Il me faut ici faire ce détestable aveu: je suis atteint de révisionnite aiguë, je suis un compulsif de la révision. Je donne même des conseils de révision.Quand "La terre était pleine de violences et corrompue"(Genèse. 06), elle grouillait suffisamment de Dragons, de Griffons, de Catoblépas, de Centaures, de Manticores, et même d'ancêtres d'Alexandre Adler et autres pachydermes hideux, à quoi bon rajouter ces béhémots microcéphales à l'appendice caudal démesuré: diplodocus, allosaurus (étrange lézard!) et autres pachycéphalosauridés?
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"Et j'imagine", ricane Philistine, toujours penchée sur mon épaule pour dénigrer ce que je suis en train péniblement d'élaborer, "que vous ne croyez nullement que la terre fut ronde"?
Illustrissime crédule! Je rejette en doute, tout au contraire, que l'homme ait professé jamais qu'elle fut plate!
Les grecs anciens, nos seuls ancêtres, par cette simple observation d'une voile se dévoilant progressivement sur l'horizon des mers caressaient déjà la courbure de Gaïa.
En voilà encore un bobard! Comme affirmer que l'Eglise aurait douté de l'existence d'une âme à l'intérieur des Dames et mit un jour, tardivement, en branle son grand Appareil de doctrine, afin de supputer lors d'un improbable concile les faibles probabilités de cette évanescente vapeur.
Moi je n'y crois pas bien sur, que la femme ait une âme, la pauvrette, elle a bien assez de tracas comme ça avec son intérieur, mais l'Eglise? Comment ose t-on prétendre faire avaler cette pilule à ceux qui ont le culte de la Sainte Vierge?
C'est confondre le droit à une âme et le droit de vote.
Un jour on entendit le clown barbouillé de sang contaminé, Fabius, tonner ex cathedra cette opinion absurde, perché en haut de la chaire de l'Assemblée Nationale. Cette calomnie des plus éculées et qui se chuchotait jadis dans l'intimité des familles juives se beugle désormais en plein air. Sans le moindre fondement aucun. Quel Concile Monsieur Fabius? A quelle date? Tout ça ne tourne pas rond.
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C'est comme cette galéjade que nous tournerions à fond la caisse, fonçant à planète échevelée, comme des Neuf-cubes bourrés le Samedi soir sur le périph, autour de l'étoile solaire!
En réalité tout tourne autour de tout et il n'y a pas de centre, donc pas de mouvement absolu, ce dernier n'étant que la perception que nous avons de l'espace-temps courbé par la gravitation. Personne ne tourne plus autour de personne et certainement pas moi autour de vous très chère.
Déjà tout petit, à l'école, je n'accordais aucun crédit à ces systèmes solaires miniatures, les atomes, noyaux autour duquel graviteraient des électrons.
Cette fois ce n'est point la Relativité Générale qui viendra conforter mon intuition négatrice mais la physique quantique: les petites boules, par lesquelles on figurait les particules disparaissent de la représentation physique: il n'y a plus d'électrons localisés quelque part. Envolés les corpuscules élémentaires, il n' y a plus que des champs quantiques, du néant vrombissant, et nos chants résonnant sans fin dans les corridors du Vide.
C'est comme Lucy, "La grand mère" de l'humanité. Elle aussi est réfutée. Pas un instant je n'avais ajouté foi dans cet agrégat de petits os que de savants humoristes anglais avaient rassemblé sur un rayon de 146 km2; ensuite ils rameutèrent la terre entière: "Yes come in! It's Grand mother! it's Mummy! It's Lucy!" Humour typiquement british.
Il n'y a pas Une origine commune à ce qu'on appelle l'Humanité. D'ailleurs je ne crois pas dans l'humanité. L'indifférence actuelle au sort des Gazaouis, démontre à l'envie qu'elle n'a jamais été qu'une fiction.
Tel est l'Essence de mon négationisme, la croyance indéfectible au PRESENT. Comme la seule réalité.
"Je ne veux pas me souvenir. Je croirais, ce faisant, empêcher d’arriver l’avenir et faire empiéter le passé. C’est du parfait oubli d’hier que je crée la nouvelleté de chaque heure. Jamais, d’avoir été heureux, ne me suffit. Je ne crois pas aux choses mortes, et confonds n’être plus, avec n’avoir jamais été."
André Gide. L’immoraliste.(Merci Ivane.)
Je ne crois pas à la version officielle, complotiste et policière du 11 septembre, je ne crois pas que "l'homme"ait jamais marché en plein dans la Lune, comme un naze, en regardant en l'air les nébuleuses de la NASA, souillant de son chiffon barriolé d'étoiles peintes la virginité de Séléné.
Quant à cette histoire de la Seconde Guerre Mondiale, je vous en prie!
C'est un film américain, plein de bruit et de Führer, tourné à Hollywood par Stankey Lubrick, le père putatif de Kubrick qui filma l'Odyssée de l'alunissage dans le désert du Nevada.
Ou alors je voudrais qu'on m'explique par quelle métamorphose, par quelle impossible transmutation ontologique, auprès de laquelle celle de Grégoire Samsa parait une gentille mue pubertaire, on aurait pu passer du Soldat allemand de la Werhmart au domestique allemand actuel, du juif héroïque du Ghetto à Adler et Finkelkraut, du Français collabo/résistant au français bobo/musulman.
C'est bien simple il n'est jusqu'à ma propre existence que je ne rejette en doute.
Je ne suis d'ailleurs pas le seul.
J'ai eu un chat qui professait aussi cette opinion. Enfin quand je dis "j'ai eu", je devrais plus exactement écrire "j'ai appartenu à un chat", si ce dernier eût consenti jamais à ajouter foi à mon existence. Mais voilà ce chat me niait. Il n'était pas agnostique mais radicalement athée en ce qui me concernait, n'ayant ni dieu ni maître.
En deux ans de vie, je n'ose dire commune, il ne m'a pas une fois adressé un seul feulement. Je reparlerais de ce Chat.
Le Professeur Paulisson.
Je le considérais mêmement, à l'instar de Ben Laden ou du Père Noël, comme très improbable. Un Golem, pensais-je, crée de toute pièce par nos ennemis mortels afin de donner libre cours à cette frénésie de haine, cette fureur répressive dont Gaza vient de nous offrir une représentation plus tangible.
Et bien le croirez vous? Des amis m'ayant traîné jeudi, rétif comme la bretonne, au spectacle de Diablereçu, je puis aujourd'hui affirmer hautement comme André Frossard derrière son pilier:
Paulisson existe je l'ai rencontré!
Félix le Chat




















Deux, parmi ces cinq Mireilles à claques sont Laurence Thibault et Bernard Parisot.





