dimanche 7 juin 2009

Portrait en pied de cochon

Arrêt sur image
De cette vidéo là, extrait d'une antique émission de lettres, Apostrophe.
Figurez vous qu'il m'en souvient encore de cette émission d'échanges acerbes entre le Naïf et le Poussah va-de-la-gueule (DCB) vautré dans la bolge de sa bonne conscience.
Très jeune encore, très intransigeant, comme il se doit, tout en moi aurait dû me précipiter du côté de l'anarchiste allemand, contre un de ces vieux rabat-joie.
Mais j'ai des dégoûts testiculaires et spontanés. Le mépris que je vouais instantanément à ce goret vautré dans sa soue, les mains croisées sur son gros bide, à l'époque où ce même goret jouissait d'un prestige auprès des rebelles auto-proclamés, passant pour le parangon de la contestation sociale, quelle ne fut pas ma joie d'ouïr tout de go, Guth, goguenard, l'en gobeter.

En face d'un Paul Guth classique et cravaté, gentiment ironique, les couinements du gros lard: "ah! la france profonde qui se réveille, allez allez, ça vient du bas là, ça vient du terroir." achevèrent de m'édifier.
Ce pilier Louis-philippard du néo capitalisme qui voulait avant tout en finir avec la singularité française, ah me disais-je, que ne trouvre-t-il en face de lui, quelqu'un d'autre que cette lavette de Jean Edern, (que j'ai bien connu, à l'époque de l'Idiot) incapable d'aller jusqu'au bout d'une idée, peur de perdre son entregent, de passer pour un fâcheux facho dans les dîners en ville, version contemporaine du Saint Simonien.
Quelqu'un lui disant : tu finiras ministre ou sénateur, non seulement se serait honoré, tel Balzac, mais aurait mérité de la Postérité en tant que clairvoyant.

Les années 80.
Lors de l'émission apostrophe, nous étions au début du règne de la Vieille Mitte, l'idéal enfin réalisé de ces soixante-huitards qui avaient joué à la révolution la décennie précédente. Les années miterrand, les années chic et toc, Globe et Attali, Tapie et Harlem Désir, Canal plus de poids et Halter, la pub envahissant la lucarne à gogo, la génère-à-Sion-morale, les zécoles de commerce, féminisme et antifââchisme, bref la modernise à Sion du capitalisme français, c'est à dire de plus en plus financier de moins en moins français.
Libertaire foncier et tréfoncier, ayant commencé à dix-sept ans ma carrière politique à l'Organisation Révolutionnaire Anarchiste (L'aura de l'ORA, t'en souviens tu ma Laura, au fond du Paradis ?) je lui dois, à DCB et à ses épigones, (ainsi qu'au féminisme hystérique triomphant), de ne pas avoir viré anar-gaucho.
Le dégoût qu'il m'inspira m'a préservé de cette déchéance, et m'a précipité vers l'étude de la pensée réactionnnaire.
Venu, cahin caha par la voie pavée Joseph Proudhon, qui croisait la sobre et élégante avenue Joseph de Maistre, j'y ai rencontré, à un carrefour armorié d'un Calvaire, l'abbé Tymon de Quimonte, mon mentor et mon père. 

Ma reconnaissace éternelle à tous les gros Cohn, petits et grands, mais toujours gras, à la pléthore des petits Bendit de grands chemins, qui m'ont éloigné tout de bon, et pour jamais, d'un anarchisme supplétif du désordre capitaliste.
« L'anarchie est la loi de la société bourgeoise [...] et l'anarchie de la société bourgeoise est le fondement de l'ordre public moderne, tout comme l'ordre public est pour sa part la garantie de cette anarchie. » Marx.

Sans doute, ne serais je jamais suffisamment distingué pour n'être autre chose, en politique, qu'une variété d'anarchiste, mais ne le suis désormais que parce que " j'aime tellement l'Ordre que je n'en supporte plus la parodie ".
Davantage que l'étude ou la conscience politique, c'est un instinct immémorial, un sentiment venu du tréfond de ma vieille race, qui m'a préservé de la lèpre idéologique gauchiste, soi disant contre le bourgeois en guerre, mais prolétarien ne l'étant guère.
Plongée dans la piscine.
Jadis déjà, le "leader étudiant", petit-bourgeois obsédé, aurait dû se couvrir de ridicule.
"En janvier 1968, lors de l'inauguration de la piscine du complexe universitaire de Nanterre, Daniel Cohn-Bendit, étudiant, interpelle le Ministre de la Jeunesse et des Sports, François Missoffe, auteur d'un "livre blanc" sur la jeunesse."(Les journaux.)
Dans cet ouvrage immaculé, au lieu de la drogue et de l'idéal de s'enculer, l'édile y prônait, toute honte bue, le plein air et le sport.
(A l'époque les bourgeois étaient plutôt du genre le stade, l'usine et la caserne, vous voyez. Pas très rigolo. Au lieu qu'aujourd'hui c'est Rave-party, téloche et licenciements. C'est bien pire.
Les gardiens de l'ordre bourgeois, se ne sont plus les flics et les adjudants, mais les assoces antiracistes et les chiennes de garde. Quant au bourgeois lui même, hier puritain, austère, complexé et dévot, il est aujourd’hui jouisseur, hédoniste, agnostique et "libéré". Passons.)
Les propositions du livre blanc mirent dans une colère noire le gros rouquin, qui "reprocha au ministre d'éluder la sexualité dans son texte."
En réponse, ce dernier lui conseilla, "si ces problèmes vous tourmentent trop", d'aller derechef se plonger dans la piscine, afin d'apaiser cette libido envahissante.
Que croyez vous qu'il arriva?
Ce fut Missofe qui plongea.
Dans les eaux glacées du ridicule.
Certes, ça volait pas très haut au dessus des plongeoirs, mais tout de même!
Au pays de Rabelais, la franche gaudriole provoquer l'ire antifasciste!
Au pays de Voltaire, le sarcasme ironique conspué, honni comme d'un odieux fascisme!
Déjà. La moraline, l'esprit de sérieux. la Halde n'est plus très loin.
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Le Grand Bazar.
Dans l'affaire qui nous préoccupe, avec le führer du Modem (adsl), ce dernier a repris l'accusation d’ignominie proférée par le Gros Lard, pour la retourner contre son auteur, en rappelant un fait bien connu: dans sa jeunesse tumultueuse de petit pourceau, il tripotait et se faisait tripoter par des fillettes dont il avait la responsabilité, et s'en vantait.
Titre: Le Grand Bazar.
Auteur: Daniel Cohn Bendit. (Belfond, 1975)
Musique!
"Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette (oui, n'est ce pas, ça arrive tout le temps. Ouvrir des braguettes, l'activité préférée des enfants, tous les psychiatres vous le diront. NDFLC) et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. "Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses ?" Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même".
Plus loin, le monstrueux Tartuffe, qui nous prend jusque là pour des andouilles, laisse percer le tégument puant de la vérité: «J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. »
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Salopard.
Des gamins insistant pour se faire tripoter, et par le type de la photo là haut. Ben voyons.
La suite vous la connaissez.
Ce fut le Bayrou qui plongea!
Qui s'est coulé.
François Bayrou va cesser (momentanément) d'être un politicien bourgeois respectable, pour devenir un sale catho, un "du-terroir", un père-la-pudeur. Un salaud.
A gauche, comme d'habe, mais aussi à droite, quel tollé!
Xavier Bertrand ressentant «du dégoût en entendant les propos de François Bayrou».
Benoît Hamon critiquant François Bayrou comme « cette race d'hommes politiques qui sont prêts à tout pour essayer de gratter une petite place sur l'échiquier ».
Hervé Morin déclarant que "Bayrou est prêt à utiliser des méthodes que l'on connaissait chez Jean-Marie Le Pen. "
Ad libitum.
Felix le chat

6 commentaires:

Anonyme a dit…

J'aurai volontier claqué la gueule du rouquin en 68, on s'est loupé de peu..."Occident" n'a pas vaincu! le porcinet a-t-il été stipendié par la CIA pour nuire à un De Gaulle contrariant les intérêts amérinano-sionistes? ...( voir l'article de Chauprade dans le dernier n° de la Nouvelle Revue d'Histoire ) Le Dernier des Hurons

Ns a dit…

La décomposition se poursuit à grands pas, pas besoin de précis pour s'en rendre compte.

Le Modem ringardisé, les Verts triomphent. 60% d'abstentions, j'apprécie personnellement cette désaffection pour le grand cirque électoral, mon vieux fond libertaire resté vivace sans doute...

"Cohn-Bendit reste pour moi une énigme. Il s'est d'abord présenté comme anarchiste avant d'attribuer à son fère Gabriel la responsabilité des théories qu'il avait défendues. Incapable d'écrire lui-même, il faisait rédiger par d'autres que lui les livres qu'il signait, ainsi qu'il a fini par reconnaître. Il a toujours excellé dans le comique de situation, ce qui lui a permis d'écraser certains de ses adversaires en profitant de leurs faiblesses ou de leurs maladresses de langage. Mais, comme chez Fischer, il n'y a chez lui aucun savoir derrière ses discours. Il a des amis puissants, qui lui ont y permis d'occuper des postes importants, dont il n'a jamais su très bien profiter. J'ai en fait beaucoup de mal à comprendre comment il a fini par occuper la position qui est la sienne actuellement."

Bernd Rabehl, révolutionnaire et national, La rébellion méconnue de Rudi Dutschke, Interview d'Alain de Benoist, Eléments avril-juin 2009.

Tonkin a dit…

Un vrai régal de lecture et gentille mise au point sur ce type ,ce symbole ,l'Arthur de la politique .

l'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Thank Tonk
mon ami

the true seekers a dit…

bon cher barabre une bonne nouvelle pour te remonter le moral:
http://www.henrymakow.com/its_ok_to_say_thats_so_gay.html

nocif a dit…

Adorablement écrit... Je découvre ce blog.

Un belche de belchic.