sous le nom de Diversité, qui reçoivent généreusement les miettes du festin oligarchique. Et qui votent en conséquence.
Lors des dernières élections le Front National est monté jusqu'à 70 % des voix dans certaines communes du Nord, de la Somme, de la Meuse, des vieux pays miniers, prolétariens. Ces résultats doivent être mis en rapport avec les très hauts scores du PS dans les villes à haute densité immigrée : certains arrondissements de Paris, en Seine Saint Denis, et d’une manière générale dans la si bien nommée Île de France en laquelle la France n'est plus qu'une île.

Que vous ont inspiré les attaques terroristes du 13 Novembre ?

Ces tueries inaugurent un brutal basculement dans la situation politique. Des moyens de guerre civile ont été employés contre le peuple français, pour instaurer un état policier. C'est un coup d'état.
Il faut distinguer la Terreur de son Spectacle, qui éclatait au Stade de France ! Ailleurs, les carnages n'ont pas été improvisé mais au contraire planifiés, hyper organisés. Si nous ne réagissons pas à temps, la France finira réduite en un vaste bataclan, comme Gaza.
Les morts et les blessés, plus de six cent, sont quasiment tous des petits blancs salariés de la classe moyenne. La physionomie des victimes ne correspond pas du tout à celle de la foule ordinaire du quartier populaire qui fût le théâtre de ces abjections. Il y a donc eu tri. Sélection sur des critères de classe et de « races », bien que ces dernières aient été abolies le 16 mai 2012 par décret gouvernemental.

Un réveil du peuple français est possible pour vous ?

Possible dans l'absolu, mais cette possibilité reste aléatoire, rien ne l'assure. Et même tout nous assurerait du contraire. L'heure est tragique et nous n'avons plus rien de tragique.
Hier, après le Spectacle des Tueries-hebdo, on avait appelé la populace à descendre dans la rue, pour qu’elle fasse sa Charlie. Aujourd’hui le pouvoir s'en méfie un peu quand même ! parce qu'on craint toujours les réactions d'une grosse bête quand on touche à ses petits. D’autant qu’on lui promet : « Ce n'est qu'un début, ça va saigner encore et encore ! »
En l’État, Monsieur Popu me fait penser au petit Chaperon rouge du conte, au lit avec le méchant loup. Il se méfie des grandes dents de l'« état d'urgence », il s'étonne des inutiles bras longs des « services », mais il ne soupçonne pas (encore?) le mufle sanglant sous le masque.

Propos recueillis par Monika BERCHVOK

mardi 2 février 2016

La longe de Sion



Maître Corbeau, sur sa travée perché
Portait mystiquement sa robe noire.
Grand maître Renard par l’Urgence alléché
Lui fit miroiter cet espoir
De faire s’envoler tous les oiseaux fichés
Hors le national territoire.

A ces mots, Maître du Corbeau
Se rengorge et porte beau
Et avec sa Corbelette
Devenue toute guillerette
Ouvrent un large bec et laissent tomber leur voix
Dans l'escarcelle du Faux-François.

Avec tout l'Aréopage
Ils vont apporter leurs suffrages
A raccourcir encore, par la Prolongation
Cette longe de Sion
Qui nous tient comme vil bétail
Comme les Eunuques du Sérail!

Lire la suite en prose ICI. 



vendredi 29 janvier 2016

Les goys vont vite



L'Entité perfectionniste du bataclan a pratiqué le nettoyage du sang pour la purification éthique des locaux.
Dans tout le territoire occupé par le bataclan, le sang des dizaines de tués et de blessés y'a été lavé pour le plus grand bien-être des massacreurs de partitions à venir.
Que reprennent les sabbats assourdissants, dans les limites permises. Celles circonscrites par la Loi. 

Comme ils sont oubliés ces pauvres enfants, passés dans les goyaux sinistres du schéol.
À peine trois mois d'écoulés et le sable du sablier les a déjà recouvert d'une chape de plomb durci.
Les petites bougies sont éteintes et les fleurs artificielles ôtées des étroits trottoirs.
On ne sait m^me pas combien parmi les grièvement touchés, sont morts à présent. Rien. On ne sait plus rien. C'est fini jusqu'au prochain holocauste. Quand sera nécessaire un nouvel étal d'urgence.
Cependant qu'Ilan Halimi de cujus depuis plus de dix ans, défraie encore et toujours la Chronique, et s'invite, inapaisable, à notre souvenir.