mardi 21 avril 2009

Les nôtres. Audrey Verpoorte et Xavier Dubray

Qui pourrait encore l'ignorer : l'effroyable assassinat de deux tout jeunes parents, la maman avait tout juste 18 ans, et le papa 24, ne saurait être qu'un crime raciste.
Après que la police a retrouvé les corps sans vie de Djamel et Rachida baignant dans leur sang, dans la rue, à deux pas de leur véhicule, elle reconstitua rapidement les circonstances du drame.
Jean Carmet, le voisin, 62 ans, serait sorti avec une carabine de calibre 30-30, une véritable arme de guerre, et les aurait abattu comme des sous-chiens.
Aurait il ouvert le feu si le véhicule eut appartenu à deux jeunes blondinets, bien de chez nous ?
Les émeutes qui ont suivies donnent la réponse.

A Douchy-les-Mines, où le crime a eu lieu , à Condé-sur-l'Escaut, où vivent les familles et les amis des deux jeunes victimes, et jusqu'à Valenciennes, l'indignation des populations excédées a embrasée les rues.
Des voitures calcinées, des vitrines brisées, des heurts "extrêmement violents avec les forces de l'ordre", furent hélas la terrible rançon de la lassitude des "jeunes"à se voir sempiternellement frappés, insultés, poignardés. A Valenciennes, 15 "mineurs" de fond, ont été interpelés et placés en garde à vue pour " violence en réunion à l'encontre des forces de l'ordre ". Ils viennent d'être relâchés ce matin et placés sous contrôle judiciaire.

Suite aux manifestations spontanées de "jeunes", en île de France, de nombreux lycéens et étudiant à l'appel d'un Comité de Vigilance contre le Fascisme, ont manifestés dans plusieurs rues et avenues de la capitale.
Une grande marche est prévue, samedi 25 avril, de la République à la Nation à l'appel des principales organisations de gauche et des associations antiracistes.
Le Prézydent en personne a tenu, dans un appel au calme, a préciser que le racisme étant le mobile avéré, le coupable d'un tel acte, " abominable et qui rappelle, hélas, les heures les plus sombres de l'histoire de c'pays, sera châtié avec toute la rigueur de la Loi ". Il a en outre rappelé qu'une série de réformes étaient en cours pour renforcer la diversité de la société française : " Il faut traiter inégalement les situations inégales", a-t-il ajouté, et que l'appellation de "de souche, soit inexorablement bannie du vocabulaire. "  

Marine LePen dans un communiqué faisant suite aux attaques contre le nouveau siège de son parti, aux alentours de place de la Boule à Nanterre, a condamné  fermement cet acte " inqualifiable et injustifiable " et a tenu à préciser que Jean Carmet n'a jamais appartenu au Front National.
Le Grand Suppôt du Consistoire, qui avait déjà ému l'opinion par sa condamnation de la lâche agression du Hamas à Gaza au mois de décembre 2008, a fait une déclaration vibrante qui nous tirât les larmes : " il est inadmissible qu'une démocratie puisse impunément laisser assassiner, et avec du plomb durci calibre 30, ses concitoyens les plus méritants, au motif de leur appartenance ethnique."
Le Crif, le Cran, le Crof, le Craf, et le Cruf se sont associés à cette condamnation.
Les principaux dirigeants de SOS-racisme ont été remis en liberté, afin de pouvoir marcher samedi avec les Jeunes.

NON, tout cela n'est pas vrai !

Ou plutôt c'est exactement le contraire qui est vrai !
Il n'y pas eu, et il n'y aura pas d'émeutes.
Nulles manifestations ne viendront ternir le deuil des familles.
L'universelle réprobation ne ceindra pas de son voile noir leur incommensurable peine.
Ni le Prézydent, ni aucune autre autorité morale n'essaieront d'atténuer leur chagrin.
D'ailleurs, serait-ce possible ?
Un tel malheur n'est pas concevable. « Il est des cas où le soleil, qui à midi éclairait un univers stable et prospère, découvre bien avant le crépuscule, un naufrage absolu » Thomas de Quincey.

Que s'est il passé vraiment ?

En ce beau lundi de Pâques, le jeune couple venait présenter leur nourrisson de 10 jours, aurore toute vagissante d’espoir, à leur oncle et tante, vers 16 h 30.
Tout à leur empressement d'exhiber le visage balbutiant de l'avenir dans ses langes, ils ont garé leur véhicule devant chez le voisin.
Erreur fatale.
Une demi heure après leurs cadavres gisaient sur la route.
Il en est ainsi, et il en sera ainsi pour toute l'éternité.
Xavier était ressorti pour mieux garer sa Peugeot break qu’il avait rangé provisoirement devant la maison d’un voisin.
C’est alors qu’il a constaté que les quatre pneus étaient crevés. Il sonne chez le voisin pour lui demander des explications; ce dernier, Ahmed Assous, sort avec une carabine de calibre 30-30 et l'abat d'une balle dans la tête. Audrey, sa compagne, arrive en courant et se jette sur son compagnon gisant. À son tour, Ahmed Assous la tue froidement d'une décharge dans la poitrine.

« Leurs amis et parents sont effondrés et parlent d'un couple qui nageait dans le bonheur . » La Voix du Nord.
La seule « consolation » possible, serait que l'indignation s'exhausse à la hauteur de cet insondable malheur.
Ne pouvant en rien en atténuer l'horreur singulière, elle devrait dès lors s'élever jusqu'à une compréhension générique des causes d'un tel drame : la continuelle et meurtrière haine raciale dont nous sommes victimes, en ex-France, de la part d'une immigration hostile, excitée et encouragée par le poison de l'Antiracisme ce racisme à rebours.
Pourtant il n'y pas eu, et il n'y aura pas la moindre protestation.
Ce n'est pas un de ces assassinats estampillés « raciste », mais un fait divers : « un problème de stationnement » [SIC !] selon la Police.
On ne peut que s’incliner devant la profondeur des analyses officielles.
« Simple querelle de voisinage », dira Jean-Michel Bérard, le préfet de région.
« Le tireur n'ayant pas supporté que le couple se gare devant chez lui ».  Le TIREUR !
Dans les média , le tireur est nommé aussi « ancien employé municipal de la ville de Denain » , ou « un homme à la réputation violente ».
Jamais par son patronyme
Il nous aura fallu traîner notre méfiance et notre longue misère dans la pénurie et la tiède bouillie des pseudo-informations pour connaître après de longues heures de recherche son nom : Ahmed Assous.
Le bébé s'appelle Cyprien. Il a dix jours !
Privé subitement de la présence nécessaire de sa maman, au bout de dix minutes il devait déjà trouver le temps long.
Il pourra attendre encore toute l'éternité le retour de sa présence réconfortante. S'il survit physiquement , sa petite âme en mourra.
À la place de la chaude présence il aura une cellule psychologique.
Il n'y aura pas l'ombre d'une protestation.
Le Prezydent n'aura pas un mot pour cette famille de sous-chiens.
Le noir étendard de l'universelle réprobation ne sera pas hissé dessus ce non événement.
Il n'y aura qu'une de ces "marches blanches", si bien nommées.
Et qu'un voile de deuil épais destiné à obscurcir les consciences.

Parce qu'ils s'appelaient simplement Audrey Verpoorte et Xavier Dubray.   
Ils avaient 18 et 24 ans !
félix niesche

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