dimanche 29 mars 2009

Un peu de fraîcheur...


...dans ce monde de brutes.
Une maison d'enchères de l'ouest de l'Angleterre a annoncé mercredi qu'elle allait proposer à la vente treize de ces gentilles aquarelles le 23 avril à Ludlow, dans l'ouest de l'Angleterre.
Des toiles de ce m^me peintre avaient d'ailleurs précédemment atteint de fortes sommes. En 2006, 21 de ses toiles, avaient été vendues en Grande-Bretagne pour 118.000 livres (126.000 euros).
Hé bé!
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"Le vendeur est un important collectionneur d'objets de la Seconde guerre mondiale; il les a achetées à un soldat britannique qui se trouvait alors à Essen (est de l'Allemagne)", a déclaré Richard Westwood-Brookes de la maison d'enchères Mullock's, dans le Shropshire."
Il en a vendu certaines il y a des années et elles avaient alors été évaluées par un expert" (...) mais "incroyable mais vrai, il a laissé le reste dans un garage. Il a oublié qu'elles existaient et il les a retrouvé dans son garage il y a un mois ou six semaines", a expliqué M. Westwood-Brookes."
Le Figaro du 25 mars 2009- Source : AFP -
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Félix: Charmant, n'est ce pas? Comment les trouves tu ces aquatines Philistine?
Philistine Stringulat: Mouais okay, mignon; comme tu dis, rafraîchissant, mais bon c'est pas trop moderne c'est clair. Quelle époque?
Félix: Années 20, années 30.
Philistine: Pas trop préoccupé par le fracas de cette époque tourmentée okay. Vivait sans doute dans sa tour d'ivoire, c'est clair. Un rêveur quoi; sensible, délicat, voire sentimental okay. C'est qui d'ailleurs cet aquarelliste, il est connu non, pour atteindre de pareil prix de vente?
Félix: Oh oui, assez.
C'est ADOLF HITLER.

jeudi 26 mars 2009

"République" bananière

Dans les années 80, devant le pas de porte d'une boutique de hardes de la rue Saint Denis, quartier des Halles, le tenancier des lieux tançait en Pataouète un jeune Noir qui travaillait céans lui aboyant dessus: "t'ias pas honte à la figure pour un neg' dis? t'iveux porter la schkoumoune au magazin dis?, ici t'ias la banane, je veux voir le personnel avec la banane!"

A l'époque, frais émoulu de ma Province, je n'entendais pas encore couramment le parler de l'ethnie dominante de la Capitale. Aussi crus-je que le Ténardier en kippa, en véritable négrier exigeait que son personnel se rendit au travail vêtu comme Josephine Baker, dans le plus simple appareil ceint d'un pagne fait de bananes.

Je trouvais ça pour le moins raciste. Ce n'est que plus tard que je crus saisir que la forme de la banane évoquant le large sourire lippu des africains, "l'avoir" devait être considéré comme une métonymie du sourire en génèral.
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Cette analyse est réfutée par les autorités compétentes.
La forme phallique du fruit considéré, la banane, et l'expression "se faire bananer" équivalent à "se faire avoir", "se faire posséder", synonyme du moderne "se faire entuber", Le petit Perret illustré affirme "qu'avoir la banane", c'est être en érection et non pas avoir le sourire.

Nicolas Sarközy vient de déclarer hautement: "Je me fais taper dessus mais j'ai la banane. C'est dur pour moi aussi, mais en même temps, je rêvais d'être président de la République et je le suis, donc ça va..." AFP. 25/03/09.
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Le Prézydent souffrirait il de Priapisme?
Félix le chat.

mercredi 25 mars 2009

Sainte Capote anglaise

Félix: Monsieur l'abbé, ces derniers jours nous assistions, en frémissant, à ces débats sur la Sainte, l'Ineffable et toute puissante Capote Anglaise, aussi sacrée pour les laquais du latex que le Saint Suaire pour vous.
L'Abbé Tymon de Quimonte: Mon fils, le Préservatif c'est comme le Métissage et le Féminisme ça ne se discute pas.
Il est une des trois Hypostases de la Sainte Trinité de l'Ordre, en tant que substantiellement distincte des autres mais d'une seule et même nature.
Les grands Prêtres qui officient à son Culte sont les mêmes, exactement, que ceux qui se sont voués à l'adoration des deux autres.
Félix: C'est, en effet, un des trois piliers des Institutions, une colonne de cet Edifice Social qui plante sa fondation dans tous les orifices.
Si par malheur le culte de Sainte Capote venait à mollir, c'est tout l'Ordre social qui s'affaisserait, avachi, comme une vieille biroute détumescente dans son emballage de caoutchouc.
La Capote est dans le Fondement de l'ordre, puisque le fondement de la Capote c'est l'ordre de l'avoir dans le cul.
L'abbé: Hégélien en diable, mon fils. Mais vous avez bien vu: cette question se situe à la racine même de l'Être, car elle procède de la sexualité humaine, ergo de la procréation.
Félix: Désormais la Virilité ne peut brandir que recouverte.
La Capote est la Kippa des glands.
On n'entre sa mentule dans les sanctuaires qu'encapuchonnée, comme un mineur du neuf-cube n'entre en classe que la gueule assombrie dessous son capuchon.
N'importe l'antre, ni la façon dont on y entre, tous les trous se valent, et les trous-de-balle, les distinguer des autres orifices, reviendrait à discriminer les sodomites, et discriminer Sodome c'est un crime contre le droit de l'homme à se faire enculer.
L'abbé: Surprenant d'ailleurs, mon fils, comme les femmes ont accepté cette dévaluation objective, ce ravalement de leur précieux sanctuaire.
Félix: Jadis, les femmes, qu'elles fussent belles ou laides, saintes ou déchues, toutes, sans exception, même "l'honnête Femme, la femelle du bourgeois", pensaient que le don de leur corps était la chose la plus enviable au monde, et leur vulve, l'inestimable joyau, l'accès au Paradis.
L'abbé:Et la Sainte Église ne leur donnait pas absolument tort, dans cette intuition, cette préconception de leur dignité surnaturelle, dispensatrice de la Joie, Causa nosta laetitiae! Janua coeli! , puisque cette partie de leur corps fut le Tabernacle du Dieu vivant...Et qu'ELLE, ayant provoqué la Chute du premier Adam, portait l'âpre consolation, parce qu'elle avait porté le second Adam, le Redempteur.
Félix: Or donc, l'abbé, il appert que le Summum Pontifex dérogeât à la doxa dominante pour faire prévaloir son message traditionnel, faisant hurler à peu près tout le monde.
L'abbé:C'est bien la preuve que nous sommes dans un monde post-chrétien, mon fils, l'heure est venue de changer de topiques, d'installer de nouveaux truismes conformes à notre situation véritable. Mais la conscience des hommes clopine lamentablement derrière le Réel, comme une petite bonne femme en escarpin suit péniblement les grandes enjambées de son compagnon. L'image que la plupart se forment de la Domination présente, date de la Deuxième Guerre Mondiale.
Félix: L'idéologie dominante est bien toujours l'idéologie de la clique dominante et si celle ci fait l'apologie de la débauche, c'est que celle là n'est qu'un ramas de vermines dorées, la Grande Bourgeoisie ayant cédé la place à la Mafia financière, le capitalisme industriel à la ploutocratie.
Dans quel monde vivons nous? Un monde Chrétien? Le dire, c'est se foutre du monde, le penser, rester une pauvre dupe manipulée par une religion plus arriérée encore, et qui vomira le christianisme jusqu'à la fin, une religion pour qui les européens ne sont qu'une racaille, des ventres et des sexes reliés par un hédonisme de mauvais aloi, les mâles tout juste bon à s'enfiler les uns les autres, les femelles livrées en pâture à l'appétit des prognathes.
On leur propose un idéal d'abjection, et l'abjection consommée renforce l'idéal, qui à son tour renfonce la lie humaine dans sa fange.
Qu'y a t-il de plus dégoûtant que la luxure offerte au plus grand nombre, la luxure étriquée de la petite bourgeoisie, le libertinage subalterne des moindres, une débauche domestique mariée à des préjugés, cela donne ces porte-paroles, les crânes chauves, les nez courbes, les vieilles barbes grisonnantes masquant des cous flapis, les vieilles gouines tellement liftées qu'elles ne peuvent lâcher un vent sans sourire; et toute cette infâme laideur faisant la promotion du libertinage et du "sexe", comme ils disent.
Il suffit de les entendre prononcer ce mot pour se prendre de nausée, ils feraient mieux de se taire à ce sujet, la vertu est très nécessaire où s'arrête la jeunesse et la beauté.
L'abbé: Et la prétraille actuelle, en Hexagonie, mon fils, celle qui se désolidarise du Saint Père, n'existe qu'en tant qu'elle rampe, traînant l'Auguste Face dans la poussière, psalmodiant les insanités autorisées par la canaille médiatique que vous décrivez.
Félix: Le temps de la domination de l'Église a passé, même si les propos de Seize, en Afrique, révèlent une louable, et très charitable Nostalgie, la Vieille Institution réactionnaire en tient toujours pour l'Ordre Ancien, il faut s'en féliciter et la défendre.
(A ce propos, il est tordant de voir, du côté de la Droite, certains, et non les moindres, continuer à tirer sur l'ambulance du catholicisme résiduel, sans se rendre compte qu'ils ne sont que le flanc droit de la vermine au pouvoir. Passons.)
L'abbé: Mais enfin que voudraient-ils qu'il fasse le Pape hormis le Pape? L'apologie de débauches de charcuteries en enjoignant tout un chacun de céder à la luxure et de cavaler gaillardement à la gueuse et au gueux!
Félix: On voit ça d'ici, le Pape beuglant:Aux glands! Forniquez et forniquez encore jusqu'à vous en faire péter le frein prépucial! Fourrez! Mais fourrez en capote, attention, hein, chaussez vos pines de caoutchouc et sus! A l'anus! A la vulve! puis retour à l'anus! Soyez bi! Soyez tri (bades) comme des Huns foncez au cul!
L'abbé: Hum....en outre, les vérités de l'évangile, correspondent si parfaitement à la situation, qu'on imagine mal pourquoi l'Église se priverait de les proposer à la multitude.
Félix: Au fait d'où vient, et qu'est-ce que le Sida?
La fonction du préservatif n'est-elle pas de recouvrir d'une chape de latex la pensée sur son origine, d'avoir étouffé toute interrogation et tout discours rationnel sur cette pandémie?
La Généalogie du Sida est une matière prohibée, la remise en cause des canons de la Loi édictés par et pour le plus grand profit des Oligarchies phinancières et pharmaceutiques, imputée à crime, à l'instar du révisionisme historique.
On enfonce la conscience dans la terre jaune, terre glaise, le fleuve de la connaissance étant rougi de sang, on nous force à emprunter le petit chemin boueux de l'idéologie.
L'abbé: A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.
Félix: Amen

mardi 24 mars 2009

Carnet de vacance

Je m'étais juré de rentrer avec des griffes de fer, la fourrure sentant le roussi, l'oeil furieux. C'est chose faite. Les femmes soignent ces féroces matous retour des pays chauds.
Cependant, si la journée à demi-nu je cuisais, donnant à ma peau une inimitable patine de bronze, je me suis bronzé jusque dans les yeux, car le soir, hélas, il me fallait subir, commensalité oblige, la hideuse vision de ce qu'il y a dedans la télévision.

Seigneur! Quelle écumante laideur!
Il y a là quelque chose qui dépasse et de loin la simple constatation subjective, et qui nous met sur la piste d'une prédestination praeter naturalis.
Dans le poste, les laids au pinacle sont, comme le démon de l'Evangile, Légion.
Mon nom est Légion, car nous sommes plusieurs. Marc, V, 9.
Certes, on pourrait attribuer, en cette année Darwinienne, cette communauté de faciès à la fonction, "la fonction crée l'organe", comme stigmates d'une vie passée à ramper dans les ordures, pour parvenir.

Mais ce serait très insuffisant. Sans doute, les traces de la veulerie arrivée, puis au fil des marches gravies par cautèles et entregent deviennent immarcescibles, et donnent à tous cet inimitable air de famille, d'autant qu'ils en sortent tous physiquement de la même famille, de la même tribu, de vies passées au milieu des odeurs de choux bouillis et des douteuses promiscuités consanguines.

Car c'est cela, esthétiquement le plus révoltant.
Le philosophe russe Berdiaev a écrit dans son Autobiographie spirituelle: "Je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir été engendré par mes parents...La ressemblance entre enfants et parents, entre frères et soeurs m'est désagréable. Les traits de ressemblance physiques me paraissent contraire à la dignité de la personne humaine. Seule pouvait me plaire une expression de visage non commune."

Dans la lucarne maudite, Trou Noir aspirant tout le réel, les expressions communes dans lesquelles transparaissent les pénibles évidences du génotype, les Dieux savent si on les voit!

Les âmes basses et communes n'aperçoivent que la laideur non significative, pour s'en gausser le plus souvent, alors qu'elle peut être puissante ou émouvante et révéler bien plus d'humanité que les "beautés" artificielles et convenues.
Le long de ces courtes vacances, tous les soirs, sur toutes les chaînes (quel mot juste), la même trogne s'exhibait, avec ses traits repoussants de banalité congénitale, d'un bellâtre comique, avec un nom à coucher dehors, et qui passe pour avoir du talent.
Au dessus d'un définitif pif héréditaire, deux gros yeux globuleux s'exorbitaient comme pour mieux caresser toutes les choses pour satisfaire son atavique convoitise; si l'on a pu dire d'un sourire qu'il illumine un visage, le sien affecté et immense est digne du râtelier d'un hongre hennissant après son fourrage, et aggrave s'il se peut, son air de bidet étonné.
La catin de la même tribu qui lui donnait la réplique arborait, ONERARIUM JUMENTUM, son pendant femelle, celui d'une jument flanquée de sa flaquière.
La hideuse race des acteurs.
Baudelaire disait déjà:
"Seulement, je voudrais que les comédiens fussent montés sur des patins très hauts, portassent des masques plus expressifs que le visage humain, et parlassent à travers des porte-voix; enfin que les rôles de femmes fussent joués par des hommes."

Mais enfin dans quelle occupation sommes nous tombés?
Monde de sagouins, qui lorsqu'ils ne sont pas exactement ignobles ont une beauté convenue, et qui singe, qui cherche à imiter, toujours, la beauté indo-européenne.
Ce petit monde devrait pourtant paraître aussi exotique à l'auvergnat, au picard ou au Chti que le monde des mangbetous du Congo ou des Lahddaks.
(N'est ce pas mon cher Tonkin?)

De toutes leurs émissions de foutre cérébral et de moraline, de tous leurs ébats intellectuels et leurs débats de bougres et babouins alphabétisés, je n'entendis rien, il m'est ontologiquement impossible de saisir quoi que ce soit d'intelligible proféré par de telles abominations.

Aussi, tel Marcel, je montais me coucher de bonne heure souhaitant la bonne nuit en emportant un paroissien, j'aurais bien davantage emporté la cadette de la maison, mais elle n'a que quinze ans, les articles du code pénal cousus dans sa petite culotte rose m'en dissuadant autant que l'étiquette.
Pourtant elle me guignait, coulant en coin vers moi des regards de biche aguichée lorsque je proférais à table quelque apophtegme aphrodisiaque et aphotique, faisant s'esclaffer mes hôtes et rougir jusqu'à l'aine l'aînée.

Poulette, je reviendrai dans trois ans, quand sous ta jupe il n'y aura plus la Halde et la Loi, et je t'enlèverai, nous irons nous ébattre sur cette îlette enchantée, là bas, que l'on pouvait apercevoir le soir par une autre lucarne au clair de la lune, ce sera notre "royaume au bord de la mer".

Mais que sera t-elle devenue, ton Annabelle, dans trois ans pauvre naïf? Une étudiante, ce contre-sens, avec des strings et des zopinions, en coucouple avec un benêt, et qui se délassera de sa fadeur en prenant par intermittence du bon temps avec quelques homo-prognathus lors des concerts de rap en solidarité avec le Darfour. Elle avouera chaque fois, repentante, ces coups de canif dans le tissus de l'hyménée, à "son doudou", qui lui pardonnera en pleurant, ils se réconcilieront dans les délices.
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En outre, à mon égard elle même aura variée, Varum et mutabile Semper, je ne lui dirai plus rien, elle aura lu mes oeuvres, mon antiféminisme l'aura rebuté presqu'autant que mon obscurité, elle n'y verra pas la relation causale, mon prestige de "l'écrivain"-ami-de-la-famille sera battu en brèche, d'autant qu'elle en aura déjà tâté de l'écrit-vain, et du vrai, son directeur de thèse qui écrit des livres qui se vendent, et qui cause parfois dans la lucarne à gogos.

Non qu' habituellement j'en pince pour les tendrons, dedans leur groupe les réussites sont rares, rares sont celles qui ne m'exaspèrent pas, la plupart sont des laiderons gorgés de laitages, obèses ou chlorotiques, pour mon délassement je choisis des beautés plus blettes; mais il me faut bien souscrire à cette profonde vue de l'Essai sur les femmes d'Arthur Schopenhauer:
"Chez les jeunes filles, la nature semble avoir voulu faire ce qu'en style dramatique on appelle un coup de théâtre; elle les pare pour quelques années d'une beauté, d'une grâce, d'une perfection extraordinaires, aux dépens de tout le reste de leur vie, afin que pendant ces rapides années d'éclat elles puissent s'emparer fortement de l'imagination d'un homme et l'entraîner à se changer loyalement d'elles d'une manière quelconque. "

Toute femme, en vieillissant, défleurit, sa marcescible vénusté s'évapore et elle devient cette chose, de genre encore femelle mais de sexe point: la vieille femme.
Mais auparavant, les sales moeurs de nos sales temps auront très rapidement gâté l'élusive beauté de la féminité en fleur, et de la Pucelle à l'Etudiante il est un abîme qu'un recul de dégoût m'empêche de sonder.

Enfin! Cela s'est passé, vais je aujourd'hui saluer la beauté?
Où vais je encore perdre mon temps à me mêler des affaires politiques?
Probablement.
Décidément je suis maudit, j'aime toujours ma patrie... j'entends: le souvenir de ma patrie défunte.
Félix le Chat

mardi 10 mars 2009

L'envers du décor.

Félix Niesche: Or donc, Monsieur l'Abbé, les pantalons tombent jusque sur les tombes, et il existe des strings de deuil on dirait.
L'Abbé Tymon de Quimonte: Mon fils, ce genre de clichés, que vous vous délectez à afficher, sont autant d'épreuves pour notre modestie et pour la bienséance, et ne sont que des négatifs en ceci que nous sommes suffisamment assaillis par cette laideur, chacun en est incommodé, on n'en a pas de reste à répandre.
Félix: De pareils clichés, Monsieur L'Abbé, au propre comme au figuré, ces épreuves, preuve de l'abaissement généralisé (des pantalons), sont pourtant la norme, la menu monnaie courante, je ne les répands pas, je les divulgue, pour l'édification de nos lecteurs.
L'Abbé: Cette monnaie courante comme vous dîtes, mon fils, vous révulse et vous navre car elle démonétise définitivement le peu de cette féminité originelle qui subsistait, et que vous adoriez peccamineusement, il n'est que de lire vos diatribes qui révèlent le fond secret de votre Nostalgie.
Félix: ..oui je suis un poète blessé et mélancolique...
L'Abbé:Mélancolique? Oui, comme un loup solitaire hurlant la nuit au clair de lune dans les bois noirs votre désespoir du remplacement des belles biches effarouchées, des petites poulettes qui caquettent par des truies bien découplées et des juments chercheuses en sciences sociales.
Félix: Le pire c'est que les truies ont de gros derrières roses et les juments de longues croupes musculeuses qu'elles exhibent librement...sous la protection de la Gestapo ni pute ni soumise.
L'Abbé:vous n'êtes, mon fils, qu'un incorrigible libertin!
Félix: repenti mon Père, repentant et pénitent. Je bats je crois, suffisamment ma coulpe, mea coulpa, mea coulpa, mea maxima coulpa... Il suffit de savoir me lire.
L'Abbé: Quiamdiu tui plenus non fum,gravis mihi fum..
"Quand je ne suis pas plein de Dieu, je suis à charge de moi-même".
Dans vos écrits antiféministes, je n'aperçois mon fils, ni repentance, ni contrition, mais nostalgie, lassitude et peut-être amertume.
Félix: Ainsi, vous même, monsieur l'abbé, tel une duduchette ensoutanée, vous ne m'entendez guère!
L'abbé: Je crois au contraire, vous apercevoir très bien, mon fils: comme je l'ai dit, l'actuelle Gynécocratie vous pèse et vous lèse pour l'unique raison qu'elle scelle la disparition de l'archétype de la Femme Originelle: alors vous tirez votre révérence.
Félix: Hé! l'abbé, l'âge! La maturité qui vient..
L'Abbé: La maturité? La vôtre? Vous n'auriez jamais "cédé au règne des femmes, le sceptre de votre frénésie", pour vous citer, mon fils, si vous n'y aviez été contraint.
Félix: Par la Gestapo féministe peut-être?
L'abbé: Par la gynécocratie triomphante. Le règne de Kaali, Déesse de la Dissolution et du Sexe, le Kali-Yuga: la phase terminale du dernier âge, l'Âge Sombre .
Félix:Je n'arrive pas à comprendre comment vous un Prêtre Catholique, même excommunié, même apostat, pouvez continuer à embrasser votre Foi en épousant les thèses guénoniennes ou évoliennes ?
L'Abbé: Parce que cher fils, elles reprennent la distinction classique d'Aristote, entre la Forme et la Matière. Forme et Matière sont les manifestations des deux grands principes métaphysiques primordiaux, le Principe Viril, solaire, le Principe Féminin, des Eaux.
Félix: La perpétuelle humidité de la femme...
L'Abbé: Plutôt la Substance indifférenciée, la vie antérieure à toute forme, à l'état "libre". Notre époque est un âge de nivellement, d'indifférenciation, de submersion du Pôle masculin par les eaux corrosives amazoniennes.
Félix: la fin du Politique, de l'ordre, de la régularité, de la consistance, de l'unité, du principe de réalité, de l'individuation, du mérite, de la justice, de la Beauté, de la rigueur, de la Science, de l'excellence et de l'exactitude.
A la place le hideux règne du psychologisme, de la moraline, du sentimentalisme, de l'hystérie, culte du corps, des stars, du cinéma, de la mode, du clinquant, du toc, de l'exotique, de la pensée magique, des magasins et des magazines...
l'abbé: ...et dans la modalité de la relation intime, mon fils, le principe féminin domine maintenant le masculin.
Les eaux dissolvantes et souterraines imprègnent le principe viril et le dégradent au plan phallique.
Félix: Je vois ici, monsieur l'abbé, une loi dialectique: la contrepartie inexorable de la féminisation du spirituel, par compensation, fait déchoir la virilité dans une matérialité grossièrement phallique.
D'où cet étalage de caractères sexuels secondaires du mâle en proportion exacte de l'amoindrissement intérieur de leur virilité..
l'abbé:... comme les crustacés, carapace dure, chair molle... L'exact contraire du gentilhomme d'ancien régime, policé, raffiné, maniéré parfois, mais avec une dague acérée sous les dentelles et capable de vous rentrer trente pouce d'acier dans le ventre..
Félix:...au lieu que, sentimental abbé, nos"machos"d'apparat, affectent une virilité festive, toute en devanture, pour complaire au désir hystérique, puisque contradictoire, de leurs compagnes voulant dominer dans la vie mais voulant être dominée au lit.
Ce ne sont que des mâles domestiques esclaves de ces femelles. Ils s'attachent, puis font des scènes et pleurnichent, ne savent pas créer une distance.
l'abbé: Distance nécessaire pourtant. En tout cas pour la Femme de la Tradition, pour qui l'amour: "ce n'est pas seulement le dévouement, c'est un don total de corps et d'Âme, sans restriction, sans nul égard pour quoi que ce soit; elle aurait peur tout au contraire, elle rougirait, d'un abandon sous condition, lié à des clauses .C'est cette absence de condition qui fait de son amour une Foi: la seule qu'elle ait...un homme qui aime comme une femme devient un esclave; au lieu qu'une femme qui aime en femme n'en devient que plus parfaitement femme." Friedrich Nietzsche.
Félix: Voilà ce qui ma toujours manqué!!
l'abbé: une pareille femme?
Félix: non un tz à mon patronyme! Tout est dit. Car j'en tiens autant pour la volonté de puissance féminine et n'ai jamais milité pour je ne sais quel retour vers un asservissement des femmes!
L'Abbé: probablement, mon Fils, mais l'impossibilité quasi ontologique, dans notre époque opaque qui n'a plus rien d'épique, de l'existence de tels caractères magnifiquement féminins fait de votre existence, celle des natures baudelairiennes, et celle des "Don Juan", un enfer. Vae Soli.
Félix: C'est l'horrible vérité. J'avais pensé, l'Abbé, à écrire une nouvelle, où Satan jugeant le monde suffisamment à point pour humilier l'orgueil indomptable de Don Juan, le renvoyait sur terre, céans. Peut on imaginer pire pour des types comme Baudelaire ou Don Juan: revivre à notre époque? Laissant tant à désirer qu'il n'y a plus rien à désirer, rien à aimer.
Mais pour moi vous exagérez, j'ai fait le choix d'une vie sereine, je me tiens à distance et en dehors de la farce, qui n'est plus à tout prendre qu'une simiesque compétition sexuelle.
L'Abbé:Sage conduite: notam facmihi viam in quâ ambulem,quia ad te levari animam meam
Félix: Vous m'ôtez les mots de la bouche.
Amen.

dimanche 8 mars 2009

Gynécologie.

Je fais d'abord cette précision, en bonne didactique, que la Gynécologie, dans un français exquis, c'est la discipline qui touche à l'Histoire des femmes (Littré), au lieu que cette variété de médecins qui touchent à l'intérieur des dames, De gustibus non disputan est, se nommaient (et devraient encore être appelés): des Gynécologistes.
L'usage commet souvent de ces fâcheux appauvrissements.

Or donc, aujourd'hui, le 8 mars, nous célébrons la Journée Internationale des bonnes femmes.
Ne pas confondre avec la Journée contre les violences faites zaux femmes, le 6 décembre, la Journée Nationale de Lutte contre la Pratique de l'Excision le 6 février, la Journée des femmes Africaines de Lutte contre la Mortalité Maternelle et Néonatale le 2 juin, les journées des soldes qui débutent le 20 juin.

Non ce jour, c'est LA Journée des Femmes.
En toute simplicité.
Comme il y a LA journée des baleines, des hyènes et des autres bestioles opprimées, la Journée mondiale des animaux, le 4 octobre.
Les femmes sont une minorité opprimée. Comme les Noirs.
Qu'il y ait plus de femmes que d'hommes, plus de Noirs que de blancs, ça ne prouve pas qu'ils ne sont pas des minorités.
On est une minorité quand on est considéré comme mineur. C'est très offensant. Jadis les mineurs étaient surnommés les gueules noires. Maintenant c'est le contraire.
A la radio, on dit: des mineurs ont fait ceci ou cela, agressé une enseignante, poignardé un autre jeune ou mis le feu à une crèche.

Les femmes sont nos amies. Elles parlent. Elles ne sont pas seulement les auteures de nos jours.
Heureusement que nous les avons :"Elles ont fait bouger les choses dans l'histoire."
Durant la Nuit, la nuit des Temps, elles gémissaient sous le mâle. Les ovules sous la férule, la croupe sous la coupe de la Domination masculine.
Puis, Simone Veil (la grosse, pas la Grande) et Gisèle Halimi vinrent.
Sous ce haut patronage les fâââmes se mirent^partout en Europe à défiler, couiner et glapir dans d'invraisemblables monstrations d'hystérie collective, dans les années mil-neuf-cent-soixante-dix, pour réclamer le "droit à la jouissance sans limite"(sic), le droit d'avorter sans frein ni contrôle, des produits contraceptifs en vente libre et remboursés par la sécurité sociale. (Toutes choses pourtant, déjà en cours, parce qu'elles correspondaient aux impératifs du Capital Financier qui, face à la concurrence mondiale devait réduire la natalité européenne.)

Madame de Beauvoir, fut une l'égérie (tout de même d'une autre stature que l'avocate Halimi) de ces rombières en mini-jupes et ces vierges en treillis, la Grande Sartreuse, qui raffolait des jambons de Parmes, grande amatrice de matrices et de gigots à l'ail.
Dans son ouvrage, le Deuxième sexe, elle reconnaissait pourtant que la femelle est beaucoup plus vulnérable que le mâle en ceci qu'elle est bien davantage dépendante de l'infrastructure matérielle.
Que son"émancipation" est totalement conditionnée par le degré d'hygiène, la médecine, la production de services, de serviettes et autres marchandises.
Sinon, expliquait-elle, maintien du second rôle à cause des menstruations, grossesses, lactations, cervelles moindre, tendance à l'hystérie, et autres servitudes.
Cependant, un appareil scientifique et gynécologique requiert une certaine richesse sociale, un haut niveau de la "Technologie".
Quel fut le rôle des femmes réelles, en tant qu'individus, en dehors de l'idéologie, dans les progrès de l'hygiène et de la médecine?
Nul. Elles n'y prirent aucune part, redevables en tout à de certains hommes, les obstétriciens, les grands cliniciens mâles du siècle passé. Au contraire, la camarilla des sages femmes s'opposaient farouchement aux innovations des jeunes médecins accoucheurs, comme Semmelweis.

Auparavant, elles auraient conquis le droit de voter Ségo-Sarko comme des grandes.
Le droit de vote, originellement, était attaché au port des armes, était dépendant du devoir de verser son sang pour la patrie.
Les femmes, ici encore, n'ont pris aucune part à leur "émancipation", mais l'évolution des choses, (l'involution devrait on dire): ayant eu le privilège pendant la Deuxième Guerre Mondiale de se voir réduire en bouillie sous des déluges de bombes comme de grandes personnes, il était dès lors naturel qu'elles pussent décider en commun, tous les 4 ou 5 ans quels membres de la classe dirigeante pourraient ordonner les bombardements.
Ce qui fut fait.
Comiquement, ce fut le Parti communiste qui traîna des pieds contre le droit de vote pour les femmes, au motif que leurs suffrages iraient vers les partis bourgeois conventionnels, qu'elles prêtaient plus volontiers l'oreille aux chansonniers, à tous les bateleurs juchés sur les estrades, et même à l'époque aux curés, plutôt qu'aux ouvriers révolutionnaires.

Quoiqu'il en soit, ici encore, il ne convient pas non plus de soulever une discussion idéologique, mais d'examiner des résultats. Nous avons suffisamment de recul, ainsi qu'une collecte de données scientifiques sur l'origine des différents votes.
Prenons par exemple, le vote d'adhésion au Traité de Maastricht, à la fin du règne de la Vieille Mitte: Supposé que les femmes n'eussent point veauté, ce traité infâme fut repoussé à plus de soixante pour cent!
Je me souviens aussi de ces extraordinaires queues de croupes trémulantes à l'entrée des isoloirs, en 2002, pour aller résister contre le fâchisme en votant Chirac, qui m'en auraient à tout jamais ôté l'envie, si j'eusse jamais voulu aller urner un jour.

Ergo, le débat sur la condition féminine est clôt. Il a été tranché par l'Histoire.
Le résultat est là sous nos yeux.
Il n'y a rien à discuter, il n'est même plus utile de produire des analyses, mais uniquement du reportage.
De nos jours, en Europe, au Zétats Zunis, la femme n'est plus sous le joug, toute licence lui est laissé d'exprimer son être véritable, de se dévoiler telle qu'en elle même.
Le string, les écrivaines, les têtes chercheuses en sciences sociales, ni Putes ni soumises et chiennes de gardes.
Notre moderne gynécocratie donne définitivement raison aux plus ombrageux misogynes, même les faisant paraître des modérés.
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D'ailleurs, quand je dis que le débat est clôt c'est à prendre au pied de la lettre, il l'est à double tour.
La bande des féministes au pouvoir s'abrite derrière la légalité, donc derrière l'appareil répressif de l'Etat capitaliste et qui se résume en dernière analyse à une "Bande d'hommes armés".
Elles savent qu'elles ne sauraient affronter victorieusement l'implacable intelligence rationnelle, dans une joute loyale, quand existait encore la Libre République des Lettres.
Pour asséner leurs absurdités, leurs approximations et leurs délires, elles biaisent, s'indignent, s'emportent, menacent, appellent au secours leurs avocats et réclament des répressions policières. On a conséquemment inventé un nouveau délit ad hoc: le "sexisme".

Nous sommes ainsi aimablement passé de l'échange de point de vue à la garde à vue, de la prudence du jugement privé, à la jurisprudence publique, du libre examen à la mise en examen, de la chambre à coucher à la Dix-septième Chambre.
Abbé Tymon de Quimonte

dimanche 1 mars 2009

Ravalement de Façade

Un article du Figaro nous apprend que le gros Klarsfeld, le Tartarin de la chasse aux nazis nonagénaires, le père d'Arno, garde-frontière chasseur-tueur de palestiniens en bas-âge, s'inquiète de ce que le principal site de pèlerinage de la Mémoire tombe en ruines.
On va donc nous faire ravaler la façade d'Auschwitz afin de le rendre présentable: des chambres à gaz flambant neuves, en-veux-tu-en-voila, des fours crématoires comme si vous y étiez.

Cette reconstruction en dur de la Mémoire, permettra enfin de colmater les brèches ouvertes par les révisionnistes, de les réduire a quia et à tout jamais, ces bêtimmondes.

Une bonne nouvelle donc, pour les contribuables européens, sommés par le gros Klarsfeld mais aussi par le premier ministre polonais Donald Tusk, dont l'Etat finance l'entretien du site, de payer ces replâtrages, par un appel de fonds aux pays de l'Union "européenne".
Comme il se doit, le ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a répondu présent, et annoncé que Berlin donnerait un million d'euros pour ces travaux de rénovation. "L'Allemagne ne fuira pas ses responsabilités", a-t-il affirmé à la surprise génèrale, précisant que la contribution allemande serait plus importante lors de la prochaine année fiscale. Sans blague?
Par Auschwitz , il faut comprendre Auschwitz I, c'est à dire Arbeitsdorf Auschwit, AuschwitzII c'est à dire Birkenau, et aussi Auschwitz-Monowitz III: ces travaux d'embellissement vont-ils concerner tout ces sites de sinistre mémoire? Ca va coûter une fortune, en ces temps de disette.

Alors, tant qu'à se serrer la ceinture un peu plus, pourquoi ne pas faire dresser des échaffaudages afin de réfectionner Bergen-Belsen, Buchenwald, Kochem, Dachau, l'Entrepôt G (Hambourg), Dora-Mittelbau, Eberswalde, Engerhafe, Flossenbürg, Gross-Rosen, Hersbruck, Vught des Pays-Bas, Hinzert, Rawa Ruska (en Ukraine), Riga-Kaiserwald (en Lettonie), Kaufering (près de Landsberg), Kaltenkirchen, Kaunas, Ladelund, Langenstein-Zwieberge, Majdanek(KZ Lublin), Mauthausen, Moringen, Natzweiler-Struthof en France, Neuengamme, Niederhagen (Wewelsburg), Płaszów, Ravensbrück, Sachsenhausen, Stutthof, Vaivara, Welzheim, Wöbbelin, Belzec, Chelmno, Maly, Trostenëts, Sobibor et Treblinka ?
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Ainsi remis en état ils pourraient être ensuite, pourquoi pas, réutilisés.
Afin que cette Shoah permanente, qu'endurent aujourd'hui les Palestiniens, les condamnant à l'incarcération, tous, et à une mort atroce, ensevelis, torturés, carbonisés, à des malformations et à toutes sortes de cancers (et bien sûr à l'inactivité forcée et à la misère) puissent devenir, avant, après et pendant la guerre qui vient, le lot commun des centaines de millions de récalcitrants négationinnistes de l'Ordre Méga-sioniste qui s'instaure.
Félix le Chat