mardi 29 juillet 2014

Plomb Durci bis

Enténébrés de la terre, éclaboussés de sanies, ruisselant de sang
ruisselant du sang des enfants palestiniens
dégouttant partout de richesses innombrables et dégoulinant de sang
couverts de sang, couverts de sang des pieds à la tête, pataugeant dans le sang
pataugeant dans le sang des enfants du camp d'extermine-à-Sion de Gaza.

 Négociants en sépultures
Boursicoteurs de la Chronique
Rats du ressouvenir
Suppurateurs de cicatrices
Agioteurs d’annales mortes
Crocheteurs d'entrailles vives
Vautours de columbarium
Parques de fer de Nuremberg
Répétiteurs de sombre Moire
Tripatouilleurs de cendres froides
Cafards en kaftan du passé
Recycleurs de zyklon B
Pleureuses d’éclipses gazeuses
Spéculateurs d'étoiles bleues
Fossoyeurs de la mer morte
Inconsolables au pied du Mur
Jérémies jaunis couverts d'or
Lamentateurs du vieux décor

Bouchers, Étaliers ! Louchebems beth-din !
Assassins !

3 commentaires:

Beninho a dit…

splendide

samir boudjerda a dit…

Très belle vérité, qui n'a de sens que dans la vérité.
Leurs mensonges ne les troubles pas alors que leurs mains sont rougis du sang des palestiniens. La honte ne les couvre pas et le jour viendras ou la fin les saisira!

Anonyme a dit…

Enfin, il faut avoir des tripes solides, beaucoup d’espoir et de sang-froid pour nommer l’innommable. En parler de ce que le monde entier ou du moins de sa partie qui se croit vernis, chanceuse et bien représentée, soutient ou tolère en jouant sur l’impartialité accommodante et les grignotages des sens des mots, est un acte méritoire mais sans poids ni échos face à l’absurde de la gent absurde qui a tous les traits de l’humain dans ses discours mais tout de la bête dans ses actes. Une bête qui pleure avec le berger et mange avec le loup. Et encore, le pire n’est pas là, il est dans sa capacité à répéter ses forfaits d’une époque à une autre, d’une génération à une autre et d’un règne à une autre sans jamais s’en inquiéter. Les choses ont commencé depuis bien longtemps, depuis qu’un fermier s’est retrouvé sans semences pour une raison ou une autre et qu’un autre a flairé une aubaine dans son malheur et décéda de lui emprunter des semences en contrepartie d’un remboursement par agios en nature. Pour un quintal prêté, le prêteur demande un quintal et demi pour le remboursement, plus ou moins n’a aucune importance. Avec la rentrée de la monnaie ou l’argent dans les échanges humains, la partie s’est compliquée davantage. Si l’argent facilite le pouvoir par sa cumulation, cela ne suffit pas si on le fait pas travailler, alors il faut lui inventer des occupations comme celle qui consiste à détruire pour reconstruire de nouveau, qui toutes deux lui permettent de faire des petits pour se perpétuer.
Quant à Samir qui voit venir leur fin, et comme beaucoup d’ailleurs, il se trompe. Aujourd’hui, on est juifs, mais si c’est nécessaire, on sera chrétiens, musulmans, communistes ou ce que vous voulez, l’essentiel est de se maintenir comme l’écume du monde, alors qu’on est de ceux qui le travaillent en parasites.
Le scarabée