mercredi 29 novembre 2017

Éphémérides




Quel mort se douterait au fond de son cercueil 
Que les noirs pantalons tombent au dessus des tombes, 
Et qu'il existe aussi d'austères strings de deuil 
Strictement dénommés « les strings de catacombe» ? 

 Sous ton crâne rempli de réflexions terreuses 
 Le long ver laboureur t'a-t-il bien convaincu 
Que ta veuve éplorée n'est jamais tant heureuse 
Si penchée sur ton tertre elle montre son cul ? 

 Au lieu de s'égoutter en lacrymales eaux 
Qui eussent ruisselé en rosée sur tes os 
 Elle préfère disposer quelques fleurs en plastique 

 Et son derrière égaye d'une langueur mystique
 Les douairières envoilées hantant les mausolées
 Avec leurs orphelins sournois et constellés.

4 commentaires:

Jimmy John a dit…

L'œil dans la tombe regardait l'œil de bronze ?

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Et Totor se retourne dans la sienne...

Jimmy John a dit…

On comprend Totor, il voit avec angoisse l'horizon de la conscience collective se réduire au trou du cul.
Mais se retourne-t-il après avoir aimé Dudule ?

Anonyme a dit…

La femme européenne n’est plus. Elle est toujours femme mais elle n’est plus européenne. L’abondance l’a corrompue, a fait d’elle une pragmatique, une dominatrice sans charme, presque sémite.

À force de tout lui donner, nous l’avons rendue indigne de recevoir. L’homme européen doit à présent se pétrifier, rester de marbre à tout jamais.

« I monumenti millenari della nostra storia devono giganteggiare nella necessaria solitudine »
Benito Mussolini