mardi 8 août 2017

Demain l'Algérie ?


Quand l'Empire attaquera l’Algérie, après la Libye, après la Syrie, quand sonnera l'heure atlantique du dépeçage du pays de Bouteflika, en ce cas mes yeux resteront secs et mon cœur impassible comme un sphinx.

—  Erreur, rêveur mélancolique ! Quand l’Otan détruira cette ratière, les rats pullulant déferleront sur nous encore plus nombreux. Bouteflika est notre baraka ! L’état algérien n’est rien, à côté de ce qui nous attend s’il se délite. Des fleuves de sang !

 —  Mais qu’y pourrons nous, de toute manière, O savant politologue , si le sixième sceau se rompt ? Ce qui doit arriver arrive. De notre côté de la mer les plexus solaires attendent après les coups de couteaux comme l’averse rafraîchissante après la canicule.

 —  Et toi, aride assembleur du nuées, où irais tu ?

—  Au désert où je suis déjà en esprit.
Je traverserai la Méditerranée à la voile jusqu'à la Côte des Barbaresques. Là, j'irai à l'orée du Sahara demander l'hospitalité aux Imezghans qui rêvent sous leurs tentes. Avec ces fiers bédouins, cependant que l'Empire épluchera ses agents oranges, nous boirons en silence le thé à la menthe autour des feux de camp.
 Au matin nous poursuivrons la gazelle, le soir nous savourerons le kouscous apprêté par les moukères obscures aux yeux soulignés de khôl.
 Puis je m'endormirai en burnous près de mon dromadaire à genoux, bercé par les vrombissements des drones.


4 commentaires:

Anonyme a dit…

L'Algérie et ses maîtres ,font depuis longtemps partie de l' empire .

Anonyme a dit…

Vous avez raison. Liberté de silence et pas d'expression.
JE SUIS...cela nous parait suffisant.

a.c

Anonyme a dit…

Une époque de l'être et de l'avoir pour paraitre , oubliant le faire fondateur.

Jimmy John a dit…

Déjà fait, du moins pas loin. Mais la gangrène moderniste gagne inexorablement du terrain.
L'exil n'est qu'une utopie, une fuite éperdue devant la marée qui déferle.
Mais qui permet de gagner du temps : c'est déjà ça me direz vous.