samedi 10 août 2013

Poèmes en forme de ciboire

ad ferendos cibos

L'abbé


Sur le voluptueux étal de cadavres aux os calcédonieux
on jetait des héliotropes vivants
dans les mares de sang.

Hier encore dans la Pampa
ciboire sous la pale de lin
kalachnikov en bandoulière

Pour les petits péons
homoncules aux pieds nus
poussières d'Eta Carinae !

Parfois on le jetait vivant des Hélicoptères
leurs pales castraient les gonades
et les gamètes dansaient dans la queue des comètes !

Qu'est il devenu ? Untermensh ! Sous-chien
pas m^me chien déféquant sur les crottoirs visqueux vaincus par la putréfaction
africaine & capitaliste

Tu ne comprend pas ça passant ?
passe va ton chemin.

Les quatre opérations du Saint-Abbé


Addition qui soustrait les addictifs
aux statistiques

Soustraction davidienne des cartes biseautées du ciel
(neuf étoiles disparues
mon chariot se vide aux aurores boréales)

Division Charlemagne
der Teufel zu Fuß dort mit mir ?
&
Multiplication des pains dans la gueule

Telle est sa charité habituelle & actuelle, suffisante & opérante.

félix

11 commentaires:

orfeenix a dit…

On, on, qui est ce on, et qu' a -t-il à voir avec la vraie charité, qui croit tout, qui espère tout, qui ne désire point le mal? En général je suis réputée pour mes cours de français, mais vous n' avez besoin de rien à ce sujet, en revanche je veux bien exceptionnellement faire un rattrapage en catéchisme, ça tombe bien, les trublions sont mes chouchous.

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

l'impérialisme, toute la pourriture qui fait de notre séjour cet enfer sublunaire ...

Anonyme a dit…

On peut ne pas croire à un avenir céleste et être un bon garçon, gascon !

J'ai déjà posé en postulat que Dieu qui sait tout est miséricorde infinie, l'enfer ne peut être que vide. Il pardonne à tous les Barrabas même sans contrition.

"Que dire des donneurs de leçon qui comme les US à demi-fous, nos maîtres en tout ont tagué aux bombes aspirantes en 91 une armée en déroute désarmée, à pied ni à cheval et en voiture de telle sorte que les poumons sortaient par la gorge, les tripes devenues rouges comme les vieilles chambres à air de vélo sortaient des abdomens, ce, avec la meilleure conscience qui fut.
Il est vrai que de haut, le pilote ne regarde pas le futur défunt dans les yeux & qu'a pieds, seuls, les US n'ont jamais gagné un conflit.

Dans votre montagne ou jardin d'Eden, la vie y est apaisante, contemplative, hors des mesquineries et horreurs du monde sauf que la contemplation n'a jamais obéré les dites horreurs même si l'on se soumet au cilice, aux jeunes comme Thérèse d'Avila ou Catherine de Sienne, à l'intellect loin de Germaine de Pibrac, voire la Ste vénérée en Sicile et en corse Ste Riparata qui but au IIIe s, de la poix brûlante sans sourciller.

Par tempérament et sans foi, j'eusse pour moi, préféré le séculier que le régulier."

Qui de l'Abbé ou de Robert le Vigan ? tellement les propos se ressemblent et se mélangent.

J'en perd mon latin l'Abbé.
lili

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

je reconnais bien là le style extraordinaire de notre cher ami défunt.
N'oubliez jamais qu'ici la partition se chante à 2 voix.
L'abbé Tymon hélas, nous ne l'entendons que trop peu.
J'ai écrit ces 2 machins sur l'abbé, probable que lui-m^me ne les approuverait pas...
Comme il 'aurait pas écrit "sans foi ni loi ni Dieu etc."
Félix

orfeenix a dit…

Ma chère Lili, malgré toute mon estime mon respect et la conscience de ma misère, je crois que l' enfer et pavé des mauvaises volontés qui ont fait de mauvais choix et si l' enfer est vide, c' est l' endroit qu' il me faut, plutôt que côtoyer les crapules qui ont corrompu la jeunesse à laquelle je me suis vouée.

Anonyme a dit…

Bien que lointaines, j'entends pareillement et distinctement comme en écho les 2 voix.

Savez-vous que notre ami fut un temps inscrit au séminaire et qu'il chantait fort bien.

Fin décembre 2012 il s'était remis à chanter en voiture.

... "Je me suis remis a chanter en conduisant, des années que ça ne m'était pas arrivé. Je ne puis égaler Caruso mais j'arrive à monter les premières marches." ...

J'ai eu le privilège de l'entendre chanter au téléphone et pianotais à sa demande quelques notes en même temps.
Belle voix de Baryton, intacte malgré la maladie.

Durant ces 2 ans dans nos courriers épistoliers les sujets les plus divers furent abordés et avec quel brio! politique, religion, faits divers, la tuerie de Toulouse, les Pussy Roth, la restauratrice de la peinture du christ à Saragosse, dont je vous fais grâce des commentaires ...
Montherland l'oublié ect...

Ces voix, de concert, résonnent dans ma tête.
lili

Anonyme a dit…

Lire largué au lieu de tagué dans la citation erreur de clavier.
Excusez moi.
lili

Anonyme a dit…

A Félix, G. Sépulvéda aurait apprécié les textes de l'Abbé, le sans foi ni loi ni Dieu ni maître compris, les siens auraient pu être pires à mon grand désarroi. Ne m'avait-il pas envoyé "le chien" de Léo Ferré !
Il maniait le verbe avec le vitriol à côté du clavier vous le savez bien et ne faisait point de quartier, n'en voulait pas pour lui non plus. Bien que souhaitant adoucir ses angles vifs, je n'envoyais pas non plus le miel à la lance à incendie. Dans nos échanges épistoliers chacun avait sa vision des choses et nous en discutions avec respect.
Douloureux parfois.

Tant qu'a faire la correction à taguer , remplacez voulez-vous, le d par un t à Montherlant
Merci
Pardon à notre chère professeur de français.
lili

Anonyme a dit…

Passant mon chemin d’enfant insoumis, la dérive m’a fait rencontrer un prêtre presqu’insignifiant et reclus dans sa foi qu’il dit qu’elle ne se dit que par la musique des orgues des cathédrales et de quelques ténors du classique. Il était la bonté même, et depuis je me suis dit puisque la bonté peut avoir un visage, cela me suffit, que m’importe le reste! Le sacrabée

Anonyme a dit…

Sur mon chemin, je me souviens de mon parrain de baptême et de confirmation, l'abbé de Saint Julien bien que sans lien de parenté direct. Lorsqu'il déjeunait à la maison, je l'aidais à manger, il avait eu les mains gelées, les pieds aussi, après s'être évadé d'un camp de prisonniers en Allemagne. Il me disait: " je n'ai pas de haine et souviens toi que dans la vie on a plus de bonheur a donner qu'à recevoir." J'ai essayé de l'appliquer dans ma vie.
lili

Anonyme a dit…

Pour l'enfer c'est ici et maintenant.
J'expie chaque jour ça m'occupe à plein temps, pourtant je n'ai jamais fauté. Peut-être par gourmandise, bien véniel et hors décalogue. Je suis bien d'accord avec vous chère orfeenix et salue avec respect votre sacerdoce .
lili