Trouvée cette image d'une vérité criante comme en-tête d'un site démocratique d’une fratrie très aryenne dont l’aîné, oh n’a
zigouillé personne, mais reste très discuté. Et cette en-tête qui porte le nez haut, nasille et brasille vers les cieux.
Cieux obscurcis comme il se doit par les traînées militaires, pour cacher aux Dieux sans doute, la vue de ces mortels qui les offensent.
Mortels : jamais gueux ne furent si exactement nommés.
Où l'on voit aussi que "Diversité" n'est pas un vain mot, il y a de tout.
Cependant, dans ces fameux quartiers où les
fameuses minorités y sont majoritaires, règne la monotonie la plus
grise : monotonie des faciès, tout le monde y paraissant frère et
sœur, et je me suis longtemps demandé pourquoi s'acharne t on à nommer cette atroce uniformité des mœurs, des comportements, des
caractères, des croyances : la diversité.
D'autant que ceux qui prétendent l'aimer cette Diversité, militent dans le
même temps pour sa disparition irrémédiable. Car le fameux
Métissage tant loué par les mêmes ferait à terme disparaître
les caractéristiques
ethniques distinctives,
aussi sûrement que le goudronnage ensevelit sous son linceul les
allées poudreuses et blanches des randonnées de notre enfance avec
les
pâquerettes sur le bord du chemin...et toutes les fleurs du doute.
Mais il est vrai que les choses changent et se transforment en leur contraire : ainsi l'on peut constater que cette unité est devenue très diverse, voire antagonique.
Leur unique ciment c'est nous.


1 commentaire:
Ici, il y a bien longtemps, le paysage était très différent. Des marins aux yeux clairs
habitaient des intérieurs arrangés avec goût et parcouraient les rues que bordent les
grandes maisons de la colline. On peut trouver les restes de ce bonheur ancien dans
les formes de certaines constructions, la grâce de quelques églises, et les preuves d’un
art original dans certains détails épars : un escalier usé, une porte abîmée, une paire
de colonnes rongées par le temps ou le fragment d’un espace jadis vert avec une
rampe de fer tordue et rouillée. Les maisons sont généralement en pierre solide, et
parfois une coupole aux nombreuses fenêtres s’élève pour rappeler des jours où les
familles des capitaines et des armateurs observaient la mer.
De ce fouillis de putréfaction matérielle et spirituelle, les blasphèmes d’une
centaine de dialectes assaillent le ciel. Des hordes de rôdeurs avancent en titubant,
criant et chantant le long des rues et des allées. Des mains furtives éteignent les
lumières, tirent les rideaux, et des faces basanées, marquées par le péché,
disparaissent des fenêtres quand des visiteurs s’aventurent jusque-là. La police
désespère d’y ramener l’ordre, et essaye plutôt d’élever des barrières pour protéger
le monde extérieur de la contagion. Au bruit des patrouilles répond une sorte de
silence spectral. Les sujets appréhendés ne font jamais de confidences. Quand aux
délits, ils sont aussi variés que les dialectes locaux. Ils vont de l’introduction
frauduleuse du rhum et des interdits de séjour, en passant par divers stades
d’illégalités et de vices obscurs, jusqu’aux meurtres et aux crimes les plus horribles.
Que ces offenses à la loi ne soient pas plus fréquemment sanctionnées par la police est
à mettre sur le compte de la capacité de dissimulation de cet étrange quartier.
Lovecraft
a.c
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