lundi 3 juin 2013

Némésis


Némésis !

 
Ah! Je souffre ! Ah! je tombe !
Ta cothurne de pierre
M’enfonce au fond de ma poussière
Jusqu’aux enfers où je succombe,
Jusqu'à la cendre où je poudroie.
Ton trait flamboyant me foudroie :
Qu’il soit loué !
Et ta sandale marmoréenne
Je la baise !
O Fanatique ! O Inhumaine !
Inexorable et punissant
L’Hubris de sang !

Les Dieux ne consentent pas
À l’essor des amants des Muses,
Car s’ils recevaient de surcroît
La magnificence profuse
La morgue du gommeux
Des succès mondains l'éclat,
Ils eussent semblé comme Eux.
Mais jamais mortel ne foulât
Cette terre où l’on rampe
De leur pas nonchalant et altier.
Sous les feux de toutes les rampes,
Sur les estrades, il n’est que le fumier.

Songe que tu n’échangerais
Contre rien dont on s'éprenne
Ni le repos en cuisses dorées
Des reines hyperboréennes
Le plus aisé et le plus consenti,
Ni les ivresses et les promesses
Des plus rafraichissantes pythies,
Des sibyllines enchanteresses,
Ni une infime atténuation
L’ombre la plus fugace
À l'ardeur de ton soleil de glace, 
Ton aveuglante Vision.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Passeront par là des âmes touffues, ayant changé les amis imaginaires de leurs enfances contre des Dieux cruels et vengeurs produits des gargouillements de leurs entrailles, qui ne virons qu’amas de ruines anodines là où le poète voit la blessure des temps toujours béante, toujours saignante et ses exhalaisons toujours enivrantes. La souffrance qui suinte de la pierre est celle des endurants d’âme, celle qui suinte des fronts est celle des laborieux du cœur, celle qui suinte des orifices quelconques est celle des corps en décomposition, ainsi parlaient certains d’antan qui pensaient que la souffrance est un liquide et se voie. Encouragements sincères et prières apaisantes à vous, Abbé Tymon de Quimonte.
Le scarabée

Anonyme a dit…

Passeront par là des âmes touffues, ayant changé les amis imaginaires de leurs enfances contre des Dieux cruels et vengeurs produits des gargouillements de leurs entrailles, qui ne virons qu’amas de ruines anodines là où le poète voit la blessure des temps toujours béante, toujours saignante et ses exhalaisons toujours enivrantes. La souffrance qui suinte de la pierre est celle des endurants d’âme, celle qui suinte des fronts est celle des laborieux du cœur, celle qui suinte des orifices quelconques est celle des corps en décomposition, ainsi parlaient certains d’antan qui pensaient que la souffrance est un liquide et se voie. Encouragements sincères et prières apaisantes à vous, Abbé Tymon de Quimonte.
Le scarabée

Anonyme a dit…

Je suis un champion des fautes d’inattentions dont je ne me rends compte qu’après coup. Au lieu de virons, c’est verront. Le scarabée.

esprit-i-monde a dit…

Et dire que cette merveilleuse et naturelle gratuité d’âmes certain en ont fait commerces.

Merci pour ces beaux textes, l'abbé et toi scar-abée

Anonyme a dit…

Souffrez-vous l'abbé, pour écrire un tel poème?
Point de punition et pourquoi?
Tonkin qui souffrait comme un damné ne le méritait pas non plus.
Personne ne le mérite.

"Car je souffre comme un damné ..." avez-vous écrit en février 2012:
"Lecteur tu peux aller de ce pas porter un cierge à Saint Tonkin, que tu ne connais pas.
Gràce à lui, l'ami lointain, mais si proche pourtant, vous avez échappé à un écrit de cris, à des transports de plinthes jusqu'à mon Golgotha perso.
Mais Tonkin frappé plus durement, subit son sort avec tant de fermeté, sourit devant le bistouri, sarcastique devant les diagnostics, d'égale humeur devant les tumeur légales que j'aurai honte d'étaler mes misères..."
Le style c'est l'homme il avait raison.
Moi aussi j'ai étalée ma misère dois-je en avoir honte!
l'Hubris de sang! Tonkin a répandu son sang et par forcément pour la rédemption des humains, ("ceci est mon sang" du nouveau testament) Tonkin a été crucifié aussi douloureusement que le christ lui même et bu le vinaigre de Longin. A chaussé ses sandales de marbre le 15 avril mais c'est le 13, jour de mon anniversaire qu'il a été déclaré cliniquement mort; juste après nos adieux, laissé choir son téléphone, puis le silence, le silence éternel.
Depuis mon "Golgotha perso" (citation Thimon de quimonte) et en attendant de chausser les sandales de marbre je porte le silice et espère rapidement l'Hiperborée.
Il me parlait souvent d'un nuage doré qui l'obsédait et ou nous nous retrouverions... plus tard. Chacun voulant "passer" le premier.

Les Dieux ne consentent pas
A l'essor des amants des muses
....................................................

Sur les estrades, il n'est que le fumier.

Voilà un poème qui lui aurait bien plu.

A défaut de sibyllines enchanteresses, et pourquoi pas!
je vous souhaite une infirmière de coeur et de pensées.

J'arrive du travail et vois vos messages, pardonnez moi pour ma réponse désordonnée et peut-être confuse, vous vous y retrouverez.

Portez vous bien
Avec tout mon respect
Lili





orfeenix a dit…

Ha, que j' aime les mots des maudits!

Anonyme a dit…

Moi aussi aime les mots dits ils me tiennent en-vie
Lili