jeudi 3 septembre 2015

La voix du Sang


En tant que marchand de langue de Bois précieux, Bernard Botul-Lévy, a réussi le tour de force de se montrer extraordinairement volubile bien qu'étant "sans voix".
Ce prodige phonique et phonétique était consécutif à la charge émotionnelle de l"image" du corps de l'enfant sur la plage turque de Bodrum, reprise complaisamment par toute la vertueuse presse pourrie, dans un but de sidération.

Rendu muet par l'émotion, l'Immense Philosophe n'a pas manqué d'ajouter à l’indignation de façade en palabrant inlassablement sur BFMTV.  Il nous faut accueillir les migrants ! tel est l'impératif catégorique qui ressort de sa harangue.
Parce que ceux qui viennent ne viennent pas envahir l'Europe, "cette image est dégueulasse, c'est absurde de dire ça, ils viennent pour dire qu'ils aiment l'Europe".
N'auraient ils pas davantage aimé leurs propres pays avant qu'ils ne fussent détruits ou dévastés par les soins diligents des gouvernements de cette même Europe chérie ?
Ayant pris lui-m^me une part décisive dans le remplacement de ce qui fut la Libye par un chaos sanglant, puis soutenu plus tard la guerre en Syrie, nous espérons tous qu'il recevra beaucoup de ces amoureux chez lui, dans ses nombreuses résidences.
C'est bien le moins que le Penseur puisse faire pour soulager sa conscience malandreuse.

Ce petit enfant là par contre, qui semble plus réellement mort que l'autre, l'avait laissé à ce point sans voix qu'on ne l'a pas entendu.


Il est vrai que c'était à Gaza en 2009, lors de l'Extermination au plomb durci, et qu'il y en avait tellement d'autres...
Silence aussi devant cet autre enfant tué lors du dernier massacre de 2014.

Pourtant tous ces enfants morts, le sont pour la même raison.
Les uns sont exterminés pour garder l'Israël pur de toute souillure, et les autres périssent dans l'exode qui suit la Destruction de leurs pays, pour la plus grande gloire de l'Israël.
Ce que j'ai fait là, se vantait Botul-Lévy Henri à propos de la dévastation de la Libye, "je l'ai fait en tant que Juif."
Est-ce pour ce même motif, que l'affidé de Sion exhorte ceux qui nous gouvernent à se bouger le fion, et se dépêcher de lever les rideaux miteux des offices de tourisme qui nous servent de douanes ?
— Entrez donc, quand il n'y en a plus pour un pays, il y en a pour tout le Monde !
Mais pourquoi les Arabes, considérés comme la plaie de l'Israël, deviennent par enchantement la chance de l'Europe ?
 Comme le dit Botul lui même ; "il y a là comme les deux bouts d'une chaîne d'horreur et d'abomination". 
FLC

dimanche 23 août 2015

Les Nerfs à Tel à Viv

C’est l’été à Hidalgo-City.
Sous les cieux zébrés de rayures chimiques, un soleil de plomb durci, doré à la feuille d’or par les Golden Boys, vomit ses infrarouges et ses ultraviolets sur une plage de comédie.
 Pantalonnade en short qui menace de s’aigrir, le faux bord de la mer devenant un vrai bordel amer. 

D’un côté nous avons, le long d’un égout pestilentiel en lequel clapotent des millions d’étrons cosmopolites, Festivus festivus qui bronze ses poumons au monoxyde de carbone, à défaut de zyclon, par solidarité citoyenne avec les victimes des tirs de roquettes qui mettent là bas les nerfs à Tel à Viv.
Mais d’une manière générale, on compte davantage de flics et de journalistes (qui sont une variété plus sournoise de flics) que d’estivants.

 De l’autre, des antisémites( puisque il a été suffisamment démontré à l’université d’été du PS que l’antisionisme n’est pas un humanisme, mais un antisémitisme déguisé), qui reprochent à cette initiative de rendre top cool l’Israël.
Ne montrant que ses bons côtés, nombreux : sa douceur de vivre, entre soi, ses excursions à Parash Hill, ses geôles 4 étoiles, son phosphore enchanteur et son uranium, démocratiquement appauvri pour être accessible aux plus humbles.

En réac-Sion, ils ont décidé de fonder Gaza-plage sur du sable en hommage à cette plage étroite où s’égayent 1 million 500 000 autochtones, dans un camp de concentration à ciel ouvert, très régulièrement exterminés pour leur apprendre à vivre.
Mais les antisionistes n’ont pas réussi non plus à mobiliser le Nombre.
Nos djihadistes en herbe étant trop occupé à donner des coups de machette à tort et à travers dans les transports en commun, pour aller flemmarder à Gaza plage.

 Boucané, musculeux et propitiatoire, le Fils de la Mémoire entouré de preneuses de çon et de cameramen, venu en rollers depuis Tel Aviv apporte son renfort pour Garder la Frontière de ce ban de sable importé par les Ciments Lafarge.

 Le Caudillo du gouvernement éternellement lié, s’est dit, à la surprise générale, satisfait de cette initiative. Il y a de quoi ! Le pouvoir réussit à mettre face à face policiers et pro-palestiniens, et renforce plus étroitement la collaboration et l’amitié compréhensive qui s’est nouée entre la police et les milices communautaires, après les événements Charliesques.
 Il paraît déjà loin le temps où les gendarmes écoutaient d’une oreille indulgente des marseillaises braillées dans les gynécées du Sanhédrin.

 L’Union des Juifs Étudiant la France vont ils à nouveau étaler sur les sables mouvant l’étendard classique : « En France on tue des Juifs, des Noirs et des Arabes », versant le réconfort et l’amitié entre les peuples, réconciliant tous ceux qui méritent d’être réconcilié contre l’Ennemi commun?
Tous nous l’espérons.

 Sous le pont Notre Dame coule la Mal-Seine 
Et sur ses berges sales ruisselle le Sang : 
Son ineffaçable souvenir indécent. 
Festivus Festivus s’y prélasse, obscène. 

 Que lui font les enfants, que lui fait le phosphore, 
Les cœurs calcinés, les yeux dans la chaux vive ? 
 L’homme en bermuda n’aime que Tel-Aviv, 
 Sa gay pride, sa douceur de vivre, son confort ! 

 Devant le plomb durci il restait silencieux 
Que lui font les enfants qui se recroquevillent 
Brûlés dans le phosphore et l’uranium précieux ? 
À côté de Shoah se sont des peccadilles !

lundi 6 juillet 2015

Nouveau Blog

Nietzsche écrit dans Ecce Homo :
« Toute trace de « féminisme »*, même chez l'homme, suffit à fermer l’accès à mon œuvre, à interdire que l’on pénètre pour jamais dans mes téméraires labyrinthes du Savoir. »

Pour celles et ceux qui voudraient continuer d'errer un peu dans les miens, ils pourront, comme Thésée, saisir ce fil d'Ariane : Fragrans Feminae
C'est dans ce Nouveau blog, désormais, qu'on me lira, si me lire est ce que l'on désire.


Qu'ils se rassurent : ils n'y trouveront nulle trace de féminisme.


* en français dans le texte

lundi 23 mars 2015

C'est fini






Ce blog est clos :
Que nul ne pleure
Quand sonne l'heure
Du noir Huis Clos. 

Il a passé :
Il faut qu'il meure.
Mais je demeure
Indépassé.


vendredi 13 mars 2015

Etat du ciel au risque de Baudelaire

Le ciel, artificiellement couvert de faux nuages devient le reflet maudit de l'Etat qui opprime et emprisonne.

"En haut, le ciel ! Ce mur de caveau qui étouffe." 

L' Anarchie exigerait d'authentiques Individus. La communauté des forts.
Mais devant la Prolifération de la massa perditionis on devine la pérennité de l'Etat. Et d'un Etat toujours plus omnipotent et omniprésent.
Jusqu'à étendre sur la masse grise le linceul de l'éternelle Grisaille.

Nos beaux étés rayés de la carte du Ciel
"Adieu vives clartés" adieu cieux impeccables ! 

Quand l’État étalant ses chimiques traînées, "d'une vaste prison imite les barreaux", combien peu sommes nous de prisonniers à serrer les poings de rage ?
"Colère, Haine, frissons, horreur," impuissance !  Et, comme le soleil sous son voile blanchâtre, "nos cœurs ne seront plus que blocs rouges et glacés."

dimanche 8 mars 2015

International Women's Day


Aujourd'hui, comme tous les Huit Mars, nous fêtons dignement la Journée Internationale des bonnes-femmes.
Coutume très nécessaire, élevée désormais au rang d'Institution.

L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte du beau sexe (F) pour son émancipation.
Tout au long de la Nuit, la nuit des temps, F a gémi sous le poids du mâle, les ovules sous la férule, la croupe sous la coupe masculine.
Longtemps elle demeura enchaînée au pénible "devoir d'enfanter l'humanité".
F libres et F esclaves, patriciennes et plébéiennes, baronnes et serves, bourgeoises et ouvrières, unies, ont mené une guerre ininterrompue à travers les âges contre leurs oppresseurs coalisés.
L'antiquité cliquette de la quête glorieuse de toutes les Spartaquettes, pâquerettes écrasées par les lourds quarante-quatre fillette.
Dans les ténèbres du moyen-âge, paysannes et châtelaines se dressèrent ensemble contre la beaufrérie conjointe des Seigneurs et des Serfs. Les serfs refilaient leur nanas à leurs potes les seigneurs. L'histoire ne dit pas si une réciprocité s'était instaurée.
La relation de cet usage ancestral attend sa tête chercheuse en science sociale.
Sur les ruines de la féodalité, à l'aube de l'époque bourgeoise, si F n'a pas réussi à abolir absolument l'oppression, elle allait jeter les bases de la possibilité de son émancipation.
Ainsi, à  l’époque moderne, la Pilule, Gisèle Halimi, le String, les têtes chercheuses en Sciences Sociale, France-Culture, Osez Le Clito, Caroline Fourest, etc., devinrent les phares de la Grande Conquête Féministe qui éclairent l'avenir de l'homme d'une journée de la femme perpétuelle.


mercredi 4 mars 2015

Faux et usages de faux


La Mort est en garde à vue pour faux, usage de faux, et blanchiment d'os.

La Faucheuse a fauché faussement. Sa faux, comme dirait Gougnotte, ne fut ni fine ni effilée dans ses émissaires, voire ses boucs émissaires, et vaine dans ses objets. Les plus semblables aux morts meurent le plus vainement.
(Et pour ce qui concerne l'hebdromadaire pas halal, meurent plus nuisibles encore que vivants.)

Dire que naguère on nommait France pays de Descartes! On se pince !
Si une espèce de Charb se mange un autobus en pleine poire quand il traverse le Boulevard Richard Lenoir et que vous vous exclamiez Bien fait pour sa gueule ! Est ce répréhensible ? C'est un manque de charité ça c'est sûr, mais est ce un délit pénal ? Est ce une apologie de la Conduite en état d'ivresse, de l'Holocauste par car ? Est ce une négation du Code de la Route ?


samedi 21 février 2015

Adiou !


Cet Adieu définitif m'a remonté le moral, à défaut du physique.
Rien de tel que de prendre congé définitivement pour avoir envie de repartir de plus belle! Voyez Orfeenixe ressuscitée d'entre les rousses, et revenue par minou sous la forme d'une brune rutilante, et nous l'espérons tous, luxuriante.
Qu'aimer sinon :

"Une riche toison qui, vraiment, est la sœur 
De cette énorme chevelure, 
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur, 
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! "

Est-ce à cette Nuit, bruissante, que vous fîtes allusion Dame Orfeenixe ?

En parlant de Brune, cette garce de Philistine a écrit à l'abbé, à mon sujet, un mot confidentiel, qu'il s'est empressé de me faire parvenir.
 En vérité, l'abbé ne peut pas encaisser Philistine, mais la bécassine, pleine de suffisance, n'en sait rien, persuadée que tous l'admirent.
 "J'ai rencontré Félix, voûté, rapetissé, claudicant, vieilli, avec sa montre arrêtée à l'heure la plus sombre, l'air plus sombre encore sous sa vieille casquette sale. De plus en plus parano il rase les murs, il est mûr pour les petites maisons."

 Sans doute suis-je d'une taille légèrement en dessous de la moyenne inférieure requise pour être admis à concourir dans les hippodromes, mais ça ne m'empêche pas de rester très à cheval sur les principes.
Et puis il y a eu cette chute en moto qui m'a brisé. Mais l’épicondyle fermement appuyé sur ma béquille, qui n'est pas une béquille-épée mais suffit à supporter ma claudication intermittente, je titube allègrement vers l'entrée de la gamme de sixte, qui préluderait au déclin des aptitudes, si l'on en croît les philistines et les philistins.

 Quant à raser les murs, il y a en ce moment gros risque de lynchage.
 Et privé de ressources comme tous les lapicides du Mausolée de l'ex-France, je n'ai pas les moyens de recourir aux protections mercenaires, et les Nègres qui écrivent mes livres refusent de me prêter main-forte en cas de coup dur. Résolument Dieudo refuse de me prêter les siens à l’occasion, à cause de mes écrits sur la traite négrière.

 Cette foule de Lynch dont je me sens environné, à la fois lâche et féroce, ne demande rien d'autre que se faire la main sur le premier quidam qui paraîtrait à première vue inapte aux pugilats.
 C'est le sentiment d'impunité qui donne de la force !
Là gît l'erreur des De Souche qui imputent les coups de couteaux dans le plexus solaire à la facilité du passage à l'acte et au caractère criminogène de certains, là où le crime incombe à 100 % aux politiciens, aux juges et aux journalistes.

 Et en cas de massacre je n'aurais pas non plus la consolation de traîner mes agresseurs au pénal, puisqu'il semble que des gynécées avocassiers refusent d'assister ou de défendre les non-Charlie.
Un comble ! On accepte de défendre des assassins d’enfants sans états d’âme, mais pour “des mots”, pour de de simples paroles fussent elles définitives, on perd son sang froid.
Hystérisation bien caractéristique.

 Et dès lors devant madame LA juge, seul, sans la plus modeste robe noire pour couvrir ma nudité juridique, qu'en sera-t-il de moi ? En dépit des radios de mes os brisés, de l'exhibition de mes parties contusionnées (dans la limite de la décence imposée par notre époque puritaine), de mes dents branlantes et de mes implants capillaires odieusement saccagés, tout indique que je serais non seulement débouté et condamné aux dépens, mais poursuivi pour outrage à magistrat, et condamné à de lourdes amendes pour dénonciations calomnieuses.

 On me pardonnera, j'ose espérer ce vers "Que s'efface à jamais l'infamie de vos faces", mais infamie s'imposait pour le nombre de pieds et de piétinements sur ma face, et l'allitération.
 Adiu donc, puisque dans le Sud-ouest on dit Adiou, Adiu, aussi bien pour dire bonjour, que pour prendre congé.
Félix Lechat

mardi 17 février 2015

Adieu

Noli me tangere.

Vous tous, oubliez moi, que j'ai tous oublié, 
Que s'efface à jamais l'infamie de vos faces, 
Que la cendre des heures descende au Sablier, 
Et que vienne la Tombe et que la Nuit se fasse.