dimanche 14 décembre 2025

Confiture de cerise et bouillie pour les chats

 Je republie un artik du 4 mai 2024, puisque je suis repris en petit, affadi et dénaturé mais repris sans jamais être cité bien sûr. 


Emmanuel Todd se voit accusé d'antisémitisme pour avoir dit :  

« … les deux personnalités les plus influentes qui “gèrent” l’Ukraine, Antony Blinken, le secrétaire d’État, et Victoria Nuland, la sous-secrétaire d’État, sont d’origine juive. (…) Cette guerre, si elle présente l’avantage, dans les rêves des néoconservateurs, d’user démographiquement la Russie, ne contribuera nullement, quelle que soit son issue, à consolider la nation ukrainienne mais à la détruire. À la fin du mois de septembre 2023, la police militaire ukrainienne a ceint le pays de barbelés pour empêcher les hommes valides, écœurés par la contre-offensive inutile et meurtrière de l’été, exigée par Washington, de fuir en Roumanie ou en Pologne pour échapper à la conscription. Quelle importance ? Pourquoi les Américains d’origine juive ukrainienne qui, avec le gouvernement de Kiev, copilotent cette boucherie ne ressentiraient-ils pas cela comme une juste punition infligée à ce pays qui a tant fait souffrir leurs ancêtres ? » 

 N'est ce pas ce que j'avais écrit : 

 Quant à l'Ukraine elle cesserait d’être d’abord cette propriété privée d’Ihor Kolomoïsky et ses congénères, pour être définie comme un pays doté d'un régime à la fois néo-nazi et woke!  Voilà qui découvre les perspectives les plus affriolantes aux intellectuels en mal de créativité.
La vérité cruelle est que la guerre de l’Otan contre Poutine a deux objectifs, premièrement  vassaliser définitivement l’Europe,  2èmement contraindre Poutine à massacrer le plus d'ukrainiens. Et tant mieux si en plus ils sont nazis !   Le pouvoir hollywoodien poursuit depuis si longtemps l’Ukraine de sa rancune tenace en tant que « le pays des pogroms », dans la continuité du pouvoir stalinien qui a conçu l'Holodomor dans cette optique. Zelenski n’étant que le fournisseur des abattoirs, et aussi des bordels, car si le destin des mâles ukrainiens est le charnier, celui des femelles paraît être le porno. 

 Voilà pourquoi sur le site RR, je suis relégué dans les bas-fonds, pour excès de clairvoyance. Car la thèse en vigueur d'un Israël suprématiste blanc et colonialiste se conjugue avec celle d'une Ukraine aux mains des nazis.   Plus exactement d'une alliance entre nazis "suprématistes bancs" et "sorosistes" libéraux-libertaires.  Et s'ils bossent la main dans le main et les doigts dans le nez, c’est qu’ils ont un projet commun : celui de "l'homme augmenté", du "surhomme"!

 C'est confondre la dégénérescence avec un désir de puissance : croire que l’IA, l'homme augmenté, etc,  toutes ces fadaises constitueraient une volonté réelle vers laquelle ce pouvoir putréfié tendrait.  Quelle bouillie pour les chats,  quelle confiture de cerises dénoyautées !
 
 En Ukraine il n'y a nulle alliance entre Juifs et Nazis !  Cependant en Dissidence il existe une unité de fond, en dehors de leur conflictualité de surface, entre le petit-bourgeois antifa et le petit-bourgeois populiste.



lundi 8 décembre 2025

café des poètes

 Peut-être revivrai-je, mais Félix c’est éteint. J’ai bien écrit « c’est », cela est, et non pas « s’est » éteint : – il n’est pas mort, mais sa tâche est terminée. Je reprends le flambeau de ses griffes émoussées.


Ce renouveau est une adaptation nécessaire au changement brutal de perspective.
Parlons crûment et durement : la « dissidence » est devenue sa propre obstruction, elle s’est transformée en son contraire, devenant l’Obstacle, l’entrave majeure à son déploiement. 

C'est une flagrance dont l’éclat aveuglant, empêche qu'on la voit, hormis le poète bien entendu, d’où la description du glob qui est de Rimbaud. 
 Ce ne sont ni la force du pouvoir en place, ni l'inertie des masses, ni la volonté ennemie ni la servitude volontaire, mais l'insondable crétinisme de tous les penseurs de la dissidence, qui ânonnent depuis vingt ans leurs mêmes stupidités idéologiques, ralentissant l'intelligence de la situation, mais qui, depuis que le pouvoir a accéléré son offensive, deviennent son atout majeur, sa nécessaire négativité afin que le Mal devenant une totalité étouffe jusqu'à la plus petite étincelle de vie.

La médiocrité a ceci de supérieur qu’elle se continue longtemps pour que la nouveauté n'apparaissent qu’à l’heure dite, et prédite, mais minuit a depuis longtemps tinté au beffroi de l'Occident, l'incrédulité aurait dû sonner l'heure des bouleversements, au lieu que seul l'effroi de la période covidée fut l'unique phénomène surprenant, mettant en jachère et ralentissant ce qui eût dû être mis en ébullition. 

L'horreur pétrie de sang qui fait rage en Palestine divise le monde en deux camps irréductibles selon sa fracture essentielle : le Capital et le Travail. Hélas cette radicale césure est gâtée par la politicaille, la guéguerre des fantoches de l’antisionisme contre ceux du dit «sionisme». 

Une fois de plus l’idéologie viendra remplacer l’ontologie.

Coin philo.
Il est de toute première instance de sursumer sio et antissio dans un même concept qui les englobe, et qui seul permet l’effectivité de ce dont il s’agit. (Sursumer veut dire construire une nouvelle entité.) Dans Arabesque je l’avais nommé l’Israël céleste, en contraposé de l’Israël terrestre, « céleste » signifiant idéal et total. C’est le grand Englobant.
Operari sequitur esse, l’agir suit l’être. Le crime est spécifique, sa racine est dans l’être de celui qui le commet.

L’antissionisme qui est là précisément pour nier cela,  est le parti israélite contre le parti israélien si l’on regarde la chose avec objectivité.
La tâche de l’antisionisme est d’attribuer le crime à un autre que son fauteur : les Occis dentaux, Donald Trump, le suprématisme white, le "colonialisme", terme qui remplace la colonisation pour les ignares. 
Colonialistes ?, ceux qui pulvérisent superbement toute modernité, égouts, hôpitaux, électricité, crèches et maternités ?  Quand la France coloniale, tout au contraire, bâtit cyniquement cette moderne Algérie à la place de cet idyllique coin du grand Empire Ottoman, qui était un gigantesque marché aux esclaves, le couvrant cruellement d’Hôpitaux et de maternités, et centuplant sans pitié sa population.

Tous les sites dit dissidents ouvrent leurs colonnes à des intellectuels musulmans, en costard, qui produisent d’inter-minables diatribes savantes pour conclure inéluctablement dans ce sens.  C’est toujours la faute de Trump en dernière analyse.  

Georges Ibrahim Abdallah, un vrai de vrai celui là,  a désigné un autre coupable. À peine sorti des geôles hexagonales et exiguës où il a passé 42 ans, le vendredi 25 juillet 2025au Liban il a incriminé d'abord :   « les masses arabes qui ne bougent pas pendant le génocide des Palestiniens ». 

 « Les dirigeants, on les connaît », ajoute-t-il, « on n’attend rien d’eux, mais 120 millions d’Égyptiens à côté des enfants de Gaza transformés en squelettes, que font-ils par exemple ?  Rien !... Combien de martyrs sont tombés en essayant d’entrer à Gaza ? Aucun ! ….La petite suédoise  Greta est partie, pendant que les marins égyptiens restent assis à rêver à leur part de paradis.  »

Sans doute Lockheed Martin, Boeing Apaches, etc, vendent des machines de mort à Israël mais c’est du capitalisme pas du « sionisme » .

Selon la foi des croyants et suppliants de l’Israël Céleste, les "sionistes" seraient des nazis et perdraient de ce fait jusqu’à leur qualité d’être juifs.  Et l'on va même tracer un parallèle entre Varsovie et Gaza.  Quelle crasse d'ignares mal lavés. 
Netanyahou porte-t-il une croix gammée au revers ? Non il porte le Sigle du Sida : « aides », comme toi, gauchiste ! 
Le nazisme n'a aucune sorte de rapport, ni de filiation, ni de parenté, avec cela dont il s'agit. 
Le régime nazi ayant persécuté, O combien, les Juifs ! Mais même un admirateur des nazis, si cela pouvait encore exister, trouverait beaucoup à redire sur l’assimilation de la Wehrmacht à Tsahal.  

Tout cela est du Pipeau pour dissimuler que le dit antissionisme avec ses manifestations étiques et ridicules contre l'extrême-droite n’a eu, en fait, aucune incidence sur les atrocités de Gaza. De leur propre aveu, leur espoir gît entièrement dans....l’ONU ! Autant dire dans une caverne de brigands comme l'appelait le Général de Gaulle, expression anachronique, car ce ne sont plus des brigands mais des malfrats. Une institution putride et corrompue qui couronne la passivité des masses musulmanes, et la fausse radicalité des islamo-woke d'Europe.  
 
L'abbé Tymon de Quimonte 


jeudi 21 novembre 2024

After-birth abortion




En Hexagonie, il y a, chaque année, quelque 400 000 avortements par an, décidés non par des parents mais par les femmes, propriétaires indivis des embryons. Depuis les women-studies, les immenses progrès philosophiques ont prouvés que le fœtus n’était pas indépendant du Corps de la Femme, n’était pas un nouvel être embryonnaire, mais un amas de cellules appartenant à ce qui le contient.

C’est du statut de ce Fœtus et par extension de celui des Bébés dont je voudrais vous entretenir. Au demeurant je ne ferai que répéter ce que je rapportais dans Fragrans feminae publié en 2012. Dans ce recueil j’avais aussi divulgué que Gloria Steinam la grande égérie féministe des campus en 1968 était à la CIA depuis 1954, ce qui en dit long sur la nature du féminisme. Et lorsqu’il y a quelques jour, je lus dans R&R&R&R  la révélation sensationnelle que Gloria Steinam était de la CIA, je fus pris d’une sorte de vertige sur mon propre néant, non plus posthume mais anthume, ce qui est très enrichissant..

Or donc, en juillet 2013, sur la chaîne de télévision américaine MSNBC, la présentatrice provoquait un tollé en affirmant dans son émission que la vie d’un enfant ne commençait que lorsque sa mère en déciderait. Et que l’élimination de celui-ci était moralement acceptable. Elle appuyait ses dires sur l’autorité d’une de ces Immenses Penseuses, dont seul le Féminisme est prodigue.

Le docteur Francesca Minerva, « philosophe et médecin de l'éthique à Oxford. » Chercheuse, elle chercha longtemps au Centre d'éthique pratique de l'Université d'Oxford, puis à la Faculté de philosophie de l'Université de Stockholm, ainsi qu’à l'Université de Bergame et à l'Université d'Oslo.
Dans le très considéré et vénérable British Medical la Penseuse soutint que les bébés ne sont pas de « vraies personnes », et que l’on devrait pouvoir les tuer, en toute légalité, si besoin s’en faisait sentir. Pour elle, avorter d'un fœtus ou tuer un nouveau-né parce qu'on n’en veut plus c'est du pareil au même.

Lisons :

« Le statut moral d'un nourrisson est équivalent à celui d'un fœtus dans le sens où tous deux sont dépourvus des propriétés qui justifient l'attribution d'un droit à la vie à un individu... Ils ne sont pas non plus des « personnes » au sens de sujets d'un droit moral à la vie. Nous entendons par « personne » un individu capable d'attribuer à sa propre existence une valeur (au moins) fondamentale, de sorte que le fait d'être privé de cette existence représente une perte pour lui. »

Or donc le bébé n’est pas capable d’attribuer à sa propre existence une valeur au moins fondamentale. Pourquoi hurle-t-il quand il a faim ? Juste pour ennuyer sa mère, probablement. Ou parce qu’il attribut une valeur absolue à son existence, mais qu’il est dans l’impossibilité présente de l’exprimer avec la densité intellectuelle requise. N’est ce point l’Amour maternel qui est l’ambassade de ce vouloir vivre si réel, si primordial ?

« Ceux qui ne sont capables que d’éprouver de la douleur et du plaisir (comme les nouveau-nés) ont le droit de ne pas subir de douleur [merci pour eux !]. Si, en plus d'éprouver de la douleur et du plaisir, un individu est capable d'atteindre n'importe quel objectif (comme de véritables personnes humaines et non humaines [SIC] ), il subit un préjudice s'il est empêché d'atteindre ses objectifs en étant tué. Aujourd’hui, on ne peut guère dire qu’un nouveau-né ait des objectifs, car l’avenir que nous imaginons pour lui n’est qu’une projection de notre esprit sur sa vie potentielle. »

Est-ce parce que nous seuls « imaginons » son avenir que son avenir devient imaginaire ?

« On pourrait prétendre qu’une personne est blessée parce qu’elle est empêchée de devenir une personne capable d’apprécier sa propre vie. Ainsi, par exemple, on pourrait dire que nous aurions subi un préjudice si nos mères avaient choisi d'avorter alors qu'elles étaient enceintes de nous ou si elles nous avaient tuées dès notre naissance. »

En tout cas si la maman de Minerva, avait été une mauvaise mère juive et avait eu le bon goût d’avorter elle aurait évité un préjudice funeste au genre humain tout entier.

« Si une personne potentielle, comme un fœtus et un nouveau-né, ne devient pas une personne réelle, comme vous et nous, alors il n’y a ni personne actuelle ni future qui puisse être lésée, ce qui signifie qu’il n’y a aucun mal. Ainsi, si vous demandez à l’un d’entre nous si nous aurions été blessés si nos parents avaient décidé de nous tuer lorsque nous étions fœtus ou nouveau-nés, notre réponse est « non », car ils auraient fait du mal à quelqu’un qui n’existe pas (le « nous » à qui vous posez la question), ce qui veut dire personne. Et si personne n’est blessé, alors aucun mal n’est survenu. »

C’est tellement inepte que j’ai relu plusieurs fois afin de vérifier s’il n’y avait pas eu d’erreur de traduction, notamment sur le temps des verbes.

Comme cela arrive de plus en plus de nos jours, l’imbécilité la plus crasse se travestit en « philosophie ». On pense à Onfray et à ses "tubes de canalisations" avec lesquels les gazaouis font des tanks. 

 Sur une Radio pro-vie, j’entendais l’autre jour un intervenant fardé de titres ecclésiaux et revêtu de tous les sacrements dire : " Bientôt on tuera à la naissance, ah ah ah, j’exagère mais enfin c’est un monde de fous''! 

 Il se trouvera pourtant un nombre croissant de « vraies personnes » vraiment féministes qui trouverons du sens à cette folie, n’en doutons pas. L’idée suit son chemin. Déjà de nombreux « éthiciens » (SIC) et leaders d’opinion, en particulier aux Etats-Unis, défendent ce droit à l’infanticide, appelé « avortement post partum », after-birth abortion, en langage politiquement correct. 

 Que le féminicide soit pire que l’homicide nous l’avions bien compris. Mais que l’infanticide devienne légalement une chose sinon encouragée, du moins permise, n’est ce point depuis l’Infanticide colossal de Gaza, une mise à jour nécessaire ?