mardi 31 décembre 2013

Vœux


Je forme le vœu lu par mes pubescentes lectrices qu'elles ne se rasent point, praecipue in partibus secretioribus, lisant et commentant dans le plus simple appareil ainsi qu'il sied à nos liseuses ensorceleuses, nos sentences de Sainte-inquisition à l'encontre de ce crimen exceptum qu'est le féminisme.
Souhaitons donc qu'en deux mille quatorze, exactement le 27 juillet, cette submersion par les Eaux féminines, qui rabougrit la virilité spirituelle, soit enfin saisie par l'entendement des hommes dans son essence, qui est transmutation contre-alchimique du métal masculin, passant de nature noble à  nature vile. Faisant des mâles des petits chiots de pussy-riots.

Forme encore ce vœu pieux que mon prochain ouvrage paraisse malgré la paresse, sans encombre dans les décombres, bien que son objet soit précisément les ruines.
Et cet autre vœu lourd, et bien côtelé, de rompre avec ce pli de laisser d'affilée, quelques jours, notre blog en jachère, bien que Attendre, Hoc est uiuere bis, c'est vivre deux fois, disait Cicéron qui, il est vrai, ne pouvait connaître Poincaré, et sa théorie de la relativité restreinte.
Que mes assidus, à qui la métronomie est due, sachent tout de m^me qu'un air d'abandon et de ruine dans une nature luxuriante est ce que j'aime le mieux dans les vieilles constructions, rongées de lierre, la Ruine étant ce qui reste de plus beau en notre jardin d'exil. 
Exil qui se continuera en cette année qui sort déjà son mufle, quand la tête de la France en souffrance porte encore et toujours la couronne d'épines d'un pouvoir cent pour cent étranger.

Même le bleu du ciel offense ces rastaquouères gris, les ciels purs devant être réservés au Maroc, lieu de villégiature privilégié de ces porcs-rois du monde, qui réchauffent là leurs rognons et assèchent leurs leucorrhées.
Les cieux sont rayés par eux de traits rageurs de plume blanche, au prétexte fallacieux du réchauffement climatique.  Mais qui peut croire qu'ils croient sincèrement aux inepties réchauffées de Durban destinées à culpabiliser collectivement « l'homme » pour disculper le capital. En réalité toute cette ininvention du réchauffement n'est que pour justifier cette ingénierie mortifère de rats haïssant la lumière et le rayonnement de notre étoile.


Ainsi mon vœu le plus ardent, le plus frénétique et le plus le plus désespéré, serait qu'enfin ! le peuple balaie à jamais cette Ordure de la surface de la terre.

à tous, bonne année, QUAND MÊME !
félix lechat

samedi 21 décembre 2013

Cold song



Au jour d'Hui c'est l' Hiver.
Le vieux Seigneur d'Hyperborée va se relever de toute sa majesté de glace pour Régner encore le temps d'un autre Hiver, et percevoir son strict octroi de Roi À vos skis mes exquises !  
En l'honneur du blanc Seigneur des cimmériens, le Cimmérien Seigneur des Blancs, je vous propose une version de basse-baryton de l'aria Cold Song du King Arthur d'Henry Purcell, ample et virile, et que ne viendront pas gâter, une fois n'est pas coutume, les réminiscences, certes belles, mais si haut perchées du fausset de feu Klaus Nomi.

Cold Song parfumé d' Old England (d'anglais médiéval) dont je vous propose une traduction inédite, d'aucuns diront "fantaisiste" (Seigneur délivrez nous des Plats !), puisque j'ai fait pour elle, humble allégeance à la Beauté plutôt qu'à la littéralité.

What Power art thou,
Who from below,
Hast made me rise,
Unwillingly and slow,
From beds of everlasting snow!

See'st thou not how stiff,
And wondrous old,
Far unfit to bear the bitter cold.

I can scarcely move,
Or draw my breath,
I can scarcely move,
Or draw my breath.

Let me, let me,
Let me, let me,
Freeze again...
Let me, let me,
Freeze again to death !


Quelle Puissance 
Qui vient d'En-Bas
Me pousse à sortir, sans aisance,
À contrecœur, en contrebas,
Hors mon sommeil de Neige, éternel !

Ah comment si Froid, si Vieil,
Par tant et tant de neiges recouvert,
Verrais-je sans effroi venir un autre hiver !

Je ne puis remuer
Ni exhaler un souffle,
La plus faible buée,
Sans que l'âme s'essouffle.

Laissez-moi laissez-moi,
De grâce laissez-moi,
De Glace être encor...
Ô laissez-moi,
Geler jusqu'à la Mort !
Traduction félix niesche

mardi 17 décembre 2013

siccitatem


Décembre au goût de cendres, O Christ m'ait en pitié
Filius Dei vivi, ut salvum qui venit !
Que par le chant du coq, je ne sais plus prier
Le bonheur ! Ad matutinum au Christus venit ;

Qui sait Nativité, l'aura, foi, reverdi
Ma vieille foi cet encore Minuit, mardi ;
Maudit ôté d'exil comme de son linceul : 
Si Dieu m'avait pitié car nul n'est aussi seul.