mercredi 17 novembre 2010

Le manifeste du Parti JeuneFille


Introduction
Un sexe hante le monde : la JeuneFille.
La richesse des sociétés, à l'époque du capitalisme sénile, s’annonce comme une gigantesque accumulation de JeuneFilles.
Déjà le JeuneFillisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances coalisées du monde.
La JeuneFille paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même.
Au contraire c'est une chose très compliquée, pleine de subtilités métaphysiques et d'arguties théologiques .
Les JeuneFilles diraient, si elles pouvaient penser : « Notre usage intime peut bien intéresser l'homme; pour nous, en tant qu'objets sexuels, nous nous en moquons bien. Ce qui nous regarde c'est notre valeur . Notre rapport entre nous comme choses interchangeables le prouve. Nous ne nous envisageons les unes les autres que comme valeurs d'échange. »
La critique de la raison pratique échoue devant elle. Je ne suis pas là pour qu’on me critique ! dit la JeuneFille.
Nous connaissons maintenant la substance de la JF : c'est la force de réification. Nous connaissons la mesure de sa quantité : c'est la durée du travail nécessaire à leur possession.
Parce que je le vaux bien, c'est clair ! dit la Jeune-Fille.
Il est grand temps que les Jeune-Filles exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leur but et leurs tendances; qu'elles opposent à la légende du sexe faible un manifeste du Sceptre féministe.

1 Mâles et femelles
L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte du beau sexe pour son émancipation.
Femmes libres et esclaves, patriciennes et plébéiennes, baronnes et serves, bourgeoises et ouvrières, unies, ont mené une guerre ininterrompue à travers les âges contre leurs oppresseurs coalisés.
Qu’aucune chronologie datée de ces hauts faits ne soit relatée nulle part prouve la Domination masculine.  En fait, l’Histoire a été écrite par les mecs c'est clair ? dit la JF
L'antiquité cliquette de la quête incessante de toutes les spartaquettes, pâquerettes écrasées par les lourds quarante-quatre fillette.
Dans les ténèbres du moyen-âge, paysannes et châtelaines se dressèrent ensemble contre la beaufrérie conjointe des Seigneurs et des Serfs. Longtemps les serfs refilaient leur nanas à leurs potes les seigneurs.
Qui s'en repaissaient à l'endroit (et à l'envers) du cuissage et du corsage, en droit de jambage.
L'histoire ne dit pas si une réciprocité s'était instaurée.
La relation de cet usage ancestral attend sa tête chercheuse en science sociale.

2 femelles et féministes
À l'époque moderne, les casernes, les camps de concentration, les pelotons d'exécution, les charniers des guerres mondiales, ont mis un terme au règne de la Raison et à son véhicule : le mâle blanc.
La pensée rationnelle européenne ayant amené à cette impasse, il était temps de tâter d'un peu de l'intuition.
La Nature allait explorer une autre voie.
Le sentiment d'une régression n'est plus porté que par quelques maudits.
Avec eux disparaîtront les derniers regrets.
Dans l’Europe au milieu des ruines surgirent les premiers éléments féministes-révolutionnaires qui allaient ouvrir une voie glorieuse à l’émancipation des Femmes.
Pendant que l’Europe s’exterminait joyeusement, c’est dans les communautés sépharades d'Afrique du Nord que se forgeait une élite, qui transplantée dans les agglomérations urbaines reconstruites d'après guerre, agira comme un levain.
Cependant que dans leurs pouilleries originaires elles n'auraient réussi tout au plus qu'à épouser quelques marchands d'huile, la République leur ouvrit les bras et les cuisses, et par un léchage consciencieux elles devinrent toutes avocates.
Pétries de ressentiment filial, ces femelles infériorisées, ne pouvant s'en prendre à leur race d'élection, décidèrent plutôt de se venger sur des benêts qui rampaient déjà aux pieds de leurs dulcinées, leur déclamant des élégies avec des trémolos.
On leur émancipa leurs idoles.
Le String, la Pilule, Gisèle Halimi, les têtes chercheuses en Sciences Sociale, France-Culture et Ni pute Ni soumise sont les phares de la conquête féministe qui éclairent l'avenir de l'homme d'une journée de la femme perpétuelle.

3- féministes et Jeune-Filles
La libération s'agrandissant sans cesse, la petite culotte diminuait toujours. Le machisme ancien n'a pas seulement forgé sans le savoir, l’arme idéologique qui le mettra à mort; il a produit aussi l’espèce femelle qui maniera cette arme, les nouvelles sans-culottes qui submergeront la royauté solaire virile sous leurs flots de cyprine corrosive.
Soit : la Jeune-Fille, l’être du féminisme réalisé. Ce que l’Anarque est à l’anarchiste
Qui a dépassé le moment dialectique de la négativité.
D’ailleurs la Jeune-Fille a la négativité en horreur. J’ai horreur des mecs négatifs en fait, dit la Jeune-Fille.
Dominant intellectuellement toute la société, elle a instauré sa suprématie sur toute les manifestations de la culture et peut désormais se livrer sans complexe à ses plaisirs.

4- La Parousie ou le règne de la Jeune-Fill
Le mâle blanc n'est plus qu'un spectre sans substance, chiffe molle qui vole au vent de l'avenir comme un vieux string sur une corde à linge.
Dessus sa sépulture il fallait que se dressât un autre sceptre, car « l'être sort du Néant comme une verge qui se dresse. » Jean-Sol Partre.
La Jeune-Fille a élu ce nouveau grand mâle de la terre, à la fois festif et jubilatoire, phallique et brutal, dionysiaque et dandinant, prognathe suprêmement doté par la Nature.
La rencontre de ces deux espèces était prévue depuis toujours dans les plans de la Nature, témoins leurs affinités électives : la danse, les bijoux, la pensée magique, les portables, l'équipe de France de Fout, et j’en passe.
L’antique subordination du principe féminin à la Virilité, sera remplacé par l’unité du tronc phallique etouffé sous la croissance végétale.
Il ne reste plus qu’à tirer l'échelle, l'Histoire ne fut qu'un accident bref.
Il fallait que la possibilité tragique de la conscience avec sa potentialité divine se produisit afin que d'échouer, et être extirpée une fois pour toute de la surface de la terre.
En fait, pas trop tôt, c'est clair !
 Philistine Stringulat - AuteurE

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Superbe!.. J'ai du mal quelques fois a percevoir dans l'immédiat toute la subtilité de cette écriture étonnante et si riche (et tant mieux)... et je me vois obligé de la sniffer à maintes reprises me laissant envahir de ses arômes dilués... Quelle utilité y aurait-il a se reconnaître trop aisément dans un ouvrage étranger?..

Nocif

Anonyme a dit…

dessert:

http://www.youtube.com/watch?v=x9EHSUn5Rts&feature=related

Sébastien Derouen a dit…

Excellent pastiche. Il ne te reste plus qu'à réécrire les Pensées de Pascal selon le même principe. Ou le Contrat social, aussi, ça pourrait donner.

Amicalement

SD.

Le Gall : Décrypter Le Système Pyramidall a dit…

"Pendant que l’Europe s’exterminait joyeusement, c’est dans les communautés sépharades d'Afrique du Nord que se forgeait une élite, qui transplantée dans les agglomérations urbaines reconstruites d'après guerre, agira comme un levain.
Cependant que dans leurs pouilleries originaires elles n'auraient réussi tout au plus qu'à épouser quelques marchands d'huile, la République leur ouvrit les bras et les cuisses, et par un léchage consciencieux elles devinrent toutes avocates"

Exactement cela, ce sont les Juives qui ont gangréné notre civilisation.
Et ces sépharades tout particulièrement. Mais d'où vous viennent cette inspiration et cette culture ?

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

et bien mais c'est dans les mémoires de Gisèle Halimi herself...ces gens là, d'une certaine manière disent tout ...