dimanche 5 juillet 2009

Un entretien caniculaire
















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Félix: Enfin! de retour Monsieur l'abbé, vous nous manquiez. Vous voici parmi nous par cette canicule, et par minous, si j'ose dire, au milieu de cette exhibition de culs!
L'abbé Tymon de Quimonte: Rien de surprenant mon fils, canicule vient du latin Canicula, qui signifie « petite chienne », autre nom de Sirius, étoile qui va se coucher et se lever en même temps que le Soleil, pendant un mois.
En se levant, elle allumera l'ardeur du soleil, et celle des hommes, qui deviendront la plupart des canis(chiens), et comme eux reniflant toujours après les fondements.
Canicule, canis aux culs.
Félix: Je vois. Et ça ne vous fait rien à vous, monsieur l'abbé, cette prolifération d'accortes stryges en string, fesses visibles sous leurs pellucides jupettes, se balaçant librement sans retenue, pondérables chacune par chaque battement de nos cœurs trémulant ?
L'Abbé Tymon de Quimonte: En vérité, mon fils, l'habit que je porte, ad majorem dei gloriam, et les Voeux solennels de l'état religieux, par lesquels j'ai renoncé au Monde, à ses pompes, à ses oeuvres, O quantum est in rebus inane! écartent de mon chemin la Tentatrice Odi profanum vulgus et arceo. Si par impossible elle survient: Vade retro, cachez ces fesses que je ne saurais ne pas voir!
Haut les coeurs et haut les yeux, mon fils! Vers les cieux, hors séants!
Félix: Ben voyons. A Merde/Seine comme son nom l'indique, lever les yeux au ciel c'est s'enfoncer immanquablement dans les étrons laissés par les clébards que les pétasses l'air cul, le cul à l'air, tiennent en laisse.
Chiennerie double, assortie, stercorale et légale, des trous de balle.
L'Abbé: Soit, mon fils, gardez les pieds sur les crottoirs entre deux colombins, et le regard assiégé par cet involucre frétillant de croupe, puisque il vous plaît d’en passer par cette dure épreuve de Tantale, tendu, en vain, vers le très peu qui se dérobe encore sous les robes: connus, rectum...
Mais, tâchez du moins, de retrouver la paix du cœur. Car ce supplice est sur, et vous fera damner si vous jetez la pierre à la femme adultère… .
Félix: Adultère? L’abbé, sauf votre respect vous n’y entendez rien! Elles ne sont pas plus adultères que moi archevêque: elles sont déguisées en courtisanes, dévêtues telles des ribaudes. Mais ces petites bourgeoises ne sont pas plus libertines que madame Dati ne devient une vraie grande bourgeoise en ruinant l'Etat par ses frais somptuaires de garde robe.
L'abbé: En somme, mon fils, quand vous ne flétririez pas cette indécence parce qu'elle est si contraire à la dignité humaine et à des mœurs policés vous la flétririez pour la fausseté de ce qu'elle paraît annoncer: le retour d'Aphrodite! Mais ce n’était que Mégère travestie en Vestale.
Félix: Perfectamente.
Et j'ajoute, monsieur l'abbé, que cette indécence met un tel désordre dans les esprits qu'il faut tenir les corps sous une férule redoublée.
Or l'esprit veut l'allégresse du corps et le corps a besoin de la paix de l'esprit.
L'abbé: Inversion satanique, qui offre un avant-goût de l'Enfer, mon fils: les corps sont dans une carapace de glace, cependant que les esprits sont dans les flammes de la luxure.
Félix: La sexualité masculine est constamment bafouée. Elle doit être tenue entravée dans une chaîne de muscles d'acier. Et chacun des anneaux de cette chaîne a été forgé par la haine féministe.
L'abbé: Et bien si c'est là votre sort, je vous plains, sincèrement, mon fils. Mais je vous admire d'avoir le courage de proclamer ces vérités. La plupart des hommes redoutent de passer pour des"sexistes", des "machos", et pire que tout, des "frustrés", flétrissure suprême. Ils craignent, les pauvres, de se voir infliger une castration symbolique.
Félix: La frustration n'engendre que la soumission. Ma liberté de ton n'est que de ma liberté intérieure. J'ai pour me délivrer du jugements d'aux-truies toute la distance qui me sépare d'avec leur bauge. Leurs invectives me trouvent de marbre, je n'ai cure d'y répondre sinon par un surcroît de morgue.
Mais les amputations dont vous parlez, sont rien moins que symboliques, monsieur l'abbé, la gestapo féministe, étant sempiternellement démangée par le prurit de l'envie du pénal...
Désormais si vous regardez ostensiblement une petite allumeuse dans la rue, elle risque d'appeler la police ou son avocat. L'exhibitionnisme, sadique et pré-génital, a besoin de la protection policière pour se produire.
L'Abbé: Voyez mon fils, ces modernes Circé qui transforment les hommes en pourceaux et rêvent, pauvres créatures, dans le même temps, d’être traitées comme des déesses.
Mais les pourceaux sont incapables d'idéalisation.
Aussi regardez les ces femmes, au visage pour une fois, et voyez: elles n’ont pas l’air heureux!
Votre devoir, sans succomber à la Tentation, est d’avoir pitié d’elles, malgré elles, et leur absence d’ailes.
Félix: Pouah! Jamais! Cette race mal fagotée qui usurpe le beau nom de Femme n’est qu’un ramas de caricatures, des daemons femelles, succubes diurnes, dégoûtantes goules.
Laissons cela, monsieur l'Abbé, nous n'entrerons jamais dans aucun accord sur ce point.
L'abbé: De gustibus et coloribus non disputandum.
Félix: N'est ce pas.
Quoiqu'il en soit, vous ne nierez pas je pense, l'existence, souvent cachée mais connue, de l'imperceptible cordelette, qui ne saurait d’ailleurs être tenue pour une variété de dessous, mais davantage comme un godemiché textile qui maintient ces dames dans un état d'éréthisme génital continuel?
L’abbé: Il semble, en effet, que ce ne soient plus les effets qui ornent le fondement, mais le contraire: Non vestimentum culum ornat, sed culus vestimentum.
Félix: Amen!
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Cet entretien fait parti des Entretiens avec l'abbé Tymon de Quimonte -tout droit réservé en copyright ©. Donc, ne saurait être reproduit sans mon consentement.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Est-ce un tableau de Balthus qui illustre votre article ?

l'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Non, c'est un illustre entretien qui fait l'article à une image.