samedi 23 avril 2011

Union Sacrée autour d’un Sacre

Tous les yeux globuleux sont tournés vers l’horizon indépassable de l’élection providentielle.
L’Oligarchie semble d’humeur follette pour tenter de nous rejouer une folle pantomime,  et frappe les trois coups annonçant la représentation au suffrage universel d'une variété du Théâtre ce soir du 21 avril 2002.

Une Union Sacrée
Celle pour l’élection de l’élu parmi les zélus, j’ai nommé : le Directeur du FMI.
Réussir ce tour de force contre nature : faire élire par les travailleurs eux mêmes le plus mortel ennemi des travailleurs. Pour ce faire il faut disposer, en face de lui, un repoussoir absolu.
Pour faire élire un agent américain à la tête de l’Afrance il a fallu rafistoler et propulser l’inadmissible Dinde Royale. Quel sera cette fois le repoussoir absolu, pour l’élection d’un agent israélien ?
Mais le même que celui du Chichi mes chochottes : « F comme Naziiii, N comme la lune » ! Le FN encore et toujours, face auquel, il sera possible, pensable, imaginable, pour toute la Gôche, le Sénateur Mélanchon et le facteur factice en tête, d’oindre d’avantage d’huile le huileux Thénardier du Capital financier avec la Sainte Ampoule de l’Antifâââchisme !

Les antifâchistes ont des têtes d'oiseaux,
un épouvantail suffit à leur essor.
- Quel masque passera pour plus ignoble encore, que celui crochu et verdâtre du Créancier international, de l’Huissier impitoyable de la Dette, l’infâme FMI bourreaux des peuples et des continents, avec son Tenancier actuel, l’incontinent bourreaux des cœurs ?
Celui du Spectre qui hante l’Europe depuis la Deuxième Extermine-à-Sion mondiale, l’Ombre épouvantable qui fait siffler la tempête sous les crânes d’oiseaux, le vieil Épouvantail bouffé au Mythe, dressé là depuis trois générations.

Brise Marine
D’où cette désignation, flagrante, de Marine par le Gros Media, choix qui n’a rien à voir avec la Chôa, n’en déplaise aux bourdons bourdonnant sur la pureté de la Ruche, mais avec un calcul d’épicier : elle seule sera susceptible d’être au second tour.
Tandis que Bruno… ben non.
Mais chez ces apprentis sorciers gît une contradiction : pour caréner la Marine antivoile il faudra d'abord l'amarrer solidement à la bitte du Dogme; cependant que le Jour venu où le vent contraire soufflera ( le second tour) il faudra bien la carguer d’Opprobre, la démâter du Dogme...
Ô briser la Marine,
Perdue, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots.
Mais qui sait, nous n’y sommes pas encore : ô mon cœur, entends le chant des matelots! qui échouera, qui sait, ces calculs foireux.

La Gauche Plurielle sanctionnée
Une différence fondamentale avec le fameux 21 avril 2002 de triste mémoire : Marine devrait réussir une vraie percée électorale du F.N, ce qui ne fut nullement le cas en avril 2002 !
À ce moment, ce résultat fut, avant toute autre chose, une sanction à l’encontre de la Gauche dite plurielle, le gouvernement qui a le plus privatisé depuis 1945! Gouvernement ultra-féministe qui rétablit le travail de nuit des ouvrières dans l’industrie, gouvernement le plus enduit de jeunisme et qui supprima l’interdiction de faire travailler en entreprise des enfants de moins de seize ans, gouvernement immigrationniste raffolant des petits beurs, et exhibi-sioniste haïssant les vrais arabes, à tel point que la Jospinasse ne trouvât rien de mieux pour complaire à ses maîtres raéliens que d’aller insulter le Hezbollah libanais à Ramallah en Cisjordanie, ce qui lui valut cette volée ce pierres prémonitoire par des étudiants palestiniens.
Avril 2002 ne fut nullement une quelconque poussée hémorroïdaire de l‘extrême-Droâte, (en voix absolues le FN ne progressa pas, ou à peine), mais une véritable grève des votes de l’électorat ouvrier et populaire qui propulsa mécaniquement le troisième à la place du deuxième prévu.
Grève massive des votes qui ébranla tout l’édifice de la V° république, parce que l’élection du Bonaparte au suffrage universel est la clef de voûte de ces institutions.
Aussi la Réaction à cet événement fut à la mesure de la trouille des biens pensants, y compris de JMLP qui n’en menait pas large. Car la violence d’une réaction est d’autant plus grande que la menace a paru terrifiante.
Fascisme et petite-bourgeoisie

Le fascisme, dans la définition marxienne classique, c’est la petite-bourgeoisie enragée qui se déchaîne contre la classe ouvrière, et qui vole au secours de la classe dirigeante défigurée par la peur.
À cet égard, les événements de mai-juin 2002 furent une forme contemporaine de cette politique, la plus spectaculaire manifestation du néofascisme de masse d’après guerre, en Hexagonie.
Qu’importe l’étiquette du flacon : « l’antiracisme » (le racisme anti-blanc) et le « féminisme », ne compte que l’ivresse du lynchage ! Les idéologies changeantes ne changent rien au contenu réel, au contenu social d’un phénomène politique.
Ces petit-bourgeois urbains, tous les salariés dans des activités parasites, la pub, les services qui vendent de la merde et du vent etc., contrairement à l’ouvrier, sont sensibles aux fumeroles idéologiques (la parité) qui dissimulent l’exploitation capitaliste brutale (le Travail de Nuit pour les ouvrières ). Le capital leur demeure inaperçu, anonyme, cependant que le prolétariat blanc, le populiste ! leur semble fauteur de régression sociale, empêcheur de citoyen-du-mondiser en rond, ils ont pour lui une répugnance invincible.
(Cf : les Deschiens, qui mettent leurs propres sales gueules, trivialement ignobles, au service de cette idéologie raciste.)

Les illusions perdues des marxistes fossiles 
Ainsi, la petite-bourgeoisie sentit ses intérêts, ses goûts et ses couleurs métissées, menacés à mort, par cette présence du Populiste en Chef au second tour :  fin des grasses subventions aux assoces, annulation des défilés de trous du cul en talons aiguilles, des raves partouzes et autres bassins de vente libre et non faussées de drogues, fin du règne de la diversité....
Contrairement aux marxistes fossiles qui analysèrent cette masse hétéroclite comme la « jeunesse », en général, et qui serait sottement victime d’une illusion, cette pseudo « jeunesse » composite (la pègre des banlieues, les petites filles antifâchistes, les marchands de téléphones portales, etc., etc., toute la lie communautaire, tous les téléspectateurs anti-LePen ) n’a pas des illusions, mais une vision du monde homogène aux intérêts de l’oligarchie financière.
 Cette petite-bourgeoisie décomposée, alliée au lumpenprolétariat raciste immigré, forme la « classe intermédiaire » la plus minable et la plus honteuse depuis l’aube du capitalisme.  Elle a massivement voté OUI à Maasstrique, et cependant que la France populaire disait NON au traité constitutionnel, Paris qui est le camp de concentre-à-Sion de ces personnages,  veautait OUI à plus de 80% !

Essai de phénoménologie frénétique 
La soi-disant jeunesse, répondit Présent ! à l’appel de  sa chiourme, toute la racaille des zacteurs et cinéastes, les footballeurs sans ballons, les chanteurs sans voix, les écrivaines sans talent, et les autres putains du show-biz, et dans leurs lycées et collèges les vieux pions staliniens et les professeuRes ignares...Ces « djeunes », ces lycéennes hystériques (car tout le monde l’avait noté ce fut un mouvement Jeune-Fille, dans lequel les filles se portaient en avant, l‘avant-garde des arrière-trains), rejoignit les bobos au bord de l’apoplexie, les pseudos artistes malades d’indignation, la pègre ivre de haine, tous les branleurs « antifascistes » professionnels, tout ce ramas  d'électeurs frustrés de leur Jospin, et se dressèrent comme un seul homme contre le retour de la Bête.
Des semaines durant, il nous fallut subir quotidiennement ces monstrations destinées à humilier et à affaiblir la détermination des ouvriers abstentionnistes, décriés comme « sales collabos, populistes, crypto-FN ».
En face de ce déchaînement artificiel, dont Jospin avoura plus tard sur « Israël Sous-culture » en 2008, que c’était de la mise en scène, « du théâtre » dira-t-il , personne n’osa relever le gant.

L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes ?
Même les anarchistes décomposés qui braillent à l’abstention dès que l’ombre d’une élection municipale minuscule obscurcit leur horizon borné, n’osèrent clamer : N’y allez pas ! Aucune voix pour le tandem Chirac/LePen, le représentant du Capital avec son Epouvantail à moineaux !
Aucun parti, aucune organisation même infime, ni l’intransigeant Parti des Travailleurs ou la sectaire Lutte Ouvrière n’allèrent jusqu’à reprendre à leur compte ce magistral camouflet sur la face ignoble du Pouvoir, et laissèrent démoralisés ceux qui l’avaient porté.
Car cette gigantesque abstention portait en creux une exigence : la recherche d’une solution en dehors de la légalité, l’ouverture d’une issue révolutionnaire.

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